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Extrait ajouté par Jenna95 2013-04-29T16:43:14+02:00

— Ah, répondit le nain qui, visiblement satisfait, repartit d’un bon pas. Tout le monde a entendu parler d’elle. « Oooh, Blanche-Neige, celle qui vit avec les nains et leur mange la laine sur le dos ! Ils ne sont même pas fichus de la tuer proprement… » Ça oui, tout le monde connaît Blanche-Neige.

— Pardon mais… la tuer ? répéta David.

— Avec une pomme empoisonnée. Ça ne s’est pas passé comme prévu. Nous avons mal calculé la dose.

— Je croyais que c’était son affreuse marâtre qui l’avait empoisonnée ?

— Tu ne lis pas les journaux ? L’affreuse marâtre avait un alibi.

— On aurait dû vérifier d’abord, intervint le Camarade n° 5.

Il semblerait qu’elle était occupée à empoisonner quelqu’un d’autre ce jour-là.

Une chance sur un million que ça arrive… Pas de bol, vraiment.

C’était au tour de David de s’arrêter.

— Vous voulez dire que c’est vous qui avez essayé d’empoisonner Blanche-Neige ?

— On voulait juste l’endormir suffisamment longtemps, répondit le Camarade n° 2.

— Très longtemps, corrigea le Camarade n° 3.

— Mais pourquoi ? demanda David.

— Tu verras, dit le Camarade n° 1. Quoi qu’il en soit, nous lui avons donné une pomme, « crounch-crounch, ZZZZZZZZ,snif-snif, pauvre Blanche-Neige, elle-nous-manquera-tant-mais-que-voulez-vous-la-vie-continue ». Nous l’avons étendue sur une dalle, entourée de fleurs et de petits lapins blancs en larmes, les flonflons habituels, quoi. Tout à coup, voilà qu’arrive ce satané prince qui se met à l’embrasser. Un prince ! On n’en a jamais vu par ici ! Il a surgi de nulle part, à califourchon sur ce crétin de cheval blanc. On n’a pas eu le temps de dire ouf que, déjà, il sautait de selle et se ruait sur Blanche-Neige comme un whippet sur un lièvre. Je me demande à quoi il jouait, à vadrouiller dans la forêt et à embrasser au hasard des femmes endormies…

— Un pervers, oui, éructa le Camarade n° 3. Du gibier de potence !

— Bref, il débarque sur son canasson blanc comme un gros couvre-théière parfumé, va se mêler d’affaires qui ne le regardent pas et, une fraction de seconde plus tard, Blanche-Neige se réveille. Et alors là… ooouh, elle était de sale humeur ! Le prince, elle lui passe un de ces savons ! Juste avant, elle lui balance un coup de poing pour avoir osé « prendre des libertés » avec elle. Le prince l’écoute pendant cinq bonnes minutes et, au lieu de lui proposer le mariage, il saute sur son cheval et repart sans demander son reste vers le soleil couchant. On ne l’a jamais revu. Par la suite, on a bien essayé de faire porter le chapeau à l’affreuse marâtre mais, eh bien, s’il faut tirer une leçon de toute cette histoire, c’est qu’avant d’accuser une personne d’avoir commis un acte grave on devrait toujours vérifier son emploi du temps.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-04-29T16:41:16+02:00

Il était une fois une petite fille qui vivait aux abords de la forêt. Elle était vive et maligne, et portait une cape rouge pour être facilement retrouvée si elle se perdait pendant ses promenades, car le rouge se distingue facilement parmi les arbres et les buissons. Au fil des ans, elle cessa peu à peu d’être une petite fille pour devenir une jeune fille, et chaque jour la rendait plus belle encore. Nombreux étaient les prétendants qui désiraient l’épouser mais elle leur refusait toujours sa main. Aucun d’eux n’était assez bien pour elle. Elle était plus intelligente que tous les hommes qu’elle rencontrait et aucun n’aiguillonnait assez son esprit.

Sa grand-mère vivait dans une chaumière au cœur de la forêt. La jeune fille lui rendait très souvent visite. Elle apportait toujours dans son panier du pain et de la viande et restait un moment auprès d’elle. Pendant que sa grand-mère dormait, la jeune fille en rouge aimait se promener parmi les arbres, goûter les fraises sauvages et les fruits de la forêt. Un jour, tandis qu’elle pénétrait dans un bosquet ombragé, un loup survint. Méfiant, il tenta de passer sans se faire remarquer, mais les sens de la jeune fille étaient trop affûtés. Elle vit le loup, elle le regarda dans les yeux et elle tomba amoureuse de l’étrangeté qu’elle y découvrit. Quand il partit, elle le suivit, s’enfonçant dans la forêt plus loin que ses pas l’avaient jamais portée. Le loup essayait de la semer lorsque le sentier disparaissait ou qu’aucune trace ne permettait de le retrouver mais elle était trop rapide pour lui, et la poursuite continua pendant plusieurs kilomètres. Enfin, lassé d’être suivi, le loup se retourna pour faire face à la jeune fille. Il montra les crocs, grogna en signe d’avertissement, mais elle n’avait pas peur.

— Joli loup, murmura-t-elle, tu n’as rien à craindre de moi.

Elle tendit la main et la posa sur la tête de l’animal. Elle passa les doigts dans son pelage et l’apaisa. Et le loup vit combien ses yeux étaient beaux (pour mieux le regarder), ses mains lisses (pour mieux le caresser) et ses lèvres douces et rouges (pour mieux le goûter). La jeune fille se pencha vers lui et l’embrassa. Elle retira sa cape rouge, posa le panier rempli de fleurs et s’étendit au côté du loup. De leur union naquit une créature qui tenait plus de l’homme que du loup. Ce fut le premier des Sires-Loups, Monarque, et nombreux furent ceux qui naquirent après lui.

D’autres femmes tombèrent dans le piège, attirées par la jeune fille à la cape rouge. Elle se promenait dans la forêt et promettait aux femmes qu’elle rencontrait de délicieuses baies bien juteuses, une eau de source si pure qu’elle redonnerait toute sa jeunesse à leur peau. D’autres fois elle se rendait à l’orée d’une ville ou d’un village et attendait qu’une femme se présente pour l’attirer dans les bois en poussant des cris de détresse.

Mais d’autres femmes la suivaient de leur plein gré, car il est des femmes qui rêvent de s’unir à des loups.

Aucune n’en revint jamais. Les Sires-Loups finissaient toujours par se retourner contre celles qui leur avaient donné la vie et les dévoraient au clair de lune.

Telle est l’origine des Sires-Loups.

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Extrait ajouté par mabiblio1988 2010-12-04T18:02:55+01:00

« Il était une fois - car c‘est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un petit garçon qui avait perdu sa mère. »

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-04-29T16:40:54+02:00

Il était une fois deux enfants, un garçon et une fille. Leur père était mort et leur mère s’était remariée, mais leur beau-père était un homme méchant. Il détestait les enfants et ne supportait pas de les voir vivre chez lui. Il les détesta encore plus le jour où, les récoltes ayant été mauvaises, la famine survint, car ils mangeaient toute la nourriture qu’il aurait voulu garder pour lui seul. Il leur en voulait pour le moindre morceau de pain qu’il se sentait obligé de leur donner. Quand il ne parvint plus à calmer ses appétits, il finit par suggérer à sa femme de manger les enfants afin d’échapper à la mort. Après tout, lorsque les temps seraient plus favorables, rien ne l’empêcherait de donner naissance à d’autres bambins. Cette idée horrifia la femme, qui se mit à redouter le sort que son nouveau mari pourrait réserver à ses enfants lorsqu’elle aurait le dos tourné. Pourtant, elle avait conscience qu’elle n’aurait bientôt plus de quoi les nourrir. Aussi les emmena-t-elle au plus profond d’une forêt obscure pour les y abandonner en espérant qu’ils sauraient se débrouiller tout seuls. Les enfants étaient terrifiés. La première nuit, ils ne cessèrent de sangloter, jusqu’à ce que le sommeil s’empare d’eux. Mais au fil du temps, ils finirent par comprendre les règles de la forêt. La fillette devenait chaque jour plus sage et plus forte que son frère, et ce fut elle qui apprit à tendre des pièges aux petits animaux et à voler les œufs des oiseaux dans leurs nids. Le petit garçon préférait se promener ou se perdre dans des songeries en attendant que sa sœur lui rapporte la nourriture qu’elle avait pu attraper. Sa mère lui manquait et il voulait la rejoindre. Certains jours, il ne faisait rien d’autre que pleurer de l’aurore au crépuscule. Il voulait retrouver sa vie d’avant et ne faisait aucun effort pour s’habituer à sa nouvelle vie.

Un jour, sa sœur l’appela, mais il ne lui répondit pas. Elle partit à sa recherche en semant des fleurs derrière elle afin de pouvoir retrouver son chemin vers leur réserve de provisions. Elle parvint ainsi à l’orée d’une petite clairière où elle vit la plus extraordinaire des maisons. C’était une maison entièrement faite de chocolat et de pain d’épice. Son toit était couvert de tuiles en caramel, les carreaux de ses fenêtres étaient en sucre filé et ses murs étaient incrustés de morceaux d’amande, de caramels mous et de fruits confits. Tout dans cette chaumière évoquait le plaisir et les sucreries. Et la petite fille découvrit son frère, la bouche barbouillée de chocolat, occupé à retirer des noisettes des murs.

— Ne t’en fais pas il n’y a personne ici, lui dit-il. Goûte ! C’est délicieux.

Il lui tendit un carré de chocolat mais la petite fille hésita à le prendre. Les paupières de son frère étaient à demi closes tant il était subjugué par le goût merveilleux des friandises qui composaient la maison. Sa sœur essaya d’ouvrir la porte mais elle était fermée à clé. Elle regarda à travers la fenêtre mais les rideaux tirés l’empêchaient de voir à l’intérieur. Elle ne voulait rien manger car quelque chose dans cette maison la mettait mal à l’aise malgré les irrésistibles effluves de chocolat. Elle s’autorisa à en grignoter un petit bout. Il avait encore meilleur goût que tout ce qu’elle avait imaginé, et son estomac la supplia de continuer. Aussi suivit-elle l’exemple de son frère : ensemble, ils mangèrent tant et tant qu’ils finirent par tomber dans un profond sommeil.

Quand ils se réveillèrent, ils n’étaient plus étendus dans l’herbe à l’ombre des arbres de la forêt. Ils se trouvaient dans la maison, enfermés dans une cage suspendue au plafond. Une femme était en train de tisonner un feu sous un four. Elle était vieille et sentait affreusement mauvais. Le sol à ses pieds disparaissait sous un tas d’ossements – les restes des enfants qui étaient tombés entre ses griffes.

— De la chair fraîche, murmurait-elle entre ses dents. De la chair fraîche pour le four de la Vieille !

Le petit garçon ne put retenir ses larmes mais sa sœur le força à les réprimer. La femme vint les voir et les examina à travers les barreaux de la cage. Son visage était couvert de verrues noires, ses dents usées et de guingois ressemblaient à de vieilles pierres tombales.

— Eh bien, qui de vous deux vais-je choisir en premier ? demanda-t-elle.

Le garçon tenta de dissimuler son visage comme si ce geste pouvait le rendre invisible à la vieille femme. Mais sa sœur se montra plus courageuse.

— Prenez-moi, dit-elle. Je suis plus potelée que mon frère et je ferai un rôti plus savoureux. Le temps de me manger, vous pourrez l’engraisser, ainsi il vous nourrira plus longtemps lorsque vous l’aurez cuisiné.

La vieille femme ricana de plaisir.

— Tu es une fille maligne ! cria-t-elle. Mais pas assez pour échapper à l’assiette de la Vieille…

Elle ouvrit la cage et tendit la main pour attraper la petite fille par la peau du cou. Quand elle l’eut tirée hors de la cage, elle referma la porte à clé et déposa la fillette près du four. Il n’était pas encore assez chaud, mais cela n’allait pas tarder.

— Je ne vais jamais rentrer là-dedans, remarqua la petite fille. C’est bien trop petit !

— Balivernes ! rétorqua la vieille femme. J’y ai mis des enfants plus gros que toi, et ils ont très bien cuit.

La petite fille eut une moue sceptique.

— Mais j’ai de grands bras et de grandes jambes bien dodues. Non, vous n’arriverez jamais à me mettre dans ce four. Et si vous me pliez pour que j’entre de force, vous ne pourrez plus m’en sortir.

La vieille femme la saisit par les épaules et la secoua.

— Je me suis trompée à ton sujet ! Tu es une fille ignorante et stupide. Regarde, je vais te montrer que mon four est assez grand.

Sur ce, elle se pencha dans le four et y engagea la tête et les épaules.

— Tu vois ? résonna sa voix. Il reste de la place quand j’y suis, alors pour une petite fille comme toi…

Mais la fillette venait de se jeter contre elle et, d’un grand coup, la poussa dans le four en refermant la porte sur elle. La vieille femme essaya de la rouvrir d’un coup de pied mais la petite fille, trop rapide pour elle, l’avait déjà prise au piège en fermant le verrou (car la vieille femme voulait empêcher les enfants de s’enfuir quand ils commençaient à rôtir). Puis la petite fille jeta des bûches dans le feu et, lentement, la vieille femme commença à cuire. Elle ne cessait de hurler, de geindre et de menacer la fillette des tortures les plus atroces. Quand le four fut suffisamment chaud, la graisse sur le corps de la vieille femme se mit à fondre, dégageant une puanteur qui donna la nausée à la petite fille. Mais la vieille femme se débattait toujours, même quand sa peau fondit sur sa chair et sa chair sur ses os. Enfin elle mourut. La petite fille retira alors des braises incandescentes du feu et les éparpilla à l’intérieur de la chaumière Puis elle sortit en tenant son frère par la main, laissant derrière eux la maison fondue au milieu de laquelle se dressait, seule, la cheminée. Et ils ne revinrent jamais sur leurs pas.

Dans les mois qui suivirent, la petite fille se sentit de plus en plus heureuse de vivre dans la forêt. Elle construisit un refuge qui, avec le temps, se transforma en maisonnette. Elle apprit à se débrouiller toute seule et, au fil des jours, se surprit de moins en moins à penser à sa vie passée. Son frère, en revanche, n’était toujours pas heureux et désirait plus que jamais retourner vivre auprès de sa mère. Un an et un jour s’étaient écoulés lorsqu’il quitta sa sœur et reprit le chemin de son ancienne maison. Sa mère et son beau-père étaient partis depuis longtemps, et personne ne put lui dire où ils vivaient désormais. Il retourna donc dans la forêt, mais pas chez sa sœur, envers laquelle il n’éprouvait qu’amertume et jalousie. Il suivit un sentier bien dégagé, nettoyé de toutes racines et bruyères, et bordé de buissons chargés de baies juteuses. Tout en marchant, il en mangeait quelques-unes, mais ne s’apercevait pas que le sentier derrière lui disparaissait à chaque pas.

Au bout d’un moment il arriva dans une clairière, au centre de laquelle se trouvait une charmante maisonnette aux murs tapissés de lierre. Le seuil de la porte était décoré de fleurs et une spirale de fumée montait de la cheminée. Le petit garçon reconnut l’odeur du pain cuit et remarqua un gâteau laissé à refroidir sur le rebord d’une fenêtre. Une femme ouvrit la porte, aussi vive et joyeuse que l’avait été sa mère. Elle lui fit signe d’entrer et il obéit.

— Viens donc ! disait-elle. Tu as l’air épuisé, et un grand garçon comme toi ne peut pas se nourrir de baies. J’ai préparé à manger et tu vas pouvoir te reposer dans un endroit confortable. Reste aussi longtemps que tu le désires, car je n’ai pas d’enfant et j’ai toujours rêvé d’avoir un fils.

Le garçon jeta les baies dans l’herbe tandis que, derrière lui, le sentier s’évanouissait à jamais, et il suivit la femme dans la maison où un gros chaudron bouillonnait sur le feu. Juste à côté, un couteau bien affûté attendait sur un billot de boucher. Et on ne revit jamais le petit garçon.

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Extrait ajouté par Jenna95 2013-04-29T16:40:09+02:00

