Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Livres
724 156
Membres
1 050 585

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par robin_putzeys_auteur 2023-12-03T15:07:43+01:00

Constantine se demandait combien de traîtres les entouraient. Les ramifications de ce genre d’organisations, presque mafieuses, pouvaient s’étendre à tous les niveaux de pouvoir et à toutes les classes sociales, sans limite de frontière. Sans doute des membres de ces organisations sectaires étaient-ils infiltrés un peu partout dans la société. Songeant à tout cela alors qu’une torpeur réparatrice l’envahissait, au fond de lui il sentait monter un attachement de plus en plus fort envers ses deux accompagnants. Une sorte d’esprit d’équipe né des dangers partagés. Dimitri ferma les yeux.

« Le professeur est un véritable narcoleptique », songea Cecilia. « Pour s’endormir sur de pareils sièges, il a sans doute eu une formation de fakir ». Elle ne pouvait que constater que Marnix plongeait dans un sommeil apparemment profond dès qu’il montait dans un avion, peu importaient les circonstances. Faute de place, elle ne pouvait étendre ses jambes, mais son corps se relaxait doucement.

Elle essayait de faire le point sur les dernières heures de sa vie. D’un côté, une découverte formidable, mystérieuse et passionnante avec cette épée Durandal, et de l’autre une faune venue des tréfonds de l’Histoire qui essaie, au mépris de la vie d’autrui, de récupérer un objet légendaire. Ces gens, sous prétexte d’un serment déclaré plus de douze siècles auparavant, avaient décidé de ne laisser aucun obstacle leur barrer la route et les empêcher d’arriver à leur but ultime. Or, leur trio était un obstacle, et un obstacle de taille. Elle devrait donc, se disait-elle, mettre de côté sa vocation scientifique – le professeur pourrait suffire, seul, à cette fonction – au profit de sa formation militaire. Constantine et elle seraient les seuls garants de la santé et de la vie du professeur et devraient, en plus, veiller l’un sur l’autre tout en prenant garde à leur propre sécurité.

Le professeur Marnix, contrairement aux croyances de Cecilia, ne dormait pas : il réfléchissait. Il est vrai que sa vie n’était faite que d’études et d’enseignements, de recherches et de trouvailles. Il adorait véritablement cette tactique qui consistait à faire croire qu’il tombait dans un sommeil profond dès qu’il empruntait un vol. Cela lui permettait de ne pas être importuné par d’autres voyageurs, qu’ils fussent ses compagnons ou de simples inconnus ; de plus, cela lui reposait les yeux et lui dégageait l’esprit. Une petite cachotterie, sans plus.

Afficher en entier
Extrait ajouté par robin_putzeys_auteur 2023-12-03T15:02:52+01:00

Dimitri ne quittait pas la route des yeux, ne pouvant s’empêcher de se remémorer les paroles du professeur et d’essayer tant bien que mal d’imaginer l’utilité de cette découverte, ou même sa signification. Quant au professeur, il continuait d’examiner l’arme pendant que Cecilia, ennuyée, se renfonçait dans le siège du véhicule.

Elle entrouvrit la fenêtre pour faire entrer un peu d’air frais dans la voiture. Bizarrement, il y entra plus de bruit que d’air, mais ce n’était, pour une fois, pas dû au mauvais état de la route : elle entendit une sorte de vrombissement. Cecilia baissa entièrement sa fenêtre, passa la tête hors du véhicule, et s’étonna :

- Tiens, vos collègues nous gratifient d’un brin de protection…

- Pardon ? s’étonna Dimitri.

- Il y a un hélicoptère de la police juste au-dessus de nous. Presque totalement noir, comme cette voiture.

- Ce n’est pas possible ! Personne ne sait où nous allons, ni même quel chemin nous empruntons, et je n’ai pas demandé d’appui aérien. D’ailleurs, je n’ai demandé aucun appui tout court. Et j’ai même demandé à ne pas en avoir !

- Ce qui signifie ? demanda Cecilia.

- Sans doute ce que je disais tantôt, mademoiselle. Le rouleau d’emmerdes continue de se dérouler. Professeur, vous avez bien votre ceinture ?

- Oui, pourquoi ?

