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Vous avez remarqué que la forme qui signifie le passé s'appelle l'imparfait? Le présent de l'indicatif, vous croyez que ça veut dire le parfait?

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On reconnait les grands à la façon dont ils traitent les petits. Gagner en humiliant, c'est perdre.

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Elle saisit sa binette et farfouille la terre avec bonheur. Soudain, mue par une impulsion de plénitude, elle prend deux pleines poignées de terre grasse et les hume en les malaxant pour en exalter le parfum. Elle lève la tête et regarde ce ciel si bleu au-dessus des feuilles vertes qui oscillent. La vie lui paraît une telle merveille de perfection! Le coeur dilaté par la joie profondeur d'être vivante, à genoux dans la terre à respirer l'été et la générosité de la vie à son égard, elle murmure un merci qui s'adresse à toute force divine responsable de cet instant de pur et total contentement.

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Le lendemain, ils se promènent toute la journée et Florent lui indique les tons, les couleurs. Sur la plage, il lui montre comment observer l’ensemble de la couleur et ensuite, en prenant chaque galet, il lui montre l’infinité des gris, des beiges, des blancs qui donnent l’ensemble apparemment d’une seule couleur. Parce qu’il la force à porter attention, Adélaïde se rend compte que pas une planche du mur de la grange, pas un brin de blé vert dans le champ n’a la couleur exacte de son voisin… et que l’harmonie provient de la parenté, mais aussi de la différence.

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De tout ce que ces amis lui ont dit du bonheur d'une union réussie, de tout ce qu'il a vu et apprécié de joies familiales, ce rire qui suit une phrase d'Edward, ce rire étouffé, si gai, si impulsif, ce rire est le symbole même du bonheur.

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"Vas-tu nous faire un fond de chaudron, comme dirait le père Gariépy ?"

Les pieds sur le bord du lit, affalé dans le fauteuil de cretonne fleurie qu'il a approché, Edward fume. Flambant nu, sans aucune vergogne, il placote avec sa femme qui est pudiquement demeurée sous le drap. La chambre est déjà bien en désordre et il n'y est que depuis une heure. Comme il s'interdit de fumer au lit, c'est le stratagème qu'il a trouvé pour rester près de Gabrielle et contenter son envie.

"Hé ! mon estorlet, dors-tu ?"

Gabrielle saisit le pied qui la bardasse, elle passe ses doigts entre les orteils d'Edward qui, craignant la chatouille, arrête de la houspiller. "Mon estorlet", ça fait longtemps qu'elle ne l'a pas entendue, celle-là.

"Profite, Edward, dans pas grand temps, j'aurai plus rien d'un oiseau.

- Même en famille, tu restes slim.

- Le fond du chaudron, par chez nous, c'est le dernier.

- Le fond du chaudron, par chez nous, c'est un beau bébé aux cheveux foncés quand le père est un beau blond, comme moi.

- Tu foncis, t'es plus si blond que dans ton jeune temps. Ça doit être à force de t'emboucaner."

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Elle lève les yeux vers lui et, comme s’il s’agissait d’un signal secret, ils se mettent à valser silencieusement le long de l’allée cirée qui sépare les deux longues rangées de lits. Tout le monde s’est tu. Du fond de leur lit, même les plus languides se soulèvent et fixent, émerveillés, ce couple qui glisse sur le sol, cette traîne striée de lumières qui virevolte, la main forte de l’homme contre la peau pâle du dos et les yeux du danseur qui plongent dans ceux de la femme. Ils regardent tous dans le silence de la nuit habituellement si mesquine cette princesse et ce prince venus faire miroiter un monde disparu et, pour la première fois depuis longtemps, ils entendent la musique.

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Le lendemain, ils se promènent toute la journée et Florent lui indique les tons, les couleurs. Sur la plage, il lui montre comment observer l’ensemble de la couleur et ensuite, en prenant chaque galet, il lui montre l’infinité des gris, des beiges, des blancs qui donnent l’ensemble apparemment d’une seule couleur. Parce qu’il la force à porter attention, Adélaïde se rend compte que pas une planche du mur de la grange, pas un brin de blé vert dans le champ n’a la couleur exacte de son voisin… et que l’harmonie provient de la parenté, mais aussi de la différence.

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Quand Edward ferme ses bras autour de ses épaules et la serre contre lui, elle se met à pleurer dans la lumière douce de la lune. Elle pleure sur l'enfance de sa petite fille qui s'achève, sur le temps si court des enfants qu'on garde dans ses bras, sur Florent si peu gâté par la vie et à qui elle veut donner au moins une petite chance d'avoir un jour dix ans. Elle pleure le dos abandonné contre le corps solide de cet homme qu'elle aime et qu'elle approuve, même si sa décision est dure.

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Edward les trouve toutes deux enlacées dans la berçante en osier, béatement endormies et sourdes à la maison qui s'éveille. Il les contemple. La même ligne de sourcils, le même carré du visage, sa bouche à lui, mais son sourire à elle, avec ses parenthèses de fossettes. La seule de ses enfants à avoir hérité du précieux regard gris de Gabrielle, variations des nuances en moins. Edward sait qu'il n'a observé aucun de ses enfants autant que celle-ci. Probablement Est-ce pour cela que Béatrice fait autant de manières. Mais, de tous ses amis, de tous ses parents ou connaissances, il est le seul à avoir autant de sens paternel. Lui qui n'a connu de son père que sa boîte à lunch, quotidiennement remplie par sa mère, il s'est juré que ses enfants verraient de lui autre chose que sa fatigue et son abattement. Il n'est pas certain d'y arriver avec les plus petits, mais celle-là, sa première, il la sait par cœur. Et, même si ce n'est pas avouable elle a une place bien à elle dans son affection.

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