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Le moine et le philosophe



Description ajoutée par Lilou 2009-09-17T13:25:36+02:00

Résumé

Quatrième de couverture

En quoi consiste exactement le bouddhisme? Pourquoi fait-il aujourd'hui tant d'adeptes en Occident ? Comment expliquer le succès d'une forme de sagesse à la fois si ancienne et si nouvelle ? Pour répondre à ces questions, voici un livre issu de circonstances tout à fait exceptionnelles dans l'histoire des hommes et des idées. Né en 1946, Matthieu Ricard, docteur en biologie, s'installe définitivement en Asie et devient moine tibétain auprès de son maître le Dalaï-Lama. Tout semble désormais l'opposer intellectuellement à son père, Jean-François Revel, philosophe agnostique déclaré. Mais les deux hommes n'ont jamais cessé de se voir et, en 1996, dans la solitude du Népal, ils décident de confronter leurs interrogations et leurs curiosités réciproques au cours d'entretiens spontanés d'une lumineuse intelligence.

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Classement en biblio - 25 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Milieland 2011-01-30T17:58:47+01:00

Libérer les pensées, c'est faire en sorte qu'elles ne laissent pas de traces dans notre esprit, qu'elles ne l'enchainent pas dans l'erreur. Faute de quoi, elles engendrent facilement une réaction en chaine : une pensée de déplaisir, par exemple, se transforment en animosité, puis en haine et finit par envahir notre esprit jusqu'à ce que nous l'exprimions sous forme de paroles et d'actes. Nous causons du tort à autrui et notre paix intérieure est détruite. On peut donner libre cours à nos envies de détruire, de posséder ou de dominer, mais la satisfaction que l'on peut en dériver est éphémère ; ce ne sera une joie profonde et stable, et qu'il est possible de pérenniser.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Unvola 2020-08-16T23:37:17+02:00
Or

Jean-François Revel, l’Académicien (le père), et Matthieu Ricard le Moine Bouddhiste (le fils), décidèrent en 1996 d’échanger leurs points de vue sur l’existence, dans l’isolement d’une montagne du Népal.

Le père philosophe, écrivain est agnostique. Le fils, après avoir abandonné sa très prometteuse carrière en tant que Chercheur à l’Institut Pasteur, consacre totalement son existence au Bouddhisme, depuis le début des années 70.

Dans ce passionnant échange, le père pragmatique, cartésien et le fils spiritualiste confrontent sans complaisances mais de manière respectueuse, leurs différentes « philosophies » de l’existence.

A la fin des années 60, Mathieu Ricard fut donc séduit par le Tibet et ses grands Maîtres spirituels Tibétains.

Et c’est notamment la rencontre avec son premier Maître Kangyour Rinpotché, qui l’a définitivement décidé à changer radicalement de vie.

De plus, il a été profondément marqué par la persécution endurée par le Peuple Tibétain.

A cette époque, le Tibet était en train de subir les monstrueuses invasions et répressions Chinoises du Totalitarisme Communiste de Mao, engendrant le gigantesque Génocide Tibétain.

En effet, à partir de 1959, une foultitude de Tibétains ont été emprisonnés, parqués, déportés en camps de travail, torturés, affamés…

Et presque la totalité des monastères, soit 6150, furent détruits.

Le terrible bilan humain s’élève à : 1 000 000 d’innocents Tibétains exterminés, soit 1 habitant sur 5 !

Depuis cette période, le Dalaï-Lama, le Gouvernement Tibétain ainsi que plus de 130 000 réfugiés sont, à ce jour, toujours en exil en Inde dans l’Himalaya.

Puis, ces deux intellectuels argumentent sur le fait que le Bouddhisme relève plutôt de la philosophie, ou plutôt de la religion.

Ensuite, Matthieu Ricard présente à son père les principales questions que se pose le Bouddhisme, pages 49 et 50 :

« Le bouddhisme analyse et démonte les mécanismes du bonheur et de la souffrance. D’où provient la souffrance ? Quelles en sont les causes ? Comment y remédier ? Peu à peu, à la fois par l’analyse et la contemplation, le bouddhisme remonte aux causes profondes de la souffrance. C’est une recherche qui intéresse tout être humain, qu’il soit bouddhiste ou non ».

Puis également, pages 31 et 32 :

« Mais la science « majeure », c’est la connaissance de soi et de la réalité, la question essentielle étant : « Quelle est la nature du monde phénoménal, de la pensée ? » et, sur un plan pratique : « Quelles sont les clefs du bonheur et de la souffrance ? D’où provient la souffrance ? Qu’est-ce que l’ignorance ? Qu’est-ce que la réalisation spirituelle ? Qu’est-ce que la perfection ? » C’est-ce genre de découvertes que l’on peut appeler connaissance (…). La souffrance est le résultat de l’ignorance. C’est donc l’ignorance qu’il faut dissiper. Et l’ignorance, en essence, c’est l’attachement au « moi » et à la solidité des phénomènes ».

