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Le Golem et le Djinn, Tome 1



Description ajoutée par Lykoos 2016-12-27T15:59:34+01:00

Résumé

Description de l'éditeur :

1899. De la Pologne à New York, Chava, mystérieuse femme d’argile affranchie par la disparition de son créateur, un rabbin qui s’est détourné de sa foi, prend peu à peu conscience du monde.

Après des siècles de réclusion, Ahmad, djinn de feu aux pouvoirs étranges, est libéré de sa prison par accident, dans l’atelier d’un artisan oriental.

Dans les dédales du Manhattan de l’époque, la rencontre de hasard de ces deux êtres d’exception, seuls à se voir tels qu’ils sont vraiment, va inspirer une magnifique histoire d’amour et de liberté sur fond de choc des cultures, au coeur d’un âge de tous les possibles.

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Classement en biblio - 47 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Miney 2017-01-30T16:49:44+01:00

- Donc, il n'existe aucune preuve. Peut-être les humains ont-ils créé leur Dieu de toutes pièces, mais est-il moins réel pour autant ? Prends ce monument, par exemple. Ils l'ont créé et maintenant, il existe.

- N'empêche, il n'exauce pas de vœux et ne sert à rien, objecta le djinn.

- Entendu, admit-elle. À ceci près qu'il suscite en moi une forme d'émotion. Et c'est peut-être sa finalité.

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Commentaire le plus apprécié

Diamant

Petit préambule :

J'ai découvert ce fantastique roman en VO il y a deux ans, et je désespérais de le voir traduit en français, alors qu'il devenait accessible aux non anglophones et non francophones du monde entier par ses traductions en italien, espagnol, polonais, turc, tchèque, hongrois, hébreu, néerlandais, allemand, portugais, grec, russe ...

Mais c'est enfin chose faite, avec une très jolie traduction du titre (en VO "The Golem and the Djinni") et une belle couverture (certaines couv étrangères sont *~* ^-^) grâce aux éditions Robert Laffont que je salue bien bas au passage !

Et, cerise sur la gâteau, je viens d'apprendre ce matin, de la bouche du cheval, qu'une suite sortirait ! Une suite solide, certainement, d'abord parce que le talent de l'auteur est immense, ensuite parce que son témoignage spontané explique qu'elle a sérieusement réfléchi à cette suite non prévue et a rejeté deux axes de développement avant d'en trouver un qui la satisfasse, elle et son éditeur.

Mais passons maintenant au livre en lui-même, avec le commentaire que j'avais écrit après ma lecture, en été 2013 :

Voilà le genre de livre qu'on aimerait faire lire aux amateurs de littérature qui boudent le genre "fantastique" sans avoir idée de ce qu'il pourrait leur apporter.

Car si le thème central est bien la difficulté d'exister pour deux êtres non humains (un golem, être de terre, à figure de jeune femme humaine et un djinn, être de feu, coincé dans un corps d'aspect humain), le récit se déroule dans un contexte si réaliste que l'auteur semble l'avoir connu.

L'histoire se passe au tournant du siècle dernier, à New York, dans les quartiers immigrés. D'un point de vue historique, de celui des petites gens, travailleurs, courageux, qui se serrent les coudes sans se plaindre, cela me parait d'une authenticité absolue. L'ambiance, les lieux, les détails de cette époque révolue, les relations humaines de ces populations déracinées - tout sonne incroyablement juste.

Sans aucune lourdeur, avec simplicité et brio, l'auteur nous fait suivre de paisibles petites communautés, bédouine (en Syrie, il a plus de mille ans), juive et catholique Syrienne - à New York, en 1900 à peu près.

Pour tout avouer je n'aurais sans doute pas été particulièrement tentée de lire sur le sujet. Pourtant, l'art narratif de l'auteur, qui raconte si bien, m'a permis de lire cette histoire, pourtant longue, avec plusieurs fils directeurs en début de narration, et de petits flash-back réguliers (de la vie du djinn jadis, dans les déserts de la lointaine Syrie) sans aucun effort et avec un plaisir constant.

