Livres
463 952
Membres
423 764

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Folize 2016-01-16T17:46:07+01:00

William était dur comme la pierre depuis qu’il avait posé les yeux sur Christian dans la rivière. Mais désormais, un puissant désir - un mot cru, une émotion crue, mais qui correspondait parfaitement - s’enroula autour du torse et de ses hanches comme un serpent constricteur et serra fort. Il avait du mal à respirer.

Oh Dieu. Par tous les saints, par la Sainte Vierge, par le Saint des Saints.

Il était subitement conscient de se tenir au bord d’un précipice.

Durant ces dernières semaines passées ensemble, sans que William n’en prenne conscience, toute sa résolution, son contrôle et le déni avaient été grignotés et emportés au loin. Et maintenant, il pouvait sentir combien il était sur le fil du rasoir - périlleusement, horriblement, inconséquemment sur le fil du rasoir. Il voulait Christian férocement et il était à un cheveu de le prendre.

Il se leva brusquement et se dirigea vers les bois.

— William.

La voix de Christian résonna durement, l’arrêtant net.

William fit une pause, tournant le dos à la rivière. Il ne pouvait pas regarder.

— Ils vous appellent le Lion. Je n’aurais jamais pensé que vous puissiez être un tel chien peureux.

La voix de Christian était emplie de mépris. Et ces mots, ces mots scandaleux, diffamatoires, firent trembler William, le secouèrent littéralement dans ses bottes.

Personne ne lui parlait sur ce ton.

William ressentit un besoin impératif de se ruer à la rivière et d’attraper Christian, le pousser, le tacler, le tenir contre le sol et lui faire retirer ces mots… le faire supplier. L’attraper, l’écraser, l’embrasser. Le prendre.

Les doigts tremblant de William tirèrent sur les lacets de son gambison et, d’un juron étouffé, le fit passer par-dessus sa tête et le jeta. Il arracha une botte, puis l’autre, les jetant violemment vers les arbres, provoquant l’envol affolé des oiseaux. Puis sa chemise de lin passa par-dessus sa tête dans un accès de colère. Il se retint à peine de la jeter par terre pour faire bonne mesure.

Il faillit laisser sa culotte sur lui, se dirigeant vers la rivière en la portant encore. Mais la laine était difficile à sécher et il avait besoin de quelque chose de plus pour dissiper sa colère, avant de mettre la main sur quelque chose qui pourrait porter ses bleus. Il s’arrêta et fit descendre sa culotte de laine sur ses hanches si violemment que son sexe dur frappa son ventre bruyamment aussitôt qu’il le libéra. Dans sa rage, il ne ressentit pas la moindre once de gêne.

Christian avait les yeux écarquillés alors que William rentrait rapidement dans l’eau. Il mit ses mains devant lui, comme pour repousser William, mais son visage parlait un tout autre langage. Il observa rapidement William de haut en bas avec une faim dans le regard, s’attardant sur son torse, puis sur son membre dressé. Et s’il avait eu l’intention de courir, comme tout homme sain d’esprit aurait fait, c’était trop tard, car soudain William était sur lui.

William attrapa Christian par les épaules dans ses larges mains et le tint contre lui, le tenant de manière à ce que leurs visages soient au même niveau et ses pieds hors de la berge. William ne fit aucun geste pour se rapprocher. Il le tenait simplement, fermement. Et il le fixait des yeux, grondant tout bas.

Christian lécha ses lèvres, l’air légèrement nerveux. Mais ses yeux brillaient d’un feu éclatant, alors qu’ils quittaient les yeux de William pour se fixer sur ses lèvres puis ses pectoraux. Quand Christian remonta son regard vers celui de William, il était très clair qu’il n’allait pas lutter, n’allait pas résister, ou se défendre avec cette langue diabolique. Il renversa légèrement la tête, ses paupières à demi fermées, la gorge comme offerte.

Par les dents de Dieu ! Cet homme était encore plus beau que tout ce qui pouvait se trouver au paradis et sur Terre. Et la colère de William se changea en un désir ravageant.

— Est-ce que… vous me voulez ? demanda William à travers ses dents serrées, car il le voulait, il en avait besoin. Mais il ne voulait pas prendre ce qui n’était pas offert librement.

Christian répondit férocement.

— Depuis la première fois où je vous ai vu sur le terrain de joute et chaque minute depuis lors.

William tira Christian vers lui, enroula ses bras autour de lui et l’embrassa.

Oh.

Oh, la sensation de Christian dans ses bras. William le serra plus fort, écrasant ce beau corps contre lui aussi fermement qu’il le put sans le blesser. Le haut du corps de Christian était chaud de la chaleur du soleil, tandis que le bas était froid de la fraicheur de la rivière. Et sa puissance fine, le torse plat contre le sien, son sexe dur pressé contre le sien, tout cela semblait si juste, si parfait que William de frissonna de délice et provoqua un pic de chaleur derrière ses yeux.

Oh. William était un homme perdu.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Melou78 2015-07-19T14:23:40+02:00

« Mais comme Sir Robert le lui avait appris, la valeur ne vient pas de l’absence de peur, mais de la détermination à réussir malgré la peur. »

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode