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Le goût amer de l'abîme



Description ajoutée par bebi 2018-07-27T19:50:22+02:00

Résumé

Caden est un adolescent de quinze ans ordinaire, qui s'intéresse à l'athlétisme et aux jeux vidéo. Pourtant, il adopte un comportement de plus en plus étrange aux yeux de ses parents : il marche seul et pieds nus dans les rues, craint que ses camarades de classe ne veuillent le tuer... Dans son esprit, Caden est devenu le passager d'un navire voguant sur des mers déchaînées.

Lorsque cela devient trop difficile pour lui de garder le contact avec la réalité, ses parents doivent l'interner en asile psychiatrique. Commence pour le jeune homme un long voyage qui doit le mener au plus profond des abysses, au risque de s'y noyer…

Inspiré d'une histoire vraie, un roman d'une justesse incroyable sur les maladies mentales.

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Classement en biblio - 22 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Mayumi 2018-10-23T11:05:12+02:00

Spoiler(cliquez pour révéler)N’empêche que si on a besoin d’approcher la mort de si près juste pour crier au secours, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas quelque part. Soit on n’a pas crié assez fort au départ, soit les gens autour de soi sont sourds, bêtes et aveugles. Ce qui me laisse penser que ce n’est pas qu’un cri pour appeler au secours, mais plutôt un cri à prendre au sérieux. Un cri pour dire : » Je souffre tellement que, pour une fois, le monde doit s’arrêter de tourner pour moi. » La question c’est : et après, qu’est-ce qu’on fait ? Le monde s’arrête et vous regarde, étendu là avec vos blessures pansées ou votre estomac vidé, et vous dit : – Allez-y, je vous écoute.

La plupart des gens ne savent pas quoi faire de ce moment s’ils y ont droit. Autant dire que ça ne vaut vraiment pas le coup d’aller jusque-là. Surtout si cette tentative ratée réussit sans faire exprès.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Mayumi 2018-10-23T11:07:12+02:00
Diamant

Avis complet : http://vibrationlitteraire.com/le-gout-amer-de-labime-de-neal-shusterman/

Enfin une description précise et juste de la schizophrénie dans la littérature Young Adult !

Dans ce roman, nous allons suivre Caden dans son combat contre cette maladie qui s’insinue insidieusement dans son esprit. On va alors découvrir sa famille, ses amis, mais aussi ses idées délirantes, son angoisse, et puis son vécu de l’hôpital et des traitements.

Beaucoup penseront de ce livre qu’il s’agit d’un roman étrange et malaisant… En effet, il est aussi décousu que les pensées du personnage principal sont désorganisées. On est en plein cœur du sujet dès les premières pages. Il n’y a pas de construction classique en chapitres comme dans la plupart des romans. Tout comme les pensées de Caden sont particulières, ce roman est singulier. On passe clairement du coq à l’âne c’est-à-dire de pensées délirantes incluant un navire pirate, belle métaphore de la maladie nous plongeant dans l’abîme, à des moments de réalité avec sa famille, ses amis, l’hôpital.

De plus, on va clairement voir Caden décompenser au début du roman. On n’est pas dans des clichés ou des préjugés, mais dans une description fine et exacte de cette maladie mentale. En effet, Neal Shusterman nous parle de son propre vécu en tant que père, mais aussi du ressenti de son fils tout au long de l’histoire. On retrouve absolument toutes les phases de la maladie chez certains patients, du délire aux tendances mégalomaniaques au vécu persécutif en passant par l’illusion des sosies de Capgras (quel bonheur de le voir décrit ici tout simplement par des masques sur les visages de ses proches !), mais aussi une bonne description de l’angoisse majeure ressentie par les patients… Tout est retranscrit avec simplicité et exactitude. On n’emploie pas de termes réservés aux psychiatres, pas de termes sémiologiques, juste une description simple et efficace d’un ressenti, d’idées délirantes, et de beaucoup d’angoisse.

Evidemment, le roman désorganisé en étonnera plus d’un et il pourrait ne pas plaire. Mais j’applaudis vraiment l’auteur et la maison d’édition d’avoir pris ce risque. C’est l’essence même de cette maladie : la désorganisation. Alors oui, au début, on a du mal à comprendre. Les chapitres de réalité s’intercalent entre des chapitres délirants de pirates en mer. Cependant, au fil du roman, le tout s’entrecroise pour mieux se distinguer par la suite. Ce roman nous offre vraiment une métaphore que j’ai énormément appréciée !

Enfin, via les autres patients de l’hôpital, on va pouvoir explorer d’autres formes de cette maladie, et même parler du risque suicidaire important chez ces patients. Vraiment, mon petit cœur de psychiatre a jubilé tout au long de cette lecture ! D’ailleurs, la famille n’est pas en reste. On va montrer à quel point cette famille est menée à mal devant la décompensation brutale, aidante, mais aussi démunie.

Le goût amer de l’abîme ne pouvait être qu’un coup de cœur pour moi au vu de l’exactitude dans la description de la maladie et cette singularité dans la construction du roman. C’est désorganisé, parfois métaphorique et d’autres fois tellement criant de vérité ! Le délire et la réalité s’entrecroisent, le lecteur ne sachant plus vraiment à quoi s’en tenir non plus, tout comme Caden, qui cherche son chemin hors de l’abîme… On termine cette histoire avec un puissant message d’espoir qui m’a beaucoup plu !

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Commentaire ajouté par elyza 2018-09-19T16:51:32+02:00

C'est avec le livre La Faucheuse que j'ai découvert l'année dernière la plume de son auteur : Neal Shusterman. Je savais bien qu'en lisant Le goût amer de l'abîme, j'allais me retrouver confrontée à un tout autre sujet et à un tout autre style d'écriture mais je demeurais curieuse de découvrir cet étrange récit. Je remercie la maison d'édition Nathan pour l'envoi de ce livre.

Caden est un adolescent de 15 ans qui va adopter un comportement de plus en plus étrange aux yeux de son entourage jusqu'à ce qu'il soit diagnostiqué schizophrène et qu'il soit interné dans un asile psychiatrique.

Tout l'intérêt et l'aspect touchant de ce récit réside dans le fait qu'il possède une part de vérité. En effet, le fils de Neal Shusterman a été diagnostiqué il y a de ça des années schizophrène et la famille a dû faire face à la maladie mentale de leur enfant. Ce livre est ponctué d'illustrations abstraites griffonnées par le fils de l'auteur, ce qui vient ajouter un intérêt supplémentaire envers le livre.

J'avoue avoir eu un mal de chien à rentrer dans cette histoire qui se découpe en une centaine de courts chapitres. Mon esprit "rationnel" s'est heurté à la pensée décousue de Caden qui se visualise la plupart du temps en dehors de notre réalité, sur un bateau pirate. Je n'ai pas apprécié les nombreux passages où il se trouve sur ce fameux bateau, en proie à un capitaine et à son perroquet malveillant et j'ai nettement préféré les passages davantage ancrés dans notre réalité qui illustraient la lente descente aux enfers de Caden.

C'est atroce de se dire que cette maladie est apparue un peu du jour au lendemain mais de manière insidieuse. Les "bizarreries" de Caden ont pris une telle importance que ses parents n'ont pu ignorer longtemps que quelque chose de sérieux clochait chez leur fils. J'ai ressenti beaucoup d'empathie aussi bien à l'égard de cet ado qui avait une vie bien remplie et des projets plein la tête qu'envers son entourage.

Même si ce livre est romancé, il possède un côté informatif sur le quotidien des patients atteints de maladie mentale qui sont enfermés dans des asiles psychiatrique. Les rendez-vous avec le psychologue, les groupes de parole, les activités manuelles, les visites et surtout les cachets de toutes les couleurs à avaler tous les jours, tous ces éléments informatifs m'ont vivement intéressé mais un peu miné le moral également.

En résumé Le goût amer de l'abîme porte bien son nom. Ce n'est pas une histoire joyeuse qui nous est contée, c'est au contraire un livre déroutant tantôt porteur d'espoir, tantôt porteur de désespérance qui possède une narration hors du commun. En effet, l'auteur illustre à merveille la pensée décousue de son personnage principal et sait tout aussi bien nous faire comprendre à quels moments sa lucidité refait surface. On ne peut pas ressortir indifférent de ce récit et même si je ne peux pas dire l'avoir adoré, je l'ai trouvé intéressant sous bien des aspects et je me sens enrichie d'avoir découvert une telle histoire.

Les lectures enchantées d'Elyza

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Commentaire ajouté par milabette 2018-09-11T14:32:45+02:00
Diamant

Ce roman remarquable (et je pèse mes mots) vient de paraître aux éditions Nathan. Voici quelques arguments pour vous poussez à lire – pour les bonnes raisons.

Tout d’abord si votre unique expérience de l’auteur se réduit (comme moi) à son succès français « La Faucheuse » parue chez CollectionR, ne vous attendez pas à retrouver le même type de lecture YA. Cela n’a rien à voir, ni dans les thèmes, ni dans l’ambiance, ni surtout dans l’intention.

Comme l’auteur l’explique dans la postface ce livre, qui traite de la maladie mentale chez l’adolescent, est largement autobiographique. Ce que vit le personnage et ses proches est très largement inspiré de la maladie du fils de l’auteur, désormais adulte et en bonne santé. D’ailleurs les dessins qui agrémentent le livre, sont de lui.

Je suis toujours à la recherche de romans traitant de la différence et se faisant l’apôtre de la tolérance vis-à-vis de celle-ci, quelle que soit sa nature : origines, orientation sexuelle, handicap, maladie, personnalités atypiques, etc. Cependant je suis toujours méfiante quand à l’information donnée ; si l’auteur(e) n’est pas directement concerné(e) par le sujet, des erreurs sont possibles, même avec la meilleure volonté du monde ! Je pense par un exemple au superbe et si émouvant « Je t’ai rêvé » de Francesca Zappia, que j’ai adoré mais qui renvoie une idée faussée de la schizophrénie juvénile. Bien pire encore sont les romans qui instrumentalisent une différence pour écrire un roman « à touches », qui appuiera sur les bons boutons du lecteur, l’émouvant sans aucun doute mais sans aucun souci du réalisme et dans un immense dédain des personnes réellement concernées.

Avec ce roman passionnant, fascinant et émouvant, mes attentes ont été comblées ! L’auteur a en effet puisé dans son expérience personnelle pour écrire cette histoire originale et divertissante malgré son fond si sérieux, pour nous ouvrir à la maladie mentale, en particulier chez l’adolescent.

Le roman s’articule en une double narration. D’une part nous suivons la vie quotidienne de Caden, 15 ans, alors que ce garçon brillant et sans problème, sociable et bien dans sa peau, sombre peu à peu dans la maladie. Parallèlement une histoire étrange et inquiétante nous est contée, un conte onirique à la limite de l’absurde, une quête en mer sur un vaisseau dominée par les deux personnages phares du roman, le capitaine et le perroquet.

La partie dans le monde réel durant la première moitié du livre est terrible, poignante. Âmes sensibles ne vous abstenez pas, ce n’est pas un roman pessimiste mais au contraire porteur d’espoir ! L’histoire onirique qui double la vie réelle est brillamment écrite, dans une ambiance qui rappellera les Peggie Sue de Serge Brussolo, Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll ou peut-être plus encore ces rêves absurdes qu’on essaie de raconter au réveil, encore nourri de la conviction de leur logique parfaite.

Un des grands attraits de ce roman magistral est l’exercice de devinettes auquel le lecteur va s’adonner, à faire coïncider peu à peu les deux récits, à rechercher les symboles, à comprendre, intuitivement, les pensées errantes de Caden. Ce livre d’une fausse simplicité est formidablement bien écrit.

Nous suivons enfin la guérison de Caden, les difficiles étapes du traitement, les souffrances qu’il engendre, les immenses difficultés. Il est impossible de ne pas s’attacher à Caden, d’admirer son courage et son intelligence, sa culture et sa curiosité, sa persévérance, ses efforts à se raccrocher du bouts des doigts au réel, et surtout son amour pour sa famille, pudiquement révélé par son regard si lucide. Comme il le dit lui-même, la maladie mentale est une épreuve autant pour le malade que pour ses proches…

Un roman très fort et presque brutal mais aussi distrayant et parfois même drôle, qui réussit le tour de force d’informer sans réserve, sans rien édulcorer, tout en étant formidablement positif. Un roman incontournable pour tous ceux qui veulent mieux comprendre une maladie effrayante. Un espoir de nous montrer plus tolérants et plus ouverts !

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Commentaire ajouté par Marinouche_ 2018-09-07T11:10:47+02:00
Diamant

Je dois avouer que j'avais mis la barre vraiment très haute pour ce roman, ayant A-DO-RÉ "La Faucheuse" de l'auteur.

Ma lecture a été plutôt mitigée au départ, j'ai trouvé le début très long, et assez "brouillon". Je n'entends pas par là que l'auteur a écrit n'importe comment mais qu'il est assez difficile de rentrer dans l'histoire de part son thème.

Donc, si vous lisez ce commentaire avant de lire/acheter le bouquin : ne vous arrêtez surtout pas au début du roman, celui-ci est long MAIS nécessaire (et on le comprend/l'apprécie d'autant plus dans la suite de notre lecture).

Après ce début compliqué, la lecture devient de plus en plus fluide, on s'habitue à la double personnalité du personnage et de ces deux histoires que l'on suit en même temps.

À partir de là, c'est clairement devenu pour moi un énorme coup de coeur.

