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Le Dieu sans Nom



Description ajoutée par sergerollet 2016-01-12T16:58:29+01:00

Résumé

Imaginez un Lovecraftien qui montrerait les monstres, et ne se contenterait pas d'en suggérer l'existence. Qui sans abandonner l'usage du hors-champ n'hésiterait pas à se servir du zoom si nécessaire. Imaginez un Lovecraftien qui aurait le sens du rythme et n'aurait pas peur d'écrire des scènes d'action. Le roman qui donne son titre à ce recueil, ainsi que les deux longues nouvelles suivantes, L'ennemi ancien et L'ombre des docks, doivent sans doute beaucoup au reclus de Providence. Mais ils prouvent aussi de façon éclatante que Serge Rollet dispose du brio nécessaire pour jouer avec un feu qui a déjà brûlé nombre de suiveurs sans personnalité.

Serge Rollet, alias Lester L. Gore, qualifie son parcours de "chaotique" et "accidenté". Soit. La route vers ce recueil fut certes longue et semée d'embûches, mais les chemins de traverse sont parfois pavés de bonnes intentions. Surtout ceux qui mènent de L'oeil du Sphinx à la Rivière Blanche. Quant à savoir ce qui gît au loin dans le noir, là c'est une autre histoire...

SOMMAIRE:

Préface de Artikel Unbekannt

Le Dieu sans nom

L'ennemi ancien

L'ombre des docks

Baphomet

Le portrait

L'étranger

Conte de poivrot

Le grand tirage

Les successeurs

Les quatre saisons de l'apocalypse

Entretien avec l'auteurNouvelle Description

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Classement en biblio - 2 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par sergerollet 2016-01-12T16:59:48+01:00

Tout à coup, la scène fut illuminée comme en plein jour, et un nouvel enfer se déchaîna. Quatre hélicoptères de combat, des Black Hawk, se tenaient face au dieu hurlant, surgis de derrière le rideau des arbres, dans le dos de Yann. Les engins avaient allumé de puissants projecteurs, braqués comme des lances de feu blanc sur le cuir scrofuleux de Xub-Niggurash. Yann perçut qu'une partie de l'attention maligne du Dieu Ancien se tournait vers les appareils. Les pilotes aussi, sans doute, car ils ouvrirent le feu simultanément.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Cathy-Coopman 2019-07-05T12:26:38+02:00
Or

Je ne suis pas forcément une disciple inconditionnée ni inconditionnelle de H.P. Lovecraft, comme Serge, et pourtant sa plume a su me séduire dès les premiers mots.

Un roman court suivi de quelques nouvelles piquantes composent ce recueil navigant entre les deux rives de la SF et du fantastique. Joli coup de cœur ! Merci ;)

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Commentaire ajouté par Philippe-108 2019-07-05T12:06:06+02:00
Or

Fan et total addicted des premières pages aux dernières

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Commentaire ajouté par sergerollet 2016-01-28T16:03:05+01:00
Diamant

Bon, puisqu'on est toujours mieux servi par soi-même, voici le commentaire paru sur le site wagoo :

http://wagoo.free.fr/spip.php?article2548

"Le Dieu sans nom samedi 23 janvier 2016, par Maestro

Serge ROLLET

France, 2015

Black Coat Press, coll. "Rivière Blanche", 240 p.

Le Dieu sans nom est un recueil d’un auteur peu connu, dédié à un univers bien déterminé : celui engendré par H.P. Lovecraft, et repris par nombre de disciples. La moitié de l’ouvrage est occupée par le récit éponyme, novella plus que roman, qui voit un archéologue français confronté à une horreur immémoriale et antédiluvienne. Ayant participé au déplacement d’un antique temple maya afin de le préserver de la mise en place d’un lac de retenue, il est contacté par les membres d’une mystérieuse organisation, dont le but est de lutter contre les Grands Anciens. Car en déplaçant le temple, c’est un des plus puissants d’entre eux, Shub Niggurath, qui vient d’être libéré de ses chaînes. Le monde connaît alors des bouleversements majeurs, les insectes et les animaux menant de véritables offensives contre l’humanité, et ce n’est que par la collaboration avec un descendant des hommes-jaguars, anciens prêtres mayas, que la catastrophe pourra être enrayée. Cette histoire vaut surtout par certaines de ses descriptions, très visuelles, ainsi de l’attaque d’une quantité gigantesque de fourmis sur un village mexicain, mais ne surprendra pas vraiment les amateurs de Brian Lumley, dans la lignée de qui elle se place. Intéressant également, cette mise en cause presque altermondialiste de la technologie moderne, battue en brèche là où les savoirs ancestraux, traditionnels, se révèlent bien plus efficients.

Neuf nouvelles complètent le recueil, avec une inconnue : la date de rédaction de chacun des textes. « L’ennemi ancien » est une plongée dans l’horreur en pleine guerre du Vietnam, dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler celle du film Predator. Efficace, sans être très original. « L’ombre des docks » est plus notable, car il mélange la nouvelle « L’appel de Cthulhu » de Lovecraft avec l’énigme de Jack l’éventreur ; on y croise également un de Marigny, cette famille si largement utilisée par Brian Lumley, justement. Mais là où Serge Rollet se révèle finalement plus efficace, c’est dans le format court, en privilégiant le traitement personnel d’un sujet. Ainsi, « Baphomet » est un excellent récit autour d’une sculpture ramenée d’Orient au cours des croisades, avec une progression bien maîtrisée et une chute percutante ; « Le Portrait », quant à lui, est une variation autour de celui de Dorian Gray, traité ici sous un mode quasiment vampirique, avec beaucoup d’efficience ; « L’étranger », enfin, est remarquable par son entrée en matière, proche de celle de La Maison au bord du monde de William Hope Hodgson, et surtout par son dénouement, frappant. Dans un registre plus humoristique, on trouve « Le grand tirage », transposition du loto à l’échelle cosmique, et surtout « Conte de poivrot », une très sympathique histoire de chat, obstacle d’une redoutable invasion extra-terrestre. « Les successeurs » est plus amer, autour d’une histoire de survivant de l’antique civilisation de Mu, incompris par les humains d’aujourd’hui… Tout aussi tragique, « Les quatre saisons de l’apocalypse » nous conte, au long de quatre moments différents, le sort du dernier humain sur Terre, improbable survivant d’un virus apporté de Mars. Il y a de la beauté dans cette ultime nouvelle, une profonde humanité dans l’adversité, et on ne peut s’empêcher de songer au texte de Jean-Pierre Andrevon, « Le monde enfin ». Quelques questions posées à l’auteur concluent en beauté un recueil fort recommandable, et pas seulement aux lovecraftiens confirmés.

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Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 2
Commentaires 3
Extraits 1
Evaluations 1
Note globale 10 / 10

Évaluations

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