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Extrait ajouté par Faithblack 2016-11-13T18:56:23+01:00

“_Si vous voulez dire par là que vous espérez qu’aucun de vos paroissiens ne s’adonne à l’adultère ou à la fornication, je crains que vous ne vous soyez trompé de vocation et vous feriez mieux d’arpenter les rues de votre paroisse avec un bandeau couvrant vos yeux et vos oreilles. Je pourrais vous nommer une bonne dizaine de vos fidèles, des piliers de la communauté dont la vie privée ne supporterait pas une investigation poussée. Non, je ne vous donnerais pas ces noms finalement. Cela fait partie de votre devoir, et non du mien, de vous préoccuper de la vie de vos ouailles. Quant à vouloir lettre un terme à ces pratiques immorales, sachez qu’elles perdurent depuis Adam et Eve et qu’aucun homme de Dieu, fût il pasteur ou évangéliste, ne changera jamais la nature humaine.”

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-06T15:44:20+01:00

Phoebe ne connaissait pas bien George Warren, mais aucun membre de la famille Darcy n’ignorait son hostilité envers eux. Il était le fils de lord Warren et de la première épouse de cet aristocrate, qui était morte lorsqu’il était encore enfant. Son père s’était remarié avec Miss Caroline Bingley, la tante de Louisa, qui était donc à présent la belle-mère de George.

Lady Warren n’avait jamais pardonné à son frère d’avoir épousé la mère de Louisa, Jane Bennet, et encore moins au riche Mr Darcy d’être tombé amoureux d’Elizabeth Bennet et d’en faire une Mrs Darcy. Elle vouait un amour inconditionnel à son beau-fils, se tenant informée de toutes ses liaisons et conspirations, et encourageant chacun de ses projets susceptibles de constituer une source d’embarras pour la famille Darcy.

Quand elle était jeune fille, Caroline avait noué une solide amitié avec Miss Georgiana Darcy, désormais lady Hawkins. Mais la mère de Phoebe avait fini par éprouver méfiance et antipathie à l’égard de lady Warren, et les deux femmes entretenaient à présent des relations distantes.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-06T15:43:19+01:00

Cher Mr Stanhope…

Elle s’arrêta là. La lettre n’était pas une bonne idée : comment pouvait-elle coucher sur le papier tout ce qu’elle avait sur le cœur ? Non. Elle n’allait pas lui écrire, mais lui rendre visite.

Elle imagina un plan, s’efforçant de ne pas penser au caractère parfaitement inconvenant de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Si quelqu’un la voyait se rendre chez Mr Stanhope, sa réputation serait ruinée à jamais.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-06T15:43:07+01:00

— Mr Stanhope est venu me demander officiellement votre main et, comme je viens de vous l’expliquer, je lui ai répondu qu’il était hors de question que j’accède à sa requête. Je lui ai demandé de ne pas chercher à vous revoir et de ne pas vous approcher ni vous parler si vous deviez vous croiser à l’occasion de bals ou de soirées mondaines dans les mois à venir. Je ne puis dire qu’il avait l’air enchanté, mais c’est un homme doté d’un grand sens de l’honneur et je suis sûr qu’il entendra raison une fois qu’il aura réfléchi à mes propos.

Phoebe se boucha les oreilles pour ne pas entendre les cruelles paroles de son père. Pourquoi se comportait-il ainsi ? Oublier Mr Stanhope, et cela en l’espace des quelques mois qui la séparaient de son anniversaire ? Impossible ! Elle était amoureuse de cet homme, tout comme lui l’était d’elle. Comment pourraient-ils s’oublier ? Elle tenta d’expliquer cela à son père mais ce dernier balaya ses propos d’un revers de la main.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-06T15:42:43+01:00

Phoebe Hawkins était une ravissante jeune fille de bonne famille âgée de vingt ans et dotée d’une fortune de cinquante mille livres sterling. Elle qui débutait sa deuxième Saison à Londres avait le monde à ses pieds et pourtant, s’il s’était trouvé une femme plus malheureuse dans toute la capitale, elle aurait été bien étonnée.

En ce milieu de matinée, Phoebe se tenait dans le bureau de l’élégante maison londonienne de ses parents située sur Aubrey Square, et regardait avec un mélange de désespoir et de haine son père, sir Giles Hawkins, assis en face d’elle.

La veille, elle s’était endormie rapidement, plongeant dans les rêves de la vie remplie de bonheur qui l’attendait. Lorsque sa bonne l’avait brutalement réveillée pour lui annoncer que sir Giles désirait lui parler sur-le-champ, sa sensibilité exacerbée de jeune femme amoureuse ne lui avait laissé aucun doute sur la raison de cette convocation. Mr Stanhope avait dû passer, comme promis, afin de demander sa main à son père – « Quant à mon cœur, vous le possédez déjà », avait-elle déclaré à son bien-aimé. Il l’attendait certainement en bas. Phoebe avait enfilé une robe à la hâte puis s’était tenue immobile, trépignant d’impatience, pendant que Miniver avait attaché ses agrafes et brossé ses cheveux emmêlés.

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