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Le nazi et le psychiatre - À la recherche des origines du mal absolu



Résumé

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les hauts responsables nazis sont jugés à Nuremberg. Les Alliés veulent un procès exemplaire. Avant de passer en jugement, chaque prévenu doit être préalablement déclaré sain d'esprit et responsable de ses actes.

Douglas Kelley, un jeune psychiatre américain, a carte blanche pour étudier le profil psychologique de Hermann Göring et d'autres chefs nazis. Il leur fait passer une batterie de tests et s'entretient avec eux pendant des heures. Göring le fascine, au point qu'il poussera son étude au-delà de sa mission initiale. En voulant s'approcher trop près de "la bête", sa vie bascule.

Rentré aux États-Unis avant la fin du procès, il emporte avec lui toutes ses notes et ses études sur les chefs nazis. Hanté par son expérience, il se suicide douze ans plus tard en avalant une capsule de cyanure... comme Göring la veille de son exécution.

L'historien Jack El-Hai est le premier à s'être plongé dans ces archives inédites et fascinantes. Il en a tiré un récit vertigineux – où tout est vrai – célébré par la critique américaine.

Revue de presse

"Nous n'avons jamais cessé de nous interroger sur l'existence d'une "personnalité nazie". Les observations de Kelley, notamment sur Göring, offrent un éclairage passionnant." Annette Wieviorka

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Daniel Roche.

L'auteur

Historien et journaliste américain, Jack El-Hai a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la science et la médecine.

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Classement en biblio - 41 lecteurs

Extrait

Difficile, au vu d’un tel décorum, de garder le secret sur la nouvelle vocation du vieux palace. Le colonel américain Burton C. Andrus, commandant d’Ashcan, s’y essaya toutefois, même lorsque emménagèrent d’autres dignitaires nazis, et non des moindres. Parmi les premiers à arriver figurèrent en effet le grand amiral Karl Dönitz, dernier chef de l’État nazi (que Hitler avait désigné comme son successeur dans un ultime mouvement d’humeur contre Göring), le commandant des forces armées Wilhelm Keitel et son adjoint Alfred Jodl, Robert Ley, le directeur du Front allemand du travail, un déséquilibré qui, une fois en captivité, n’exprima aucune appétence pour la nourriture et la boisson mais réclama de la compagnie féminine… L’hôtel hébergea également Hans Frank, l’ancien gouverneur de Pologne, qui avait déjà tenté deux fois de se suicider depuis sa capture, l’idéologue en chef et théoricien du nazisme Alfred Rosenberg, pas encore remis d’une entorse à la cheville contractée lors d’une beuverie à la fin de la guerre, et Hjalmar Schacht, le directeur de la Reichsbank, qui s’était opposé à Hitler et avait été envoyé dans un camp de concentration. À cet aréopage exceptionnel s’ajoutait Julius Streicher, éditeur de l’hebdomadaire antisémite Der Stürmer, arrêté fortuitement non loin de Berchtesgaden alors qu’il se faisait passer pour un petit peintre paysagiste. Au total, Andrus accueillit à Mondorf cinquante-deux officiers et officiels allemands de haut rang. Il confiera plus tard qu’il redoutait une éventuelle attaque extérieure, émanant « soit de nazis fanatiques résolus à les faire évader, soit de citoyens luxembourgeois opprimés [pendant la guerre] dont la haine ne se limitait pas aux nazis mais s’étendait à l’ensemble des Allemands ». Andrus devait avoir notamment à l’esprit ce groupe de cent soixante-seize Luxembourgeois alors en convalescence à Mondorf après avoir survécu aux atrocités du camp de Dachau. Il était difficile de leur reprocher d’avoir envie de lyncher les dirigeants nazis.

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Commentaires récents

Argent

Contrairement à la com du livre, ce n'est pas des retranscription d'entretiens à proprement parler mais la biographie de Douglas Kelley qui fut psychiatre auprès des chefs nazis et notamment pour Göring. Le sujet est bien traité et donne une image intéressante de la personnalité de Göring et de la mentalité des dirigeants nazis en général.

Le style est simple et efficace, on sent que c'est écrit par un journaliste.

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Bronze

Avertie par les commentaires de mes camarades Booknautes, je savais à quoi m'en tenir. Le titre est en effet trompeur, sans doute pour des besoins marketing tapageurs. "Psy à Nuremberg" aurait été plus approprié.

Ceci étant, cette biographie reste intéressante grâce au portrait de la psychiatrie de cette époque et des méthodes alors employées, et grâce aux profils - malheureusement- succincts des dignitaires nazis jugés. Il en dégage cependant un éclairage sur la mentalité "politique" et sur les moyens employés pour parvenir au sommet.

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Or

Si je m'attendais à ça... Je dois avouer que j'étais un peu déçue, puisque je pensais que les dialogues entre les deux personnages avaient été prononcés, mais non...

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Argent

Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais, je pensais retrouver des conversations "d'archives" peut être un peu romancées mais pas du tout une sorte de biographie de Douglas Kelley.

Pour moi, ce livre est mal vendu, car ce n'est pas précisé exactement ce que c'est : une sorte d'historiographie de l'après guerre et du sort des dirigeants nazis après la capitulation allemande doublée d'une pseudo biographie sur D.Kelley. (ce qui n'est pas surprenant quand on sait que tous les retranscriptions et notes de Kelley sont entre les mains de son fils,...)

Cela dit, ça reste un livre très intéressant, assez inégal dans sa construction mais qui permettent d'en apprendre beaucoup sur les procès de Nuremberg et sur les prisonniers avant et pendant leurs jugements.

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Lu aussi

Dommage, ce livre est très inégal. il part dans tous les sens, il reste pourtant un bon livre d'histoire sur une période trouble de notre histoire et le face à face de deux hommes.

