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Le droit à la paresse



Description ajoutée par Joyce 2011-05-13T17:25:52+02:00

Résumé

Dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, Lafargue soutient qu’une activité proprement humaine ne peut avoir lieu que dans l’oisiveté, hors du circuit infernal de la production et de la consommation, réalisant ainsi le projet de l’homme intégral de Marx.

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Classement en biblio - 19 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par tommyvercetti 2013-09-04T14:54:12+02:00

"[...]Les femmes, les enfants du prolétariat gravissent péniblement depuis un siècle le dur calvaire de la douleur : depuis un sièce, le travail forcé brise leurs os, meurtrit leurs chairs, tenaille leurs nerfs ; depuis un siècle, la faim tord leurs entrailles et hallucine leurs cerveaux !... Ô Paresse, prends pitié de notre longue misère ! Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines !"

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Henri-1 2018-11-06T16:20:48+01:00
Diamant

Ah, que c'est bon, ce style pamphlétaire fin XIXème ! Plein d'hyperboles, de caricatures grivoises d'illustres politiques et capitaines d'industrie aujourd'hui totalement oubliés, ça sent encore la poudre de 48 et déjà tellement la Première Internationale... L'athée cite la Bible pour "confondre les jésuites", et le révolutionnaire, contre les moralistes, Platon, Cicéron, Hérodote, Xénophon, et j'en passe. Et puis, quel personnage tragique, que ce gendre de Marx !

Vous voulez en goûter, de l'hyperbole ? Tenez :

"La France capitaliste, énorme femelle, velue de la face et chauve du crâne, avachie, aux chairs flasques, bouffies, blafardes, aux yeux éteints, ensommeillée et bâillant, s'allonge sur un canapé de velours ; à ses pieds, le Capitalisme industriel, gigantesque organisme de fer, masque simiesque, dévore mécaniquement des hommes, des femmes, des enfants, dont les cris lugubres et déchirants emplissent l'air ; la Banque à museau de fouine [tiens tiens, déjà !], à corps d'hyène et mains de harpie, lui dérobe prestement les pièces de cent sous de la poche." (p. 80)

Une gourmandise littéraire que ce style, donc, qui valut à l'auteur d'être d'autant moins pris au sérieux qu'il a été souvent cité.

Et si, comme le suggère le préfacier (Paul Allies), ce petit opuscule avait mis le doigt sur la plaie que le communisme ne sut pas comprendre, à savoir le lien entre travail-croissance, surproduction et appauvrissement des classes laborieuses (cessons de parler de prolétariat !), avec une appendice non moins néfaste pour les "capitalistes" ? Eh oui ! dans ce cas, il s'agirait bel et bien d'une prémonition quasi prophétique, qui devrait avoir résisté à l'épreuve du temps, qui devrait valoir plus que la "nécessité historique" marxienne, en fait qui serait toujours d'actualité (même si la plupart des idées secondaires sont amplement périmées)...

Personnellement, je me suis fait ma petite idée là-dessus : jugez-en pour vous-mêmes si ça vous intéresse :

"Travaillez, travaillez nuit et jour ; en travaillant, vous faites croître votre misère, et votre misère nous dispense de vous imposer le travail par la force de la loi. L'imposition légale du travail donne trop de peine, exige trop de violence et fait trop de bruit ; la faim, au contraire, est non seulement une pression paisible, silencieuse, incessante, mais comme le mobile le plus naturel du travail et de l'industrie, elle provoque aussi les effets les plus puissants." (cité p. 39)

"... le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces, mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leur créer des besoins factices." (p. 62)

"Tous nos produits sont adultérés pour en faciliter l'écoulement et en abréger l'existence. Notre époque sera appelée "l'âge de la falsification", comme les premières époques de l'humanité ont reçu les noms "âge de la pierre", d'"âge de bronze", du caractère de leur production." (p. 64).

Eh bien, pour être daté 1880, chapeau bas !

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Commentaire ajouté par tommyvercetti 2013-09-04T15:20:48+02:00
Argent

Vraiment intéressant, une bouffée d'air dans ce monde obsédé par la valeur du travail et méprisant ceux qui usent de leur temps pour profiter de la vie, se repose, et parfois, prennent même le temps de ne rien (!) faire. Je cite Gigi Bergamin, dans la postface, qui conclue très bien ce que je pense : "Outils et courage intellectuels, au contraire, ne manquaient pas à Paul Lafargue qui, avec Le Droit à la Paresse, nous a légué un bijou que certains de nos contemporains veulent bien considérer avec une sympathie amusée, et ils en restent là. C'est qu'il n'est guère opportun de trop bouleverses notre petit potager des idées reçues."

Le reste de mes avis et appréciation est illustré dans les extraits que j'ai ajoutés à la fiche du livre.

Autrement, livre parfois un peu difficile à lire j'ai trouvé, difficile à suivre, ou s'embourbant dans un humour d'une autre époque, qui perd un peu le lecteur. Mais le contenu vaut la peine de s'y accrocher, vu le nombre de pages réduit, quand même.

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Commentaire ajouté par Joyce 2011-05-13T17:26:56+02:00
Lu aussi

Un point de vue très intéressant, l'auteur nous livre dans ce petit livre (sans jeux de mots), une réflexion poussée et étayée de nombreux arguments pertinents.

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Date de sortie

Le droit à la paresse

  • France : 2013-09-12 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 19
Commentaires 3
Extraits 8
Evaluations 5
Note globale 8 / 10

Évaluations

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