L'idée de suivre deux personnes inhumaines et de nous montrer leur parcours difficile, puis leur rencontre, tout en déroulant une intrigue mystérieuse à bas-bruit, est excellente et parfaitement incorporée au reste.

Malgré la sympathie que nous inspirent les deux personnages (même le djinn, pourtant froid et irritant au départ), jamais sommes-nous tentés de les croire humains : bien que nommés par les personnes qui les guident en secret, leurs noms d'emprunt ne leur collent pas à la peau, et le narrateur ne cessera jamais de les nommer "le golem" et "le djinn".

Leurs particularités physiques, qu'ils se donnent tant de peine à masquer au quotidien, font l'objet d'un traitement subtil et passionnant : le froid qui donne des impatiences au golem, l'eau qui est dangereuse pour le djinn, qui peut mourir aisément par extinction, mais qui aime pourtant jouer avec le feu - non, pardon, avec l'eau ! - et courir sous la pluie ; l'absence de sommeil, pour une fois si bien traitée ! Que faire de ses nuits quand on est sensé dormir, surtout quand on a l'aspect d'une jeune femme honnête et que le voisinage vous surveille ? La force titanesque de la jeune golem, sa brillance à accomplir les gestes de chacune des tâches à laquelle elle s'attelle joyeusement, son étrange et pénible aptitude à ressentir tous les désirs et toutes les inquiétudes des humains qui l'entourent, la capacité du djinn à travailler le métal à la main, le chauffant autant que nécessaire jusqu'à la fonte...

Cette histoire passionnante, cultivée, pleine de sensibilité et d'intelligence, déroule en filigrane un conte de mille et une nuits, un conte sombre mais pas désespéré, ou même la flamme mauvaise et inextinguible du "méchant sorcier" arrive presque à nous émouvoir... Presque, parce que finalement son égoïsme mâtinée d'égocentrisme et d'égotisme sert surtout à mettre en valeur l'humanité que développent les non-humains - en apprenant à plus de discernement dans sa charité pour le golem et en devenant responsable des conséquences de ses actes pour le djinn.

D'une manière générale la fin est subtile, sans facilité mais positive.

Sans aucun prêchi-prêcha, à travers de nombreux exemples de la vie simple de personnages courageux et lumineux, ce récit nous permet une belle réflexion sur l'humain, ses croyances, sa manière de mener sa vie par ses choix.

La réflexion de fond est pleine de sagesse : qu'est-ce qui fait de nous un être humain ? Et surtout est-on condamné d'avance à suivre la tyrannie de sa nature, ou peut-on toujours espérer devenir meilleur par ses choix ?

"Ne juge pas les hommes à leurs pensées, mais plutôt à leurs actions, Chava"

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par lag123 2019-02-03T22:19:22+01:00
Diamant

C'était vraiment bien écrit, l'histoire était captivante et les personnages complexes. Je conseille à tout le monde de le lire.

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Commentaire ajouté par Elerinna2 2018-11-05T10:54:26+01:00
Diamant

En plus d'une magnifique couverture ce roman m'a aussi attirée par ses personnages principaux. C'est pas banales les histoires de djinn ou de golem. Et je me dis que c'est bien dommage.

Tout de suite j'ai accrochée à notre Golem, Chava, qui est adorable. Pour Ahmad ça a été plus long mais par contre les habitants de son quartier m'ont eux tout de suite plus.

Il faut d'ailleurs que je souligne l'excellent travaille de l'auteure pour nous dépeindre le New-York d'alors, ses différents quartiers, j'avais totalement l'impression d'y être. Pareil pour tous ses portraits de personnages passionnant, bien fait, qui vous attache immédiatement à eux.

