Livres
546 095
Membres
581 857

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Le Justicier d'Athènes



Description ajoutée par x-Key 2013-08-27T15:31:08+02:00

Résumé

À mort les fraudeurs fiscaux !

La Grèce en 2011 : la crise économique s’aggrave. Certains riches vivent bien mais ne paient pas leurs impôts ; les pauvres sont partagés entre révolte et désespoir. Le commissaire Charitos, lui, s’ennuie… jusqu’au jour où le cadavre d’un chirurgien renommé qui profitait de la mauvaise gestion du système de santé est découvert au cimetière du Céramique. Au cœur de l’affaire, un percepteur anonyme qui fait chanter les riches fraudeurs fiscaux et n’hésite pas à mettre ses menaces à exécution en usant de méthodes héritées de l’Antiquité. Ce sont ensuite les hommes politiques ayant favorisé naguère la fraude fiscale qui sont inquiétés. Le gouvernement s’affole alors que Charitos est confronté à sa conscience.

Après Liquidations à la grecque, prix « Le Point » du Polar européen 2013, ce deuxième volet de « La trilogie de la crise » est, sous sa forme divertissante, un commentaire social et politique cinglant.

Afficher en entier

Classement en biblio - 8 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Irene-Adler 2020-02-10T18:20:54+01:00

– Je vais vous dire encore une chose, monsieur le commissaire. L’État grec est la seule mafia au monde qui ait réussi à faire faillite. Toutes les autres croissent et prospèrent.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Irene-Adler 2020-08-17T21:30:58+02:00
Argent

Après la Sicile du commissaire Montalbano, direction la Grèce du commissaire Kostas Charitos !

Attention, c'est la Grèce en 2011, celle en pleine crise économique.

Crise que nous allons étudier de l'intérieur, que nous allons vivre en tentant de nous frayer un chemin dans la ville d'Athènes remplie de manifestants tous les jours, des protestataires en tout genre.

La Grèce qui voit son peuple crever car malgré les diplômes, malgré le travail, les gens ont bien du mal à joindre les deux bouts, tant ils sont mal payés et qu'on leur sucre toutes les primes.

C'est todi li p'tit qu'on spotche (c'est toujours le petit qu'on écrase) et ceux qui crèvent la gueule ouverte, ce sont les petites gens, les gens normaux, pas ceux d'en haut, bien entendu.

Lire un Kostas Charitos, c'est entrer de plain-pied dans la misère humaine dans ce qu'elle a de plus humiliante, de plus détestable car voir des jeunes diplômés, des BAC+ beaucoup d'années, devoir bosser pour pas un rond ou ne pas trouver du boulot, c'est toujours rageant.

Leurs ancêtres avaient été Gastarbeiter (travailleurs invités) et avaient dû s'exiler pour trouver du boulot et voilà que les jeunes doivent remettre ça : partir ou crever. Mais ce sont les diplômés qui partent, plus les ouvriers peu qualifiés.

Ça fait la deuxième fois que j'ai envie d'embrasser le criminel dans les romans de Petros Markaris puisque dans le premier, on y assassinait des banquiers véreux et dans celui-ci, des gros fraudeurs du fisc, de ceux qui ont profité du système pour s'en mettre plein les fouilles et qui n'ont payé qu'une misère en impôts car ils n'ont pas déclaré tous leurs revenus.

Désolé, mais je n'ai ressenti aucune émotion à voir des fraudeurs de ce haut niveau se faire assassiner… Par contre, dans les suicides provoqués par la crise, on se retrouve face à des moments poignants car certains avaient la vie devant eux, mais les perspectives n'étant pas belles, ils ont préféré la mort avant de tomber sur des jours encore pire.

Kosta Charitos n'est pas un commissaire comme les autres. Il est lent, ringard et chiant, comme le résume si bien un journaliste, ami à lui. Il a une vie de famille dont on prend plaisir à suivre les péripéties au cours du récit, car elles illustrent bien les problèmes que rencontrent la majeure partie des familles en Grèce.

Kosta n'est pas alcoolo ou dépressif, non, c'est un homme ordinaire, un homme et un policier patient, tenace, humain (très), qui ne reste jamais insensible aux souffrances de ses concitoyens et capable d'avoir de la sympathie pour l'assassin que son devoir lui impose d'arrêter.

Lire une enquête de Kosta Charitos, c'est plonger dans les eaux troubles, c'est assister à la déliquescence de l'État Grec, de la société grecque toute entière, c'est arpenter les coulisses puantes du pouvoir (gaffe en marchant de pas poser le pied dedans), c'est dénoncer les magouilles des riches et parler de la misère et de l'angoisse des petites gens.

Bref, c'est foutre un coup de pied dans la fourmilière, l'exposer en pleine lumière et tenter de nous faire comprendre la crise Grecque d'une autre manière en nous la faisant vivre de l'intérieur.

Une fois de plus, c'était brillant !

Afficher en entier
Commentaire ajouté par polacrit 2020-03-25T18:25:27+01:00
Argent

Dans un contexte social morose: "ça chauffe partout dans Athènes (...)Les immigrés qui se castagnent avec les gars de l'Aube dorée tous les soirs. Les types qui tabassent les politiciens. Les affiches qui ridiculisent les journalistes, et pas un meurtre pour nous éviter la corvée? Quelle poisse!", le commissaire recourt aux grands moyens pour occuper son équipe qui souffre de désœuvrement: "J'ai dit à mes adjoints que c'était l'occasion de mettre un peu d'ordre dans le service. De virer le superflu et d'envoyer aux archives centrales tous les dossiers des affaires classées." (Page 16). Seul le suicide quatre femmes retraitées vient "égayer" leur quotidien bien morne.

