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Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-29T00:09:59+01:00

"Mais alors, osai-je commenter, vous êtes encore loin de la solution…

– J'en suis très près, dit Guillaume, mais je ne sais pas de laquelle.

– Donc, vous n'avez pas qu'une seule réponse à vos questions ?

– Adso, si c'était le cas, j'enseignerai la théologie à Paris ?

– À Paris, ils l'ont toujours, la vraie réponse ?

– Jamais, dit Guillaume, mais ils sont très sûrs de leurs erreurs.

– Et vous, dis-je avec une infantile impertinence, vous ne commettez jamais d'erreurs ?

– Souvent, répondit-il. Mais au lieu d'en concevoir une seule, j'en imagine beaucoup, ainsi je ne deviens l'esclave d'aucune."

J'eus l'impression que Guillaume n'était point du tout intéressé à la vérité, qui n'est rien d'autre que l'adéquation entre la chose et l'intellect. Lui, au contraire, il se divertissait à imaginer le plus de possibles qu'il était possible.

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Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-29T00:11:38+01:00

– Mais l'unicorne est-il un mensonge ? C'est un animal d'une grande douceur et hautement symbolique. Figure de Christ et de la chasteté, il ne peut être capturé qu'en plaçant une vierge dans une forêt, de façon que l'animal, attiré par son odeur très chaste, aille poser sa tête dans son giron, s'offrant comme proie aux lacs des chasseurs.

– C'est ce qu'on dit, Adso. Mais beaucoup sont enclins à penser qu'il s'agit là d'une fable inventée par les païens.

– Quelle déception, dis-je. J'aurais eu plaisir à en rencontrer un au détour d'un chemin forestier. Autrement, quel plaisir peut-on prendre à traverser une forêt ?

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Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-29T00:11:25+01:00

-Qu'est-ce qui vous effraie le plus dans la pureté ? demandais-je.

-La hâte répondit, Guillaume.

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Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-29T00:10:51+01:00

"L'Évangile dit que Christ avait une bourse !

– Tais-toi veux-tu, avec cette bouse que vous peignez même sur les crucifix ! Qu'en dis-tu, alors, du fait que Notre Seigneur quand il était à Jérusalem revenait chaque soir à Béthanie ?

– Et si Notre Seigneur voulait aller dormir à Béthanie, qui es-tu, toi, pour critiquer sa décision ?

– Non, vieux bouc, Notre Seigneur revenait à Béthanie parce qu'il n'avait pas de quoi se payer l'auberge à Jérusalem !

– Bonagrazia, c'est toi le bouc ! Et que mangeait Notre Seigneur à Jérusalem ?

– Et toi tu dirais que le cheval, qui reçoit de l'avoine de son maître pour survivre, a la propriété de l'avoine ?

– Tu vois bien que tu compares Christ à un cheval…

– Non, c'est toi qui compares Christ à un prélat simoniaque de ta cour, chantepleure d'excréments !

– Oui ? Et combien de fois le Saint-Siège a dû endosser des procès pour défendre vos biens ?

– Les biens de l'Église, pas les nôtres ! Nous, nous en avions l'usage !

– L'usage pour les dévorer, pour vous fabriquer de charmantes églises avec des statues d'or, hypocrites, vaisseaux d'iniquité, sépulcres blanchis, sentines de vices ! Vous le savez bien, que c'est la charité, et non la pauvreté, le principe de la vie parfaite !

– Ça, c'est votre glouton de Thomas qui l'a dit !

– Attention à toi, impie ! Celui que tu appelles glouton est un saint de la Sainte Église romaine !

– Saint de mes sandales, canonisé par Jean pour irriter les Franciscains ! Votre pape ne peut pas faire de saints, car c'est un hérétique ! Mieux, c'est un hérésiarque !

– Cette belle proposition, nous la connaissons déjà ! C'est la déclaration du fantoche de Bavière à Sachsenhausen, préparée par votre Ubertin !

– Attention à ce que tu dis, porc, fils de la prostituée de Babylone et d'autres roulures encore ! Ubertin n'était pas auprès de l'empereur, mais se trouvait justement en Avignon, au service du cardinal Orsini, et le pape l'envoyait comme messager en Aragon !

– Je le sais, je sais qu'il faisait vœu de pauvreté à la table du cardinal, comme il le fait maintenant dans l'abbaye la plus riche de la péninsule ! Ubertin, si tu n'y étais pas, toi, qui a suggéré à Louis de se servir de tes écrits ?

– Est-ce ma faute si Louis lit mes écrits ? Il ne peut certes pas lire les tiens, illettré que tu es !

– Moi, un illettré ? Il était lettré votre François qui gardait les oies ?

– Tu as blasphémé !

– C'est toi qui blasphèmes, fraticelle au balais rôti !

– Moi je n'ai jamais rôti de balais et tu le sais bien !

– Bien sûr que si, avec tes fraticelles, quand tu t'enfilais dans le lit de Claire de Montfaucon !

– Que Dieu te foudroie ! J'étais inquisiteur en ce temps-là, et Claire avait déjà expiré en odeur de sainteté !

– Continue, continue, l'ire de Dieu s'abattra sur toi comme elle s'abattra sur ton maître, qui a donné asile à deux hérétiques comme cet ostrogoth d'Eckhart et ce nécromant anglais que vous appelez Branucerton !

– Vénérables frères, vénérables frères"criaient le cardinal Bertrand et l'abbé.

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Extrait ajouté par Gollum 2020-08-24T15:20:50+02:00

« Le livre est créature fragile, il souffre de l’usure du temps, craint les rongeurs, les intempéries, les mains inhabiles. Si pendant cent et cent ans tout un chacun avait pu librement toucher nos manuscrits, la plus grande partie d’entre eux n’existerait plus. Le bibliothécaire les défend donc non seulement des hommes mais aussi de la nature, et consacre sa vie à cette guerre contre les forces de l’oubli, ennemi de la vérité. »

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Extrait ajouté par MagdeleineRobin 2016-05-18T21:05:20+02:00

Je me sentais engourdi de sommeil, car le sommeil diurne est comme le péché de la chair : plus on en a eu, plus on en voudrait, cependant qu'on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps.

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Extrait ajouté par Artemisya 2013-04-03T22:02:12+02:00

"Et puis ce que je vis à l'abbaye m'a fait penser que souvent ce sont les inquisiteurs qui créent les hérétiques. Non seulement pour les imaginer quand ils n'existent pas, mais parce qu'ils répriment avec une telle véhémence la vérole hérétique que nombre sont ceux qui l'attrapent par haine des inquisiteurs."

Adso de Melk, novice bénédictin

[Le Livre de Poche 1982 - p.71]

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Extrait ajouté par Charlie18 2012-02-29T00:10:04+01:00

Prends garde, mon fils... La beauté du corps se limite à la peau.Si tous les hommes voyaient ce qui gît sous la peau,ainsi qu'il advient avec le lynx de Béotie, ils auraient un frisson d'horreur à la vision de la femme.Toute cette grâce se compose de mucosités et de sang, d'humeurs et de bile.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-01T22:19:29+01:00

Le diable est l'arrogance de l'esprit, la foi sans sourire, la vérité qui n'est jamais effleurée par le doute.

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Extrait ajouté par jacquestimmer 2020-07-01T08:07:32+02:00

Il en faut bien peu pour passer du poison au médicament ; à l’un comme à l’autre les Grecs donnaient le nom de pharmakon.

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