Livres
481 768
Membres
467 930

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Le Meurtre du Commandeur, Livre 1 : Une idée apparaît



Description ajoutée par x-Key 2018-10-04T09:30:05+02:00

Résumé

Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié.

Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada.

Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation.

Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Premier livre d’une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.

(Source : Belfond)

Afficher en entier

Classement en biblio - 56 lecteurs

Extrait

_ Avez-vous déjà vu un de ces bonzes momifiés que l'on appelle "devenus bouddhas à même le corps"?

Je fis signe que non.

_ Moi, cela m'est arrivé plusieurs fois. [...] Leur couleur et l'aspect de leur peau faisaient penser, si j'ose dire, à du bœuf séché.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Pas apprécié

Haruki Murakami est mon idole. J'ame toutes ses oeuvres sauf celle-ci. J'ai commencé le Tome 1 et je me suis vite rendue compte que celui-ci ne me plaisait pas. Je ne l'ai d'ailleurs pas terminé et n'ai pas lu le tome 2. On ne peut pas tout aimé. Aussi je le recommande quand mêmcar il peut plaire à d'autres !!!

Afficher en entier
Or

Je viens de terminer ce livre, j'ai pris mon temps. Ce n'est pas un page-turner, en dépit de la belle écriture fluide et facile à lire. Il faut prendre son temps parce que c'est riche, plein de considérations et de réflexions sur la vie. On retrouve l'univers de Haruki Murakami, sans cesse renouvelé mais parfaitement reconnaissable, avec sa philosophie, ses personnages solitaires et introvertis, la place importante de la musique, et les sempiternels pantalons Chinos portés par le narrateur. La nourriture, la nature, les arbres, la philosophie, le mariage, les chats même s'ils sont simplement évoqués, les affections, les amitiés, les conversations et les confidences, parfois déplacées ou bizarres... Bref, Murakami. Et cette fameuse idée qui apparaît ! Alors là c'est quelque chose, je me suis régalée et j'ai bien ri. Alors, je sais que certains - beaucoup - n'aiment pas Murakami et d'autres qui l'ont aimé ne l'aiment plus, disant qu'il ne se renouvelle pas. Il est vrai que le romancier japonais n'est pas la tasse de thé de tout le monde, et n'est à la portée que de ceux qui manifestent une imagination débordante, un tempérament d'artiste, beaucoup d'empathie, une tendance aux élucubrations, une intelligence intra-personnelle, et une prédilection à la solitude, qu'elle soit naturelle ou qu'elle se soit imposée par les aléas de la vie. Loin de moi la prétention d'être dotée de toutes ces qualités ou particularités, il me suffit d'avoir un petit dosage de l'une ou l'autre et de me laisser porter. A noter, pas trop de sexe bizarre, ou en tout cas moins que d'habitude, c'est le seul truc que je n'aime pas chez Murakami et j'avoue que je survole les scènes de ce genre. La fin est un cliff-hanger en forme de promesse... J'ai hâte de mettre la main sur le tome deux à la médiathèque.

Afficher en entier
Or

"La vérité précipite parfois les hommes dans un solitude insondable." C'est sans doute la raison pour laquelle ils se réfugient volontiers dans l'imaginaire, le rêve, quand ce n'est pas l'irréel, le mystique voire l'irrationnel. L'univers de Murakami fluctue dans ces aires aux contours mal définis. Il s'y complait et y embarque son lecteur, lequel le suit volontiers, jusqu'à rester captif de ses errances créatives. Difficile pour ce dernier, que j'ai pu être, d'interrompre sa lecture et poser l'ouvrage. Il faut pour cela que les contingences du quotidien élèvent la voix : "T'es encore dans ce fichu bouquin ?".

Murakami est un geôlier de l'esprit. Il fait preuve d'une solide intelligence de l'intrigue. Avec un subtil dosage de rebondissements, où l'inattendu le dispute à l'étrange comme au convenu, d'artifices bien calibrés, de tournures de phrase lapidaires au vocabulaire pourtant usuel, avec cet arsenal que son talent met à sa disposition il accapare son lecteur et l'embarque sur ses pas aux confins du réel, sur les traces de sa référence favorite en matière d'irrationnel : Kafka. Dans une atmosphère parfois anxiogène toutefois moins cauchemardesque. Même si le lecteur reste sur le qui-vive.

En refermant le premier volume du Meurtre du commandeur, le lecteur est à cent lieues d'imaginer ce que l'esprit fécond du maître aura concocté pour le conserver dans sa dépendance. C'est l'intérêt de cette partition en deux tomes qui, au-delà de celui plus bassement mercantile, permet au lecteur de reprendre haleine. Il en est du désir de savoir comme de tout autre : il est plus ardent à vivre qu'à assouvir. Dans l'irrationnel les pourquoi n'ont plus cours. Ils impliqueraient des réponses par trop cartésiennes. Les comment s'y substituent et permettent de mesurer la puissance créatrice de l'auteur. À la fin de ce premier volume l'énigme reste entière. Même lorsqu'une idée apparaît.

Car c'est une idée qui obscurcit plus qu'elle n'éclaire. Une idée qui n'est pas esprit. Une idée qui a pris corps. Une idée qui ne juge pas. Drôle d'idée finalement que cette conscience déportée, en forme d'ange gardien. Cette idée qui sort d'un tableau funeste, le Meurtre du commandeur. Une idée qui semble pourtant amicale. Jusqu'à quand ?