Voici quelques exemples d’origines de la souffrance pour le bouddhisme, pages 50 et 51 :

« En première analyse, le bouddhisme conclut que la souffrance naît du désir, de l’attachement, de la haine, de l’orgueil, de la jalousie, du manque de discernement et de tous les facteurs mentaux que l’on appelle « négatifs » ou « obscurcissants » parce qu’ils troublent l’esprit et le plongent dans un état de confusion et d’insécurité ».

Pour Jean-François Revel il n’est pas nécessaire d’appartenir à une religion ou à une organisation de la « Pensée » quelle qu’elle soit, pour apprendre à réfléchir par soi-même, approfondir la découverte de son « moi », afin de mieux connaître les autres.

Pour lui, les préceptes de : prières, de réincarnations, etc., sont de totales abstractions inutiles.

Matthieu Ricard, lui, nous explique les terminologies les plus connues dans le Bouddhisme, comme : l’Eveil, le karma, le samsara, le nirvana, le mandala, le Petit Véhicule (ou Théravada), le Grand Véhicule, le troisième Véhicule (adamantin ou Vajrayana), la « voie du milieu », etc.

Puis, il expose également les différentes positions tenues par le Dalaï-Lama, sur des sujets de société, tels que : la peine de mort, l’avortement, la contraception, l’euthanasie, le suicide, etc..

La discussion entre ces protagonistes se poursuit sur les notions fondamentales du Bien et surtout…, du Mal. Ce Mal existe-t-il en chaque être humain comme à tendance à le penser Jean-François Revel ; ou provient-il plutôt d’un état de souffrance, théorie de Matthieu Ricard ?

Bref, un dialogue passionnant entre deux intellectuels qui réfléchissent sur la condition humaine. Un Jean-François Revel plutôt pessimiste sur cette nature humaine, pour laquelle qui plus est, il n’existe point de salut, de possibilité de rédemption, après la mort.

Matthieu Ricard est « philosophiquement » optimiste, car pour lui, non seulement, il est possible pour l’être humain de progresser tout au long de son existence vers le Bien et le bonheur altruistes, mais en plus, de nombreuses possibilités de « rattrapages » s’ouvrent à lui, au travers de ses multiples futures réincarnations de l’esprit, après la mort du corps.

Confer également d’autres ouvrages aussi passionnants, de Jean-François Revel :

– Le Regain démocratique ;

– La Grande Parade. Essai sur la survie de l’utopie socialiste.

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Commentaire ajouté par Milieland 2011-01-28T21:02:20+01:00
Or

Je me suis intéressée au bouddhisme suite à la rencontre d'une personne qui se déclarait bouddhiste. Animée par une curiosité intellectuelle, j'ai voulu en savoir un peu plus sur cette sagesse de la vie. Malheureusement, il en est ressorti peu de choses de cette discussion. J'ai entendu parler du destin et d'un nom de livre que j'ai très vite oublié. Étant donc plutôt insatisfaite, j'ai décidé de me renseigner vers la source même du bouddhisme, c'est-à-dire les témoignages des moines.

J'ai ainsi découvert, au détour des rayons de la bibliothèque, cet ouvrage. Il m'a directement plu car il permettait de confronter la pensée occidentale et orientale.

A la première lecture, je l'ai vite abandonné car la conception métaphysique du bouddhisme était, pour moi, assez incompréhensible. Cependant, après quelques mois de lectures de philosophie occidentale, j'ai décidé de le relire. J'ai beaucoup mieux compris les concepts philosophiques. Mais ce n'est pas le plus important. J'ai vraiment été touché par le bouddhisme et par les moines bouddhistes qui vivent leur philosophie jusqu'au fond d'eux-mêmes.

Et pour terminer, voici une phrase qui résume assez bien l'opinion du bouddhisme sur le destin : "En gros, ça rejoint plutôt la compréhension du karma qu'a l'hindouisme : la façon idéale de vivre sa vie et de voir le monde, c'est d'accepter intégralement le destin qui nous est réservé, sans nous révolter. La position d'un bouddhiste est différente : il accepte le présent parce que ce qui lui arrive est le résultat de ses actes passées. Mais le futur dépend de lui. Il est à la croisée des chemins"

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Commentaire ajouté par Lilou 2009-09-17T13:27:22+02:00
Pas apprécié

en recherche à un moment de ma vie, j'avais pensé que cet ouvrage aurait pu m'apporter des réponses concernant le bouddhisme...

il m'a paru trop difficile d'accès, philosophique...

je ne l'ai même pas terminé.

Ecrit avec son père Jean-François Revel.

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Date de sortie

Le moine et le philosophe

  • France : 1997-04-08 - Poche (Français)

Activité récente

Unvola l'ajoute dans sa biblio or
2020-08-16T23:37:04+02:00

Les chiffres

lecteurs 25
Commentaires 3
Extraits 10
Evaluations 2
Note globale 7.5 / 10

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