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Le Peuple d'en bas



Description ajoutée par Hillja 2017-06-08T10:05:10+02:00

Résumé

Durant l’été 1902, Jack London descend au cœur des ténèbres de l’empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l’East End de Londres. Le récit qu’il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d’un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux.

Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu’à l’idée de révolte…

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Classement en biblio - 33 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Irene-Adler 2018-08-07T13:57:56+02:00

Les hommes dépendent économiquement de leurs patrons, comme les femmes dépendent économiquement de leurs hommes. Le résultat c'est que les femmes reçoivent les raclées que les hommes devraient donner à leurs patrons, et sans avoir le droit de se plaindre.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par kira2000 2019-07-11T17:13:04+02:00
Or

Pour témoigner de la vie des pauvres de l’east london, Jack london s’est mêlé à eux. On découvre alors l’horreur de cette vie, les choix impossible à prendre et l’impossibilité de s’élever. Tout n’est que descente en enfer sans possibilité de remonter. London a une très belle plume qui nous entraîne dans son immersion et nous pousse à la réflexion.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-08-07T13:54:48+02:00
Diamant

Voici encore une lecture dont on ne sort pas indemne et qui me hantera durant de longues années.

Pourtant, je savais dès le départ que la vie dans l'East End n'avait rien d'une réjouissance et que les pauvres gens qui y vivaient le faisaient dans des conditions misérables et très peu hygiénique.

Mais ce que je pensais, ce que je savais était en deçà de la réalité et il fallait bien l'enquête de Jack London pour nous faire découvrir les choses horribles qui faisaient de l'East End un endroit pire que les abîmes décrites dans la Bible.

Comment est-ce possible autant de misère noire, des gens qui ne mangent pas à leur faim tous les jour, qui ne trouvent pas de travail, alors que l'Angleterre est à son apogée, toute puissante et civilisée ?

Mauvaise gestion, comme toujours… Et Jack London ne se prive pas de nous l'expliquer en fin d »ouvrage, avec chiffres à l'appui, et je vous jure que ça fait froid dans le dos.

Quant aux associations qui, soi-disant, aidaient les gens de l'East End à s'en sortir, elles le faisaient mal, puisqu'elles abordaient les problèmes avec des idées complètement fausses, même si elles étaient sincères car hélas, elles approchaient l'existence de ces malheureux sans la comprendre.

Sans entrer dans les détails, je vous dirai que j'ai lu la misère des pauvres gens qui vivaient entassés à 6 ou 8 dans la même pièce, qui sous-louaient à d'autres une place assise par terre, ou, pire encore, je ne vous parlerai pas du même lit loué à trois personnes différentes, chacune l'occupant à tout de rôle selon son horaire…

Il y a, dans ses situations miséreuses, une sacrée dose l'illogisme et le terrible cercle vicieux de celui ou celle qui se faisait broyer et qui n'avait plus la possibilité de s'en sortir.

Illogique dans le sens où les gens qui allaient dormir une nuit à l'asile se devaient de se réaliser des travaux pour cet asile, travaux lourds, sales, qui leur auraient rapporté plus qu'un morceau de pain sec s'ils l'avaient réalisé pour le pire des patrons capitalistes !

Oui, l'exploitation de la misère humaine se faisait sur le dos des plus pauvres et par les institutions qui auraient dû les aider… Et qui au lieu de ça, les faisait plonger toujours un petit peu plus dans l'abîme.

Illogisme aussi dans le fait que les policiers empêchaient les clochards de dormir à la belle étoile, forçant ces pauvres gens à porter la bannière (comme on dit) jusqu'aux petites heures (marcher tout le temps), jusqu'au moment où l'on ouvrait les parcs publics (vers 4 ou 5h du mat') et où tous ces gens, épuisés de leur nuit blanche, allaient s'étaler sur des bancs, choquant ensuite les gens biens pensants qui les trouvaient, à 10h du matin, en train de ronfler sur les pelouses.

Sans parler du sadisme dans le fait que l'argent que certains nantis donnaient aux pauvres, ils l'avaient eux-mêmes arraché aux pauvres via les loyers indécents ou sur le prix des marchandises de première nécessité…

Là, on ne m'apprend rien, je le savais déjà, hélas…

Facile… Certains riches propriétaires louaient des taudis à des prix prohibitifs, amassaient du fric sur le dos des habitants de l'East End, puis, ces messieurs bien-pensants allaient ensuite tranquillement à l'église, se permettant même, en plus, de conseiller les travailleurs sur la meilleure façon d'utiliser l'argent qu'il leur restait, celui que ces riches patrons ou proprios n'avaient pas pris.

