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Liste des extraits

Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Mondaye 2013-03-06T16:16:03+01:00

Valor poussa un profond soupir.

- Ma chère enfant, pourquoi continue-tu à utiliser ce passage secret? Tu sais bien que je n'aime pas ça.

-Mais parce qu'il est secret mon papa chéri, et parce que vous n'aimez pas ça et que vous n'avez jamais aimé ça depuis que je suis toute petite repondit-elle d'un ton enjoué.

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Bookfile 2013-01-12T20:36:33+01:00

"Elle releva la tête pour un sourire radieux à l'intention exclusive de Celimus,

Spoiler(cliquez pour révéler)
roi de Morgravia
, qui arrêtait son cheval près de l'endroit où elle se tenait.

Il était absolument merveilleux. Elle eut un sourire pour elle-même. "Arrête d'admirer son cheval et va l'accueillir !""

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Lilinie 2011-02-26T17:22:34+01:00

Depuis que la voix lui avait parlé, elle ressentait comme un étrange engourdissement dans tout son corps. En silence, pour elle-même, elle se répétait les paroles d'Elysius.

Ils vont te faire du mal, ma toute petite, mais la douleur sera atténuée. Je ne peux rien faire pour te sauver, mais je vais te donner le moyen de venger ta mort. Écoute-moi bien, je vais t'offrir le don -et il lui avait ensuite tout expliqué.

Pourquoi ne puis-je utiliser ce don pour me sauver ? avait-elle demandé au gouffre de vide ouvert de son esprit.

Parce qu'ils vont te brûler, mon enfant. Ça ne marchera pas. Et il lui avait dit pourquoi.

À mesure que la compréhension se faisait jour en elle, Myrren avait dû museler l'élan d'espoir qui s'était levé. Ensuite, Elysius avait parlé encore, pour lui dire des choses intimes. Elle avait entendu ses mots et ses explications ; elle savait maintenant qui elle était vraiment. Malgré le choc d'une telle annonce, elle ne l'en avait que plus aimé. Désormais, la révélation était enfouie au plus profond de son cœur. Elle entendait ne pas raviver ce bonheur intense, au risque que les horreurs d'ici n'en ternissent l'éclat.

Myrren de Baelup n'était pas une sorcière, mais elle avait un don à offrir. Un don qui lâcherait sur le monde un pouvoir immense que seul apaiserait l'accomplissement de sa vraie vengeance.

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par SeikOo 2015-10-06T10:21:25+02:00

Valor se pencha en avant; ss cheveux d'argent faisaient comme halo autour de sa tête.

_ Pourquoi es-tu là, mon garçon ? Qu'est-ce que ton roi veut de Briavel ?

Wyl regrettait de donner une si piètre image de lui-même en diplomate. Il opta donc pour la manière directe -celle du soldat.

_ Votre fille, Sire. Il veut Valentyna.

A cet instant, le roi Valor ressentit un double choc - le premier aux mots de Wyl et le second aux mots prononcés par une voix de femme qui arrivait dans son dos par une porte dérobée.

_ Qui me veut ?

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PROLOGUE

Le coup al ait être mortel. Il le sut à la seconde même où il capta la lueur menaçante de la lame à l’entame du mouvement ; et il l’accepta.

Fergys Thirsk, le fils chéri du royaume de Morgravia, entama la dernière partie de son chemin vers la mort par une petite aube grise, dont les lueurs pâles éclairaient à peine le ciel d’hiver. Il contempla sa fin inéluctable avec le courage dont il avait fait preuve tout au long de sa vie de général de la légion.

C’était l’idée du roi que d’attaquer sous le couvert de la nuit le détachement de Briavel rassemblé de l’autre côté de la col ine. Pour sa part, Fergys n’aimait pas trop l’idée d’enfreindre la trêve nocturne traditionnel e au cours de laquel e les hommes se regroupaient autour des feux, certains pour chanter et d’autres pour se demander s’il leur serait donné de vivre un jour encore. Mais le roi avait une idée fixe : mettre à profit cette nuit sombre où les nuages cachaient la lune pour prendre l’ennemi à revers et par surprise. Le fleuve Tague, qui marquait la frontière entre les royaumes de Morgravia et de Briavel, des montagnes au nord jusqu’aux plaines du centre, avait déjà charrié le sang des deux armées au cours de cette journée. Fergys était réticent à l’idée de renvoyer au combat ses hommes épuisés ; mais le roi ne voulait pas en démordre et Thirsk avait relevé le défi.

Il n’avait vu nul mauvais présage au moment de lancer l’attaque à la tête de ses troupes ; il n’appréciait pas le plan, c’était tout. Fergys était un homme d’honneur et de tradition. La guerre avait un code qu’il préférait voir respecter.

Néanmoins, il s’était battu aussi férocement qu’à l’ordinaire, mais l’irruption de Magnus – son ami et son roi – au cœur de la mêlée l’avait perturbé. Il ne voulait pas le voir ainsi exposé. Sans réfléchir plus avant, il s’était débarrassé de trois ennemis sur sa route, pour venir aux côtés de son souverain afin de le protéger.

Par-dessus les cris et le fracas des armes, il avait fait part de ses réserves à son plus vieux et plus cher ami.

— Tu crois que ce manteau blanc est suffisamment discret ?

Magnus ignora le sarcasme, poussant l’audace ou l’inconscience jusqu’à pratiquer l’ironie à son tour.

— Il fal ait bien que Valor sache que j’étais là le jour où son armée a été vaincue.

C’était pourtant un geste bien téméraire, bien plus dangereux qu’il ne l’avait pensé. Ils combattaient sur la rive de Briavel et, une fois la surprise passée, les deux armées s’étaient lancées à corps perdu dans un massacre sanglant. Les hommes de Valor n’étaient pas des pleutres et grand était leur désir de repousser les troupes de Morgravia.

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par fitz 2013-10-28T13:50:34+01:00

Le jour du tournoi débuta par une aube claire et lumineuse au-dessus de Stoneheart. Dispersés par le vent, les nuages de la veille avaient cédé la place à un ciel dégagé et un air frais. La fine pluie du jour d’avant avait assoupli la terre sans la rendre glissante, ce qui en faisait un terrain idéal pour les animaux de combat et les lutteurs. Les chevaux étaient resplendissants et les pavois tout autour de l’enceinte claquaient joyeusement dans la brise.

Les charpentiers avaient fini la construction de la grande tribune. Même humides, les tentes dressées aux abords de la lice avaient bien résisté à la nuit ; chacune d’elles deviendrait le camp de base d’une famille noble, d’où leurs fils échangeraient défis et moqueries. Un dais, plus grand et moins flamboyant, abritait les jongleurs, bateleurs, danseurs et autres saltimbanques, parmi lesquels un cracheur de feu et une contorsionniste de grande renommée, mandés sur ordre exprès de Son Altesse royale le prince Celimus.

Les jeunes dames de la cour étaient invitées à se mesurer dans un concours de tir à l’arc, dont le premier prix était un somptueux ras-de-cou offert par le roi Magnus. Ylena, depuis longtemps rompue au maniement de l’arc et des flèches grâce à l’enseignement de son frère, escomptait bien porter ce bijou le soir même. Désolée d’apprendre que le roi était souffrant, et n’ayant pas été autorisée à le voir, elle lui avait envoyé un petit billet accompagné d’un rameau d’oranger et de quelques fleurs de son jardin. Elle savait que ces petites choses lui diraient son amour beaucoup mieux encore que les mots écrits.

Malgré son éternelle prudence, Wyl avait informé Ylena et Alyd que le roi se mourait. Tous trois imaginaient sans peine combien la vie serait terne une fois Celimus sur le trône. Mais ce matin, Ylena avait rejeté loin d’elle l’odieuse pensée du prince et de ses désirs abjects, qui lui glaçait le sang dans les veines. Elle laissa le parfum des fleurs pénétrer en elle, avant de se retourner vers l’homme qu’elle aimait plus que tout en ce matin de la plus particulière des journées pour elle.

