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Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux



Description ajoutée par Hillja 2019-01-03T18:29:08+01:00

Résumé

Septembre 1939 : les hordes nazies déferlent sur la Pologne. Commence alors, pour trois femmes que tout oppose, un terrible et rigoureux hiver…

Il y a Caroline, d’abord. L’ancienne actrice américaine vit dans l’opulence, mais la guerre en Europe va bouleverser tout son quotidien… Kasia ensuite, cette jeune Polonaise qui rentre en Résistance, au péril de sa vie et de celles des siens. Herta, enfin, que son ambition dévorante jettera parmi les monstres – au point de s’y conformer.

Toutes trois l’ignorent encore mais elles ont rendez-vous, au plus noir de l’hiver : au camp de Ravensbrück…

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Classement en biblio - 37 lecteurs

Extrait

Elle m’indiqua du menton le couple âgé ventripotent qui se tenait à la porte de mon bureau, chargé d’une brassée de teckels au poil grisonnant.

Comme Pia, j’avais plusieurs casquettes. Je devais m’occuper des besoins des citoyens français, ici, à New York – souvent des familles qui avaient connu des jours meilleurs – et j’étais responsable du Fonds d’aide aux familles françaises, une œuvre charitable qui envoyait des colis aux orphelins français outremer. Je venais de quitter les planches après presque vingt ans à Broadway et cela me semblait facile en comparaison. Et je passais moins de temps à faire et défaire mes valises.

Mon patron, Roger Fortier, apparut sur le seuil de la porte.

— Caroline, j’ai besoin de vous, c’est urgent. Bonnet a annulé.

— Ce n’est pas possible, Roger.

La nouvelle me terrassa comme un coup de poing. Cela faisait des mois que j’avais annoncé le ministre des Affaires étrangères français comme invité d’honneur à notre gala.

— Pas facile d’être ministre des Affaires étrangères en France en ce moment, lança Roger par-dessus son épaule en quittant la pièce.

Je rentrai dans mon bureau tout en me demandant si l’ami de ma mère, le moine bouddhiste Ajahn Chah, serait libre ce soir. Mais Roger m’appela aussitôt et je me précipitai dans son bureau en évitant le couple aux teckels qui faisait de son mieux pour avoir l’air démuni.

— Vous pouvez m’expliquer votre retard ce matin ? Pia, elle, est là depuis deux bonnes heures.

En tant que consul général, Roger Fortier gouvernait de ses bureaux qui donnaient sur la Rockefeller Plaza et le Promenade Cafe. La célèbre patinoire qui s’y trouvait en hiver laissait la place, l’été, à des tables de cafés et des serveurs affairés en smoking et tabliers longs. Un peu plus loin, l’imposant Prométhée doré de Paul Manship s’élevait au-dessus du sol, sa main levée tenant le feu qu’il avait volé. Derrière lui, la tour du RCA dressait ses soixante-dix étages contre un ciel saphir. Roger avait beaucoup en commun avec l’homme imposant qui représentait la sagesse, sculpté au-dessus de l’entrée de l’immeuble : le front plissé, la barbe, les yeux en colère.

— Je suis passée acheter une boutonnière pour Bonnet…

— Oh ! C’est pour ça que vous faites attendre la moitié de la France.

Roger mordit dans un beignet et une cascade de sucre saupoudra sa barbe. Malgré une silhouette qu’on pourrait décrire au mieux comme robuste, il n’était jamais en manque de compagnes.

Les dossiers, les documents top secret et les informations sur les citoyens français portés disparus s’entassaient sur son bureau. Le rôle du consul était très large, il devait assister les ressortissants français à New York, en cas de vol, de maladie grave ou d’arrestation, régler toutes les questions liées aux certificats de naissance, aux adoptions et aux papiers perdus ou volés, organiser la visite de hauts fonctionnaires et de diplomates français, et venir en aide en cas de difficultés politiques et de catastrophes naturelles. Les problèmes en Europe nous fournissaient énormément de travail dans toutes ces catégories si l’on considérait Hitler comme une catastrophe naturelle.

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Commentaire le plus apprécié

Or

Avis complet : http://vibrationlitteraire.com/2018/01/10/lilas-ne-refleurit-quapres-hiver-rigoureux-de-martha-hall-kelly/

Le récit de trois femmes fortes embarquées dans la violence de la seconde guerre mondiale…

Dans cette histoire nous allons suivre trois femmes aux personnalités hors du commun de l’aube de la seconde guerre mondiale aux années 1960.

