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Extrait ajouté par Adèle 2014-09-30T17:01:17+02:00

- Les filles ne peuvent pas être branchées Harley ?

- Ce n'est pas ce que je ...

- Que doit-on faire alors ? Marcher pieds nus dans la cuisine et se languir de vous ?

[...]

J'ouvris la bouche pour le remettre à sa place, mais au lieu d'une réplique bien sentie, c'est un rot énorme qui m'échappa.

- Primitif, mais joli, princesa.

source site "dans notre petite bulle"

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Extrait ajouté par nini84 2014-09-22T13:10:51+02:00

-Pourquoi es-tu si gentil avec moi? Chuchotai-je.

Nouveau silence. Au moment où j'ouvris la portière, je sentis sa main sur mon bras et mon prénom franchis délicatement ses lèvres. je songeai à la brise, au peupliers argentés dans les bois et je pivotai vers les fossettes taquines auxquelles je m'étais habituée.

A leur place, un feu brûlait, irradiant tout son visage. Ses yeux flamboyaient avec une telle intensité que mon cœur fit un triple saut sur lui même.

-Tu me demandes pourquoi je suis si gentil avec toi? Mais tu ne poses pas les questions importantes : qui je suis? Ce que je vois quand je te regarde? ce que je veux?

Ses doigts caressèrent ma mâchoire et s'arrêtèrent sur mon menton; il pencha son visage vers lui. Son souffle était chaud, ses paroles pressantes.

-Je te promets une chose, Jude Hernandez. tu crois me connaître? Lo siento, mi princesa. Mais tu ne sais absolument rien de moi.

Tout en moi le suppliait de m'embrasser. Je le voulais, peu importait qu'on m'observe depuis la maison et combien de serments je brisais...

lepetitmondedeceline.blogspot.fr

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Extrait ajouté par toutoun 2014-08-15T22:08:45+02:00

Selon la loi des probabilités, une fille précédée de trois soeurs hérite d'au moins un joli short en jean à sa taille. On est d'accord ? Niet ! Mauvaise réponse.

Si les vêtements pouvaient parler, celui-ci dirait : Salut ! Nous sommes les vieilles fringues d'Araceli. Et je répondrais : Mission accomplie ! Aucun autre short ne comprime mieux les organes féminins que toi. Félicitations !

En réalité, ce short remontait tellement là où je pense que l'on entendrait plutôt : umpf pmph heurm pfum.

Hein ?

Précisément.

Je coupai le contact et souris à Papito à côté de moi.

- Prêt ?

Il ne me répondit pas mais plissa les yeux tandis que je me mettais un peu de gloss sur les lèvres devant le rétroviseur.

- Ça te vieillit, mi querida.

- Me dit celui qui passe ses chaussettes au micro-ondes.

- Elles étaient froides, répliqua-t-il en haussant les épaules.

Comme si c'était moi la plus cinglée des deux...

- Une chance que tu n'aies pas déclenché un incendie. Je sautai du pick-up et attachai la laisse au collier de Pancake notre golden retriever qui trémoussait du derrière, surexcité à l'idée d'une balade.

Je tirai sur l'ex-short de ma soeur puis me tournai vers Papito.

- L'habit fait le moine, pas vrai ? S'ils nous prennent au sérieux, ils ne nous arnaqueront peut-être pas...

Papito examina le short d'Araceli et le vieux T-shirt Van Halen déchiré en des points stratégiques que j'avais chipé dans les rebuts de Lourdes.

- Jude Catherine Hernandez... J'aimerais bien voir quelqu'un conduire une moto dans cette tenue !

Je levai les yeux au ciel. Papa n'avait pas enfourché une moto depuis trente ans. Moi, on peut dire que je m'y connaissais en bécanes : j'avais téléchargé quasiment toutes les vidéos jamais filmées du Sturgis Motorcycle Rally et après quelques nuits blanches sur YouTube - merci Red Bull et Oreo -, je m'approchais du statut d'expert de la vaste et sombre culture des deux-roues. Cuir, chaînes et absence flagrante de soutien-gorge, j'avais tout bon.

Papito plissa les yeux.

- Tu ressembles à...

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Extrait ajouté par missbookeuse-26 2017-04-10T20:30:32+02:00

Tandis que mon père continuait de scruter les alentours, confus et humilié, je fermais les yeux et répétais le mantra que l'assistante sociale m'avait appris après l'annonce de la mauvaise nouvelle: ce n'est pas mon père, c'est la maladie. Ce n'est pas mon père, c'est la maladie...

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Extrait ajouté par Kiiwako 2014-12-28T16:06:40+01:00

Derrière lui, trois mécanos chuchotaient en espagnol et rigolaient, ce qui ne faisait qu’amplifier ma mortification. L’un d’eux ne cessait de répéter qu’il me trouvait sexy et que si Emilio merdait, il serait heureux de soigner mon cœur brisé. Puis il marmonna quelque chose qui finit par « à poil ».

Le bruit strident d’une grosse perceuse couvrit leurs gloussements, mais Emilio resta impassible et continua de me dévisager avec son air malicieux.

— Que les choses soient claires, déclarai-je. Tu ne me plais pas.

— Qu’est-ce que j’ai fait de travers ? Je t’ai vexée ?

— Non. Je…

— Je ne suis pas assez beau pour toi ?

— Non. Je veux dire, si. Enfin… Laisse tomber.

Il frotta sa barbe de trois jours et regarda le plafond comme s’il réfléchissait à tous les problèmes du monde.

— Quelqu’un a dû pirater ton compte Facebook, alors.

— Hein ?

Ce fut tout ce que je pus coasser avant que ma gorge ne se ferme. Un vrai choc anaphylactique.

— On ne peut pas se fier au système de sécurité d’Internet, Jude. Si quelqu’un a piraté ton compte, tu dois le signaler. Les gens pourraient se méprendre sur tes intentions. Se faire de fausses idées sur toi et moi.

Je toussai et le foudroyai du regard, comme le conseillaient les panneaux mettant en garde contre les pumas sur les sentiers de randonnée. Faire du bruit. Fixer l’animal avec assurance. Paraître plus gros qu’on est.

— Il n’y a aucune idée à se faire, repris-je. Tu ne me plais pas. Pas comme un petit ami. Même pas comme un ami. On ne se connaît pas. Point.

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Extrait ajouté par Adèle 2014-09-30T17:00:47+02:00

Le type se releva, s'essuya les mains avec un chiffon qui pendait de sa poche arrière et s'avança vers nous. Il baissa la tête quand il ouvrit la porte. Je ne vis pas ses yeux, juste sa barbe de trois jours. Ses fossettes. Une cicatrice en bas du menton. Des balafres blanches en dents de scie sur son bras.

Dangereux, le boulot de mécano ...

- Depuis combien de temps travailles-tu sur ces engins ? lui demanda Duke.

- Euh ... depuis toujours.

- Ici, petit malin. Pour moi !

source site "dans notre petite bulle"

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Extrait ajouté par Once-Upon-aTime 2017-10-11T18:02:54+02:00

J’aurais aimé m’enfoncer dans ma chaise, mais je me contentai de sourire et espérai que Pancake se mette à parler allemand.

« Ô mon Dieu ! Le chien a dit Guten Tag ! » me serais-je exclamée.

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Extrait ajouté par Lily01 2016-03-19T10:09:28+01:00

Je ne voulais pas raconter à maman l'incident de la pharmacie, mais nous avions conclu un marché après diagnostic.

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Extrait ajouté par Maanoon0 2015-02-23T17:56:06+01:00

Pourquoi vouloir les choses comme elles étaient puisque nous les obtenons uniquement comme elles sont.

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Extrait ajouté par Kiiwako 2014-12-28T16:15:42+01:00

Sans regrets…

Était-ce seulement possible ? J’en avais des tonnes. Je regrettais de ne pas prendre la route avec lui. De ne pas avoir passé plus de temps avec Papito avant sa maladie ou demandé à mes sœurs de venir à la maison plus tôt pour que nous soyons tous ensemble. Je regrettais même Zoé et Christina.

Mais mon plus grand regret était de n’avoir jamais dit à Emilio ce que je ressentais pour lui.

Il avait raison, nous n’avons qu’une vie. Nous pouvons ressasser le passé toute la journée, regarder de vieilles photos et nous raconter les mêmes vieilles histoires, mais, justement, ce ne sont que des histoires. Des souvenirs. Révolus. Peut-être sont-ils merveilleux et incroyables, peut-être ont-ils changé nos vies de manière unique, mais ils n’existent plus. Le temps de réfléchir à un instant, il a déjà disparu ; un autre surgit, destiné à passer, lui aussi.

Notre amitié me manque, Jude. Le bon vieux temps me manque, le « nous » de ton album.

L’autre jour, on aurait dit que Zoé considérait le « nous » de l’album comme un « nous » différent de la réalité, une version meilleure que nous pourrions retrouver à volonté. Elle aussi me manquait, ainsi que notre enfance insouciante. Mais j’avais passé l’été à attendre cette machine à remonter le temps et celui-ci ne fonctionne pas de cette façon. Le bon vieux temps n’existe pas. Peu importe le nombre d’années passées à l’attendre, la force avec laquelle vous souhaitez son retour ou à quel point le passé vous manque, le temps file toujours vers l’avant. Tout se termine un jour – les orages, les amitiés, les journées, la santé, l’amour, la vie… Zoé et moi. Notre amitié n’était peut-être pas obligée de s’arrêter cet été, mais notre passé – ces moments qui nous avaient rapprochées – devait s’achever. Ces instants s’étaient déjà produits ; ils étaient déjà terminés. Nous étions simplement trop occupées à souhaiter l’inverse pour le remarquer.

Finis les souhaits.

Finie l’attente.

Finie la peur.

Fini d’ignorer le fait que Papito ne guérirait pas.

Fini de courir après mes sentiments pour Emilio, de prétendre que je pouvais lui dire au revoir comme si cela ne me tuait pas.

Fini de laisser mes sœurs me dicter ma vie.

Fini de vivre dans le passé.

Je coupai le moteur et dépliai les doigts telle une fleur. Je regardai le drapeau rouge et bleu étincelant sur l’argent et cela me frappa soudain avec la force conjuguée du vent, du torrent et du soleil.

Pourquoi vouloir les choses comme elles étaient puisque nous les obtenons uniquement comme elles sont. Un instant. Puis un autre. Ce que vous faites de cet instant dépend de vous seul.

Sans regrets.

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