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-Pourquoi m'avez-vous laissé le lire ? voulut savoir Matt. (Sa voix n'était guère plus qu'un murmure.)

-J'ai bien peur qu'il ne m'appartienne pas de t'en empêcher, explique le Bibliothécaire. J'en suis désolé. C'est donc si terrible ?

-Je sais comment je vais mourir !

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Matt était là.

Debout, les bras écartés, attaché à un cadre en bois de sorte que la foule puisse bien le voir. On ne savait dire quelles souffrances il avait déjà endurées. Ses habits étaient en loques, son corps un vrai champ de bataille. C'est à peine si Richard le reconnut. On lui avait rasé le crâne. Sa figue était horriblement enflée. Son nez cassé. Il avait des barbelés entortillés autour de la tête.

[...]

C'est ici que l'aventure prend fin pour vous, monsieur Cole. Mais pas pour lui. IL est important que vous le sachiez. Lorsque vous serez mort, nous conduirons votre jeune ami dans un endroit tranquille, où nous le laisserons se remettre. Cela devrait prendre deux ou trois mois. Il a pas mal d'os cassés. Mais nous allons le soigner avec la plus grande attention, et il finira par guérir. Il redeviendra fort.

A ce moment-là, nous recommencerons ce petit spectacle. Nous le ramènerons ici, nous le ligoterons de nouveau à ce portique, et nous le torturerons encore. Et encore, et encore, et encore- pendant les cent prochaines années. Même lorsqu'il sera devenu un vieillard nous ne l'épargnerons pas. Vous voyez la chose ?

[..]

Richard fixait le président avec davantage de haine qu'il n'en avait jamais ressenti pour quiconque. Il savait précisément ce qu'il avait à faire. Il comprit enfin pourquoi on lui avait remis le couteau.

Spoiler(cliquez pour révéler)Avant qu'on ne puisse l'en empêcher, il fi deux pas en avant, sortit le tumi de sous sa ceinture et, son regard rivé à celui de Matt, le plongea dans se cœur.

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-Ce n'est pas tout , ai-je dit .

Je pensais alors à la photo du Conseil , celle qu'on nous avait montré à l'église . Elle avait été prise dix ans auparavant , mais on reconnaissait tout de même le visage de Jamie dessus . Bizarrement , les choses commençaient à s'éclaircir .

-Quoi ?

-Je sais que Hong Kong a été frappé par un typhon . La moitié de la ville a été rasée , des milliers d'habitants sont mort . Miss Keyland nous en a parlé , en classe . Sauf que cela ne s'est pas déroulé il y a deux semaines , Jamie . Sa ne s'est pas produit le jour de ton arrivée . Sa s'est passé il y a dix ans . Dix ans .......

Nous sommes restés tous deux à cogiter là-dessus en silence . Il était inutile de parler . J’avais lu suffisamment de livres pour comprendre ce qui était advenu . Quand Jamie s'était échappé du temple Tai Shan de Hong Kong , il n'avait pas simplement traversé le monde . Il avait également effectué un grand bond dans le temps . Il s'était enfui de Hong Kong dix ans plus tôt , et le monde entier avait changé durant son absence . Là , il était revenu parmi nous .

Mais il avait fui trop tard .

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-Tu veux sauver le monde, répliqua le Bibliothécaire en haussant les épaules. J'imagine qu'il y a forcément un prix à payer.

-Là c'est trop. Le prix est trop élevé. Je ne vais pas le faire. Je ne peux pas.

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Debout, les bras écartés, attaché à un cadre en bois de sorte que la foule puisse bien le voir. On ne savait pas quelles souffrances il avait déjà endurées. Ses habits étaient en loque, son corps un vrai champ de bataille. C'est à peine si Richard le reconnut. On lui avait rasé le crâne. Sa figure était horriblement enflée. Son nez cassé. Il avait des barbelés entortillés autour de la tête.

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Il franchit les portes battantes qui donnaient sur la salle des enfants blessés. Richard avait craint de tomber sur une infirmière ou un médecin de garde, mais les patients étaient seuls. Ralentissant le pas, il se faufila entre les lits. Tous les petits semblaient dormir – un ou deux gémissaient dans leur sommeil, comme incapables d’échapper à la douleur. Richard se sentait mal. Ces enfants lui inspiraient de la pitié. Mais il tenait à éclaircir un point.

Les placards. Ils étaient tous identiques, espacés régulièrement les uns des autres. C’est cela qui avait intrigué le journaliste. Tout lui avait paru trop uniforme. Et il y avait autre chose. Tous ces enfants étaient des garçons. Richard ne s’en était pas rendu compte la première fois, mais la chose lui sauta alors aux yeux et il comprit. Si, comme l’avait affirmé Tarik, ces petits avaient été des victimes innocentes des combats, il aurait dû se trouver des filles parmi eux. Et leurs parents, où étaient-ils ? Et les proches, les amis ? Une salle remplie d’enfants blessés, et aucun visiteur pour leur tenir compagnie, cela n’était pas possible.

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Jamie et George n’ont pas été punis. Le Conseil avait peut-être décidé de faire preuve d’indulgence parce que Jamie était nouveau au village ; à moins qu’ils aient jugé l’affaire trop futile. Une banale histoire de testostérone. Nous avons connu quelques journées de stress au cours desquelles nous attendions qu’on vienne frapper à notre porte, mais personne n’est venu et l’incident a été oublié… du moins en apparence. Jamie et George ont fait la paix et ne se sont plus jamais battus, mais à côté de ça ils ne se côtoyaient plus. Chaque fois que l’un entrait dans une pièce où se trouvait l’autre, ce dernier inventait un prétexte pour s’en aller.

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Quelques heures plus tard, dans le ciel de New York, Jonas Mortlake revit le visage de sa mère. Celui-ci occupait tout l’écran de l’ordinateur qu’il avait posé sur la tablette devant lui.

Il lui avait toujours trouvé quelque chose de repoussant. Elle ressemblait davantage à un homme qu’à une femme, avec ses cheveux coupés très court, ses épaules fines et son long cou. Fidèle à son habitude, elle était vêtue de noir, un tailleur-pantalon qui ne la flattait en rien. Jamais elle ne portait de bijoux ni trop de maquillage. Elle avait en outre la figure tellement délavée qu’on aurait pu croire que la vidéo était tournée en noir et blanc.

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Scarlett Adams oscillait entre trois mondes distincts.

Le premier, elle le savait bien, c’était le monde réel – elle s’efforçait d’y passer le moins de temps possible. Un monde de souffrance, de lumière crue, d’odeur d’antiseptique, de tubes en plastique qui lui injectaient des produits dans le bras. Elle était couchée dans un lit, manifestement à l’hôpital. Un jour, elle avait vu une femme tout de blanc vêtue venir se pencher sur elle. Une infirmière. Celle-ci lui avait parlé, mais ses mots lui avaient paru lointains, flous, et par-dessus le marché prononcés dans une langue étrangère. Parfois, Scarlett avait l’impression qu’il y avait un homme auprès d’elle mais, chaque fois qu’elle tournait la tête vers lui, il avait disparu. Elle savait qu’elle passait par des phases de sommeil et de veille, et que ce qui lui semblait durer quelques secondes pouvait durer une heure. Elle ne s’était jamais sentie aussi fatiguée. Elle ne sentait pour ainsi dire plus ses bras ni ses jambes. Elle avait mauvaise haleine.

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Les Anciens s’étaient emparés de Hong Kong. Ils contrôlaient la ville tout entière et l’y avaient attirée par la ruse afin qu’elle serve d’appât pour capturer Matt. Matthew Freeman, un garçon qu’elle n’avait jamais rencontré de sa vie, alors même qu’ils avaient habité à moins d’un kilomètre l’un de l’autre presque toute leur existence. Ils étaient cinq. Les Gardiens des Portes. Matt était leur chef non officiel. Tout cela était très compliqué, et lui donnait la migraine (comme si elle ne souffrait pas déjà assez) rien que d’y penser.

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