Ces trois personnages féminins principaux sont inspirés de jeunes femmes ayant réellement existé et ayant eu une destinée particulière durant cette grande guerre.

Tout d’abord, nous suivons Caroline Ferriday, une jeune américaine qui tente par tous les moyens d’aider la France comme elle le peut et qui fera des choix déterminants, permettant à sa destinée de croiser les autres femmes fortes de ce roman.

Ensuite, il y a Kasia, une jeune polonaise qui va vivre l’inimaginable, l’innommable. En effet, cette jeune fille va voir son pays envahi et va être déportée dans le seul camp de femmes existant : Ravensbrück. Elle va alors subir l’impossible et faire partie des femmes mutilées sur lesquelles les allemands expérimentaient « pour la science ».

Enfin, nous allons suivre un personnage que l’on penserait détestable dès le premier abord : Herta Oberheuser. Celle-ci est la seule femme médecin qui sera jugée à Nuremberg pour crime contre l’humanité. Elle fait partie de l’équipe dédiée aux expérimentations sur les jeunes femmes.

Je dois dire que j’ai été extrêmement surprise. Je ne m’attendais pas à rencontrer des personnalités aussi emblématiques de la seconde guerre mondiale au féminin. Je n’avais jamais lu de livre sur ce sujet.

J’ai été vraiment saisie par ces personnages et ces faits plus réalistes les uns que les autres.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Caroline qui est armée de toute la générosité du monde. Elle ne pense qu’à aider les plus nécessiteux, quitte à se sacrifier et à oublier sa vie personnelle. Après avoir lu ce livre, j’avoue avoir voulu en savoir encore plus sur cette femme si inspirante.

J’ai aussi bien aimé Kasia même si c’est surement elle qui m’a fait passer les heures les plus sombres de cette lecture ! J’ai apprécié la complexité de sa personnalité et les répercussions de ses traumatismes répétés sur celle-ci. En bref, Kasia est tout de même la grande victime de ce récit et pourtant, elle reste si forte et déterminée, si courageuse jusqu’aux dernières lignes. Cette guerre lui a énormément coûté et pourtant elle continue de se battre, coûte que coûte. Elle est aussi une belle source d’inspiration !

Enfin, on retrouve Herta, la femme médecin nazie. Je ne vous cache pas avoir ressenti pas mal d’antipathie pour ce personnage. Cependant, on ne peut pas lui enlever sa force de caractère et sa détermination. D’abord promise à un avenir radieux en tant que médecin, tout va changer avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Grande cible de la propagande hitlérienne, Herta fait partie de cette jeunesse qui prône ce nouveau gouvernement et le changement qu’on lui promet. Elle en finit aveuglée et avec de sérieux troubles du jugement qui vont lui gâcher ses si beaux projets. Elle tombe bien malgré elle dans ce cercle infernal et se rend coupable des plus grandes atrocités sans se montrer réellement actrice de sa propre vie. C’est un personnage complexe que l’on ne peut pas que détester dans ce récit !

Martha Hall Kelly nous sert dans un récit poignant de réalité le fruit de plusieurs années de recherche et de nombreuses rencontres à travers le monde. Cette histoire est bouleversante car elle est inspirée de faits réels et suit trois personnalités féminines marquantes de la seconde guerre mondiale. J’ai été vraiment chamboulée par certaines scènes, certains faits que l’on connaissait déjà grâce à nos livres d’histoire, mais que l’on retrouve ici d’une façon bien plus marquante car l’histoire en appelle à notre empathie, à nos émotions. Le récit est en effet parfois dur mais il m’apparaît comme nécessaire dans un devoir de mémoire de ces faits atroces. On ne peut que s’attacher à ces personnages qui vivent l’inimaginable et c’est surement ce qui rend l’histoire d’autant plus marquante. On ne lit plus l’histoire de milliers d’inconnus dans un livre d’histoire, on suit la destinée d’une poignée d’entre eux avec une implication émotionnelle certaine. On ne peut pas ressortir indemne de cette lecture qui ne demande qu’à dénoncer et faire connaître des choses que l’on ne devrait jamais oublier, des destins tragiquement interrompus.

Malgré toute l’horreur contenue dans ce récit, d’autant plus atroce qu’elle a été réelle pendant des années dans l’histoire de l’Humanité ; on trouve aussi une belle note d’espoir. En effet, les trois jeunes femmes dont il est ici question vont être comme des fleurs prêtes à refleurir et s’épanouir bien plus belles et plus fortes que jamais après avoir subi ou fait subir les pires atrocités. Chacune est impliquée dans cette guerre d’une façon qui ne peut laisser indifférent. Même Herta, qui est pourtant nazie, peut inspirer une certaine pitié quand on voit ce que le régime a alors fait de son bel avenir ; ce que des idéologies, une propagande bien menée, peuvent faire à une jeune femme pleine de bonnes idées et de beaux projets. On voit aussi les nazis se repositionner en tant qu’êtres humains, ce que l’on a souvent tendance à oublier. Il aurait été bien plus facile de les pointer du doigt comme des monstres sans remords et sans morale et j’ai beaucoup apprécié cette vision donnée par l’auteure.

J’ai découvert grâce à ce récit le côté sordide des expérimentations sur les jeunes polonaises en bonne santé qui m’a vraiment horrifié. Je pense néanmoins qu’on n’en parle en général pas assez et que l’on a trop tendance à oublier ces « Lapins » qui ont pourtant souffert le martyr au nom de la science.

Ce roman a été une très bonne lecture combinant l’horreur à la pérennité de l’espoir. Les trois personnages principaux sont criants de réalisme et on ne peut vraiment pas ressortir indemne de cette lecture. Je pense que Caroline, Herta, Kasia et même sa sœur Zuzanna vont me marquer pendant un long moment. Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux raconte simplement l’histoire vraie de trois jeunes femmes brisées de multiples manières qui finissent par s’épanouir à nouveau, comme le beau lilas de Caroline Ferriday qui refleurit encore et toujours à Bethlehem…

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Vidéo ajoutée par Mayumi 2018-03-21T20:47:39+01:00

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Commentaires récents

Bronze

Ce premier roman fait preuve d'une bonne maitrise du contexte historique. Les personnages, tous féminins, sont très forts et attachants.

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Diamant

Ce livre est une gifle monumentale.

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Argent

Trois femmes pendant la Seconde Guerre Mondiale, il ne m’en fallait pas plus pour me convaincre de lire ce livre. En effet, ce qui fait la spécificité de ce livre, c’est de suivre trois femmes différentes, pour mieux voir la guerre sous tous ces aspects.

Herta Oberheuser a obtenu un diplôme de médecin, chose rare pour une femme pour l’époque. Elle répond à une annonce qui l’amène au camp de Ravensbrück, le seul lieu qui veut d’elle. Elle va être choquée par ce qui se passe à l’infirmerie du camp mais va bien vite s’y faire et contribuer aux horreurs qui s’y passe.

Kasia qui par amour a décidé un réseau de résistance polonais, arrêtée, elle est transférée à Ravensbrück avec sa mère et sa sœur. Elle va croiser la route du Dr Oberheuser, pour son plus grand malheur.

Caroline est bénévole à l’ambassade de France, elle aide comme elle peut les immigrés français mais également les orphelins en France. Elle va tout faire pour les aider pendant mais aussi après la guerre notamment en traquant les criminels.

La beauté de ce récit est liée à ces trois points de vues qui s’entremêlent. De la solidarité des prisonnières de Ravensbrück à la cruauté des opérations inhumaines menées par Herta, j’ai vu toute la beauté mais toute la cruauté de l’humanité.

J’ai eu un réel coup de cœur pour le personnage de Caroline, elle est généreuse et se tient à ses convictions, quitte à souffrir. Concernant Kasia, j’ai aimé que l’autrice prenne le temps de s’attarder sur elle et surtout le retentissement physique, mais surtout psychologique, qu’on eus ces années passées à Ravensbrück. Quant à Herta, je dois dire que j’ai de gros doute sur elle, on voit que les décisions qu’elle prend ne sont pas celles qu’elles voudraient prendre mais elle le fait quand même quitte à faire souffrir d’autres femmes.