Du narrateur au fil des pages, on connaît toute la vie, sauf le nom. On envie son talent à peindre des portraits. Activité dont il vit chichement, forcément. Jusqu'à ce jour où il prend conscience que ses tableaux, aussi fidèles soient-ils, ne représentent pas leur propriétaire. Enfin pas leur for intérieur, leur âme, donc pas eux-mêmes en fait. Ils ne sont que le paraître et non l'être. Ce n'est pas Dorian Gray qui le démentirait. Lui qui se torture à voir son âme vieillir sur la toile, quand ses traits juvéniles persistent sur son visage.

Nous voilà rendus à mi-chemin de cette connivence consentie. Car disons les choses comme elles sont, Murakami a le don d'associer, de compromettre même son lecteur à ses libertés. Alors tentons maintenant de suivre la métaphore qui se déplace. Jusqu'où ?

Certainement jusqu'à ce qu'un sentiment profond de la nature humaine se dévoile et nous exprime son mal-être. Il y a toujours un fonds d'humanité dans ces digressions savamment mises en scène qui nous réjouissent.

Afficher en entier
Argent

J'ai mis du temps avant de me plonger réellement dans ce livre qui m'a tout de même plu. Je pense que je me laisserai tenter par la suite.

Afficher en entier
Lu aussi

Une histoire insipide, si l'on peut parler d'histoire car il ne se passe pas grand chose et tout est très lent, comme souvent avec cet auteur. Je ne compte pas lire la suite.

Afficher en entier
Argent

Bien que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début , j'ai rapidement retrouvé ce que j'aime chez cet auteur : des événements extraordinaires parfaitement ancrés dans le réel , des personnages complexes , la notion de mondes parallèles, une histoire d'amour compliquée , un rapport au corps à la fois très cru et très poétique...J'attends la suite avec impatience.

Afficher en entier
Or

J'ai trouvé ce premier tome fascinant, je ne m'y suis pas ennuyée une seconde malgré la lenteur du déroulement des événements. Tout se met en place comme par étape, des relations se tissent tout au long du roman, et la fin brusque ne donne qu'une envie, se procurer le deuxième tome !

Coup de coeur pour tout le thème de la peinture et du portrait, traité avec brio, pour l'environnement de la montagne, à la fois paisible et plein de tensions, et pour la mystérieuse clochette. Je ne suis en revanche pas (encore) convaincue par le personnage du Commandeur, mais je suis définitivement intriguée.

Afficher en entier
Argent

Etant une fidèle de Murakami, je qualifierais ce livre de "bon, mais pas le meilleur de l'auteur". Si j'avais à conseiller un livre de cet auteur, je ne choisirais pas celui-ci pour une première approche.

Néanmoins, j'ai aimé le lire, car on retrouve la zénitude et le recul (tant psychologique que géographique) des personnages, communs à tous les livres de Murakami que j'aie pu lire jusqu'ici, ainsi que cette partie poétique/fantastique où quelque chose d'extraordinaire arrive, et fait relire un passage au lecteur pour s'assurer qu'il l'a bien lu!

Sur la forme, je reproche les transitions faciles entre les chapitres (manque de subtilité) et sur la forme, une lenteur et des répétitions au début qui alourdissent le récit (on se demande s'il s'avait où il allait en écrivant)...

Malgré ces points, je lirai le tome suivant avec plaisir.

Afficher en entier
Argent

La première impresion que j'ai eu lorsque j'ai terminé ce tome c'est que je voulais vraiment lire la suite. J'ai beaucoup aimé le scénario et la façon dont les actions s'enchaînent chacune la conséquence de la précédente. L'idée principale est bien trouvé et le fait que tout se passe entre le monde et réel et un monde plus mystérieux apporte beaucoup au livre.

Concernant les personnages ils ne sont pas exceptionnels mais ils "jouent" leur rôle à la perfection et l'association de l'art (la peinture) et des mystères est vraiment bien trouvée. De plus ce livre nous permet de nous plonger un peu dans le mode de vie japonais et sur les mystères de ce pays, vraiment interessant !!!

Afficher en entier
Or

Ce tome 1 du meurtre du commandeur nous entraîne sur un fil entre le monde réel et un monde mystérieux. À l'instar du personnage principal, le lecteur ne sait plus bien dans quel monde il se trouve et se laisse embarquer avec plaisir dans cette histoire. Commence alors un voyage dans le monde de l'artiste et de sa relation avec l'art et ses modèles.

L'atmosphère onirique du récit est également marquée par des personnages ambigües et difficiles à cerner. Parfois à la limite de la caricature.

J'ai relevé deux petites coquilles dans la traduction française : la première concerne le kilométrage de la voiture du personnage. Il y a probablement confusion entre miles et kilomètre.

La deuxième porte sur un terme technique artistique : on ne met pas de la mie de pain sur une gomme pour effacer du fusain mais on utilise une gomme spéciale appelée "mie de pain" !

Rien de bien méchant cependant, cela ne nuit pas à l'histoire !

Afficher en entier

Date de sortie

Le Meurtre du Commandeur, Livre 1 : Une idée apparaît

  • France : 2018-10-11 (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • 騎士団長殺し - Japonais

Évaluations

Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 56
Commentaires 14
Extraits 16
Evaluations 24
Note globale 7.65 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode