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Commentaire ajouté par jonasbrothers 2019-04-29T00:42:05+02:00
Lu aussi

J'avoue que je ne me serais pas forcément tournée vers ce livre s'il n'avait pas fait parti des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2019 organisé par Booktubers App. Mais il faut dire que ce fut une bonne lecture, montrant que ce type de prix permet de faire de jolies découvertes vers lesquelles on ne se serait peut-être jamais tourné.

On entre ainsi dans l'histoire de Faolan, jeune esclave du fils du chef du village du Bras de fer, clan vainqueur de la compétition ayant lieu tous les dix ans et ayant pour conclusion le banquet où le clan perdant se voit dévoré de manière bestiale et sauvage. Faolan est un rescapé du dernier clan perdant, et nous arrivons quelques semaines seulement avant la prochaine compétition.

On est vite pris dans l'histoire, on est curieux d'en apprendre plus sur cette macabre tradition et la compétition qui la précède. Faolan échappe plusieurs fois de la justesse à la mort dès le début, et bien qu'on se doute qu'il ne mourra pas dans les premières pages du roman, on ne peut que être intrigué par la manière dont il pourra bien se sortir de ces situations.

Le principe n'est pas sans rappeler les Hunger Games quand on survole en quoi consiste la compétition, mais l'autrice s'en détache et y apporte sa propre intrigue et sa propre histoire.

Tout le long, on a ainsi de l'action, du fait de cette compétition sauvage, mais on a aussi toute une dimension psychologique autour du personnage de Faolan. Il y a en effet tout un aspect sur la psychologie du personnage, sur le désir de vengeance, la culpabilité, et comment faire la balance entre ces sentiments, et à quels points ils peuvent être destructeurs. C'est quelque chose que l'on va voir se développer tout le long du roman, permettant de suivre l'évolution morale et psychologique du personnage vis-à-vis du contexte des événements.

La violence est plutôt présente dans ce bouquin, et il y a des passages où le sang coule à flots. Cela ne m'a personnellement pas dérangée, étant une adepte des romans d'horreur, et ce même quand il y a du sang et autre, mais il est vrai qu'il peut mettre mal à l'aise certains lecteurs qui n'apprécieraient pas ce type de scène.

J'ai plutôt bien apprécié les personnages, malgré par exemple l'envie de vengeance de Faolan. D'un côté, on comprend ce désir, mais d'un autre, nous voudrions qu'il fasse un autre choix, qu'il change les choses. On en apprend que peu au final sur les personnages : nous ne connaissons que la vie de Faolan liée à l'esclavage, qui correspond à la majorité de sa vie. Pour lui, cela tourne beaucoup autour de ceci et des épreuves, ce qui fait que nous ne connaissons pas beaucoup d'autres choses sur ce personnage. Un personnage donc sur lequel on ne sait pas beaucoup de chose, mais auquel on peut s'attacher de par son vécu.

J'ai beaucoup aimé la réflexion, même si elle tient que sur la fin du roman, à propos des dieux que les humains inventaient parfois pour excuser certains de leurs actes. Cela pousse à la réflexion sur certaines croyances de l'homme, sur sa capacité à se voiler la face pour repousser la culpabilité. Cette idée n'est pas forcément développée dans le roman, mais cette réflexion fut très intéressante à découvrir.

Concernant la fin, je ne m'étais pas attendue à celle-ci. J'ai eu une idée possible de ce que pourrait être la fin qu'en approchant de celle-ci, mais ce ne fut pas celle que l'on a dans le roman. Je dois dire que je ne sais pas quelle fin je préfère au final. Il est en revanche vrai que l'on peut deviner grâce à quelques éléments quelle peut-être la fin, mais c'est rarement ce que je cherche personnellement à faire, je préfère me laisser porter par l'histoire sans chercher à deviner la conclusion du bouquin.