Parlant de ça le début est certes assez long, plein de portrait de personnages dont on se demande l'utilité (alors qu'ils sont tous utiles au final), une rencontre qui tarde à venir. Mais ensuite tout ne pars pas sur les chapeau de roue, on ne peut pas dire que ce soit un roman plein d'action, mais l'intrigue se dessine, les destins se croisent, et la relation qui se noue entre le djinn et le golem se fait doucement et très joliment.

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Commentaire ajouté par MaevaCerise 2018-10-16T12:50:52+02:00
Or

Comme le dit Jukebox_fr dans Paroles de lecteur #4 : Curiosité et hétéroclisme avec Jukebox_fr !, c'est "un roman d’urban fantasy historique très bien fait se déroulant dans le New York du début XXème siècle, en plein boom migratoire." J'ai été surprise et embarquée dans cette histoire qui se place à New York vers 1899 dans un des quartiers d'immigrés et en même temps on voyage aussi à travers les souvenirs des personnages. La golem Chava et le djinn Ahmad ne sont pas humains mais on les voit ressentir des émotions s'interroger sur ce qu'ils ressentent et découvrent, on les voit se dépêtrer entre leurs désirs, leurs besoins, leur nature profonde . J'étais passionné par cette histoire bien plus que ce que j'aurais pensé. C'est une excellente découverte . Je penses que cette histoire finalement fini avec une touche d'espoir mais je m'inquiète quand même vu qu'il est annoncé un second tome et qu'une partie des chaînes de nos héros est encore présente.

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Commentaire ajouté par jukebox_fr 2018-05-10T19:20:09+02:00
Diamant

https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Encore un petit pavé qui file tout droit dans ma liste de coups de coeur ! Il n'est pas de ceux qu'on voit venir de loin où, dès les premières pages, on est saisi d'une frénésie de lecture qui ne prend fin qu'avec la toute dernière ligne. Non, ici c'était plutôt une montée en puissance lente mais imparable qui, discrètement, sans crier garde, m'a saisie et progressivement happée.

Un peu comme l'univers et les personnages qu'à su créer l'autrice, qui s'installent gentiment dans l'esprit, se construisent peu à peu, tissent leur toile, leurs liens, leur réseau, s'étoffent et se complexifient jusqu'à ce que vous ayez envie de tout connaître d'eux.

Personnellement, je me suis rendue compte que j'étais ferrée passé la moitié du livre, quand tombant pourtant de sommeil, je n'ai pas voulu interrompre ma lecture.C'est arrivé un peu comme quand on tombe amoureux et qu'on ne saurait dire quand et pourquoi c'est arrivé, juste que c'est un ensemble de choses mises bout à bout qui ont fait naître le sentiment.

Pour The Golem and the Djinni ça commence par le contexte New Yorkais de la fin du 19ème début du 20ème siècle, très bien retranscrit par Helene Wecker: la ville est en plein boom démographique, alimentée par l'afflux quotidien de migrants de toutes origines qui se regroupent par peuples et religions dans des quartiers où se forment leurs communautés très soudées et solidaires en leur sein. Mais chacune bien à leur place, ne côtoyant pas les autres.

Ensuite c'est le contexte historique et social de cette fin de siècle où les découvertes scientifiques, notamment en médecine, contribuent à démystifier le monde, faisant vaciller les croyances et religions dans le cœur de plus jeunes générations qui se tournent volontiers vers la modernité, rejetant par là-même les traditions les plus anciennes, leurs racines, leurs origines, leur identité.

Et pour finir ce sont ces deux personnages diamétralement opposés que sont la Golem et le Djinni. L'une de terre, nouvellement née, prudente et réfléchie, heureuse dans la servitude et effrayée par son libre arbitre non-désiré, quand l'autre, multi-centenaire, feu prisonnier, égoïste et impulsif, s'insurge de sa condition imposée et ne rêve que de liberté. Êtres surnaturels dans ce monde en ébullition, en transition, ils sont les témoins et preuves de ce qui a été et pourrait ne plus être. Ils sont l'exemple de toutes ces solitudes provoquées par la perte de repères et la négation de leur vraie nature, de leur identité, pour s'adapter à un nouvel environnement, s'intégrer à une nouvelle communauté.

