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— Alors pourquoi m’avoir laissée me promener dans votre jungle si dangereuse ?

— Je voulais voir où vous iriez. (Il lui fit signe de le suivre et s’engagea sur le sol de feuilles mortes en usant parfois de la machette qu’il tenait dans la main droite.) Vous cherchiez à vous enfuir ?

— À m’enfuir où ? (Elle se força à saisir la main qu’il lui tendait avant d’enjamber un tronc d’arbre.) Mon père me ferait exécuter pour l’avoir déshonoré si je retournais à Maridrina, et je n’aurais aucun moyen de subsister ailleurs. Que je le veuille ou non, je suis bien obligée de rester à Ithicana.

Il rit doucement.

— Au moins, vous êtes honnête.

Lara se retint de ricaner. Elle était tout sauf honnête.

— Alors qu’est-ce que vous faisiez ici ?

Garde tes mensonges pour les urgences.

Aren s’arrêta et lui jeta un coup d’œil perçant.

— Pourquoi ?

Elle soutint son regard sans ciller. 

— Je tenais à voir cet édifice qui méritait qu’on vende mon corps, ma loyauté et ma vie.

Il tressaillit, comme si elle l’avait giflé. 

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— Êtes-vous venu réclamer ce qui vous revient de droit ?

Le roi ne réagit même pas. Il semblait déjà s’ennuyer en sa compagnie.

— La seule chose qui me revient de droit, c’est un bon bain chaud avant le dîner. J’en ai sué pour vous traîner depuis l’île sud. Vous êtes plus lourde que vous n’en avez l’air.

Lara sentit ses joues s’enflammer.

— Cela dit, si vous voulez en faire autant, je vous cède la place, poursuivit-il. Ça fait trois jours que vous ne vous êtes pas lavée, vous en avez sûrement plus besoin que moi.

Elle le dévisageait, muette de stupeur.

— Par contre, si vous êtes simplement venue admirer le… feuillage, vous pourriez peut-être m’accorder un peu d’intimité. (Il lui adressa un sourire paresseux.) Ou pas. Je ne suis pas timide.

Voilà à quoi il s’attendait : à ce qu’elle joue la parfaite épouse maridrinienne et qu’elle se plie à tous ses désirs, qu’elle le veuille ou non.

Cependant, en voyant comment il la regardait, elle comprit que ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Il portait des vêtements conçus pour se fondre dans la jungle ; il avait les bras et les mains couverts de cicatrices, preuve qu’il savait se battre. Elle l’avait vu avec un arc à la main, au repos mais prêt à s’en servir. Cet homme est un chasseur, conclut-elle. C’est ça, qu’il veut.

Elle se ferait donc un plaisir de lui échapper pour l’instant, surtout si ça lui permettait de reculer une certaine échéance qu’elle tenait à éviter.

— Dans ce cas, vous pouvez bien attendre, lança-t-elle.

Elle sourit intérieurement face à son regard surpris. Puis elle défit sa ceinture, posa ses armes au bord du bassin et tourna le dos au roi tout en faisant glisser les bretelles de sa robe. Elle écarta d’un coup de pied le tissu humide et mit un pied dans l’eau, certaine qu’il l’observait. Seuls ses longs cheveux dissimulaient sa peau.

L’eau était brûlante, et elle aurait sans doute mieux fait d’y entrer doucement, mais elle serra les dents et descendit les marches jusqu’à ce que ses seins soient immergés. Alors elle se retourna vers lui.

Le roi l’observait, bouche bée. Elle lui adressa un sourire serein.

— Je vous préviendrai quand j’aurai fini.

Il parut vouloir objecter mais finit par refermer la bouche et tourna les talons en secouant la tête. 

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— Vous avez les mêmes yeux que votre scélérat de père. C’est ce que j’ai cru la première fois que je vous ai vue. On appelle cette couleur le bleu bâtard de Maridrina.

Il dut la sentir tressaillir, parce qu’il l’attira plus près. Elle ne chercha pas à résister.

— Je me trompais. Vos yeux sont très différents, plus profonds… de la même couleur que la mer autour d’Eranahl.

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Extrait ajouté par Sindel 2020-12-08T13:27:01+01:00

“The only thing I’m due for is a bath before dinner. Dragging your ass back from Southwatch was sweaty business. You’re heavier than you look.” Lara’s cheeks flamed. “That said, if you are inclined to do the same, you are welcome to go first. Given you haven’t seen a wash in three days, you probably need it more than I do.” She stared at him, at a loss for words. “But, if you’re only out here to admire the . . . foliage, perhaps you might grant me a modicum of privacy.” He gave her a lazy smile. “Or not. I’m not shy.” That was what he expected. For her to be dutiful little Maridrinian wife and attend to his needs, whether she wanted to or not. It was what he expected, she thought, watching him watch her, but it wasn’t what he wanted. Thoughts flicked through her mind one after another. Of the clothes he wore, the colors intended to blend into jungle around them. The scars, which had clearly come from battle. The bow he’d held in his hand, ready to use at a heartbeat’s notice. This man is a hunter, she decided. And what he wants is a chase. She was more than happy to give him one. Especially if it meant delaying a certain inevitability that she was desperate to avoid.

“Then you can wait.” She smiled inwardly at the surprise that lit up his eyes. Unbuckling her belt, she dropped the weapons next to the edge of the pool, then turned her back on the king, pushing the straps of her dress off as she did. Peeling the damp silk from her body, Lara kicked the garment aside, feeling his eyes on her as she stepped into the pool, with only her hair hanging to the small of her back to conceal her naked flesh. It was scorching hot. A temperature that one needed to ease into, slowly, but Lara gritted her teeth and waded down the steps, only turning when the swirling water covered her breasts. The king stared at her. She gave him a serene smile.

“I’ll let you know when I’m finished.” He opened his mouth as though to argue, then shook his head once and turned. Lara allowed him to take three steps before calling out, “Your Majesty.” The King of Ithicana turned to regard her, not quite hiding the anticipation in his expression. Lara let her head fall back so that the waterfall poured over her hair. “Please leave me the soap. I’m afraid I forgot to bring any out with me.” She hesitated, then added, “The towel, too.” The bar landed in the water next to her with a splash. Lara opened her eyes in time to watch him remove the towel from his waist and toss it on a rock, his feet smacking against the path as he strode naked back to his room. Biting the insides of her cheeks, Lara struggled to contain her grin. This man might be a hunter. But he was mistaken if he believed she was prey.

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Une voix attira son attention.

— Elle est réveillée ?

C’était Aren.

— Depuis une petite demi-heure.

— Et alors ?

Lara courut sans un bruit jusqu’à l’endroit où l’eau jaillissait de sous le mur, et elle s’y agenouilla.

— Elle était plus calme que je ne l’aurais cru. Elle tenait surtout à savoir pourquoi je portais une de ses robes. À chacun ses priorités…

Silence.

— Et pourquoi est-ce que tu portais une de ses robes ?

— Parce qu’elles étaient jolies et que je m’ennuyais.

Le roi s’esclaffa. Lara rampa sous la maison jusqu’à voir leurs jambes. Le roi balançait doucement le bras, un arc à la main. Elle avait envie de s’avancer encore pour voir son visage mais elle ne voulait pas qu’ils l’entendent.

— Elle a dit quelque chose d’important ?

— Non. Même ton chat a plus de conversation qu’elle. Vos dîners tête à tête s’annoncent passionnants.

— Pas étonnant. (Le roi donna un coup de pied dans un caillou, qui éclaboussa Lara en tombant dans le ruisseau.) « Très précieuse fille », mon cul. Je parie que ses bottes préférées ont plus de valeur à ses yeux.

Pari tenu, espèce de connard arrogant, pensa Lara. 

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Une main forte la secouait.

— Lara ? Lara !

Lara replia le bras et saisit la poignée de son couteau, mais elle se retint juste à temps en découvrant le visage d’Aren.

— Vous avez fait un cauchemar. Eli est venu me chercher quand il a entendu vos cris.

Un cauchemar. Lara inspira longuement, puisant un semblant de calme tout au fond de son âme. C’est alors qu’elle remarqua la porte qui pendait de travers et le bois éclaté autour du verrou, qui gisait en morceaux par terre. Aren portait les mêmes vêtements que plus tôt, mais ses cheveux mouillés étaient collés à son front.

Lara se força à détourner le regard et tendit la main vers son verre d’eau. Le brandy avait laissé un goût amer dans sa bouche.

— J’ai déjà tout oublié, mentit-elle. 

