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Le roi disait que j'étais diable



Description ajoutée par x-Key 2015-08-24T15:41:54+02:00

Résumé

Depuis le XIIe siècle, Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j'étais diable », selon la formule de l'évêque de Tournai. Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années en tant que reine de France au côté de Louis VII. Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes émergent un Moyen Âge lumineux, qui prépare sa mue, et la reconstitution d’un amour impossible.

« Une Aliénor tout à tour ambitieuse et sensible, fragile et déterminée, cruelle et délicate. À destin exceptionnel, roman flamboyant. »

Marie Rogatien, Le Figaro magazine.

« Un singulier portrait de femme, à la fois déesse mythologique et créature avant-gardiste. »

Claire Julliard, Le Nouvel Observateur.

« À travers ce troublant roman polyphonique, l’écrivain donne à voir Aliénor telle une forteresse imprenable, suscitant à la fois l’amour et la peur. »

Benoît Legemble, Marianne.

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Classement en biblio - 70 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par mcd30 2019-09-18T16:26:40+02:00

Regretter un combat est bien pire que de le perdre.

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Commentaires récents

Lu aussi

Un bon roman historique sur la plus grande reine du Moyen-âge.

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Argent

Un petit roman à deux voix : celle de la jeune Aliénor d'Aquitaine, Walkyrie de feu, de glace et de sang et de son mari le roi de France Louis VII, moine lettré, introverti et torturé, mené par le bout du nez par son conseiller l'abbé Suger et la religion. Mélange explosif qui fera perdre un bon tiers de son royaume à la France.

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Bronze

J'adore les romans historiques et Aliénor d'Aquitaine est une reine qui m'a toujours fascinée. Clara Dupont-Monod a récemment écrit un autre livre sur elle que j'ai adoré : "La révolte". Alors bien entendu, j'ai eu envie de me plonger dans celui-ci.

Je dois avouer que je lui ai trouvé un peu moins de charme. Il s'intéresse uniquement à son premier mariage ce qui n'est pas ma période favorite de la vie d'Aliénor. Et surtout, même si je reconnais que la plume est jolie, je n'ai pas vraiment apprécié la manière dont l'écrivaine a choisi de rédiger son oeuvre. Elle intercale le point de vue de Louis et d'Aliénor dans la première partie avant de laisser la parole à Raymond de Poitiers dans la seconde. Ce mélange m'a un peu dérangée même si je reconnais qu'il était agréable d'avoir la vision de chacun.

Cela permet au lecteur de se rendre compte de toutes les différences entre Aliénor et son époux. Tous deux sont attachants à leur manière. La reine force le respect, l'admiration. C'est le genre de femme de pouvoir que j'adore. Louis en revanche déclenche compassion et pitié chez le lecteur. Devant Aliénor j'avais envie de m'incliner alors que face à Louis, je lui aurais plutôt pincé les joues en m'exclamant "qu'il est mignon !"

Le roman est assez court. J'ai trouvé que Clara Dupont-Monod n'allait pas assez au fond des choses. Je n'ai pas ressenti la même tension qu'à la lecture de "La révolte". Je reste un peu sur ma faim...

"Le roi disait que j'étais diable" n'en reste pas moins un bon roman historique. Le lecteur est immergé dans l'époque, transporté au Moyen-Âge et ça c'est agréable.

Pour moi nous avons donc là un ouvrage satisfaisant. Il est sympa à lire, on y trouve de bonnes choses mais il n'a rien d'extraordinaire.

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Or

Elle aimait la littérature, lui les évangiles ; elle demandait des fêtes et des guerres, il voulait la paix et le dialogue. Elle croit au pouvoir, lui à Dieu.

Ainsi se résume l'union d'Aliénor et de Louis VII. Le roi disait que j'étais diable fut un énorme coup de cœur et la découverte d'un auteur.

Aliénor c'est le soleil, la douceur de vivre de l'Aquitaine, la force des sentiments. Louis VII c'est la nuit, l'austérité, la religion. La langue d'Oc et la langue d'Oil s'unissent. Aliénor c'est l'élan vital, l'énergie, la soif de pouvoir qui rencontre l'inertie, le tempérament contemplatif du roi trop à l'écoute de ses conseillers. Louis VII subira son charme quelques temps mais excédé, se sentant bafoué, misérable, la haine s'installera.

Même si l'histoire est romancée, Clara Dupont-Monod nous offre un récit prenant, avec une Aliénor magnifique, ambitieuse, qui a bien du mal à se faire entendre. Une reine légendaire.

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Or

Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2019/01/27/le-roi-disait-que-jetais-diable-clara-dupont-monod/

Pour résumer, le roi disait que j’étais diable est un roman historique assez court qui se lit d’une traite. Il emporte le lecteur dans une France moyenâgeuse habilement dépeinte aux côtés de personnages à la psychologie riche et aux tourments fascinants. La plume de l’autrice n’y est pas pour rien. Selon moi, ce livre est une réussite que je conseille sans hésiter aux adeptes du genre.

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Diamant

Le Moyen-Age et moi nous n'avons pas de bonnes relations en général et pourtant je crois que ce livre m'a réconcilié avec.

J'ai découvert des personnages que je ne connaissais pas forcément. En effet, Alénior d'Aquitaine ainsi que Louis VII ne sont pas mes personnages historiques préférés ou que je connais le plus. De plus, j'ai trouvé Alénior très détestable. Je peux comprendre que le mariage forcé n'est pas celui le plus heureux mais quand on voit Louis qui est doux comme un agneau on ne comprend pas son comportement envers lui.

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Bronze

Un très beau livre, admirablement bien écrit.

C'est un récit à deux voix : celles d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII sont premier époux. Il commence un peu avant leur mariage et s'achève au moment où Aliénor décide de rompre leur union. De caractères très dissemblables, ces deux êtres, mariés sans se connaître, cohabitent de longues années sans jamais réussir à se rejoindre.

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Lu aussi

Pas de biographie ni de véritable roman historique, mais un récit d'incompréhension. C'est joli, la langue est belle, ciselée et poétique. Quelques belles scènes, de batailles notamment. Mais peut-être que le récit avec les deux focalisations internes se révèle répétitive : s'il est intéressant de voir au début les visions des époux l'un sur l'autre, la façon dont ils interprètent un même événement, le procédé perd progressivement en intérêt, et empêche l'intrigue de vraiment décoller - puisque tout est commenté a posteriori.

Le charme de ce récit vient de la description en creux qu'il donne du couple, ou du mariage : on ne comprend jamais l'autre, qui nous reste un étranger, puisqu'on ne peut pénétrer l'intérieur de son esprit. Autre élément que j'ai apprécié, le renversement des genres : tandis que Louis est introverti, homme de paroles et non d'action, Aliénor se rêve en guerrière, s'exprime beaucoup, et assume ses désirs.

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Argent

Je m'attendais à une biographie, mais grave erreur. Ce livre est en faite une histoire romancé et poétique d'une toute petite partie de la vie d'Aliénor, quand elle était reine de France. Agréable à lire mais pas très intéressant niveau point historique.

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Or

Ce roman est construit sur deux voix qui s’interposent sans jamais se rencontrer : celle d’Aliénor et celle de Louis VII. C’est une impossible rencontre entre deux êtres englués dans des héritages familiaux dont ils ne peuvent se défaire vraiment, entourés chacun de leurs ombres qui ne sont pas les mêmes. Là où l’une porte les restes des croyances archaïques, l’autre se voue aux croyances nouvelles ; là où l’une est colère, rage, désir de se dégager du lourd regard familial qui pèse et de prouver ce qu’elle vaut, l’autre, roi par défaut, pétri de honte et de colère, va se laisser balloter entre désir pour sa femme impossible à toucher et repli sur lui-même tant elle l’amène à être un autre qu’il refuse.

« Sur le chemin du retour, la fièvre retombe. L’absurdité me saute au visage. Je redeviens un meunier aux mains noires. La ville saccagée, les cris des enfants, et mes hurlements lorsque la porte cède sous mes coups… Ces mêmes portes ouvertes au fond de moi, déversant la colère que je déteste. Et ce n’est qu’un début. (…) Je le sais. Tu me voudras guerrier avant d’être roi. Je vois bien que pour toi, il y a de la noblesse à menacer la vie. Personne ne t’a appris la grandeur du langage et de la bienveillance. Et personne ne m’a appris, à moi, que l’on pouvait aimer quelqu’un qui vous détruit. J’ai vu tes bras ouverts lorsque je suis rentré. Tu t’es inclinée devant moi puis tu as levé les yeux vers mon heaume. Tout cela m’a donné envie de pleurer. Pourquoi faut-il que tu me regardes uniquement lorsque je me ressemble si peu ? J’aurais du hurler : « cet homme n’est pas moi ! », mais c’est bien cet homme, à cet instant, que tu remerciais. Alors je n’ai rien dit.

Dans ce couple improbable qui unit Aliénor d’Aquitaine à Louis VII, c’est la dame qui tient la barre. Elle le pousse à se renier pour elle, sans jamais, ou presque, le reconnaître ni le voir. Et tout au long du roman nous entendons Louis dans sa complainte face à cette femme adulée qui ne le voit pas, voire le méprise et l’amène à moult actes terribles. Mais nous l’entendons aussi grandir, changer, peu à peu se ranger à la voie d’une raison qu’il n’acquiert que bien tard. Certes, Aliénor ne peut porter la responsabilité de ce qu’elle lui a fait commettre, il en a sa part, elle ne semble qu’avoir permis qu’il délie ses colères, tue son (ses) père(s) dans les meurtres qu’il commet essentiellement au nom de l’honneur de sa femme.

Quant à Aliénor, elle se livre telle une femme blessée, arrachée aux siens, à sa ville, ses racines. Une femme finalement restant dans le fond l’enfant dont les ombres parentales qu’elle veut apaiser la suivent une bonne partie du roman. Louis lui permettra en partie d’en être libérée.

Ce roman a été pour moi une belle découverte, et je me suis laissée bercer et emmener par la plume de l’auteur à traverser des épisodes d’histoire aux côtés de ce couple médiéval célèbre. Il noue, dans un style rapide et entrainant, les figures contraires du calme et du chaos. Il nous fait rencontrer deux personnages dans leurs aspects psychologiques, leurs failles, leurs forces, leurs faiblesses, et nous les montre évoluer page après page au fil d’une histoire dure et chargée de combats et de morts dépeinte dans une sorte de poésie horrifique.

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Prix littéraires

  • Sélectionné Prix Renaudot 2014 Sélectionné
    Prix Renaudot 2014
  • Sélectionné Prix Renaudot 2014 Sélectionné
    Prix Renaudot 2014
    Renaudot des lycéens
  • Finaliste Prix Goncourt 2014 Finaliste
    Prix Goncourt 2014
    Goncourt des lycéens
  • Sélectionné Prix Goncourt 2014 Sélectionné
    Prix Goncourt 2014

Dates de sortie

Le roi disait que j'étais diable

  • France : 2014-08-20 (Français)
  • France : 2015-09-09 - Poche (Français)

Activité récente

mcd30 l'ajoute dans sa biblio or
2019-09-18T10:56:40+02:00
mary53 le place en liste or
2019-05-16T22:02:56+02:00

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 70
Commentaires 27
extraits 13
Evaluations 29
Note globale 7.32 / 10

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