L'autrice nous raconte patiemment ces vies et ces destins qui suivent des routes parallèles, se tiennent côte à côte un temps, souvent se croisent, se lient, et finissent par former un motif global dont on a hâte de découvrir le résultat final. Elle le fait avec beaucoup d'élégance, développant des personnages terriblement humains dans leurs attentes, leurs désirs, leurs peurs. Mais surtout concrets. Je n'ai eu aucun mal à les imaginer, les faire vivre dans ma tête et j'ai la conviction, en refermant le livre, qu'ils poursuivent leur bout d'existence dans le grand tourbillon de révolutions qu'est le 20ème siècle.

La découverte d'une suite prévue pour 2018 me ravit, d'autant plus que la lecture de The golem and the djinni en anglais s'est avérée fort agréable et à ma portée. En attendant, je rêve de mettre la main sur l'édition brochée de Bragelonne qui a l'air vraiment très jolie ! (Dommage qu'elle ne soit pas reliée pour être parfaite ;) )

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Commentaire ajouté par Keikana 2018-04-18T12:05:07+02:00
Lu aussi

C’est le thème qui m’a attiré dans ce livre. Je ne suis pas très familière de la culture juive et des mythes arabes mais le résumé laissait espérer du dépaysement, de la magie et de l’amour ! Aussi, je me suis laissée porter par cette histoire de golem et de génie.

C’est une histoire chorale: une multitude de personnages produit autant de points de vue et de pensées disparates entremêlés. On s’intéresse à un panel vertigineux de caractères, d’objectifs contradictoires, de volontés hétérogènes. D’habitude, je n’aime pas trop ce genre de récit : le peu de temps qu’on passe avec chaque personnages ne me permet pas de m’attacher réellement et de compatir complètement avec chacun d’entre eux. Ce qui, sans surprise, s’est révélé être le cas ici aussi.

Cependant, Wecker réussit l’imbrication des vies de tous ces personnages qui au final avaient tous une raison d’être là. Et j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui ce dégageait des pages. C’est ce qui est, à mon avis, le seul côté positif d’un récit choral : l’atmosphère créée autours d’un lieu. Tous ses habitants, examinés dans leurs particularités, le parent de couleurs, de sensations et de textures singulières. Dans ce livre, le Manhattan de la fin du XIXème prend vie, comme la golem, grâce à toutes les personnes différentes que nous croisons dans ses rues.

Parallèlement, je n’ai pas particulièrement aimé les personnages principaux. La forme du récit n’a pas aidé, c’est certain, mais même sans ça, il y avait une distance entre eux et moi que je n’ai jamais pu franchir. Je n’ai pas vraiment apprécié leur personnalité ou l’évolution de leur relation. L’histoire d’amour n’est pas très agréable à lire non plus, je lui trouve un manque d’émotion certain. Pour moi, c’est une vraie déception sur ces points.

Je crois que ce que j’ai le plus apprécié, c’est que ce livre soulève énormément de thèmes. L’immigration, l’intégration, la religion, la morale, la liberté, la gratitude, la tolérance, le désirs, le deuil,… Chaque lecteur peut y piocher ce qu’il veut, ces pages donnent beaucoup à réfléchir.

Le premier roman de Helene Wecker ne manque pas d’une certaine poésie et de philosophie mais il n’y a pas assez d’émotion pour qu’il devienne une de ces aventures épiques qu’on prend plaisir à relire.

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Commentaire ajouté par LuzMortelune 2018-02-12T18:02:36+01:00
Or

Une amie l'a reçu pour Noël et lorsqu'elle a fait son Book Haul, le titre m'avait particulièrement intriguée : La femme d'argile et l'homme de feu.