L’autrice nous présente un récit basé sur des faits réels auxquels elle a apporté sa plume pour faire émerger toute la psychologie des personnages. D’ailleurs ceux–ci sont particulièrement bien travaillé et en particulier Kasia.

En bref, c’est un très beau roman historique sur une époque tourmentée. Une histoire de femmes, qui d’habitude sont dans l’ombre des récits de cette époque.

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Diamant

Ai hésité entre or et diamant, roman captivant, beaucoup apprécié l'écriture, le déroulement raconté par 3 narratrices différentes qui nous permettent d'avancer dans l'histoire avec des points de vue, des positionnements différents.

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Diamant

Un très beau roman qui relate des faits de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas forcément personnellement. J'ai été transportée par l'histoire. Les personnages d'Herta et Kasia sont passionnants. Celui de Caroline m'a paru insipide à côté des deux autres et c'est bien dommage.

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Diamant

Quelle histoire. Quelle foutu guerre. Je les pleins ces femmes.

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Or

je suis un peu déçue par ce livre. il manque un petit quelque chose, bref, je reste sur ma fin avec ce livre.

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Ma chronique : http://freelfe.blogspot.fr/2018/05/le-lilas-ne-refleurit-quapres-un-hiver.html

Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux est paru aux Editions LEDUC.S, collection Charleston. Son prix est de 22,50 euros. La couverture est attirante et reflète le contenu du livre qui nous parle de trois femmes. La taille d’écriture est très agréable pour le lecteur. C’est un livre de bonne qualité.

L’histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale et durant les années qui suivent. Trois femmes issues d’horizons différents sont mises en scène. Trois femmes qui vont devoir survivre à cette guerre malgré sa cruauté et les souffrances endurées.

Caroline vit à New York et est issue d’un milieu bourgeois. Durant cette guerre sont objectif va être de venir en aide aux orphelins français. Puis après 1945, elle va prendre en charge les femmes revenues des camps de concentration. C’est une femme de cœur qui se bat pour aider les autres.

Au début de la guerre, Kasia est une jeune adolescente polonaise. Avec son caractère bien trempé et malgré les souffrances qu’elle va endurer, elle ne baissera jamais les bras.

Herta est un jeune médecin allemand. Son premier poste va être dans un camp de concentration réservé aux femmes. Déstabilisée au début par ce qu’on lui demande de faire, elle va très vite s’adapter. Elle est prête à tout pour montrer aux hommes qu’une femme peut être un aussi bon médecin qu’un homme.

Dans son roman, Martha Hall Kelly met en scène ces trois personnages. Chapitre après chapitre, elle nous fait vivre la guerre aux travers de leurs yeux. Elle aborde les sujets de la résistance, des camps de concentration, des expérimentations faites par les nazis sur les prisonnières. Elle n’oublie pas de parler de la générosité et du courage de certains mais aussi de la lâcheté d’autres. Elle nous parle aussi de l’après-guerre et des conséquences dramatiques pour ceux qui y ont survécu.

Je recommande fortement ce roman pour les sujets qui y sont traités et la qualité d’écriture de Martha Hall Kelly. Bravo pour ce premier roman.

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Diamant

Un livre très prenant. Très bien écrit. Une histoire d'autant plus touchante, que les personnages que l'on suit ont vraiment existés. On voit que l'auteur a fait un gros travail de recherche afin de nous fournir un livre qui soit le plus fidèle à l'histoire réelle. Ce livre est bouleversant. J'ai été très émue, même à la fin je voulais encore en apprendre davantage sur ce passé qui nous lie tous. Je vous le recommande sincèrement.

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Or

Emouvant, poignant, déchirant. Voilà les trois mots qui, à mon sens, résument le mieux ce roman.

Trois femmes. Trois nationalités. Trois destins. Une seule guerre : la Seconde Guerre Mondiale.

A New York, Caroline Ferriday travaille bénévolement au consulat français. Elle apporte son soutien aux émigrés français dans leur démarche administrative et leur installation en Amérique. Un travail simple mais qu’elle aime. Pourtant, à l’aube de 1939, elle va voir son quotidien bouleversé quand Hitler va déclarer la guerre en Europe. Elle va tout faire pour aider la France malgré la distance et les difficultés qui s’imposent à elle.