Dimitri écrasa littéralement la pédale d’accélérateur. La voiture fit un bruit monstrueux et pris rapidement de la vitesse, sans pouvoir espérer distancer l’hélicoptère dont le pilote, voyant subitement le véhicule qu’il prenait en filature accélérer si fort, avait compris qu’il était repéré – bien qu’il n’espérait pas rester indéfiniment discret avec ce genre de méthodes.

- Hum, c’est peut-être une coïncidence… Quelqu’un qui apprend le pilotage ? demanda le professeur, qui venait d’être plaqué contre le siège suite à la soudaine accélération.

- Il se dirige vers la ville, ce ne serait pas prudent d’y piloter un hélicoptère en tant que néophyte.

Dimitri regardait à nouveau dans le rétroviseur. Il n’entendait plus vraiment le bruit de l’hélico et poussa un soupir de soulagement. Soudain, ses yeux s’écarquillèrent : les feux lumineux de l’hélicoptère venaient d’apparaître derrière la voiture, à quelques dizaines de mètres.

- Et merde ! Couchez-vous ! À terre, tous les deux !

Un flash venait de se déclencher entre les patins de l’engin volant, on entendit un sifflement strident. Dimitri, qui fixait l’engin dans son rétroviseur central, aperçut un petit point rouge s’approcher dangereusement de la voiture, traînant un peu de fumée derrière lui.

- Ils nous envoient un missile !

Afficher en entier
Extrait ajouté par robin_putzeys_auteur 2023-12-03T14:59:03+01:00

Roswel arriva à destination après une bonne demi-heure de route, dont les trois quarts à l’arrêt en raison des embouteillages. Il régla sa course et sortit du véhicule avec sa petite mallette, avant de se précipiter dans le hall de l’hôtel.

Dans le hall d’entrée, il traversa le petit salon d’attente aux fauteuils en cuir, non sans remarquer qu’il était étrangement désert : il n’était pas loin d’une heure du matin, ceci expliquant probablement cela. Arrivant finalement à la réception, le préposé de nuit le salua et lui tendit sa clé avec un sourire digne d’être sponsorisé par une marque de dentifrice. C’était une particularité cocasse de l’endroit : pour espérer réussir et briguer un meilleur poste ou une promotion, il fallait des dents d’une blancheur immaculée, comme dans les séries télévisées qu’abhorrait d’ailleurs Roswel.

Le professeur saisit sa clé sans même adresser un mot au réceptionniste et pénétra dans l’ascenseur, pour ressortir au septième étage et entrer dans la chambre 735. Il déposa son porte-documents sur le lit et se dirigea immédiatement vers la salle de bain.

Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, trois individus sobrement vêtus entrèrent dans l’hôtel. L’un d’entre eux se rua sur sa gauche et, comme s’il connaissait bien les lieux, emprunta une petite porte dérobée qui se voulait discrète. Les deux autres avancèrent en direction du bureau du réceptionniste. Celui-ci ne les avait pas encore remarqués, plongé qu'il était dans les pages d'un magazine people illustré de photos de nombre de jeunes filles plus ou moins célèbres, toutes caractérisées par la légèreté de leurs mœurs et de leurs tenues.

Au moment où il les vit arriver à sa hauteur, il fit le même cinéma qu’à l’accoutumée : il présenta son meilleur sourire blanc, attendant que les visiteurs formulent leur requête. Et c’est ainsi que ses projets de carrière artistique volèrent en éclats, tout comme les os de son crâne sur son bureau de marbre blanc, lorsque l’individu à sa droite sortit un petit pistolet de sa poche et lui colla une balle dans la glabelle.

Réceptionniste, seul, la nuit, dans un grand hôtel newyorkais n’était manifestement pas un job d'avenir !

Les deux individus se retournèrent pour voir leur compère sortir par la porte à côté de l’entrée, qu’il venait de franchir quelques instants plus tôt. Il venait de se charger des caméras de surveillance de l’hôtel ainsi que d’un pauvre quinquagénaire en surpoids nommé Howard, qui avait accepté le boulot de gardien de sécurité de l’hôtel en intérim quinze jours auparavant à peine. Les trois hommes consultèrent le registre des réservations de l’hôtel puis se dirigèrent vers les escaliers. Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte de la chambre de Roswel.

Afficher en entier