C'est alors qu'un cadavre est découvert dans le musée archéologique le Céramique de la capitale grecque; il s'agit de Athanassios Korassidis, chirurgien, tué par une injection de ciguë. Visiblement, le site où le cadavre a été découvert n'est pas la scène du crime. Alors, où le tueur a-t-il opéré? Et comment l'a-t-il amené jusqu'au Céramique? En l'absence de témoins et d'indices probants, l'enquête s'avère compliquée, d'autant que celui qui se fait appeler "Le percepteur national" s'en prend à de riches fraudeurs fiscaux, très mal perçus en cette période de profonde crise économique. Le commissaire Charitos est en proie à un dilemme qu'il ne sait comment résoudre: l'arrêter serait en faire un martyr et du coup un héros national; le laisser libre serait prendre le risque de voir s'accumuler les cadavres.

De quel côté penchera la balance: du côté du flic intègre ou du citoyen indigné?

Les lieux:

Descriptions très sommaire du premier lieu de crime: "Le corps se trouve à une centaine de mètres plus loin, près d'une stèle figurant une femme assise et un jeune homme debout qui lui présente un objet. Dans le fond, quelques cyprès se balancent". (Page 27). =>Sobriété de détails très curieuse, comme si le lieu en lui-même n'avait aucune importance.

Par contre, les déplacements dans la ville d'Athènes sont évoqués avec des détails géographiques très précis, énumérant les rues et les avenues empruntées, comme pour un jeu de piste: "Vlassopoulos met la sirène, mais ne prend pas la rue Pireos. Il évite habilement la place Omonia par la rue Heyden et nous débouchons bientôt dans l'avenue Alexandras." (Page 33) =>On peut trouver ces descriptions tout au long du roman.

Second lieu du crime, un  autre site archéologique, avec les mêmes descriptions très sommaires: "Je jette un coup d’œil au décor. Ici aussi nous sommes entourés de cyprès. A droite, une sorte de bosquet. Sur une hauteur, une chapelle surmontée surmontée d'une cloche." (Page 92) Détails bien peu précis concernant une ville comme Athènes qui doit compter des centaines de cyprès, de bosquets et de chapelles surmontées d'une cloche !!

En conclusion:

Le contexte social dans lequel se déroule cette histoire est  omniprésent tout au long des pages: c'est la situation de faillite économique de la Grèce qui pousse les gens à prendre des décisions extrêmes, comme les quatre retraitées du début, et qui détermine le mobile des crimes, même s'il est certain que la violence ne constitue pas une solution viable. L'extrait de la lettre laissée par les quatre retraitées est éclairant: "Nous sommes quatre retraitées, sans famille. Nous n'avons ni enfants ni chiens. D'abord, on nous a réduit nos retraites, notre unique revenu. Puis nous avons cherché un médecin qui nous prescrive nos médicaments, mais les médecins étaient en grève. Quand ils les ont enfin prescrits, on nous a dit à la pharmacie que nos mutuelles n'ont plus d'argent et que nous devrons payer de notre poche." (Page 10).

Ainsi, le roman est émaillé de nombreuses petites notes qui donnent un aperçu criant du quotidien que vivent les Grecs, exceptés les fraudeurs fiscaux, les corrompus et les ministres qui, eux, s'en mettent plein les poches: les jeunes qui passent des heures sur internet à chercher le moindre petit boulot; la circulation quasi inexistante, les Athéniens n'ayant plus les moyens de mettre du carburant dans leurs véhicules; un magasin sur deux fermé; les salaires réduits, les coupes sombres dans les budgets...Dans un tel contexte, on peut comprendre le désespoir, la peur de l'avenir qui animent les personnages: comment survivre et comment accepter que certains, riches à millions, ne paient pas les impôts qui, certes, ne renfloueraient ps le pays, mais au moins lui accorderaient une bouffée ou deux d'oxygène? Là réside le dilemme du commissaire...

Chaque étape de l'enquête policière menée par Charitos et son équipe est décrite avec minutie, comme si le lecteur faisait partie de la brigade: nous assistons aux débriefing, aux interrogatoires de témoins, aux investigations, racontés avec beaucoup de réalisme et de vraisemblance. N'est-ce pas ce que tout lecteur de polar attend d'un bon roman?

Le dépaysement, le contexte social, la réalité de la Grèce vue de l'intérieur sont autant d'atouts présentés par Le Justicier d'Athènes...et bien d'autres que je vous laisse découvrir par vous-mêmes...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par hulottebriarde 2015-06-06T10:53:26+02:00
Lu aussi

Un policier original... Un homme qui se surnomme "le percepteur national" envoie une sommation à certains fraudeurs de payer leurs impôts... Sinon...

2 hommes sont retrouvés morts empoisonnés à la cigüe... sur des sites antiques...

et les mauvais payeurs se ruent pour payer leurs dûs... le percepteur national est en passe de devenir un héros...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par jpx33260 2014-01-23T09:54:31+01:00
En train de lire

Le thème était certes séduisant mais franchement ... comme si tous ces noms de personnages grecs n’étaient pas déjà si simple a retenir l'auteur prend un malin plaisir a rajouter une tonne de noms de rues,de place ,de boulevard...pourquoi?? c'est un peu lourd et inutile surtout ... j'ai hésité a me munir d'un plan d’Athènes avant la fin du bouquin en pensant que tous ces noms avaient peut être leur importance ?? (humour)

Afficher en entier

Date de sortie

Le Justicier d'Athènes

  • France : 2013-09-26 (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • Περαίωση - Grec

Les chiffres

lecteurs 8
Commentaires 4
extraits 14
Evaluations 1
Note globale 8 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode