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Extrait ajouté par Mondaye 2013-11-04T20:54:02+01:00

« Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? [...] Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-11-04T20:53:50+01:00

C'était monstrueux, certes, mais le cadavre ne semblait guère qu'un accessoire, un objet sorti dans le noir par les machinistes et déposé aux pieds d'Henry afin qu'on le découvre en rallumant les projecteurs ; cette image, muette, ensanglantée, les yeux fixes, ne manquait jamais de produire un léger frisson d'angoisse, mais elle paraissait relativement inoffensive par rapport à la menace très réelle et permanente que faisait peser Bunny et dont, désormais, je me rendais compte.

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-11-04T20:53:38+01:00

Nous n'aimons pas le reconnaître mais l'idée de perdre contrôle est quelque chose qui fascine plus que tout, ou presque, les gens aussi contrôlés que nous le sommes. Tous les peuples vraiment civilisés - les anciens non moins que nous - se sont civilisés par la répression volontaire du soi archaïque, animal.

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Extrait ajouté par Lupa 2016-08-07T16:24:00+02:00

Est-ce que quelque chose comme la “fêlure fatale”, cette faille sombre et révélatrice qui traverse le milieu d’une vie, existe hors de la littérature ? Je croyais que non. Maintenant je pense que oui. Et je crois que voici la mienne : une avidité morbide du pittoresque à tout prix. À moi. L’histoire d’une de mes folies.

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Extrait ajouté par Sheo 2016-01-09T15:42:56+01:00

"La mort est la mère de la beauté," dit Henry.

"Et qu'est-ce que la beauté ?"

"La terreur."

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Extrait ajouté par Dissidence 2015-11-08T09:49:49+01:00

"En un sens, c’est ce qui me rapprochait tant des autres aux cours de grec. Eux aussi connaissaient ce paysage magnifique et déchirant, mort depuis des siècles ; ils avaient fait la même expérience en quittant leurs livres avec des yeux du cinquième siècle pour découvrir un monde étrangement léthargique, étranger, comme si ce n’était pas le leur. C’est pour cela que j’admirais surtout Julian, et Henry. Leurs yeux, leurs oreilles et toute leur raison étaient irrévocablement fixés dans les confins de ces rythmes antiques et sévères - ils n’habitaient pas ce monde, en fait, du moins pas celui que nous connaissons - et loin d’être des visiteurs occasionnels au pays où je n’étais moi-même q’un touriste plein d’admiration, ils y résidaient presque en permanence, autant, me semblait-il, qu’il leur était possible.Le grec ancien est une langue difficile, très difficile en vérité, et il est hautement possible de l’étudier sa vie durant sans jamais en prononcer le premier mot ; et je dois sourire, aujourd’hui encore, en pensant à l’anglais formel et délibéré d’Henry, l’anglais d’un étranger bien éduqué, comparé à la fluidité et à la merveilleuse assurance de son grec - rapide, éloquent, d’un esprit mordant. J’étais toujours stupéfait quand il m’arrivait de les entendre bavarder en grec, lui et Julian, discuter et blaguer comme ils ne le faisaient jamais en anglais ; combien de fois j’ai vu Henry décrocher le téléphone avec un "Allô" prudent, agacé, et puis-je ne jamais oublier la joie violente et irrésistible de son "Khairei !" quand Julian était au bout du fil."

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Extrait ajouté par akashana 2015-08-22T10:11:14+02:00

Nihil novi sub sole. Tout acte, dans la plénitude du temps, sombre dans le néant.

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-11-04T20:53:23+01:00

"Edmund était votre ami. Moi aussi, je regrette beaucoup sa mort. Mais je pense que vous vous en affligez au point de vous rendre malades, et non seulement cela ne l'aide pas, mais cela vous fait du mal. de plus, la mort est-elle quelque chose de si terrible ? Elle vous paraît terrible parce que vous êtes jeunes, mais qui peut dire que son sort est moins enviable que le vôtre ? Ou bien - si la mort est un voyage vers un autre lieu - que vous ne le reverrez jamais ?"

Il a ouvert son lexique et s'est mis à chercher sa marque. "Il ne convient pas de s'effrayer de ce dont on ne sait rien. Vous êtes comme des enfants qui ont peur du noir."

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-11-04T20:53:05+01:00

"Je déteste Gucci", a fait Francis.

"Vraiment ?" a dit Henry en sortant de sa rêverie. "Vraiment ? Je trouve ça plutôt grandiose."

"Allons, Henry."

"Eh bien, c'est tellement cher, et tellement laid, n'est-ce pas ? Je crois que c'est volontairement laid. Et les gens l'achètent par pure perversité."

"Je ne vois pas ce que tu trouves de grandiose à ça."

"Tout est vraiment grandiose quand c'est vraiment fait à grande échelle." (p.443)

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Extrait ajouté par SkeletonGirl 2020-03-26T22:57:34+01:00

Je pense assez souvent, en fait, à l'expression de son visage. Je pense à beaucoup de choses.A la première fois que j'ai vu un bouleau ; à la dernière fois que j'ai vu Julian ; à la première phrase de grec que j'ai apprise. Dure est la beauté.

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