Elle croyait encore sentir l’odeur des cheveux brûlés. Ces cauchemars n’étaient pas des rêves, mais les souvenirs de ses séances d’entraînement. Avait-elle dit quelque chose d’incriminant ? S’était-il rendu compte qu’elle avait glissé une main sous son oreiller pour attraper son arme ?

Aren hocha la tête, mais son air soucieux lui donna l’impression qu’il ne la croyait pas. Les draps trempés de sueur se décollèrent de sa peau lorsqu’elle se pencha pour saisir le pichet d’eau fraîche et remplir son verre. Elle savait pertinemment que sa chemise de nuit lui couvrait à peine les seins et espérait que ce soupçon de nudité suffirait à le distraire.

— Qui est-ce qui vous a fait ça ?

Lara se figea, certaine qu’elle avait hurlé des mots susceptibles d’éveiller ses soupçons. Elle jeta un rapide coup d’œil vers la porte pour calculer ses chances de s’enfuir, puis elle sentit les doigts d’Aren effleurer dans son dos des lignes familières – les cicatrices sur lesquelles Sarhina avait passé de l’huile chaque soir pendant des années, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que de fines lignes blanches.

— Qui vous a fait ça ? insista-t-il avec une chaleur qui lui donna la chair de poule.

C’était Serin qui avait donné l’ordre de la punir pour s’être échappée et aventurée dans le désert afin de voir passer une caravane qui transportait des marchandises en direction de Vencia. Elle avait reçu une dizaine de coups de fouet, ponctués par les cris de Serin lui rappelant qu’elle leur avait fait courir un risque insensé. Lara n’avait jamais compris pourquoi il s’était mis dans une telle rage. Les caravanes n’auraient eu aucune chance de l’apercevoir, et elle était simplement curieuse.

— Mes professeurs étaient sévères, murmura-t-elle. Mais c’était il y a bien longtemps, et j’oublie souvent ces cicatrices.

Loin d’apaiser Aren, cela parut le mettre en colère.

— Comment peut-on infliger un tel traitement à une enfant ?

Lara ouvrit la bouche mais la referma aussitôt parce qu’elle n’avait pas de réponse. Toutes ses sœurs avaient subi des punitions de ce genre, mais pas aussi souvent qu’elle.

— J’étais désobéissante, dit-elle.

— Et ils pensaient pouvoir vous dompter à force de coups de fouet ? rétorqua Aren d’une voix glaciale.

Lara ramena le drap sur elle sans répondre. Elle se méfiait de ses émotions. 

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— Bienvenue à Ithicana, dit le roi – son mari. Je suis désolé d’avoir à faire ça.

Elle vit qu’il tenait une fiole à la main. Elle aurait pu l’esquiver, l’assommer d’un seul coup et échapper à ses soldats. Mais, ça, il ne devait surtout pas le savoir. Elle se contenta donc de lui jeter un regard de biche effarouchée tandis qu’il lui mettait la fiole sous le nez. Le monde vacilla autour d’elle, et tout s’assombrit. Elle sentit ses genoux se dérober sous elle et des bras forts la rattraper avant qu’elle ne heurte le sol. La dernière chose qu’elle entendit avant de perdre connaissance fut la voix résignée du roi.

— Dans quoi est-ce que je me suis fourré en t’accueillant ici ? 

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— Tu as peur ?

Son père ferma les rideaux du carrosse tandis qu’ils arrivaient aux abords de Vencia, au grand regret de Lara. C’était la cité de sa naissance, et elle ne l’avait pas vue depuis qu’elle avait été arrachée au harem à l’âge de cinq ans.

Elle se tourna vers lui.

— Je serais stupide de ne pas avoir peur. S’ils découvrent que je suis une espionne, ils vont me tuer et annuler tous les accords commerciaux qui existent entre nos royaumes. 

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— Vous aviez fait le mauvais choix, père. (Lara s’adressa au roi en gardant le menton levé. Elle soutint son regard et laissa affleurer la part noire et égoïste de son âme pour qu’elle brille dans ses yeux.) Je serai la reine d’Ithicana et je mettrai à genoux le Royaume du Pont. 

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- Quel dommage. Vous avez la langue bien pendue.

- Et ce n'est pas mon seul talent.

Un lent sourire incurva les lèvres du roi.

- J'exige des preuves.

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