Ma curiosité avait été piquée au plus haut point. Je suis donc allé lire le résumé... Il ne m'en a pas fallu plus pour l'acheter la semaine suivante.

Parce que, vraiment, comment résister à ce livre ?

Je m'y suis jetée à corps perdu. Je me suis laissée emportée par ce conte. J'ai suivi Chava et Ahmad. J'ai vécu leur début dans ce monde. Et leur rencontre... Leur relation complexe, leurs disputes mais toutefois, ils ne peuvent rester éloignés bien longtemps. Même s'ils sont diamétralement différents, c'est ce qui fait leur force...

J'aurais peut-être voulu que leur relation soit un peu plus poussée... Mais finalement, ça me convient comme ça. On n'avait pas besoin de plus pour comprendre, pour ressentir ce qui se tissait entre eux.

Et la fin laisse notre imagination faire le reste...

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Commentaire ajouté par Hiyo221 2018-02-08T05:30:15+01:00
Diamant

Un énorme coup de cœur! J'avais été frappée par la beauté de l'édition grand format de Bragelonne et la quatrieme de couverture. Très sensible au fantastique et aux contes, il m'a touché en plein cœur par ses thèmes de l'adaptation au monde et de l'étrange! Une merveille à mes yeux!

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Argent

Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-golem-and-the-jinni-helene-wecker/

Ma notation: 4/5

Quel roman plein de philosophie et d’humanité! Ne vous attendez pas à découvrir une histoire pleine d’action et de rebondissements, mais plus à un récit sur le développement humain. Les personnages sont riches, nuancés et tellement appréciables – et ils évoluent! Bon, j’ai quand même été frustrée par moment par leur comportement mais c’est ce qui les rend aussi réels! Chava se montre gentille et bienveillante alors que son côté altruiste l’incite à se sacrifier pour les autres. Quant à Ahmad, il est téméraire et épicurien, mais il est aussi égoïste et impulsif.

Nos deux héros sont deux étrangers qui se retrouvent du jour au lendemain abandonnés dans une ville qu’ils ne connaissent pas, avec des gens qu’ils ne connaissent pas. Et bien que tout les oppose, Chava et Ahmad ont beaucoup en commun: ils n’ont pas d’identités, ils sont craints, ils sont prisonniers de leur nature, ils travaillent pour la première fois… Mais travailler ne suffit pas. La seule chose qui va changer leur vie, c’est leur rencontre. Et elle ne se passe pas avant la moitié du livre! AAAH! Un livre qui fait 647 pages en plus! AAAH!

J’ai adoré l’ambiance du roman, on a un brassage entre la culture arabe et la religion juive. Mais je dois dire que j’ai nettement préféré suivre la vie des populations Arabes que j’ai trouvé plus fascinante. On fait la rencontre des Bédouins, un peuple nomade, qui vivent en plein désert et dont les coutumes sont magnifiquement décrites et où la magie prend une dimension folklorique. L’effet de communauté présente dans le roman m’a fait chaud au coeur, tous les habitants sont prêts à aider les autres sans rien attendre en retour – mais tous ont plus ou moins un passé tragique. L’auteure a su parler de l’immigration avec tact, et surtout, elle a fait ressortir les aspects positifs comme négatifs qui se dégagent d’une telle transition.

Par rapport à la religion juive, j’ai bien aimé l’utilisation de la magie par les Kabbalistes, elle permet de donner un aspect plus sombre au roman. Et moi qui ne suis pas fan de religion, j’ai aimé comment l’auteure a su donner une valeur aux différents arguments. Je me suis retrouvé plusieurs fois étonnée parce que je n’avais pas vu les choses sous les angles soulevés par les personnages, c’était très intéressant!

Helene Wecker met également en avant des réflexions intéressantes sur la condition humaine, notamment sur l’incertitude de la liberté et la certitude de l’esclavage. Chava, âgée de quelques jours, ne sait strictement rien de la vie, imaginez le désarroi! Du coup, avoir un maître est une forme de sécurité pour elle. Mais Ahmad, lui, ne comprend pas comment une personne peut se soumettre volontairement à quelqu’un, il y a tellement de choses à faire et à découvrir! Leurs discussions étaient enrichissantes, mais j’étais plus souvent du côté d’Ahmad… Bloop.