Pour conclure, j'ai plutôt apprécié ce roman, notamment pour sa dimension psychologique, et le côté assez violent et cru de l'oeuvre. On retrouve des réflexions autour de la culpabilité, et de ce que l'homme est capable de faire pour essayer de la reléguer au second plan, ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, bien qu'abordé que dans une partie du roman. Les personnages sont plus ou moins attachants, mais il est vrai que ce ne sont pas le point que je retiens le plus de ce bouquin, contrairement au point cité auparavant.

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Commentaire ajouté par Ilfioredelmale 2019-04-08T06:46:29+02:00
Diamant

Cela fait un moment qu’un livre ne m’avait pas collé quelques petits frissons d’excitation (morbides). Ou ne m’avait fasciné par son aspect macabre. J’ai une sorte d’immunité étrange face à l’horreur.

Clairement inspiré de la civilisation aztèque, l’immersion dans ce récit sombre, violent, et original par certains aspects est très réussie. Oubliez toutes les règles de bienséance et d’humanité, nous sommes en plein cœur de la laideur des hommes et dans leurs sauvagerie.

Allant droit au but, j’ai beaucoup aimé l’écriture fluide et addictive de l’auteure. Elle décrit bien l’environnement du personnage, nous donne la sensation de voir et de sentir ce qu’il y a autour de lui, permettant à divers moments haletants de parfaitement faire effet. Ou encore aux émotions de nous percuter, voire de (me faire) jubiler.

Les personnages sont le plus bel atout du livre. Torok est l’un des êtres les plus abominables et tordus qu’il a été donné de découvrir. D’une perversion profondément malsaine, même les vers ne voudraient pas du cœur de ce jeune homme qui, lors d’un funeste banquet, alors que Faolan enfant, voyait sa famille se faire déchiqueter, a choisi de l’avoir auprès de lui à cause de la beauté de ses yeux bleus. Quand on lit tout ce qu’il lui a fait, il est clair qu’il aurait mieux fait de le laisser se faire tuer.

Dix ans à supporter un esclavagisme brisant le corps, l’âme et l’esprit, au delà de ce que l’on peut comprendre et imaginer et pourtant Faolan, durant ces pages, ne se lamente pas. D’une force mentale que j’ai trouvé incroyable, se reculant au plus profond de lui même pour tenir, son désir pur et brut de vengeance est implacable.

La colère gronde quand on lit les injustices qu’il subit, celles mentales aussi déchirantes que celles physiques, et il suffit d’être du genre revanchard pour prier (je dis bien prier), pour qu’il broie son tortionnaire et le foule comme la boue des rues.

La compétition se révélera intéressante et éreintante, les affrontements puissants et de toute beauté. Si vous êtes complètement immergés dans l’histoire, les coups cogneront juste à côté de vous. Par ailleurs, les autres personnages ne seront pas plus épargnés par l’auteure, ce que j’ai beaucoup aimé aussi. Et n’allant pas dans la facilité, elle étale la psychologie de Faolan pour nous faire douter, et nous interroger.

Sans en dire plus, j’ajouterai que ce livre est très appuyé sur l’aspect psychologique, et sur les croyances des hommes. Il suffit que tous croient durs comme fer en la colère de dieux terribles pour justifier des actes de barbaries sans nom (viol, cannibalisme, tueries, rites sacrificiels, plaisirs malsains). Et il suffit d’un homme si meurtri qu’il n’a plus rien de sain dans la chair, à part un soupçon de lucidité, pour que le voile tombe.

La fin pourra être jugée abrupte, mais je l’ai apprécié.

Sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2019/04/08/le-dieu-oiseau/

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Commentaire ajouté par Isallya 2019-03-03T17:11:44+01:00
Diamant

Probablement le meilleur roman d’Aurélie Wellenstein que j’ai lu à ce jour. On retrouve bien l’ambiance sombre et violente typique de ses romans, même si je la trouve particulièrement poussée ici. À défaut de m’être attachée à Faolan, le héros (comme à aucun des personnages…), j’ai bien aimé sa psychologie torturée et complexe. De même, j’ai apprécié l’influence de la mythologie aztèque (ou maya, ou autre, je ne m’y connais pas assez) sur le roman, on pourrait même dire que ça m’a permis de relativiser le caractère un peu glauque de certaines scènes. Quant à la fin, je me place un peu à contre-courant d’autres commentaires : elle ne m’a absolument pas perturbée, je lui ai même trouvée une certaine cohérence par rapport à tout le reste quoique, certes, elle soit peut-être un peu abrupte…

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Commentaire ajouté par RavenAtlas 2019-02-25T12:53:00+01:00
Bronze

J'ai adoré l'histoire, le scénario était très bien ficelé et j'ai lu ce roman en une journée tellement c'était fluide.

Le seul point noir que j'ai pu relever, c'est le manque de développement des personnages. Au final, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux... et c'est vraiment un comble compte tenu de l'histoire et du sujet qui est abordé.

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Commentaire ajouté par DrWeeny 2019-02-03T15:21:20+01:00
Argent

Intéressant ! Je l'ai trouvé plus équilibré que le Roi des Fauves dans l'écriture. Ca se lit facilement même si j'aurais aimé que la fin soit peut etre plus complexe.

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Commentaire ajouté par Stara 2019-01-21T09:10:33+01:00
Or

'ai vraiment adoré cet univers sombre et Faolan est sont combat pour sa liberté. Une véritable bombe, que j'ai dévorer , avec un univers très intense et de belle scènes décrites , j'ai aimé la plume de Aurelie Wellenstein qui m'a donné envie de découvrir ces autres livres

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Commentaire ajouté par camille2159 2018-12-16T21:58:23+01:00
Argent

On retrouve bien ici le style "Aurélie Wellenstein". Des personnages déchirés, un univers sombre avec des créatures/des esprits qui ne vous veulent pas toujours du bien... ET DES ANIMAUX !

Une lecture quand même assez mature, donc plutôt pour les pré-ados/adolescents qui n'ont pas peur de lire des passages un peu brutaux.

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Commentaire ajouté par LesFantasydAmanda 2018-11-27T13:59:10+01:00
Argent

Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : http://lesfantasydamanda.wordpress.com

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--- J'ai lu le dernier Aurélie Wellenstein ---

Après avoir lu le Roi des Fauves, un one-shot que j'avais beaucoup aimé, j'avais très envie de retrouver l'imaginaire, sombre et violent, d'Aurélie Wellenstein. le Dieu oiseau me semblait donc tout indiqué. D'ailleurs, lors des Halliennales, l'auteure m'a confié qu'elle avait écrit ce livre dans le même état d'esprit. Et, je le confirme, le Dieu oiseau est tout aussi sanglant que le Roi des Fauves, si ce n'est plus.

Ajoutez à cela un style direct, sans lourdeurs, et me voilà conquise.

--- Aurélie Wellenstein ne ménage jamais ses lecteurs ---

C'est le moins que l'on puisse dire ! Et c'est justement ce que j'aime dans ses ouvrages : pas de young adult édulcoré. Mais est-ce vraiment du young adult ? Cette conversation, je l'ai eue avec l'auteure elle-même, qui m'a avoué considérer ses oeuvres comme de la fantasy adulte. Dans sa dédicace, elle m'a même demandé mon avis.

Alors, pour répondre à sa question, le Dieu oiseau me semble davantage destiné à un public adulte ou, tout du moins, à un public averti – gare aux scènes choc ! Ceci étant dit, on retrouve malgré tout certains codes propres au YA, comme une action toujours présente et un univers un chouïa moins étoffé.