— Tu es splendide, dit-elle à Alyd en tirant doucement sur sa chemise. Le fier guerrier dans toute sa splendeur.

— Pas tout à fait, dit-il en grimaçant.

Puis il cueillit la jeune fille à la taille pour l’embrasser passionnément.

— Espérons que ton frère saura le vaincre.

— Et nous sauver…

Alyd la fit taire d’un autre baiser.

— Ne dis plus rien. Je dois partir maintenant, ma dame, au risque sinon d’encourir la colère du général aux cheveux de feu.

Ylena s’esclaffa, mais il pouvait lire l’angoisse dans ses yeux ; elle voyait la même chose dans les siens.

— Allez, l’encouragea-t-il. Où est passée la légendaire bravoure des Thirsk ?

— C’est Wyl qui a tout pris, répondit-elle en se tordant les mains.

— Mais il a juré de te défendre et moi aussi. Alors tu vois que tu n’as rien à craindre.

— Alors pourquoi est-ce que je tremble, Alyd Donal ?

D’un doigt, il lui souleva le menton pour plonger son regard dans le sien.

— Je t’aime, dit-il, et tu dois faire confiance à cet amour. Et au plan de ton frère bien sûr. Nous avons fait tout ce que nous pouvions.

Elle hocha la tête, en espérant qu’il soit parti avant que surgissent les inévitables larmes. Une fois seule, Ylena prit l’ultime précaution – bien audacieuse, elle le savait – de faire porter un mot à Orto, le secrétaire du roi, pour une demande pressante. Ensuite, elle envoya sa femme de chambre chercher ses gants d’archer.

Les rencontres de la matinée se déroulèrent sans incident. À la grande joie des spectateurs, bien des fils de nobles furent culbutés au cours des joutes. Les gens de Pearlis avaient afflué en bien plus grand nombre que prévu. Sur un conseil fort avisé d’Orto, le roi avait fait distribuer plusieurs dizaines de fûts de bière de sa réserve, avec quelques bœufs prestement mis en broche. Tous les boulangers du château avaient été mis à l’ouvrage et l’air embaumait délicieusement le pain frais et la viande rôtie.

Les réjouissances de la mi-journée venaient de débuter. Parmi les tentes et dans les allées, les marchands et crieurs vendaient leur nourriture et leur bière ; la seconde aidait à délier les cordons des bourses. Les affaires étaient bonnes.

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Mondaye 2013-03-06T16:18:48+01:00

-Majesté je n'aurais jamais pris part à une telle affaire si j'avais su qui était la véritable cible.

- Mais pour de l'argent, vous acceptez d'assssiner le plus estimables des hommes, répliqua hargneusement Valor.

- Eh bien, il semble que nous soyons tous sur le point de mourir en nous battant pour des raisons différentes, Sire. Vous me pardonnerez donc de ne pas philosopher avec vous maintenant.

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Bookfile 2013-01-12T20:50:43+01:00

"- Et si je garantissais personnellement ta sécurité ?

Wyl ouvrit la bouche pour répondre au roi, puis la referma sans rien dire. Il savait maintenant que c'était un piège."

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Bookfile 2013-01-12T20:41:05+01:00

"[...]Sa vanité est incommensurable. D'ailleurs, il ne s'attendra pas à perdre, puisqu'il se considère le meilleur combattant à l'épée du continent

Spoiler(cliquez pour révéler)
depuis la mort de Wyl Thirsk
.

- Mais vous êtes meilleur que lui, n'est-ce pas ? demanda t-elle, partagée entre l'inquiétude et l'amusement.

Les yeux de Romen brillèrent d'un lueur mauvaise.

- Je suis infiniment meilleur, Majesté."

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Extrait de Le Dernier Souffle, Tome 1 : Le Don ajouté par Bookfile 2013-01-12T20:34:26+01:00

"Sans réfléchir une seconde, Romen plaça sa main sur la sienne. Un frisson la parcourut. Elle ne la retira pas, s'abandonnant au contraire à la sensation que faisait naître le contact de sa paume chaude et sèche sur le dos de sa main. Elle vivait là l'instant le plus sensuel de son existence."

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