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Extrait ajouté par Yapasdetension 2018-12-14T16:24:14+01:00

"Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d'apprécier avec moins."

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Extrait ajouté par Yapasdetension 2018-12-08T11:58:08+01:00

"Utilise tes connaissances, mais sois conscient de leurs limites. La connaissance seule ne suffit pas; elle n'a pas de coeur. Elle ne nourrit pas ton esprit; elle ne peut pas t'apporter le bonheur ultime, ni la paix. La vie exige plus que la connaissance; elle exige une intense capacité de sentir et une énergie inépuisable. Seule l'action juste insuffle la vie à la connaissance."

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Extrait ajouté par amzielle 2017-09-03T17:01:11+02:00

<< Tu écriras et tu enseigneras. Tu vivras une vie ordinaire. Tu apprendras à rester ordinaire dans un monde troublé auquel, en un sens, tu n'appartiens plus. Reste ordinaire et tu pourras aider les autres.>>

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Extrait ajouté par feedesneige 2015-10-10T16:26:43+02:00

La station d'essence de L'Arc-en-Ciel

« La vie commence », pensai-je en disant au revoir à mon père et à ma mère à travers la vitre de ma bonne vieille voiture blanche, pleine à ras bord de toutes les affaires que j'avais préparées pour ma première année d'université. Je me sentais fort, indépendant, prêt à tout.

Je chantai à tue-tête, couvrant la radio, en roulant vers le nord sur l'autoroute de Los Angeles. Puis je passai au-dessus de Grapevine pour déboucher sur la Route 99, qui m'emmena à travers des plaines aux cultures verdoyantes jusqu'au pied des montagnes de San Gabriel.

Juste avant la tombée de la nuit, pendant ma descente sinueuse des collines d'Oakland, je vis miroiter la baie de San Francisco. Mon exaltation s'accrut tandis que j'approchais du campus de Berkeley.

Après avoir trouvé mon dortoir, je déballai mes affaires et jetai un coup d'œil par la fenêtre au pont de la Golden Gate et aux lumières de San Francisco qui scintillaient dans l'obscurité.

Cinq minutes plus tard, je déambulais le long de Telegraph Avenue, regardant les vitrines, respirant l'air frais de la Californie du Nord, savourant les odeurs émanant des petits cafés. Tout m'enchantait tellement que je me promenai jusqu'à minuit passé le long des beaux chemins du campus.

Le lendemain matin, je me rendis tout de suite après le petit déjeuner au Gymnase Harmon, où j'allais m'entraîner six jours par semaine, à raison de quatre heures de musculation et de sauts périlleux par jour, pour réaliser mon rêve de devenir un champion.

Deux jours passèrent et déjà j'étais noyé dans une marée de gens, de papiers et d'horaires de cours. Bientôt les mois s'ajoutèrent aux mois, au rythme des saisons de la douce Californie. Pendant mes cours, je survivais ; au gymnase, je m'épanouissais. Un ami m'avait dit une fois que j'étais né pour être acrobate. J'en avais certainement l'allure : j'étais bien bâti avec des cheveux bruns et courts, un corps mince et vif. J'avais toujours eu un penchant pour les acrobaties les plus folles ; déjà, tout jeune, j'aimais frôler les limites de la peur. La salle de gymnastique était devenue mon sanctuaire ; j'y trouvais mon enthousiasme, mes défis et mes satisfactions.

À la fin de mes deux premières années, j'étais allé en France, en Angleterre et en Allemagne, pour représenter la Fédération de Gymnastique des États-Unis. Je gagnai le Championnat du Monde de Trampoline. Mes trophées de gymnastique s'empilaient dans un coin de ma chambre. Ma photo parut tellement souvent dans le « Daily Californian » que les gens se mirent à me reconnaître et ma réputation grandit. Les femmes me souriaient. Susie, une fille douce et pulpeuse, aux cheveux blonds et au sourire-dentifrice, me faisait de plus en plus fréquemment des visites amoureuses. Même mes études allaient bien! Je me sentais au sommet du monde.

Pourtant, au début de l'automne 1966, quelque chose de sombre et d'intangible commença à prendre forme. À cette époque, j'avais quitté le dortoir et je vivais seul dans un petit studio derrière la maison de mon propriétaire. Durant cette période, j'éprouvai une mélancolie croissante, et cela malgré tous mes succès. Puis, j'eus des cauchemars. Presque chaque nuit, je me réveillais en sursaut, inondé de sueur. Le rêve était presque toujours le même.

Je marchais le long d'une rue obscure, distinguant à travers un épais brouillard de grands bâtiments sans portes ni fenêtres.

Une immense forme vêtue de noir s'approchait de moi. Je sentais, plus que je ne le voyais, un spectre effrayant, un crâne blanc, luisant, dont les orbites noires me fixaient dans un silence de mort. Un doigt qui n'était plus qu'un os blanc pointait dans ma direction ; la main blanche, repliée comme une griffe, me faisait signe. J'étais glacé d'épouvante.

Un homme aux cheveux blancs apparaissait derrière le spectre encapuchonné. Son visage était calme et lisse. Il marchait sans bruit. Je devinais confusément qu'il était ma seule chance de salut. Il avait le pouvoir de me sauver, mais il ne me voyait pas et je ne pouvais pas l'appeler.

Se moquant de ma peur, la Mort au capuchon noir se tournait vers l'homme aux cheveux blancs qui lui riait au nez. Frappé de stupeur, j'observais : la Mort furieuse essayait de l'attraper, mais en vain. L'instant d'après, le spectre fonçait sur moi, mais le vieil homme l'empoignait par son manteau et le projetait dans les airs.

Brusquement, la Mort avait disparu. L'homme aux cheveux blancs me regardait, tendait les mains vers moi en un geste de bienvenue. Je m'avançais dans sa direction, puis en lui, et me fondais dans son corps.

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