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— Ta coiffure était plus abominable que dans mes souvenirs, commenta Dilo en étudiant une photo de notre époque lycéenne.

— C’est certainement l’épisode le plus déshonorant de ma vie… Tout est parti d’une malheureuse envie de faire des économies sur mon argent de poche.

— Je comprends mieux pourquoi ta mère a préféré devenir fleuriste, déclara-t-elle en gloussant.

— Bah justement ! Elle avait tenté de les couper en biseaux !

— Alors quoi, si elle avait été carrossière, elle t’aurait poncé le cuir chevelu ? (Je grimaçai en m’imaginant chauve. Mon amie éclata de rire.) Je sais à quoi tu penses ! poursuivit-elle. Effectivement, tu l’as échappé belle !

— Pendant que nous y sommes, on pourrait parler de ton appareil dentaire.

— Bof, il n’y a rien à dire.

— Au contraire ! Regarde cette photo. (Je lui tendis le cliché de son repas de communion.)

— Traîtresse ! s’écria Dilo, mi-figue mi-raisin. Ça, c’est une attaque sournoise ! J’avais plein de nourriture coincée dans mes bagues dentaires !

— Un vrai garde-manger ! confirmai-je, hilare. Je suis certaine que si l’on fait un petit effort, on pourrait retrouver le menu !

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" Une coïncidence n'est qu'une explication qui attends son heure"

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- Que faite vous ?

- Je recharge mes batteries.

- Je doute que vous soyez capable de convertir le rayonnement solaire en énergie calorifique, dit-elle d'un ton peu convaincu.

- C'est une métaphore Téhiya....Je parlais de mon moral.

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À peine sortie de l’immeuble, le froid se rappela un peu trop vivement à mon souvenir. J’enroulai mon écharpe autour de mon cou, puis agrippai fermement la lanière de mon sac, avant de m’engager dans la rue. Je marchais tranquillement vers le métro, quand je fus submergée par un terrible assaut de murmures. La surprise fut si violente que j’en perdis l’équilibre. Je me rattrapai de justesse contre un mur. Ma tête me tournait, j’avais envie de vomir, ma vision s’obscurcit. Je pouvais difficilement emprunter le métro dans cet état. À regret, je me résignai à retourner chez Dilo. Sans force, je fis demi-tour pour revenir sur mes pas, quand un sifflement strident me tétanisa au bout de deux malheureux mètres. Je mis un genou à terre, me recroquevillant instinctivement, pressant les mains sur mes oreilles. La douleur redoubla d’intensité. Prenant mon courage à bras le corps, je m’appuyai contre le mur d’un immeuble pour me relever. Je priai intérieurement pour ne pas me faire remarquer. Je refis demi-tour, regardant droit devant moi. La bouche de métro n’était plus très loin, je pouvais y arriver. Je fis un pas, puis un second, et à mon grand soulagement, les stridulations baissèrent d’un ton. La démarche chancelante, je parvins tant bien que mal à parcourir les derniers mètres. Au moment où j’allais me lancer dans les escaliers, la torture sonore s’accentua davantage. Désespérée, je renonçai à descendre, poursuivant mon chemin.

Un étonnant jeu de lumière pailleta le trottoir d’un millier de points argentés. Une sorte de rideau opalin s’étira devant moi. Je plissai les yeux en réaction à cette soudaine clarté et le traversai. Les murmures devinrent presque supportables. Telle une aveugle guidée par une mélodie lointaine, je remontai alors toute l’avenue, avant de bifurquer dans un dédale de rues inconnues. Aussi étrange que cela puisse paraître, les variations du bourdonnement m’aidaient à m’orienter, à suivre avec précision un itinéraire invisible. Une éternité s’écoula, le silence s’abattit et la réalité reprit ses droits.

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