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Le fouet vivant



Description ajoutée par SkeletonGirl 2019-08-22T22:37:35+02:00

Résumé

Le Fouet vivant raconte le quotidien d’un village slovaque, Ráztoky, pendant la Première Guerre mondiale. La guerre, ici, n’est évoquée qu’à travers ses conséquences morales sur des villageois qui, au début du roman, n’en ont qu’une idée abstraite. Le retour des premières « Gueules cassées » leur fait peu à peu prendre conscience de la gravité des événements et, surtout, la guerre, bien que Ráztoky soit à l’abri de ses assauts, libère et exacerbe les instincts mauvais que les habitants, en temps de paix, dissimulaient derrière une morale de façade. Si l’intrigue tourne autour de deux figures principales - la jeune Eva Hlavajová qui, pour faire rappeler son mari du front, cède aux avances d’un notable, et le soldat Adam Hlavaj qui, devenu déserteur, prend la tête de la rébellion des villageois contre les représentants de l’autorité austro-hongroise -, le véritable protagoniste est le village lui-même. Bouleversant plaidoyer contre la guerre qui s’accompagne d’une réflexion sur la nature humaine capable du pire lorsque des circonstances exceptionnelles font éclater le vernis des conventions, le Fouet vivant, écrit par un jeune homme de vingt-trois ans, est considéré comme le roman fondateur de la littérature slovaque moderne. Écrivain, traducteur, journaliste, Milo Urban (1904-1982) fit paraître en 1927 le Fouet vivant, qui connut un immense succès et fut aussitôt traduit en plusieurs langues. L’ouvrage figura ensuite sur la liste des livres que les nazis ordonnèrent de brûler, puis fut interdit par le régime communiste jusqu’en 1957. Depuis, il est devenu un classique incontournable en Slovaquie.

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Classement en biblio

Extrait

Extrait ajouté par Mieldrita 2019-08-25T12:00:29+02:00

Au début, les habitants de Ráztoki ne comprirent pas très bien ce qui se passait : ils connaissaient le mot et l'employaient lorsqu'ils parlaient des temps anciens, sans qu'il y ait en lui rien d'effrayant. Il s'écoulait sans peine de leur bouche, éveillant des images emplies de brumes romanesques et de tournures poétiques qui vous donnent un agréable frisson. Les champs n'étaient pas dévastés, les villes ne brûlaient pas et un sang d'une autre nature, pur et beau, jaillissait des blessures. Même la mort n'avait rien de terrible. Lorsque Komár parlait de la Bosnie et racontait comment son copain s'était écroulé, frappé d'une balle en plein cœur, il souriait comme au récit d'un conte des Milles et une Nuits. Les villageois aimaient à l'écouter et, chaque fois que l'occasion s'en présentait, il recommençait son histoire. Tantôt il l'a pimentait de péripéties nouvelles, tantôt l'écourtait, la modifiait, et c'était là pratiquement tout ce que les gens de Ráztoki connaissaient de la guerre.

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