A part ça, le récit est dense. On a tellement d’informations et de background sur les personnages principaux comme secondaires et sur le world-building que je n’étais pas certaine de tout retenir – ou d’en voir l’utilité. J’ai décroché plusieurs fois vers certains passages trop descriptifs et ordinaires (ou quand les personnages ne m’intéressaient pas trop, d’ailleurs), mais au final, Helene Wecker a su donner un sens à l’histoire. Tous les personnages sont impliqués et je n’ai pas du tout eu le sentiment que ces derniers meublaient le récit.

En plus, il n’y a aucune romance. Ca fait du bien!

Mais voilà quoi: points de vue multiples + flashbacks + background + world-building + philosophie = JE N’AI PLUS DE CERVEAU.

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Commentaire ajouté par Florance 2017-06-04T12:55:46+02:00
Or

Parfois trop de détail sur des personnage qui ne m'intéressent pas, pas assez de dialogue entre certain personne, un docteur sympa mort (entre autre), mais un merveilleux livre quand même qui fait regretter d'être arriver à la fin.

J'adore les personnages, la majorité et j'aimerai tellement en savoir plus sur eux. Et sur les très nombreux qu'on a pas vu.

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Commentaire ajouté par Miney 2017-01-30T10:56:25+01:00
Diamant

Il y avait longtemps que le titre me faisait de l’œil, mais quand je l'ai vu à la librairie avec sa jolie tranche argentée et tout scintillante de chez Bragelonne... Un coup de foudre immédiat !

Et force est de constater que le contenu est largement à la hauteur du contenant !

Ce roman est une merveille, un vrai bijou. J'ai été envoûtée de bout en bout de ma lecture, et ce dès les premières pages. Le rythme étant lent et les rebondissements espacés (mais il y en a, je vous rassure), il m'est arrivé de décrocher durant quelques pages, surtout lorsqu'on suit les pas d'un personnage secondaire, mais rien de rédhibitoire.

L'écriture de l'auteure est très belle, toute en douceur et en élégance, à l'image du sujet de son roman. C'est vraiment agréable à lire, travaillé mais fluide.

La reconstitution du New York de l'époque est très crédible, on visualise vraiment les quartiers où évoluent les personnages, les différentes ambiances, le quotidien, le boom de l'immigration vers ce pays où tout semble possible...

Les personnages sont la plus grande réussite du bouquin, j'ai eu un véritable coup de cœur pour Chava la golem et Ahmad le djinn. Ils sont dépeints de manière absolument parfaite, fondamentalement différents, il sont crédibles, vivants, très humains dans leur inhumanité. Leur caractère est en partie déterminé par ce qu'ils sont mais pas que, on sent vraiment la profondeur et la complexité de leur personnalité et leurs échanges sont savoureux. Je me suis immédiatement attachée à Chava lors de son éveil dans la cale du bateau, mais si j'ai pris plus de temps à m'attacher à Ahmad : son côté « bête en cage » le rend nerveux et assez odieux au début.

Les personnages secondaires sont sympathiques et travaillés même s'ils n'ont pas le charisme des deux protagonistes.

En gros, j'ai vraiment été charmée par cette lecture !

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Dates de sortie

Le Golem et le Djinn, Tome 1

  • France : 2016-10-19 (Français)
  • France : 2017-11-16 - Poche (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • La Femme d'argile et l'Homme de feu - Français
  • The Golem and the Djinni - Anglais
  • The Golem and the Jinni (The Golem and the Jinni #1) - Anglais

Évaluations

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Les chiffres

Lecteurs 47
Commentaires 18
Extraits 7
Evaluations 22
Note globale 8.27 / 10

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