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Liste des extraits

Extrait ajouté par elana55 2014-01-25T15:33:03+01:00

" Le pays natal de mon père était une terre ruisselante de lumière. Toutefois, chaque année, vers novembre ou décembre, même les jours où le ciel sans nuages paraissait d'une limpidité parfaite, il arrivait bien quatre ou cinq fois qu'une ondée passât. A croire que mon cœur, mon instable cœur, c'est ce terroir qui l'a fait ce qu'il est."

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Extrait ajouté par Caroline 2013-10-21T18:51:01+02:00

"La pensée que la beauté pût déjà exister quelque part à mon insu me causait invinciblement un sentiment de malaise et d'irritation ; car si effectivement elle existait en ce monde, c'était moi qui, par mon existence même, m'en trouvais exclu".

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Extrait ajouté par Caroline 2013-10-21T18:50:49+02:00

"Du point de vue de la connaissance, jamais la Beauté n'est consolation. Ce peut être une femme, ce peut être une épouse, ce n'est jamais une consolation. Cependant, du mariage de la connaissance et de cette Beauté qui n'est pas une consolation, quelque chose naît. Quelque chose d'éphémère, de pareil à une bulle, à quoi l'on ne peut absolument rien. Oui, quelque chose naît ; et c'est ce que les gens appellent l'ART".

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Extrait ajouté par Caroline 2013-10-21T18:50:38+02:00

"Kashiwagi, lui, m'avait le premier enseigné la voie détournée et ténébreuse par où prendre la vie à revers. A première vue, cela paraissait mener droit à la destruction; en réalité, cela foisonnait d'inattendus stratagèmes, métamorphosait la couardise en courage: c'était une sorte d'alchimie par laquelle ce que nous appelons vice redevenait ce qu'originellement il est: de l'énergie à l'état pur".

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Extrait ajouté par Caroline 2013-10-21T18:50:15+02:00

"Le pavillon d'or est une étude approfondie des mobiles d'un crime. Une conception superficielle et baroque de quelque chose comme, par exemple, la Beauté, peut suffire à provoquer l'acte criminel d’incendier un trésor national. Si l'on se place d'un autre point de vue, il suffit, pour échapper à sa condition présente, de croire à cette idée folle et superficielle, et de l’hypertrophier jusqu'à en faire une fondamentale raison d’être. C'était de Hitler..."

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Extrait ajouté par Caroline 2013-10-21T18:49:34+02:00

"Le ciel s'assombrit encore. Non que le soleil fût totalement invisible, mais, comme une gorge blanche entrevue dans l'échancrure d'une toilette aux épaisseurs superposées, un coin de nuages prenait parfois un éclat blanc ; et, dans les profondeurs combien imprécises de cette lumière blanche se devinait la présence du soleil qui, de nouveau, se diluait à l'instant dans la grisaille monotone du ciel couvert".

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Extrait ajouté par beckygirly 2013-06-30T15:05:51+02:00

Les soirs de mai, au retour de la classe, dans la maison de mon oncle, j'apercevais, de la pièce du premier étage où je faisais mes devoirs, en face de moi, les collines. Aux rayons du couchant, leurs pentes couvertes de feuilles nouvelles semblaient un paravent d'or déployé au milieu de la plaine. Et ce que je voyais, moi, c'était le Pavillon d'Or.

Bien souvent, sur des photographies, sur des livres de classe, j'avais vu le vrai Pavillon d'Or. Pourtant, c'est l'image du Temple d'Or des récits de mon père qui, dans mon cœur, avait supplanté toute autre.

Mon père, sans doute, ne m'avait jamais dit, du vrai Pavillon d'Or, que, par exemple, il étincelât de mille dorures. Mais, à l'entendre, il n'existait nulle chose au monde qui l'égalât en beauté ; et le Pavillon d'Or qui se dessinait dans ma pensée à la seule vue des lettres, à la seule résonance du mot, avait quelque chose de fabuleux…

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Extrait ajouté par Marinae 2018-10-12T22:40:45+02:00

Or, c'était précisément cela, ce sentiment d'être une individualité particulière, qui dépouillait ma vie de toute charge de symbole, bref de toute possibilité de devenir, comme celle de Tsurukawa, une base de comparaison avec autre chose ; qui me dénudait en conséquence du sens de l'expansion et de la solidarité de ce qui vit ; qui se trouvait donc à l'origine de cette solitude qui me poursuivait partout et sans fin. Oui, c'est étrange : je ne me sentais même pas de solidarité avec le néant.

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Extrait ajouté par Marinae 2018-10-12T22:35:45+02:00

C'était comme s'il avait pris le visage d'un instant, était venu à moi pour me montrer le néant de ma soif de vivre. Dans la vie, l'instant qui prend couleur d'éternité, nous enivre ; mais le Pavillon d'Or savait bien que cela est sans valeur au prix de l'éternité revêtant l'aspect d'un instant, comme lui-même faisait précisément à cette minute. Et c'est bien dans ces moments-là que l'inaltérable Beauté est capable de paralyser nos vies, de distiller ses poisons dans nos existences.

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Extrait ajouté par Marinae 2018-10-12T22:33:07+02:00

[...] le Pavillon d'Or la rejetait ; mais du même coup aussi, la vie que je tentais d'appréhender. Cerné de partout par la Beauté, quel moyen de tendre les bras vers la vie ? La Beauté n'avait-elle pas aussi le droit d'exiger qu'on tînt compte d'elle, qu'on renonçât au reste ? Toucher d'une main l'éternité, de l'autre la vie, est une impossibilité.

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