De l’autre côté de l’Atlantique, Kasia est une jeune adolescente polonaise qui vit la guerre de l’intérieur. Malgré son jeune âge, elle n’hésite pas à s’engager dans la résistance qui s’organise dans son village de Lublin. Jusqu’au jour où un faux pas va la conduire elle et les femmes de sa famille au camp de Ravensbrück.

C’est aussi dans le camp de Ravensbrück qu’officie le Dr Herta Obenheuser, une jeune médecin allemande qui rêve de devenir chirurgien. Mais à cette époque, peu de femmes ont la possibilité d’une telle carrière. Alors quand le gouvernement SS lui offre la possibilité de montrer enfin ses capacités, elle n’hésite pas.

Alors que ces trois jeunes femmes n’auraient jamais dû se rencontrer, leurs vies se retrouvent liées à jamais par les évènements de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce livre est plus qu’un roman. C’est avant tout un formidable travail d’archives. Il est aussi extraordinaire que troublant. Basé sur des faits et des personnages réels, ce roman n’en est que plus poignant. Personnellement, avoir sous les yeux la réalité ou devrais-je dire les horreurs de la guerre m’a complètement retourné l’estomac. Même aujourd’hui, alors que j’ai achevé ma lecture il y a quelques semaines, je suis encore tremblante en y repensant. Mais je trouve que c’est important de mettre en lumière ces évènements trop peu connus et souvent oubliés.

Au moyen de l’alternance de point de vue, Martha Hall Kelly nous fait découvrir les histoires de trois femmes emblématiques de la Seconde Guerre Mondiale : Caroline, Kasia et Herta.

Caroline est une jeune femme dévouée. Tellement dévouée qu’elle en oublie son propre bonheur. Quand la guerre fait des ravages et même bien après, elle pense en priorité aux autres et tente par tous les moyens de leur apporter son soutien. Même si elle n’a pas vécu la guerre « de l’intérieur », son histoire n’en est pas moins touchante et sa vie bouleversée.

Kasia est probablement celle qui m’a la plus touchée. Elle est téméraire, courageuse, déterminée et surtout extrêmement forte de caractère malgré son jeune âge. Malgré les horreurs subies dans le camp, la perte de proches, la privation de nourriture… elle garde espoir. Cette guerre lui a tout pris sauf cet espoir. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle survit au quotidien. Les passages narrés de son point de vue sont pour moi les plus touchants et traumatisants du roman.

Si j’ai aimé la dévotion de Caroline et le courage de Kasia, j’ai été écœuré par le comportement d’Herta. Elle est aveuglée par son ambition. La jeune fille, qui au départ paraissait idéaliste et naïve, va vite changer de comportement une fois promue médecin dans le camp de Ravensbrück. Elle va se retrouver sous la coupe du gouvernement et de ses supérieurs. Elle perd toute capacité de jugement. Hormis au début du roman, elle m’a été très antipathique. Je peux même dire que je l’ai détesté pour les atrocités qu’elle a commises. Pourtant, l’auteure reste très neutre dans son récit. Elle ne la diabolise pas et arrive même à mettre en exergue l’influence de son entourage et l’endoctrinement dont elle a été victime. Rien n’excuse ses actes mais l’auteure nous offre la possibilité de les comprendre. Aurions-nous agi différemment si nous avions été à sa place ?! N’oublions pas qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années au moment des faits.

Le seul bémol de ce livre est que j’ai parfois été déstabilisée par la chronologie due à l’alternance des points de vue. J’ai par moments eu du mal à me resituer. Mais c’est bien là le seul point « négatif » de ce roman.

Grâce à ce livre, j’ai découvert un pan de l’Histoire et de la Seconde Guerre Mondiale qui m’était inconnue jusqu’à lors. Entre horreur, désespoir et espoir, Martha Hall Kelly nous dévoile un récit bouleversant et percutant. Un récit, certes difficile, mais que je vous invite à découvrir que vous aimiez ou non cette partie de l’Histoire contemporaine.

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Date de sortie

Sortie récente

"Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux" est sorti 2019-01-03T00:00:00+01:00 en version poche
background Layer 1 03 Janvier

Dates de sortie

Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux

  • France : 2018-01-09 (Français)
  • France : 2019-01-03 - Poche (Français)

Activité récente

AureleS l'ajoute dans sa biblio or
2019-03-01T20:07:05+01:00

Les chiffres

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Note globale 8.38 / 10

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