Sade, reviens, on a trouvé plus sadique que toi ! Machiavel, c'est de toi ces belles idées ? Non, tu n'avais rien inventé, juste observé l'Homme et ses pires travers.

L'Homme est un loup pour l'Homme, et cette citation ne rend pas hommage aux loups qui sont plus civilisés que certains Humains, riches à foison, et qui veulent devenir encore plus riche, le tout sur le dos des plus pauvres, sinon, c'est pas drôle.

Je pourrais vous en parler durant des heures de ce superbe roman et vous donner à vous aussi, l'envie d'aller vomir sur le genre humain.

Riche idée, en tout cas, qu'à eue Jack London, de se déguiser en clochard pour aller explorer ces quartiers interdits de Londres – cette face cachée, soigneusement cachée, du plus puissant empire de la terre.

Et encore, London avait encore cette chance de n'être là qu'en immersion et d'avoir la chance, ensuite, de rentrer dans son petit logement, de se laver, de se changer, de pouvoir dormir sans risque d'être dérangé, seul dans son lit et de pouvoir manger, alors que les autres étaient condamnés à marcher dans les rues, le regard rivé au sol, se baissant sans cesse pour se nourrir de miettes, de pépins de fruits, de trognons de chou noirs de suie échappés au balai de l'éboueur.

Un roman noir très fort, douloureux, qui ne sombre jamais dans le pathos, se bornant à nous rapporter ce qu'il a vu, entendu ou "testé" lui-même.

Jack London a un talent de conteur, c'est, en plus, un observateur impitoyable et j'aurais aimé lire sa première version, celle dans laquelle il mettait l'accent sur la responsabilité des gens en place et du roi Edouard VII, mais l'éditeur a préféré qu'il mette l'accent sur les faits divers liés à la criminalité.

Dommage… Malgré cette censure qu'on lui demanda, on a toujours une petite pique envers le pouvoir en place.

Il n'en reste pas moins que ce roman est la description d'un Enfer sur terre et que les portraits qu'il nous livre sont fouillés, sordides, touchants, inoubliables.

Un roman qu'on lit mal à l'aise parce que nous, on ne vit pas à 8, ou 10, ou 12 dans une même pièce, sans fenêtres et que tous les jours, on mange au moins plus qu'à notre faim.

Une véritable immersion, sans fards, sans artifices, sans édulcorants dans la misère la plus noire, une description des lieux et des faits sans concession, une critique acerbe de la société des riches, de la société bien-pensante, une dénonciation de cette abomination et la preuve, noir sur blanc, que ces pauvres gens n'en pouvaient rien et n'auraient jamais pu s'en sortir, pas à cause d'eux, non, mais à cause du système capitaliste, un système pervers qui crée la misère et qui y maintient les gens.

Méditons sur cette phrase "La civilisation a centuplé le pouvoir de production de l'humanité et, par suite d'une mauvaise gestion, les civilisés vivent plus mal que des bêtes".

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Commentaire ajouté par Mayoune 2017-10-23T18:18:49+02:00
Argent

Une terrible immersion dans la misère londonienne. L'écriture de Jack London est percutante et ne dissimule rien de l'horreur du quotidien de ce "peuple des abysses". Seul bémol, le jugement moral trop présent.

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Commentaire ajouté par lips65 2016-05-29T21:42:35+02:00
Diamant

Ce récit social, rude, réaliste, mordant, retrace le passage de Jack London dans les bas-fonds de Londres, sous les oripeaux d'un manœuvre. Plus naturaliste encore que Zola, avec une volonté sociale de montrer ce qui se passait à l'époque pour les pauvres gens, Le Peuple d'en bas s'inscrit comme un témoignage poignant sur les difficultés de l'existence pour ces gens, souvent arrachés à leurs campagnes, qui ne trouvaient pas l'el dorado tant espéré dans les rues nauséabondes de la capitale anglaise.

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Commentaire ajouté par Cristalicia 2016-04-11T22:11:15+02:00
Pas apprécié

C'est le premier livre que je ne termine pas, je n'ai pas aimé.

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Commentaire ajouté par Simiche 2014-12-10T04:34:54+01:00
Argent

Un témoignage sur les conditions de vie des plus pauvres londoniens du début de 20ème siècle... et une réflexion, à mon avis intemporelle, sur les causes de la misère.

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Date de sortie

Le Peuple d'en bas

  • France : 1999-11-05 - Poche (Français)

Activité récente

ntoufid l'ajoute dans sa biblio or
2017-07-04T21:37:00+02:00

Titres alternatifs

  • Le peuple de l'abîme - Français

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Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 33
Commentaires 6
Extraits 15
Evaluations 8
Note globale 7.75 / 10

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