Le Dr Moberley lui demanda des’asseoir puis feuilleta les pages d’un carnet qu’il lut en triturant sa barbe. Quand il eut terminé, il leva les yeux vers David et lui demanda comment ilallait. David lui répondit qu’il allait bien. Le Dr Moberley lui demandas’il en était sûr. David lui répondit qu’il en était plutôt sûr. Le Dr Moberleylui expliqua que son papa se faisait du souci pour lui. Il demanda à David si sa maman lui manquait. David ne répondit pas. Le Dr Moberley annonça à David qu’il était inquiet pour lui à cause de ses crises et qu’ils allaientessayer de découvrir ensemble ce qu’elles cachaient. Le Dr Moberley donna à David une boîte de crayons etlui demanda de dessiner une maison. David prit le crayon à papier et dessina,en s’appliquant, la façade et la cheminée, puis il ajouta des fenêtres et uneporte avant de couvrir le toit de petites tuiles arrondies. Il était concentré sur le dessin des tuiles quand le Dr Moberley lui dit que cela suffisait. Le Dr Moberley regarda le dessin, puis regarda David. Il demanda à David s’il n’avait pas pensé à utiliser les crayons de couleur. David lui expliqua que le dessin n’était pas terminé et qu’une fois toutes les tuiles dessinées, il avait l’intention de es colorier en rouge. Le Dr Moberley demanda à David en p-a-r-l-a-n-t t-r-è-s l-e-n-t-e-m-e-n-t, comme certains de ses livres, pourquoi les tuiles étaient si importantes pour lui. David se demanda si le Dr Moberley était un vrai docteur. Les docteurs sont censés être très intelligents. Et le Dr Moberley ne semblait pas extrêmement intelligent. T-r-è-s l-e-n-t-e-m-e-n-t, David lui expliqua que, sans tuiles sur le toit, la pluie risquait de tomber dans la maison. À leur façon, les tuiles étaient aussi importantes que les murs. Le Dr Moberleydemanda à David s’il avait peur que la pluie tombe dans la maison. David lui répondit qu’il n’aimait pas être mouillé. Dehors, ce n’était pas si grave, surtout si on portait des vêtements adaptés, mais la plupart des gens ne s’habillent pas pour se protéger de la pluie quand ils sont chez eux. Le Dr Moberley parut un peu désorienté.

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Extrait ajouté par Hebii 2012-01-16T22:55:48+01:00

extrait de la dédicasse :

"Car il y a en chaque enfant un adulte en devenir, et en chaque adulte l'enfant qu'il fut."

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Extrait ajouté par FungiLumini 2017-01-25T11:57:56+01:00

– Alors, est-ce qu’il ne faudrait pas faire quelque chose?

– Qu’est-ce que tu suggères? Que nous la traquions avec pour seule arme une épée et demie ? David, ce monde est rempli de pièges et de menaces. Nous affrontons les dangers que nous sommes obligés d’affronter, et parfois nous devons choisir d’agir pour défendre un bien supérieur, fût-ce au péril de notre vie. Mais nous ne devons pas risquer notre existence inutilement. Nous n’avons qu’une vie à mener, et qu’une vie à donner. Il n’y a aucune gloire à la gaspiller pour une cause désespérée.

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Extrait ajouté par Rowenas-diadem 2015-11-19T15:28:58+01:00

- Ah bon, dit David. Ce n'est pas l'histoire que je connaissais.

- L'histoire ! répéta le nain d'un ton méprisant. Et pourquoi pas " ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours " ? Est-ce qu'on a l'air heureux ? On ne vivra jamais heureux jusqu'à la fin de nos jours... Malheureux jusqu'à la fin de nos jours, ça oui !

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Extrait ajouté par Djczq 2015-04-21T19:26:06+02:00

— C’est sur ce trône que, depuis l’aube des temps, les souverains et les souveraines ont régné sur le pays. Tu sais quel était leur point commun, à tous ? Je vais te le dire : ils venaient de ton monde, pas de celui-ci. Ton monde, le mien. Quand un souverain meurt, un autre franchit la frontière entre les deux mondes et lui succède sur le trône. C’est comme cela que les choses se passent par ici, et c’est un grand honneur d’être désigné. Cet honneur t’échoit aujourd’hui.

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Extrait ajouté par Djczq 2015-04-21T19:25:38+02:00

D’autres fois, l’Homme Biscornu emmenait des enfants (pas les enfants spéciaux, ceux dont il se nourrissait pour revivre, mais ceux qu’il enlevait dans les villages ou qui s’écartaient de leur chemin et se perdaient dans la forêt) jusque dans une chambre où les attendaient une femme nue et un homme nu. Là, dans la pénombre, l’homme et la femme leur chuchotaient des choses dont les enfants ne devraient jamais entendre parler, leur racontaient les sombres histoires de ce que font les adultes entre eux, au cœur de la nuit, pendant que leurs fils et leurs filles sont endormis. De cette façon, les enfants amenés par l’Homme Biscornu mouraient de l’intérieur. Initiés de force aux mystères de l’âge adulte alors qu’ils n’y étaient pas préparés, ils perdaient leur innocence et leur esprit s’effondrait sous le poids de pensées empoisonnées. Beaucoup, en grandissant, devenaient des hommes et des femmes pleins de haine, et ainsi se répandait la corruption de l’humanité.

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