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Extrait ajouté par jelisetjecuisine 2017-07-31T10:32:45+02:00

Voilà encore un fait que le garçon n'a pas les moyens de comprendre: dimanche n'a pas de sens à ses yeux. Ni lundi ni jeudi. Il connaît les levers et les couchers du soleil, la lumière et l'obscurité, les saisons, il sent au plus profond de lui quand arrivent les premiers gels ou quand la sève revivifiée recommence à circuler, mais il ne peut concevoir que tout cela ait été pesé, mesuré, rationalisé, que tous ces phénomènes aient fait l'objet de calculs astronomiques et infinitésimaux, il lui est impossible d'imaginer que des savants aient songé à disséquer le temps, à le découper, à le fractionner et à donner à chacune de ses parcelles, aussi infime soit-elle, un nom ou un numéro, un matricule destiné aux horloges et aux calendriers. Le diviser pour quoi? Pour mieux régner?

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Extrait ajouté par jelisetjecuisine 2017-07-31T10:24:18+02:00

La nuit au faîte du canyon se découpe un étroit ruban de ciel sur lequel ne peuvent s'inscrire que des bouts de constellations. La Grande Ourse et le Lion et le Petit Chien et la Colombe et le Cygne et le Dauphin et toute la ménagerie stellaire défilent en portions congrues et c'est ainsi que le garçon avant de s'endormir assiste à l'inexorable manège du temps.

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Extrait ajouté par jelisetjecuisine 2017-07-30T15:23:53+02:00

Parce que ce qui fait un valet ce n'est pas son maître, ce qui fait un valet c'est son désir de devenir maître. Cela et rien d'autre. tuer le maître ne serait donc d'aucune utilité, ce qu'il faut c'est tuer, c'est éradiquer le désir de l'être. Cette ambition-là, cette envie, ce besoin, il faut s'en délivrer. C'est l'unique solution.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:42:23+01:00

Si le sens de ces paroles lui demeurent souvent inaccessible, leur sobre mélodie en revanche lui va droit au cœur. Elle le pénètre, elle le charge, elle le nourrit, et son cœur devient si plein et si gros que le garçon est souvent contraint d'élargir sa poitrine d'une vaste inspiration. Est-ce seulement le flux sonore qui lui cause cet effet ? Le rythme ? Les vibrations ? Il a déjà connu semblable sensation (...) Mais quoi ? Qu'est-ce exactement ? On l'ignore. Et de grâce faites que le mystère perdure. L'indéchiffrable et l'indicible. Que nul ne sache jamais d'où provient l'émotion qui nous étreint devant la beauté d'un chant, d'un récit, d'un vers.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:40:35+01:00

Il a besoin de toucher. Il pose ses paumes à plat sur la pierre des maisons. Il y colle sa joue. Il y colle son oreille, comme s'il pouvait les entendre, eux, à l'intérieur, comme s'il pouvait capter leur souffle, leur pouls, les épouser. Pénétrer leur coquille à défaut de pénétrer leur cœur. Bientôt. Bientôt, peut-être.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:38:41+01:00

Le garçon n'a aucune idée du trouble qu'il sème. Les fables se tissent à son insu. Et par un tour ironique du sort plus il s'évertue à rallier ses congénères plus ceux-ci lui dénient sa part d'humanité.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:33:43+01:00

Désormais il veut voir. Il veut savoir. Il veut connaître. Il ne se tiendra plus à l'écart comme sa mère d'abord en avait décidé, pour des raisons connues d'elle seule, comme son propre instinct ensuite le lui dictait. Désormais il veut suivre d'autres voies que celles empruntées par des reptiles ou des quadrupèdes. Il veut se frotter à ses semblables.

A compter de ce jour il ne refusera plus leur compagnie, et même il la recherchera, et cela ne changera pas jusqu'au crépuscule de sa vie où sans doute alors il aura fait le tour de ce qu'ils sont et de ce qu'il est et jugera bon de s'en détacher et où de nouveau il aspirera à la solitude qui est au final la seule certitude et l'unique vérité sur lesquelles l'homme peut se reposer.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:29:36+01:00

La nuit au faîte du canyon se découpe un étroit ruban de ciel sur lequel ne peuvent s'inscrire que des bouts de constellations. La Grande Ourse et le Lion et le Petit Chien et la Colombe et le Cygne et le Dauphin et toute la ménagerie stellaire défilent en portions congrues et c'est ainsi que le garçon avant de s'endormir assiste à l'inexorable manège du temps.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:28:20+01:00

A toute heure et en tout lieu sa faim l'accompagne, qui se nourrit de rien et grandit en son sein à mesure que lui dépérit.

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Extrait ajouté par Rowena77 2016-11-21T10:25:52+01:00

Tout homme laisse un jour derrière lui son enfance. Il ne la retrouvera pas. Seuls quelques très vieux ou très fous bénéficient de cette seconde chance. Les autres quand ils quittent ce monde qu'ont-ils de si précieux à emporter ?

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