Ce livre est bourré de poésie et de vérité. L'écriture est juste incroyable et quand on sait que ce roman a été écrit d'après des faits réels et que cela reflète une vérité interne de personne souffrant de trouble de la personnalité, c'est d'autant plus touchant.

Tout ce que j'ai à dire c'est : accrochez-vous, ce livre en vaut clairement la peine !

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Commentaire ajouté par Tifaannyy 2018-08-28T16:56:00+02:00
Or

Un livre très intéressant et touchant qui m'a beaucoup émue.

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Commentaire ajouté par melicia 2018-08-26T14:41:41+02:00
Bronze

Un roman qui parle avec justesse et humour de maladie mentale pour que les jeunes lecteurs comprennent mieux de quoi il s'agit. Un récit inspiré par une histoire vraie, mais aussi une œuvre littéraire reconnu par la National Book Award en 2015.

Ça reste une lecture assez spéciale très bien représentée par la couverture qui lui ressemble parfaitement. Une lecture qui demande d'avoir l'esprit ouvert et de se laisser emporter...

http://books-story.wixsite.com/books-story/single-post/2018/08/14/LE-GO%C3%9BT-AMER-DE-LAB%C3%8EME

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Commentaire ajouté par LivreSansFin 2018-08-24T12:57:34+02:00
Bronze

C'est un livre très intéressant qui m'a permis d'en apprendre beaucoup plus sur les maladies mentales mais j'avoue avoir eu du mal à me plonger dans l'histoire. Le début est flou et très farfelu, je ne comprenais pas où l'auteur nous emmenait. Au fur et à mesure tout devient plus clair.

Je pense que c'est la note de l'autre qui m'a le plus touchée. Ahaha

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Commentaire ajouté par Milie_Baker 2018-06-07T07:57:17+02:00
Or

À paraître le 30 août 2018.

Un livre absolument incroyable.

Neal Shusterman s'est inspiré de la maladie de son fils, qui comme son personnage Caden, s'enfonçait dans les abîmes de ses pensées.

Uniquement avec les dessins de son fils, ainsi que de ses dires et l'idée que Neal avait de ses pensées, un livre magnifique s'est écrit.

Dans "Le goût amer de l'abîme", on suit Caden, qui est un garçon très intelligent et qui aime dessiner. Mais voilà, depuis un moment déjà, il se perd dans des pensées sombres et sinueuses. Il suppose que des élèves de son lycée veulent le tuer, que des insectes l'écoutent en permanence et qu'il est le seul à se rendre compte de ce qu'il se passe vraiment. Ses parents, comprenant que Caden va de plus en plus mal et qu'ils ne peuvent pas l'état, tant son esprit est éloigné, décident de l'emmener dans un hôpital spécialisé pour les jeunes qui ont des maladies mentales. À partir de là, Caden va rencontrer des personnes qui, comme lui, sont brisés et essayent de s'en sortir.

Le plus ingénieux dans ce roman, ce sont tous ces passages croisés entre la vie de Caden et ses pensées. Dans son esprit, Caden est le mouche d'un bateau qui part en direction de Challenger Deep, en endroit où se cache un trésor. Tout ce qui se passe sur le bateau est les pensées de Caden. Au début, c'est un peu difficile de tout comprendre, mais peu à peu, on comprend comment tout s'actionne. Lorsque, dans l'hôpital, Caden fait face à une situation traumatisante ou qu'il ressent une douleur, cela se répercute sur le bateau, mais d'une manière bien plus loufoques. C'est là que l'on commence à comprendre comment ses pensées marchent.

Et c'est là le coup de génie de l'auteur. Car lui, qui n'a pas cette maladie mentale, arrive à mettre le doigt sur des pensées précises, folles et qui correspondent tout à fait avec ce qu'est la schizophrénie.

Alors tout d'abord félicitations pour cet incroyable roman, et surtout je le recommande absolument, à tout le monde !

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Date de sortie

Sortie récente

"Le goût amer de l'abîme" est sorti 2018-08-30T00:00:00+02:00
background Layer 1 30 Août

Dates de sortie

Le goût amer de l'abîme

  • France : 2016-04-26 - Poche (Français)
  • France : 2018-08-30 (Français)
  • USA : 2015-04-21 (English)

Activité récente

Annax l'ajoute dans sa biblio or
2018-10-24T20:32:30+02:00

Les chiffres

Lecteurs 22
Commentaires 8
Extraits 17
Evaluations 12
Note globale 8.83 / 10

Évaluations

Titres alternatifs

  • Challenger Deep - Anglais

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