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Extrait ajouté par Oxygene13 2013-09-01T16:09:46+02:00

- Dans la plupart des livres, on sait tout de suite qu'y se passera rien, expliqua Jillsy. Seigneur! vous le savez bien, non? Dans d'autres livres, y se passe quelque chose et on sait tout de suite quoi, ce qui fait que c'est pas la peine de les lire. Mais ce livre, il est si tordu qu'on sait qu'y va s'y passer quelque chose, mais on arrive pas à imaginer quoi. Faudrait être tordu soi-même pour imaginer ce qui se passe dans ce livre.

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Extrait ajouté par Looryn 2012-08-31T17:05:03+02:00

"— Finis tes pâtes, Walt, fit Garp.

— Tu peux te les mettre au popotin, fit Walt.

— Joli vocabulaire, dit Garp. Walt, je n'ai pas de popotin.

— Si, t'en as un.

— Il ne sait pas ce que ça veut dire, fit Helen. Moi non plus, je ne suis pas très sûre de ce que ça veut dire.

— Cinq ans ! dit Garp. Très vilain à cinq ans de dire des choses pareilles aux gens, Walt.

— C'est Duncan qui lui aura appris ça, je parie, dit Helen.

— Dans ce cas, Duncan l'aura appris de Ralph, qui, sans aucun doute, l'aura appris de sa garce de mère !

— Surveille un peu ton langage, toi aussi, dit Helen. Walt aurait tout aussi bien pu apprendre son "popotin" de ta bouche.

— Pas de la mienne, impossible. Moi non plus, je ne suis pas très sûr de ce que ça veut dire. Je n'utilise jamais ce mot-là.

— Tu en utilises un tas d'autres du même acabit.

— Walt, mange tes pâtes, dit Garp."

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Extrait ajouté par Looryn 2012-08-31T15:47:15+02:00

"Lorsque le téléphone sonna, il réagit avec une telle fureur qu'il jeta une poignée d'oignons dans la cocotte et se brûla la main avec l'huile qui commençait à brûler.

— Merde ! hurla-t-il.

Il décocha un coup de pied au placard placé près du fourneau, brisant la petite charnière de la porte ; un annuaire glissa à terre et il le contempla avec des yeux ronds. Il versa en vrac les oignons et le basilic dans l'huile et baissa la flamme. Il passa sa main sous l'eau froide et, penché sur un pied à la limite du déséquilibre, tressaillant de douleur à cause de sa brûlure, il décrocha la téléphone de l'autre main. [...]

— Bordel ! vous me dérangez au beau milieu de mon travail ! aboya-t-il dans l'appareil ; il surveillait du coin de l'oeil les oignons qui se recroquevillaient dans l'huile chaude.

De tous les gens susceptibles de l'appeler, il ne redoutait d'offenser personne ; c'était là, entre autres, un des avantages d'être chômeur. [...]

S'il s'agissait de sa mère, Garp le savait, elle lui lancerait du tac au tac :

— Menteur, va ! Tu n'es jamais au beau milieu de ton travail. Tu vis à la périphérie."

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Extrait ajouté par x-Key 2012-07-27T16:29:46+02:00

Si Garp avait eu le droit de formuler un seul souhait, un souhait immense et naïf, il aurait souhaité pouvoir transformer le monde en un lieu sûr. Pour les enfants et pour les adultes. Le monde frappait Garp comme un lieu rempli de périls inutiles pour les uns comme pour les autres.

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Extrait ajouté par Lili-Prune 2011-10-15T15:16:20+02:00

A l'hôpital, Jenny Fields avait le sentiment de rattraper le temps perdu ; elle découvrait que les gens n'étaient guère plus mystérieux, ni plus séduisants, que les palourdes.

"Ma mère, écrivit Garp, n'était pas du genre à faire des distinctions subtiles."

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Extrait ajouté par x-Key 2012-11-02T00:29:06+01:00

Dans ce monde à l'esprit pourri, une femme ne saurait être que l'épouse ou la putain d'un homme - du moins ne tarde-t-elle pas à devenir l'une ou l'autre.

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Extrait ajouté par Looryn 2012-08-27T10:06:28+02:00

"Dans un des premiers essais de Garp — qui date de sa première année à Steering —, on relève la notation suivante : "Les balles ne m'intéressent pas. La balle s'interpose entre le sportif et son sport. Il en est de même des palets de hockey sur place et des volants de badminton — et les patins, tout comme les skis, font obstacle entre son corps et la lutte en recourant à un appendice — par exemple une raquette, une batte ou une crosse, tout ce que le geste a de pureté, de force et de concentration est irrémédiablement gâché."

Il n'avait que seize ans, mais déjà se devinait chez lui le sens d'un esthétisme tout personnel."

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Extrait ajouté par Looryn 2012-08-27T10:00:12+02:00

"Ce chien était un tueur, protégé par un de ces fragiles et absurdes postulats qui font le génie et la célébrité des couches supérieures de la société américaine : à savoir que les enfants et les animaux domestiques de l'aristocratie ne sauraient en aucun cas jouir de trop de liberté, ni faire de mal à personne. Les autres ne devraient pas avoir le droit de surpeupler le monde, ni de lâcher leurs chiens, mais les enfants et les chiens des riches ont le droit de s'ébattre en toute liberté."

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Extrait ajouté par Looryn 2012-08-25T17:42:49+02:00

"Jenny Fields découvrit que l'on s'attire davantage de respect en choquant autrui qu'en essayant de vivre sa vie dans une relative intimité."

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Extrait ajouté par Lili-Prune 2011-10-15T15:16:20+02:00

Parlant de ce qu'elle écrivait, Jenny confia un jour à Garp qu'elle se savait coupable de "faire du Grillparzer". Ce qui voulait dire, expliqua-t-elle, qu'il lui arrivait de présenter une scène ou un personnage avec "à peu près autant de discrétion qu'un réveille-matin n'en met à sonner".

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