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Extrait ajouté par Soeli 2018-07-13T10:20:52+02:00

"Et si, demain, le soleil ne se montrait pas ? Mais Klemet était rationnel. Puisqu'il était policier. Finmark Dagblad, le quotidien local, avait même annoncé dans son édition du matin à quelle heure la malédiction allait être levée. Que le progrès était beau. "

➳ Chapitre 1, page 17.

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Extrait ajouté par Soeli 2018-07-13T10:18:27+02:00

"Demain, entre 11h14 et 11h41, Klemet allait redevenir un homme, avec une ombre. Et, le jour d'après, il conserverait son ombre quarante-deux minutes de plus. Quand le soleil s'y mettait, ça allait vite."

➳ Chapitre 1, page 18.

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Extrait ajouté par Emilie-113 2018-05-05T20:30:54+02:00

"Aslak se retourna. Il voyait le regard de Klemet.

- Je vais retrouver le monde juste des montagnes, lui cria Aslak.

Puis il s'approcha au plus près de Klemet.

- Tu as peur ? lui demanda Aslak, dont le visage affichait pour la première fois une grande douceur.

Klemet le regardait sans rien dire, la poitrine gonflée d'émotion." (p. 570)

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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-16T23:20:11+01:00

- Ah ça, c'est vrai que ton oncle Nils Ante, c'était un bon joïkeur.

- Il était capable d'improviser un chant comme ça, là, devant toi, pour raconter un lieu, une personne ou quelque chose qu'il venait de voir et qui l'avait touché.

Même quand il parlait, il avait une voix un peu traînante. Je voyais ses yeux se mettre à pétiller quand il allait chanter.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-16T23:19:56+01:00

Aslak serrait les mâchoires, gardant son regard planté dans les yeux de Nina. Elle se forçait à le soutenir, mais s'étonnait de voir à quel point ses yeux étaient capables d'exprimer des sentiments aussi forts et tragiques. Elle comprenait pourquoi il impressionnait tant les gens. Mais elle n'en avait pas peur.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-16T23:19:41+01:00

Stupéfaite, Nina vit le regard de son collègue s'embuer. Jamais elle ne l'avait vu comme ça. Il ne termina pas sa phrase et sortit, tenant la tenture pour Nina. Lorsque la tenture fut retombée, le temps des confidences était passé.

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Extrait ajouté par laylani 2014-11-14T17:11:32+01:00

1693.

Laponie centrale.

Aslak trébucha. Signe de fatigue. Normalement, ses pas trouvaient toujours. Le vieil homme n'avait pas lâché son paquet. Il roula sur lui-même. Le choc fut amorti par la couche de bruyère. Un lemming s'en échappa. Aslak se redressa. D'un coup d'oeil derrière lui, il estima la distance de ses poursuivants. Les aboiements approchaient. Il lui restait peu de temps. Il reprit sa course silencieuse. Le visage creusé et des pommettes rebondies lui donnaient un air mystique. Ses yeux étaient enflammés. Ses pieds trouvaient à nouveau seuls la trace. Son corps se dédoublait. Il sourit, respira plus vite, à s'en faire tourner la tête, léger, le regard aiguisé, les pas infaillibles. Il savait qu'il ne chuterait plus. Il savait aussi qu'il ne survivrait pas à cette nuit doucereuse. Ils le pistaient depuis trop longtemps. Cela devait finir. Il ne perdait pas un détail de ce qui l'entourait, le plateau qui s'élevait, le mouvement des pierres, la berge élégante du lac à la forme de tête d'ours, les montagnes au loin, pelées, douces, où ses yeux distinguaient des rennes assoupis. Un torrent s'écoulait. Il s'arrêta, le souffle à peine haletant. Ici. Il fixa les lieux. Le torrent qui s'écoulait et se déversait dans le lac, les traces de rennes qui filaient dans la montagne vers l'est, où la lueur du soleil à venir indiquait le début de sa dernière journée. Il resta grave, serra son paquet. Un petit îlot s'élevait dans un coin du lac. Il s'en approcha, trancha des branches de bouleau nain à l'aide de son couteau. L'îlot était couvert de bruyère et d'arbrisseaux. Les aboiements se rapprochaient. Il se déchaussa, jeta dans l'eau les branches pour éviter de laisser ses traces dans la vase. Il continua ainsi jusqu'au rocher, grimpa, souleva les bruyères et enfouit son paquet. Il rebroussa chemin, puis il reprit sa course. Il n'avait plus peur.

Les chiens couraient toujours. Plus près. Les hommes ne tardèrent pas à apparaître derrière le sommet de la colline. Aslak fixa une derrière fois le lac, le torrent, le plateau, l'îlot. Les reflets mauve-orangé du soleil marbraient les nuages. Il courait, et pourtant il sentait que ses pas ne le portaient plus. Il fut bientôt rattrapé par les chiens, des dogues qui l'entourèrent en grognant sans le toucher. Il ne bougea plus. C'était fini. Les hommes étaient là, le souffle court, les yeux exorbités. Ils transpiraient, l'air mauvais. Mais les yeux pleins de crainte aussi. Leurs tuniques étaient écorchées, leurs chausses détrempées et ils s'appuyaient sur les bâtons. Ils attendaient. L'un d'eux s'approcha. Le vieux Lapon le regarda. Il savait. Il avait compris. Il avait déjà vu, par le passé. L'homme évitait le regard du Lapon, il passa derrière lui.

Le vieux eut le souffle coupé quand le coup violent lui fit éclater la joue et lui brisa la mâchoire. Le sang gicla d'un coup. Il tomba à genoux. Un deuxième coup de bâton allait tomber. Le Lapon était chancelant, choqué, même s'il avait tenté de préparer son corps. Un homme sec arriva. L'autre retint son geste et reposa son bâton. Il demeura en retrait. L'homme sec était vêtu de noir. Il jeta un regard froid à Aslak, puis à l'homme au bâton, qui recula de deux pas, le regard fuyant.

- Fouillez-le.

Deux hommes s'avancèrent, heureux que le silence soit brisé. Ils lui arrachèrent brutalement son manteau.

- Allez, diable de sauvage, ne résiste pas.

Aslak était silencieux. Il ne résistait pas. Mais ces hommes avaient peur. La douleur le gagnait. Le sang coulait. Les hommes le tiraillaient, l'obligèrent à baisser son pantalon en peau de renne, lui arrachèrent ses chausses, son bonnet à quatre coins que l'un d'entre eux jeta au loin en prenant soin de cracher dessus. L'autre lui prit son couteau en bois de renne et en bouleau.

- Où l'as-tu caché ?

Le vent soufflait maintenant sur la toundra. Cela lui fit du bien.

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