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Valentin

Alors que je boutonne ma chemise, je reçois un texto... de Robyn.

Improbable.

"Mon varan, tu ne vas pas le croire ! J'ai été remercier mon Terminator italien trop canon et il venait de sortir de la douche. Un pur délice. Avec juste une serviette autour de la taille. Des abdos en béton et des pecs à la Chris Hemsworth. Et ses tatouages, putain ! J'ai tellement mouillé ma culotte que j'ai dû allumer mon sèche-cheveux en rentrant ;-)"

Je ris comme je n'ai pas ri depuis des années.

"Son Terminator italien trop canon ?" C'est un compliment original, au moins !

Je devrais faire comme si de rien n'était, mais c'est plus fort que moi. Je lui renvoie un SMS.

"Mademoiselle Lewis, je pense que vous vous êtes trompée de destinataire."

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Robyn

– Nom... d'un... cul... de... bouteille, articule Nina à mon côté, ses yeux agrandis fixés sur la silhouette alléchante de mon voisin qui ouvre la porte de son frigo. J'hallucine ! Tu m'as menti, ce n'est pas un Echelon Cinq, c'est un Echelon 69 ! On dirait le casting de la parodie porno de Terminator, un robot du sexe hyper canon venu du futur pour te faire grimper aux rideaux avec son fusil à pompe ! Repasse-moi mes jumelles, vite !

– Varan, calme-toi, inspire et pète un coup ! tempéré-je en écartant l'objet de sa main fébrilement tendue.

– Rends-moi ça tout de suite, Sarah Connasse, c'est à moi ! crie-t-elle férocement.

Nous nous bagarrons comme deux chiffonnières des bacs à sable. Elle tente d'attraper les jumelles en me tirant les cheveux et je l'insulte en lui écrasant les orteils sous mon talon. Nous nous débattons en jurant, en grognant et en couinant.

Tout à coup, dans notre frénésie hystérique, les jumelles nous échappent, voltigent par-dessus la rambarde du balcon et atterrissent cinq étages plus bas sur le béton où elles se brisent. Nous tournons la tête toutes les deux vers l'appartement. Ouf, Valentin n'a pas vu notre prise de bec : il continue à vaquer à ses occupations.

– Bravo Rob, elles sont cassées ! Tu vas me rembourser mes deux cents euros !

– Arrête tes conneries, Nina, tu n'as pas payé tes jumelles ce prix-là !

– Trente euros les jumelles et cent soixante-dix pour le préjudice moral !

– Tu n'es qu'une sale...

– TOUT VA BIEN, MESDAMES ? hèle une voix puissante qui nous fait sursauter à l'unisson.

Nina et moi réagissons au quart de tour comme deux soldats vétérans qui s'abritent dans les tranchées en entendant le mot "GRENADE !" Nous nous accroupissons derrière la rambarde de mon balcon en nous agrippant l'une à l'autre. Réflexe d'une sottise sans nom parfaitement inutile : mon voisin nous a déjà vues.

– Merde, c'est lui ? souffle ma meilleure amie, livide.

– Non, c'est le pape en slip kangourou ! sifflé-je entre mes dents.

Elle lève la tête et risque un coup d'œil prudent vers l'immeuble en face.

– Seigneur, il est sur son balcon... Rob, je crois que ma culotte est humide.

– Je compatis, il me fait le même effet.

– Non, je me suis fait un peu pipi dessus.

– Nina, tu... Nina, putain !

Ignorant mes invectives, elle se redresse comme un ressort et montre son pouce levé à mon voisin avec un sourire bien glauque digne d'un mannequin de pub pour dentifrice.

– Tout va bien, ma copine est juste TRÈS maladroite ! s'exclame-t-elle en gloussant.

Je lui pince la cheville. Elle me flanque un petit coup de genou dans l'épaule.

– Qu'est-ce qu'il fait ? chuchoté-je.

– Il a hoché la tête et... il rentre, dit-elle, perplexe. Il est pas net, ce type.

– En même temps, nous non plus.

Elle hausse les épaules, blasée. Elle ne conteste pas que nous sommes fêlées, c'est un fait établi.

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Robyn

J'aperçois une haute silhouette masculine qui s'engouffre dans l'ascenseur et je me mets à trottiner dans sa direction tant bien que mal avec mes talons aiguilles alors que les portes commencent à se refermer.

– RETENEZ-LE ! meuglé-je spontanément.

Une large main bronzée s'abat avec vivacité sur le capteur et les portes se rouvrent. Je me faufile dans l'ascenseur en passant sous un long bras tendu et je décoche mon fameux sourire solaire censé faire fondre la banquise à mon sauveur impassible.

– Merci, c'est...

Je ne termine pas ma phrase.

Arrêt sur image !

Mayday ! Mayday !

Souffle coupé.

Cœur qui tressaute.

Yeux écarquillés.

Bouche béante.

Entrecuisse... en phase de liquéfaction.

C'est lui.

Inutile de vous préciser qu'il est cent mille fois plus séduisant vu de près. De loin, il était déjà torride. Mais là, ce type atteint le plus haut niveau de la pyramide de la beauté mâle inventée par Nina et moi-même au lycée. ( Oui, les mecs attribuent bien des notes aux femmes, pourquoi pas nous ? Egalité des sexes que diantre ! )

Échelon Un : mignon.

Échelon Deux : canon.

Échelon Trois : acteur de cinéma.

Échelon Quatre : gravure de mode.

Échelon Cinq... BOMBE ATOMIQUE ET PULVÉRISATEUR DE DIGNITÉ FÉMININE.

Une fois, j'ai rencontré un Échelon Trois au pub. Mes hormones ont dansé un tango. Ce riche snobinard dans son polo de golf a balancé un regard dédaigneux à mes cheveux teints en violet et, avec le recul, j'ai un peu honte de dire que j'ai ajouté une pincée de piment dans son bourbon. Il a passé sa soirée aux WC. On récolte ce qu'on sème et je suis un chouia... rancunière.

J'ai couché avec un Échelon Un et un Échelon Deux après la fin de mon histoire désastreuse avec Lucas. Je n'ai jamais dépassé la barre de l’Échelon Deux, même dans le domaine du flirt.

Là, je suis enfermée dans un ascenseur très étroit et très suffocant avec la crème de la crème, un surréaliste Échelon Cinq catégorie explosive grand ténébreux aux yeux clairs qui respire le sexe et le danger. Il doit avoir une trentaine d'années. Une main enfouie dans la poche, l'autre tenant un paquet de croquettes pour chien, il porte un jean noir et une chemise bleu pâle retroussée aux coudes – ses avant-bras musclés et surtout tatoués me laissent pantoise – qui mettent en exergue sa taille immense et sa carrure sportive de boxeur poids lourd. Son visage est aussi attirant que son corps : des yeux turquoise à tomber par terre dont la luminosité est accentuée par son teint mat, une mâchoire carrée ombrée de barbe naissante et, pour couronner ce tableau de maître, des lèvres pleines dans lesquelles je croquerais volontiers. Ses cheveux châtains aux reflets dorés sont coupés courts sur les côtés et plus longs au sommet du crâne. Ils forment une masse décoiffée, épaisse et soyeuse, que je meurs d'envie de caresser. Je distingue la partie supérieure d'une arabesque noire hérissée de pointes dans son cou épais qui disparaît sous le col de sa chemise.

S'il y a bien une chose qui me fait perdre les pédales chez un beau jeune homme – plus que d'habitude, j'entends – ce sont les tatouages.

– ... courtois de votre part, achevé-je dans un gargouillis minable.

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Robyn

Je suis de mauvais poil en franchissant la porte du salon à 14h50.

Chris m'a programmé un rendez-vous de dernière minute avec un client que je ne connais pas pour une putain de finition de mes couilles. Je hais ce genre de coup bas. J'ai protesté en tentant de lui refourguer le client, mais mon patron m'a imposé le rendez-vous en disant que l'homme voulait absolument que ce soit moi et pas un autre tatoueur.

– Et comment s'appelle notre emmerdeur du jour ? ronchonné-je en suspendant ma veste en jean au porte-manteau derrière la vitrine où sont exposés les piercings.

– Monsieur Massari.

– Un nom de con pété de thunes ! Il suce aussi bien que ça ton monsieur Massari, Chris ?

– Rob, ferme-la ! siffle mon boss, son regard affolé bondissant par-dessus mon épaule.

Oh non...

Non, non, non.

Mon client s'est pointé en avance.

Chris l'a fait patienter dans mon cabinet.

Et il est dans mon dos.

– Mademoiselle Lewis, dit une voix enrouée et familière. Je ne suce jamais les inconnus, c'est un principe.

Je fais volte-face vers Valentin, stupéfaite et furieuse, en m'étranglant.

Aux armes ! J'ai été piégée ! Trahie ! Abusée !

– Pitié, dites-moi que c'est un canular ! Qu'est-ce que tu fais ici ?

– Vous vous connaissez ? s'étonne Chris en se grattant le crâne.

– Je suis là pour ma finition, Robyn.

– Tu peux te la foutre au cul ta finition, le rital !

– Mon tatouage est situé un peu plus à l'ouest, précise-t-il d'un ton suggestif.

– Je ne veux pas de ce client, Chris. C'est un sombre connard ! Et il ne s'appelle pas monsieur Massari.

– Quelle importance ? rétorque Valentin en me fixant intensément.

– Wow wow wow ! tempère mon boss en levant une main. Il t'a causé du tort ce type, Rob ?

– Plus ou moins... je veux dire... pas vraiment, non, mais... mais c'est un gros enfoiré !

– Les vrais pros s'occupent de tous les clients, Rob, même ceux qu'ils ne peuvent pas blairer.

– Elle m'adore, objecte mon voisin avec un sourire envoûtant. Elle l'a oublié, c'est tout.

– Je n'ai rien oublié à ton sujet, macaroni périmé !

– Macaroni périmé ? On ne me l'avait jamais faite, celle-là.

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Valentin

– J'envisage de me faire une réduction mammaire, qu'en penses-tu ?

Scandalisé, je repose bruyamment ma tasse de café à demi pleine, faisant gicler des gouttes sur le plan de travail.

– Que j'ouvrirai au scalpel la gorge du chirurgien qui aura accepté une chose aussi aberrante.

Elle rit avec insouciance. Si elle me connaissait mieux, elle saurait que je ne plaisante pas.

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Robyn Lewis était mon espoir.

L'unique lumière de mon existence ténébreuse.

L'amour rédempteur de ma vie.

Et je l'ai perdue.

Sans elle, l'obscurité va m'engloutir.

Sans elle, mon coeur agonise.

Sans elle, mon âme est écorchée.

Sans elle, je suis moi même perdu.

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- T'as deux pieds gauches, Robinette, alors pourquoi te percher sur des talons aiguilles ! Naine un jour, naine toujours !

- Ça amincit les jambes et je ne suis pas si petite ! Je mesure 1m60, pas 1m20 !

- Assume tes jambes potelées et ta taille de naine. Au faite, t'aurais pas un peu grossi, toi ? T'as pris au moins deux kilos depuis la semaine dernière, suppute-t-elle en louchant sur ma poitrine et mon ventre.

- Au faite, tu n'aurais pas un peu vieilli toi ? Tu as pris au moins cent rides depuis la semaine dernière, je rétorque avec une hargne similaire à la sienne.

- T'est sacrément mal lunée aujourd'hui ! T'as encore tes règles ou quoi ?

- Non, c'est juste le fait de voir ta tronche.

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« Alors que je boutonne ma chemise, je reçois un texto… de Robyn.

Improbable.

[Mon varan, tu ne vas pas le croire ! Je suis allée remercier mon Terminator italien trop canon et il venait de sortir de la douche. Un pur délice. Avec juste une serviette autour de la taille. Des abdos en béton et des pecs à la Chris Hemsworth. Et ses tatouages, putain ! J’ai tellement mouillé ma culotte que j’ai dû allumer mon sèche-cheveux en rentrant ;-)]

Je ris comme je n’ai pas ri depuis des années.

« Son Terminator italien trop canon ? » C’est un compliment original au moins !

Je devrais faire comme si de rien n’était mais c’est plus fort que moi. Je lui renvoie un SMS.

[Mademoiselle Lewis, je pense que vous vous êtes trompée de destinataire.]

Dix secondes… Vingt secondes… Trente secondes… J’imagine la tête qu’elle tire. Ce doit être désopilant. Va-t-elle me répondre, nier ou me snober ?

[OMG !!! Désolée !!! Une plaisanterie vaseuse entre ma meilleure amie et moi. J’ai honte !] »

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Pour en revenir au mauvais caractère et au profil spécial de Lili, imaginez la progéniture bâtarde de Satan et de Tatie Danielle, ajoutez y le côté psychopathe d'Hannibal Lecter et vous aurez une vague idée de ce dont elle est capable. Norman Bates se pisserait dessus face à elle.

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Spoiler(cliquez pour révéler)Je dépose le plateau sur la table de chevet et m’assois au bord du lit. Je caresse le mollet nu de Rob pour la réveiller en douceur.

— Cuore mio.

— Groumph.

— J’ai une surprise, maman ourse.

Elle ouvre un œil, aperçoit le plateau et ouvre l’autre œil.

— P’tit déj ou rêve ?

— P’tit déj.

— Nutella ?

— Présent.

— Café ?

— Fumant.

— Jus d’orange ?

— Avec pulpe.

Elle sourit largement en s’étirant.

— Un sans faute ! Je t’aime, Valentino Massari !

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