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Extrait ajouté par mr-moustache 2016-05-27T16:03:25+02:00

C'est ton destin, ta bataille. Sois courageux. Trouve le don qui est le tien. Sers-t-en pour sauver ceux que tu aimes.

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Extrait ajouté par letty85 2014-10-10T15:32:27+02:00

La jeune fille eut un mouvement de recul quand ils lui posèrent le masque en cuir sur les yeux. Cela lui paraissait grotesque et inutile mais elle ne protesta pas. C'était la procédure. Elle le savait. Une autre réceptacle le lui avait raconté un mois plus tôt, à l'heure du déjeuner.

- Un masque ? avait-elle demandé, étonnée, presque amusée par l'image étrange. À quoi ça sert ?

- En fait, ce n'est pas vraiment un masque, s'était reprise la jeune femme assise à sa gauche en engouffrant une bouchée de salade. C'est un bandeau.

Elle chuchotait. Les jeunes fuies n'étaient pas censées discuter de ce genre de choses.

- Un bandeau ? s'était-elle exclamée, avant d'éclater de rire. Dis donc, j'ai beaucoup de conversation aujourd'hui, je passe mon temps à répéter ce que tu dis. Mais enfin, pourquoi un bandeau ?

- Ils ne veulent pas que tu voies le produit sortir de ton ventre, répondit la fille en pointant son propre abdomen distendu. Quand tu accouches.

- Tu as déjà produit, non ?

- Deux fois, acquiesça la fille.

- C'est comment ?

La question était un peu idiote, elle s'en rendait compte elle-même. Elles avaient suivi des cours, étudié des schémas, reçu des instructions. Pourtant, ce n'était pas la même chose que d'en entendre parler par quelqu'un qui avait vécu l'expérience. Et puisqu'elles avaient déjà enfreint le règlement en abordant le sujet, autant poser directement la question.

- C'est plus facile la deuxième fois. Ça fait moins mal. Comme elle restait silencieuse, l'autre fille reprit d'un air interloqué :

- Personne ne t'a dit que ça faisait mal ?

- Ils ont parlé de «gêne».

L'autre fille émit un petit rire sarcastique.

- Très bien, s'ils veulent appeler ça comme ça. Il n'y a pas autant de «gêne» la seconde fois. Et ça va plus vite.

«RÉCEPTACLES ? RÉCEPTACLES !» La voix de la matrone, dans le haut-parleur, était sévère. «SURVEILLEZ VOS CONVERSATIONS, S'IL VOUS PLAÎT ! VOUS CONNAISSEZ LES RÈGLES !»

Les deux jeunes filles se turent aussitôt, prenant conscience que leur discussion avait été retransmise par les micros logés dans les murs du réfectoire. D'autres filles se mirent à glousser. Elles avaient dû enfreindre le règlement, elles aussi. Il y avait si peu de sujets de conversation. Ce processus - leur travail, leur mission - était la seule chose qu'elles avaient en commun. Toutefois, après le sévère rappel à l'ordre, on parla d'autre chose.

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Extrait ajouté par Phiphi73 2021-05-04T12:18:07+02:00

- Les gens qui m'ont élevé ont fait de leur mieux, mais pour eux ce n'était qu'un métier.

Jonas soupira en repensant au couple qu'il appelait autrefois "papa" et "maman".

- Un jour, je me rappelle, je leur ai demandé s'ils m'aimaient.

- Et alors ?

Jonas secoua la tête.

- Ils ne savaient pas ce que ça voulait dire. Ils m'ont répondu que ce mot n'avait pas de sens.

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Extrait ajouté par Phiphi73 2021-05-02T20:18:38+02:00

- Pourquoi un bandeau ?

- Ils ne veulent pas que tu voies le produit sortir de ton ventre, répondit la fille en pointant son propre abdomen distendu. Quand tu accouches.

- Tu as déjà produit, non ?

- Deux fois, acquiesça la fille.

- C'est comment ?

- C'est plus facile la deuxième fois. Ça fait moins mal.

Comme elle restait silencieuse, l'autre fille reprit d'un air interloqué :

- Personne ne t'a dit que ça faisait mal ?

- Ils ont parlé de "gêne".

L'autre fille émit un petit rire sarcastique.

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Extrait ajouté par Evangeliques 2020-06-05T15:24:05+02:00

Ces surnoms d'un temps révolu les firent sourire. Puis il l'embrassa, se détourna et attrapa ses béquilles. Elle ne le reverrai pas. Il était temps de partir.

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Extrait ajouté par DH180 2019-04-20T19:56:09+02:00

- Je dois le retrouver, finit par dire Claire dans un souffle.

- Oui-da. Tu dois

- Mais comment faire ?

Alys ne répondit pas

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Extrait ajouté par DH180 2019-04-20T19:53:17+02:00

Claire prit une grande inspiration. Elle n’avait jamais tenu un nourrisson. L’homme le sentit et ajouta :

- Tu ne vas pas le casser. Ils sont costauds, en fait. La seule chose, c’est qu’il faut bien leur tenir la tête.

Elle se pencha. On aurait dit que ses mains connaissaient le chemin. Elles se glissèrent sous lui, trouvèrent le moyen de lui soutenir la tête. Délicatement, Claire prit son fils dans ses bras.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-05-03T19:14:55+02:00

Au bout d’une semaine, on les transféra dans un lieu transitoire où elles passèrent le temps à jouer à des jeux et bavarder entre elles, et deux semaines plus tard elles rejoignirent l’ensemble des réceptacles. Elles retrouvèrent la résidence, leurs anciennes Camarades – dont beaucoup avaient grossi entre-temps – et reprirent leur place au sein du groupe. Elles se ressemblaient toutes avec leurs blouses informes et leurs coupes de cheveux identiques, mais leurs personnalités permettaient de les distinguer. Il y avait Nadia, drôle, toujours en train de plaisanter ; Miriam, grave et timide ; Suzanne, organisée et efficace.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-05-03T19:14:43+02:00

En s’éveillant, elle découvrit une nouvelle forme de douleur. Ce n’était plus la souffrance aigue et lancinante, mais un mal plus profond, diffus. Elle ne se sentait plus maintenue et s’aperçut qu’on avait libéré les poignets. Elle était toujours allongée sur le lit, sous une couverture chaude. Des barrières métalliques redressées de part et d’autre du lit pour éviter qu’elle ne tombe. La pièce était vide maintenant. Pas d’infirmiers, pas de techniciens, plus d’instruments. Juste Claire, seule. Elle tourna la tête avec précaution, son regard balaya l’espace vacant, puis elle essaya de se redresser mais fut obligée d’abandonner à cause de la douleur. A défaut de pouvoir regarder ce qui se passait, elle porta doucement la main jusqu’à son ventre si dur, si gros. Il était plat désormais sous les bandages, et très douloureux. C’était pour lui retirer le produit qu’on l’avait découpée.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-05-03T19:14:36+02:00

Elle respira. Elle n’avait pas le choix, sinon elle aurait suffoqué. L’odeur était sucrée, désagréable, mais immédiatement la douleur diminua, ses pensées se calmèrent et tout son être partit à la dérive. Sa dernière sensation fut que quelque chose entamait sa chair au niveau de son ventre, sans lui faire mal. On la découpait.

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