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Extrait ajouté par bzz-bzzz 2012-01-13T10:43:10+01:00

Dans le règne vivant, la mort est une absurdité illogique. Elle semble avoir été surajoutée à l'oeuvre de vie, par un accident ou une intervention étrangère. Tout est prévu par la nature pour qu'un organisme vivant, parvenu à son point parfait de développement, s'y maintiennent d'une façon définitive. Or il ne s'y maintient pas. Arrivé au sommet de lui-même, il commence, lentement, puis de plus en plus vite à glisser sur la pente qui le conduit à sa destruction. Chez l'être humain, le vieillissement commence dès l'âge de dix-huit ans. Alors qu'ils sortent à peine de l'adolescence et qu'ils s'imaginent n'avoir encore rien commencé, l'homme et la femme sont déjà au bout de leur vie intacte. Déjà, sans le savoir, ils engagent le combat perdu contre la maladie dont nul ne guérit.

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Extrait ajouté par bzz-bzzz 2012-01-13T10:42:11+01:00

Tu n'es pas mort puisque je vis.

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-16T22:29:59+02:00

Pour les hommes du monde, le lendemain est un jour d'espoir et de crainte : demain, je n'aurais plus mal, demain il faudra payer, demain le soleil peut-être, ou demain l'hiver...

Pour les habitants de l'Ile la crainte a disparu. Demain personne ne manquera de rien, personne n'aura un jour de plus.

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Extrait ajouté par MoonBear 2018-11-25T13:56:25+01:00

Comment avait-on pu, pendant des millénaires, laisser les femmes s'épouvanter et se déchirer, alors que la mise au monde d'un enfant pouvait être pour la mère une joie profonde et plus consciente que celle de l'amour? "Tu enfanteras dans la douleur..." Quel vieux prêtre puant et misogyne avait pu mettre cette parole dans la bouche de Dieu?

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Extrait ajouté par Angie02 2015-10-04T20:33:39+02:00

C'est Khrouchtchev qui y a pensé le premier: malgré toutes les précautions prises, peut-être dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, le JL3 réussira à s'échapper de L’Île et à contaminer le Monde. Et la vie, délivrée du frein de la mort, se mettra à se multiplier à bourgeonner, à éclater, à déborder dans toutes les espèces. Malgré les cataclysme qui s'en suivront, malgré les revanches brutales de la mort par les guerres, les famines, les massacres, la vie ne cessera, après chaque désastre, de recommencer, de tout envahir et de tout ravager. La vie sans la mort rend la vie impossible.

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Extrait ajouté par fanfan50 2015-04-01T20:40:52+02:00

Jeanne se leva et essaya de sortir du jardin. Mais la masse mouvante des enfants dressait devant elle un mur. Il s'ouvrait sans difficulté mais se refermait sans cesse. C'était une foule dense et mouvante et belle de sa chair neuve et nue, mais une foule, dont l'épaisseur était le caractère naturel. Ils étaient là, ils arrivaient, ils partaient, ils étaient toujours aussi nombreux, et cela ne les gênait pas plus que les grains d'une grappe, mais Jeanne se sentait comme une abeille coincée au milieu d'eux.

"Je fais de la claustrophobie", se dit-elle. Mais ce n'était pas cela, et elle le savait. C'était la Densité.

Adultes et enfants, ils étaient trop nombreux pour le volume qu'ils occupaient. Elle ne pouvait pas faire un pas, jamais, nulle part, sauf dans les profondeurs des machines, sans croiser plusieurs personnes, et en croiser encore plusieurs au pas suivant, et en sentir qui marchaient derrière elle, et à gauche, et à droite, et voir devant elle des dos et des nuques. Et partout les enfants couraient et se faufilaient parmi les adultes, bouchant les vides, têtes brunes, têtes blondes, mouvantes à mi-hauteur du courant. Un arrivait et partait, un autre était déjà là. Parfois, elle posait sa main, au passage, sur une épaule tiède, sur des cheveux frais. Et parfois l'enfant lui prenait la main dans les siennes et l'embrassait ou la frottait contre sa joue. Il riait, il était déjà parti.

L'affluence, partout dans les rues de l'Ile, rappelait celle des couloirs du métro parisien vers cinq heures du soir. Heureusement les gens ne couraient pas, ne se bousculaient pas, ne portaient pas sur le visage cette expression hagarde des travailleurs du Monde se déplaçant en hâte entre leur travail et leur logis, toujours tirés, toujours poussés, toujours pressés, courant vers le bout de leur vie.

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Extrait ajouté par laetitia90 2013-05-08T21:16:57+02:00

Roland était vivant! Comment avait-elle pu croire qu'il était mort! C'était absurde, Roland ne pouvait pas mourir, leur amour ne pouvait pas mourir, la mort est noire, nulle. Et leur amour était le soleil, la danse, la joie, la force, et mille couleurs plus chaude et plus douce que le rouge et le bleu... Roland mon amour, nous allons nous retrouver...

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Extrait ajouté par anonyme 2013-01-11T17:34:10+01:00

Il n'y aurait pas entre eux de lassitude, ni de ces habitudes dont le poids peu à peu accumulé fait sombrer l'exceptionnel dans le banal, et l'asphyxie.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-04-12T15:01:27+02:00

Il n’était plus jamais, depuis ce moment, venu la rejoindre dans sa chambre, mais s’il était venu, aurait-elle eu le courage de le renvoyer ? Et si elle ne l’avait pas renvoyé, ne l’eût-elle pas reçu avec plus de joie qu’avant ? Elle était si fantastiquement heureuse dans son cœur et dans son corps qu’elle lui eût, peut-être, offert une part de ce festin, sans que ce dernier fût pour cela entamé ou souillé. Mais il ne vint pas. Qu’il vînt ou non n’avait aucune importance, et aucune importance ce que Roland faisait dans les nuits conjugales. Il y avait lui et elle, tout le reste n’était rien

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-04-12T15:01:19+02:00

À chacun de ses voyages, un avion accompagna le sien, se posa après le sien et repartit avec lui. Personne n’en vit jamais descendre aucun passager. En revanche, dans chaque pays, un ou plusieurs visiteurs montèrent à bord et redescendirent plusieurs heures après, l’air soucieux, ou très grave, ou effaré, gardant dans leur esprit l’image d’un papillon brun taché de bleu

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