Livres
472 226
Membres
443 934

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-08T14:22:57+02:00

Au déjeuner, j’avertis Caroline que je dînerais à Fernly. Elle ne souleva aucune objection, bien au contraire. — C’est parfait, tu vas tout savoir. Au fait, qu’est-ce qui cloche avec Ralph ? — Avec Ralph ? m’étonnai-je. Mais… rien du tout. — Alors pourquoi n’est-il pas à Fernly Park, et que fait-il aux Trois Marcassins ? Je ne mis pas une seconde en doute l’affirmation de Caroline. Si elle déclarait que Ralph Paton séjournait à l’auberge du village, il ne pouvait être ailleurs. Sous le coup de la surprise, je faillis à ma règle d’or : toujours garder mes informations pour moi. — Ackroyd m’avait dit qu’il était à Londres, observai-je. — Tiens donc ! fit Caroline dont le nez remua, signe qu’elle méditait le renseignement. Il est arrivé hier aux Trois Marcassins, et il y est toujours. Hier soir, il est sorti avec une jeune fille

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-08T14:22:47+02:00

Une telle question exige une réponse détaillée et je fis à ma patiente un bref exposé qu’elle écouta avec attention, ce qui raviva mes soupçons. Persuadé qu’elle cherchait à me soutirer des informations sur la mort de Mrs Ferrars, j’ajoutai : — Prenez le véronal, par exemple… Mais, curieusement, le véronal ne parut pas l’intéresser, bien au contraire. Elle orienta la conversation sur certains poisons aussi rares qu’impossibles à déceler et voulut savoir s’ils existaient bien

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-08T14:22:28+02:00

Et de me vriller de son regard perçant, pour tenter de surprendre une éventuelle réaction de ma part. Dieu merci, ma longue intimité avec Caroline a porté ses fruits. J’ai acquis l’art de rester insensible aux approches et de ne pas me compromettre. En l’occurrence, je félicitai chaudement miss Gannett de ne pas se joindre au clan des mauvaises langues. Puis, satisfait de cette riposte imparable, je m’éloignai sans lui laisser le temps de se reprendre, l’abandonnant à sa perplexité.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-08T14:22:12+02:00

 Sheppard ! s’exclama-t-il. Moi qui espérais justement vous rencontrer ! C’est terrible, n’est-ce pas ? — Alors, vous savez déjà ? Il acquiesça, et je pus voir à quel point il accusait le coup. Ses bonnes joues rouges semblaient avoir fondu, sa mine joviale et son teint fleuri n’étaient plus qu’un souvenir. Il déclara d’un ton posé : — Et vous ne connaissez pas encore le pire. Écoutez, Sheppard, il faut que je vous parle. Vous serait-il possible de me raccompagner ? — Maintenant ? Difficilement. Il me reste trois malades à voir et je dois être chez moi à midi pour ma consultation

Afficher en entier
Extrait ajouté par SherCam 2019-05-22T15:58:46+02:00

"Mais trouvez-vous croyable, monsieur, qu'un homme se donne tant de mal pour atteindre un certain objectif, à savoir le moment où il pourra occuper ses loisirs à sa guise ; qu'il sue sang et eau pour y parvenir et que, une fois ce but atteint, il regrette le bon vieux temps et les activités qu'il se croyait si heureux d'abandonner ?

- Oui, répondis-je après réflexion, j'estime le phénomène assez fréquent. Il se peut même que ce soit mon cas.

- Les chaînes de l'habitude... Nous travaillons en vue d'un but précis et, celui-ci atteint, nous découvrons à quel point notre tâche quotidienne nous manque. Et notez bien, monsieur, que mon travail était particulièrement intéressant. Le plus intéressant qui soit au monde.

- Ah oui ?

- Je parle de l'étude de la nature humaine, monsieur.

Afficher en entier
Extrait ajouté par JLB21 2018-11-09T05:56:19+01:00

Pour l’inspecteur Raglan, la secousse était rude. Le généreux mensonge de Blunt ne le trompait pas plus que nous, et notre trajet de retour fut ponctué par ses doléances.

Afficher en entier
Extrait ajouté par JLB21 2018-11-09T05:55:24+01:00

Nous reprîmes ensemble le chemin de la maison, sans même apercevoir l’inspecteur. Sur la terrasse, Poirot s’arrêta, face au parc, et promena son regard autour de lui.

- Belle propriété, dit-il enfin, une note de respect dans la voix. Qui en hérite ?

Je faillis sursauter. Aussi bizarre que cela pût paraître, je ne m’étais jamais posé la question. Poirot m’observait avec attention.

Afficher en entier
Extrait ajouté par JLB21 2018-11-09T05:55:01+01:00

Tout est simple si vous groupez méthodiquement les faits. Ce qui nous importe actuellement, c'est de déterminer qui était avec Monsieur Ackroyd hier soir, à neuf heures et demie

Afficher en entier
Extrait ajouté par Classalchimist 2017-05-24T08:59:01+02:00

Ah ! si seulement Hercule Poirot n'avait pas pris sa retraite, et n'était pas venu chez nous cultiver des courges ! ...

Afficher en entier
Extrait ajouté par oboys 2013-08-24T19:49:58+02:00

De la salle à manger, située sur ma gauche, me parvint un bruit de tasses entrechoquées, puis la toux brève et sèche de ma soeur Caroline, et enfin, sa voix.

— C’est toi, James ?

Question superflue : qui d’autre cela pouvait-il être ? Mais c’était bien à cause de Caroline que je m’attardais ainsi, et non sans raison. S’il faut en croire Kipling, la devise de la gent mangouste tiendrait en quatre mots : « Va, cherche et trouve. » Et selon moi, la mangouste conviendrait parfaitement comme emblème à ma soeur Caroline, à supposer qu’elle s’inventât des armoiries. Quant à la devise, le dernier mot suffirait. Caroline n’a jamais besoin d’aller nulle part : elle trouve. Sans bouger de chez elle ni faire le moindre effort. Comment s’y prend-elle ? Je l’ignore mais c’est un fait : rien ne lui reste caché. Ou bien peu de chose. J’incline à croire que domestiques et livreurs lui servent d’agents de renseignements. Et quand elle sort, ce n’est pas pour aller aux nouvelles mais pour les diffuser – autre de ses talents, qu’elle exerce avec un brio confondant.

C’était d’ailleurs ce dernier trait de caractère qui causait chez moi l’hésitation dont j’ai parlé. Que je communique à Caroline le moindre détail sur le décès de Mrs Ferrars et, en une heure et demie tout au plus, la nouvelle aurait fait le tour du village.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode