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Non, ils n'avaient pas juste fait l'amour... ils avaient déclaré la guerre à quiconque se mettrait sur leur chemin.

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Drew voulait l'emmener plus loin. Tirer Holden plus profondément en lui, se mettre entre son amant et le reste du monde... pour le protéger de toutes les choses qui pourraient lui nuire. Ce n'était pas l'amour lent de deux personnes confiantes qui avaient tout le temps devants elles. Ils s'unissaient avec la certitude violente de deux survivants, des hommes qui savaient qu'ils s'étaient presque perdu et ne passeraient pas volontairement par cet enfer encore une fois.

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Ils se déplacèrent ensemble, chacun un bras autour de la taille de l'autre, la démarche maladroite des amants refusant de se lâcher rendue encore plus difficile par la nécessité d'Holden d'avoir un soutien. Drew garda une prise ferme alors même qu'il tournait le robinet. Pas aussi luxueuse que celle dans la maison principale, cette douche était grande, avec un banc bas et large sur le mur du fond. Il y avait deux jets réglables, un monté sur un bras qui pouvait pivoter, et l'autre sur un long tuyau.

Traînant Holden, il le guida vers le banc en gardant son emprise jusqu'à ce qu'il soit assis.

— Laisse-moi me laver d'abord, puis je m'occuperais de toi, dit-il.

— Je ne suis pas un putain d'invalide, rétorqua Holden.

Drew lui tourna délibérément le dos et fit l'inventaire des bouteilles de savons, shampoings, et... oh, Dieu merci... de lubrifiant.

— Non, tu n'en es pas un. J'ai juste envie de te laver... te goûter. Avant que tu me baises.

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— Tu es sûr? Est-ce que tu t'es cogné la tête?

— Non, je ne crois pas, dit-il en fronçant les sourcils. Je ne sais pas ce que je me suis cogné. Je crois... c'était au ralenti... mon pied...

Il sentit une vague de pitié l'envahir.

— D'accord, dit Drew. On va vérifier rapidement. Déboutonne ton jean et aide-moi à l'enlever. Je veux regarder tes jambes. N'essaie pas encore de t'asseoir et laisse-moi éteindre ce foutu four parce que cette sonnerie me rend dingue.

Suivant les ordres, Holden déboutonna sa braguette, puis sa main se figea sur le dernier bouton.

Non pas qu'il n'ait pas déjà connu des moments embarrassants depuis les deux derniers mois, mais qu'il soit damné si l'un d'eux l'avait préparé à être surpris à aller commando alors qu'il se trouvait par terre sur le dos en présence de l'homme qui avait joué le rôle principal dans plus d'un de ses fantasmes.

— Soulève tes hanches, dit Drew en revenant s'agenouiller à côté de lui avant de défaire négligemment le dernier bouton et d'écarter les pans du pantalon.

Puis ses yeux s'écarquillèrent et sa peau claire prit une teinte rose alors qu'il faisait glisser le jean sur les jambes d'Holden.

Aucun des deux hommes ne fit allusion à la nudité d'Holden en dessous de la taille. Les mains de Drew étaient fermes alors qu'il posait ses paumes sur une cuisse et les déplaçaient le long de la jambe, examinant chaque genou l’un après l’autre. Il palpa l'articulation, pliant la jambe et la tendant à nouveau, s'assurant que tout fonctionnait. Se déplaçant pour examiner ses mollets, Drew malaxa et massa d'abord une jambe avant de passer à l'autre.

Holden essaya tous les trucs auxquels il pouvait penser, mais aucun ne sembla détourner son sexe de la sensation de ces mains chaudes, de l'effleurement des callosités contre sa peau, des doigts puissants qui malaxaient ses muscles. Sans même jeter un coup d'oeil, il savait qu'il était non seulement dur, mais également humide.

Drew se déplaça pour s'installer entre les cuisses d'Holden et souleva un pied pour le poser sur ses genoux. Il testa l'articulation de la cheville, puis appuya fortement ses pouces sur l'arc de son pied, le massant, son toucher ferme et sensuel. Quand il eut fini avec le premier pied, il le reposa sur ses genoux, le pressant contre sa braguette, faisant savoir à Holden qu'il n'était pas le seul à apprécier le moment. Puis il souleva son autre pied et répéta l'examen et le massage, et tous les deux durcirent encore plus.

Le monde s'estompa alors que le désir augmentait, et il ressentit une faim primitive qui n'avait rien à voir avec le dîner. Un besoin irrépressible lui traversa le corps ; il était un homme assoiffé et Drew était la promesse de la vie. Il y avait une connexion directe entre la plante de son pied et son sexe, et Drew tenait le bout de cette ligne. Rendant les armes, Holden ravala un gémissement et mit son avant-bras sur ses yeux. Il ne pouvait pas combattre son corps, ne pouvait pas combattre les mains qui le détenaient, ne pouvait pas combattre son désir pour Drew. Son désir augmenta encore, et il se dit qu'il allait jouir avec seulement un massage des pieds.

— Arrête de courir, Holden. Je ne te ferais pas de mal, dit doucement Drew. Laisse-moi...

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— Hé. Tu travailles ici aujourd'hui ?

Surpris, Holden se tourna pour faire face à la deuxième chambre. Drew se tenait là, parfaitement encadré par la porte, à demi endormi. Ses cheveux blond foncé étaient en bataille, plats d'un côté et dressés en angles bizarres de l'autre. Les yeux d'ambre, habituellement lumineux d'intelligence, étaient bouffis et fatigués. Avec sa barbe de deux jours et son air 'je-sors-tout-juste-du-lit', Holden était prêt à lui faire faire demi-tour et l'allonger sur le lit qui devait encore être chaud. Puis il se rappela ses béquilles.

Appuyant ses fesses contre le comptoir de la cuisine, Holden souffla sur la surface du liquide bienfaisant avant de prendre une gorgée avec précaution.

— Oui... j'ai décidé d'essayer de voir si je pouvais travailler à la maison. Désolé, je t'ai réveillé? Je ne savais pas que tu étais encore ici.

— Mmm... C’est du café ? Parce que je donnerais n'importe quoi pour un grand flic noir... merde... un grand café noir.

Une rougeur envahit lentement la peau crémeuse du cou de Drew tandis qu'il traversait la pièce.

Ne sachant pas s'il devait être flatté ou amusé, Holden attrapa une deuxième tasse et la remplit.

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