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Pas apprécié

Ce livre me laisse un sentiment partagé. J'avais hâte de le lire car le sujet me semblait vraiment intéressant et enrichissant. Il l'est. Nous apprenons des choses sur le comportement des dignitaires nazis durant leur emprisonnement et leur attente du procès de Nuremberg. Mais finalement, cette partie du livre et trop courte, et celui-ci tend plus à retracer la vie de D.Kelley qu'à s'intéresser clairement aux nazis. En ce sens, les nombreux détails mentionnés sur la vie du psychologue sont vite rébarbatifs même si celui-ci est un être complexe. J'ai eu beaucoup de mal à me laisser entraîner par ce livre, l'écriture n'aidant peut être pas. mais surtout, le découpage y est pour quelque chose car les chapitres sont à mon gout beaucoup trop longs et fourmillent de trop d'idées, d'anecdotes, de détails en même temps, à tel point qu'on ne retient pas grand chose

Bref, une déception

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Lu aussi

Déçu ! Livre inégal ! La première partie consacrée à la confrontation entre le psy et les criminels nazis en captivité est palpitante et enrichissante. En revanche, la seconde partie consacrée à la transformation de Douglas Kelley de retour auprès des siens est, à mon sens, peu addictive. Ce trop long chapitre ne fait plus l'objet d'un face à face avec Göring et ses ignobles complices mais d'un combat entre le psychiatre aux multiples activités et ses démons intérieurs. De plus, le lecteur est confronté, de manière un peu trop répétitive et dans un style complexe, à une opposition de théories quant au profil pathologique des criminels nazis : ces derniers avaient-ils une nature "nazie" innée ou étaient-ils des messieurs "tout le monde" se métamorphosant en fonction du milieu et des événements ?

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Lu aussi

Ce livre est passionnant et je le conseillerais sans aucun problème à un amateur d'histoire. Sa grande force, c'est qu'il arrive à nous surprendre. La Seconde Guerre mondiale, c'est quand même un thème ultra classique. On pourrait penser qu'on en a déjà largement fait le tour et que ce livre ne serait qu'une redite de ce qu'on a déjà lu/vu/entendu ailleurs. Mais pas du tout. On aborde vraiment la question sous un angle inédit. C'est pas du tout un livre expliquant la guerre dans sa globalité, mais bien plus un livre 'dans l'intimité' d'un des dirigeants du parti. On ne nous réexplique pas les faits, on se concentre presque uniquement sur le face à face entre des criminels de guerre et leur psychiatre, avant leur procès. Et ces confrontations sont absolument passionnantes. C'est addictif comme un thriller, il y a un vrai 'scenario de roman', on en oublierait presque que c'est des événements historiques.

Bref, tous les chapitres qui parlent de ça sont juste un plaisir à lire. J'ai également adoré tous les passages sur les conditions de détentions de ces prisonniers. Ou encore les passages sur la préparation du procès/le procès lui-même.

Néanmoins, sur de nombreux autres aspects, ce livre me laisse carrément sur un gout d'inachevé.

Les confrontations entre le psy et les détenus sont jubilatoires. Le problème, c'est qu'il n'y a pas que ça dans le livre. Il y a aussi des passages bien plus convenus. Notamment en début et en fin d'ouvrage, ce livre est une biographie totalement banale d'un psychiatre. Sauf que le livre est construit d'une telle façon qu'on peut juste pas s'intéresser à la vie de ce psychiatre, parce que c'est un personnage finalement assez fade. Qu'on se le dise franchement, la 'star' du livre, c'est clairement pas lui, mais c'est les criminels !

Du coup, j'ai parfois eu l'impression que l'auteur s'était trompé dans ses priorités. Quand on achète un tel livre, on l'achète parce qu'on se demande qu'est ce que Göring à pu dire à son psy pour le marquer à ce point. On l'achète pas parce qu'on veut connaitre avec précision la vie d'un psy dont on ignorait l'existence il y a encore 10 minutes.

Je dis pas que l'auteur aurait du absolument rien dire sur la vie de ce psy, mais ça aurait du être fait d'une façon moins détaillé. Il aurait fallu se cantonner à l'essentiel. Qu'on nous parle de ses études, ok, mais quand je vois des chapitres sur le grand-père collectionneur de papillons, je me dis vraiment que ça sert à rien. ça fait même un peu tache à coté des chapitres sur le vif du sujet.

L'un dans l'autre, il n'y a finalement qu'un part assez réduite de ce livre qui m'ait vraiment intéressé. Le reste n'est pas insupportable à lire, mais ça ne présente pas la moitié du quart de l'intérêt que peut avoir les passages dans la prison de Nuremberg. Du fait de ce déséquilibrage, je peux pas dire que j'ai trouvé ce livre dans sa globalité très marquant

A part ça, je trouve que c'est un livre vraiment très bien documenté. On y retrouve beaucoup de citations des personnages, reprise telle quelle. Ce type de construction était un peu casse-gueule parce que ça aurait très vite pu devenir lassant, mais l'auteur s'en sort plus que bien. Les citations sont parfaitement introduites par les passages narratifs. Tout se fait naturellement, il n'y a pas de rupture de style, ça s'intègre à merveille dans le texte. Et donc, même si j'ai pas noté chez l'auteur un style très mémorable, j'ai apprécié la fluidité de ma lecture.

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Dates de sortie

Le nazi et le psychiatre - À la recherche des origines du mal absolu

  • France : 2013-11-18 (Français)
  • France : 2015-05-07 - Poche (Français)

Activité récente

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 41
Commentaires 9
Extraits 13
Evaluations 16
Note globale 6.75 / 10

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