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"Le problème n'est pas que nous oublions le passé : c'est que nous nous le rappelons trop bien. Les enfants se souviennent des torts que des ennemis ont infligés à leurs grands-pères et en font le reproche aux petites-filles de ces anciens ennemis; A leur naissance, les enfants ne se souviennent pas de ceux qui ont insulté leur mère, tué leur grand-père ou volé leur terre; ces haines leur sont léguées, on les leur enseigne, ils les respirent avec l'air ambiant. Si les adultes ne parlaient pas aux enfants de ces haines héréditaires, nous nous ne porterions peut-être mieux"

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"Des années après sa mort, j'aurais juré le sentir encore en moi. Oeil-de-Nuit... Sa façon ironique de me traiter d'idiot, son éternel appétit pour les plaisirs immédiats du monde, sa solide certitude que si nous vivions pleinement dans le présent, tous les lendemain se débrouilleraient pour exister."

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Certains membres de l'équipage s'enivrèrent et entonnèrent des chansons où il était question de butins et de bateaux. Navigatrice, aussi avinée que les autres, montra à tous que ses tatouages étaient en fait des cartes de ports et de voies navigables. Au bout d'un moment, Kanaï et elle s'éloignèrent, car elle voulait lui montrer un grand tatouage qu'elle avait sur le ventre.

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Je fus soulagé de ne plus avoir à discuter de rêves sinistres, mais les paroles du Fou me hantèrent toute la journée. Je me réjouissais des moments où j'apprenais les cordages et la manière dont le navire se déplaçait, parce qu'ils reléguaient au second plan mon anxiété pour ma fille. Car la souffrance m'attendait, quelque direction que prissent mes pensées : ou Abeille était morte, réduite en charpie dans le fleuve d'Art, ou elle était vivante, mais elle vivait un cauchemar.

Je travaillai de toutes mes forces, cherchant l'épuisement, puis je pris un hamac sous les ponts avec les matelots, dont les bavardages, les jurons et les éclats de rire réussirent à tenir mes rêves à distance.

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