Quoi qu'il en soit, j'ai apprécié l'intrigue de ce roman, qui renvoie l'humain au stade primitif de l'animal. Les ennemis de Faolan sont en effet cruels et sanguinaires. Ils tirent plaisir de la souffrance d'autrui, car cela est la preuve de leur supériorité. Et les violences, gratuites bien entendu, ne sont pas seulement physiques ; elles détruisent aussi l'esprit, petit à petit…

--- Une histoire sur fond de mythologie aztèque ---

Encore un plus pour cette auteure qui n'hésite pas à remettre au goût du jour certaines légendes. Avec le Roi des Fauves, elle avait développé la mythologie nordique des berserkers. Ici, en revanche, elle s'est tournée vers la mythologie aztèque. Et, croyez-moi, ça vaut le détour.

Rituels barbares, combats à mort et dieux capricieux : tous les éléments étaient réunis pour faire du Dieu oiseau un véritable page-turner.

--- Détruit, mais déterminé ---

Voilà comment je caractériserais Faolan. Au début de l'histoire, je le considérais d'ailleurs comme la plus grande victime du banquet précédent. Certes, il a survécu, mais la torture a duré 10 ans. Et ses bourreaux ont fait preuve d'une imagination débordante dans leurs sévices.

Sincèrement, en découvrant ce qu'il a vécu, je me demandais comment Faolan pouvait encore avoir la force de survivre. Bien sûr, la vengeance est un moteur incroyable mais… jusqu'où allait-elle le porter ?

Heureusement, Aurélie Wellenstein n'a pas versé dans la facilité. Son héros n'est pas capable de réaliser l'impossible, même s'il surprend par son besoin viscéral de gagner. J'ai beaucoup aimé le suivre dans ses aventures. Mais, surtout, j'ai eu peur pour lui à de nombreuses reprises. Peur de ce que Torrok, son tortionnaire, a fait de lui.

--- Une fin abrupte ---

J'étais vraiment très curieuse de découvrir le dénouement du Dieu oiseau. J'attendais, avec beaucoup d'impatience, l'apothéose de cette histoire sanglante. Mais, pour tout vous dire, j'ai été un peu déçue. Pour moi, ce final ne répond à aucune question, est en désaccord avec les événements précédents.

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Commentaire ajouté par Elle-1 2018-11-25T22:38:12+01:00
Or

Un Hunger Games sombre, psychologique et sanglant !

Le héros est brisé dans sa tête, son passé, son corps.

J'ai adoré l'écriture, les descriptions très justes et visuelles.

J'aurais aimé que la fin me bouleverse, que mes certitudes soient renversées après cette montée crescendo, l'auteure a fait un autre choix et je le comprends aussi ;)

Couverture sublime. Très beau travail.

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Commentaire ajouté par Solesa 2018-10-30T15:05:25+01:00
Or

Après avoir refermé ce roman, je me suis sentie extrêmement dubitative.

En effet, nous sommes face à un univers plutôt sombre, froid, et presque malsain à certains moments.

Tout d’abord, nous avons une superbe couverture qui retranscrit parfaitement bien le héro Faolan, dans toute sa souffrance intérieure.

Et il est important de souligner que le point fort de ce roman, c’est Faolan : il en occupe toute la place, à tel point qu’il efface les autres personnages bien trop sous-exploités à mon goût : Izel, Aracela, et les autres participants de la Quête. Voici donc un premier défaut que je pointe ici du doigt : il aurait fallu développer davantage les autres personnages en dehors de Faolan.

Cependant, l’intrigue reste prenante et l’univers particulièrement intriguant et incroyablement envoûtant. Une fois commencé, on ne lâche plus ce livre tant le suspens y est intense.

J’ai dans l’ensemble beaucoup aimé ce roman se basant sur la noirceur humaine, nous poussant à réfléchir sur l’abus de pouvoir, l’utilité de la vengeance...

Il serait donc dommage de passer à côté de ce petit bijou de « dark fantasy » très bon dans l’ensemble, et qui ne sortira pas de nos têtes de sitôt !

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