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Le Sang des Chimères, Tome 1 : Mutante



Description ajoutée par robsten 2013-06-11T20:43:18+02:00

Résumé

Syrine, seize ans, a tout ce dont elle pourrait rêver : une famille unie, des super copines, une ville qu elle adore. Mais tout bascule du jour au lendemain lorsque des excroissances douloureuses émergent dans son dos. Brusquement persuadée qu elle sombre dans la folie, la jeune fille n ose parler de ses problèmes et affronte souffrance et incertitude, subit l incompréhension de ses parents et le rejet de ses amies. De fantasmes sanglants en pulsions violentes, de fugues en hallucinations, Syrine craint pour sa vie, pour celle de ses proches. Lorsque son père est muté à Rennes, elle espère que quitter Marseille lui permettra laisser ses doutes et terreurs derrière elle. Mais quand elle réalise que les étranges « Men in Black » qui ont offert ce nouveau départ à sa famille pourraient bien l espionner ou vouloir faire d elle un cobaye, le cauchemar devient intenable. Syrine cherche de l aide, mais ce n est pas dans son lycée qu elle va le trouver. Gauthier, peut-être, ce garçon qui semble être le seul à s inquiéter pour elle ? Ou Agnès, la jeune fille handicapée qui a l air de lire dans ses pensées... Qui pourrait répondre à ses questions ? la djenneya, l être qui hante son esprit, certainement. À moins que cette créature qui lui souffle ses fantasmes de sang et de sable ne soit autre que l incarnation de sa propre folie...

Source:Amazon

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Classement en biblio - 44 lecteurs

Extrait

Chapitre 1

De la mer à l’océan.

Syrine sortit de la boucherie et se précipita vers les toilettes publiques dix mètres plus loin.

Dès qu’elle fut enfermée dans un box, elle déballa la cervelle de veau qu’elle venait d’acheter et mordit dedans à pleines dents. La chair crue, froide et humide lui donna des haut-le-cœur, mais, alors que son esprit comme son palais se révulsaient, son instinct l’empêcha de vomir et la força à prendre une autre bouchée, puis encore une, et encore une.

La viande disparut en l’espace de quelques minutes. La jeune fille n’avait même pas pris la peine de s’asseoir et laissait ses larmes couler librement sur ses joues. C’était la deuxième fois qu’elle faisait ça, et ça l’écœurait toujours autant. Mais elle ne pouvait plus s’en passer.

C’était dégoûtant.

Dégueulasse. Péché. Bête immonde. Monstre.

Bon, si bon. Besoin. Viande, sang. Encore plus.

Alors que le papier d’emballage disparaissait dans la poubelle à côté de la cuvette, l’adolescente s’essuya le visage. Après un nettoyage sommaire, elle sortit un mouchoir et l’humecta au lavabo. Elle le passa sur ses lèvres, puis sur ses dents pour éliminer les dernières traces de sang.

« Aïe ! »

Bizarre, ses canines étaient devenues sacrément plus pointues qu’avant !

Alors qu’elle s’apprêtait à vérifier dans le miroir fêlé des sanitaires, un « bip bip » insistant la força à regarder l’heure.

« Merde, je vais être en retard ! »

Elle rangea son paquet de Kleenex en toute hâte et, sans prendre le temps de refermer son sac, se rua à l’extérieur. Pour son premier jour dans son nouveau lycée, mieux valait éviter de se faire remarquer.

***

Syrine pénétra dans l’enceinte du lycée1 Anne de Bretagne avec l’impression de marcher dans le couloir de la mort. L’endroit était pourtant plus cool que son précédent établissement, perpétuellement en travaux et dont la cour jouxtait la gare principale de Marseille.

Ici, les vieilles pierres s’harmonisaient avec les grandes baies vitrées. Les bâtiments s’échelonnaient sur différents niveaux, parsemés de cours, d’espaces verts et d’escaliers. À gauche, une chapelle dressait son clocher. Même en ce milieu d’hiver glacial et humide, le complexe parvenait à conserver une ambiance chaleureuse et conviviale, en partie due à des murs peints de couleurs gaies – ocre, orange, rouge – et à la profusion de plantes vertes qui ornaient l’accueil central.

Pendant le week-end, la jeune fille était déjà venue repérer les environs et avait remarqué que le lycée bordait le parc du Thabor. Presque déçue d’avance, elle avait alors demandé à ses parents si elle pourrait y aller pendant ses heures libres et avait appris, à son grand étonnement, qu’ils l’avaient inscrite comme externe, pour qu’elle ait plus de liberté. Ça l’avait rassurée : si elle ne se faisait pas d’amis, elle aurait au moins un refuge.

Bien sûr, elle se doutait que son transfert en milieu d’année scolaire ne se ferait pas sans douleur, mais elle n’avait pas réalisé à quel point elle se sentirait dévisagée et jugée dès son entrée dans la cour.

Sauf qu’elle était la seule Arabe de sa classe, et presque la seule « étrangère » du lycée. Elle avait croisé deux autres filles café au lait et un mec au teint bien foncé aussi, mais ils avaient plus l’air d’être d’origine hindoue pour le garçon et africaine pour les filles, que beur. Pourtant, il y avait plusieurs Asiatiques au bahut, et elle avait à plusieurs reprises entendu parler arabe en ville, mais apparemment, le quartier ne se prêtait guère à la mixité.

Alors qu’elle pénétrait dans le couloir menant à l’administration, elle put remarquer que non seulement certains élèves la fixaient sans aucune gêne, mais qu’ils s’arrêtaient même de parler pour reprendre aussitôt derrière elle, d’une voix stridente et surexcitée. Une bulle de silence semblait la suivre pas à pas.

Ou c’est la nouveauté, ou ils ont vraiment jamais vu d’Arabe à part à la télé ! Si ça se trouve, ils doivent croire qu’être beur, c’est une maladie contagieuse… se dit-elle avec fatalisme.

Finalement, après quelques minutes d’hésitation devant une porte rébarbative indiquant « Mollard – C.O. », elle prit son courage à deux mains et frappa. Une voix brusque l’invita à entrer.

« Mademoiselle Kaharib, c’est bien ça ? » Le conseiller d’orientation affichait une barbe digne du capitaine Haddock, mais arborait, au lieu de sa jovialité bourrue, une expression de rejet, comme si, à force d’en fréquenter, il en était venu à détester les élèves.

Syrine hocha la tête.

« Bien. Je vais être bref. Asseyez-vous.

Je vais me montrer franc avec vous. Nous n’aimons pas les transferts en cours d’année. Cela perturbe tout le monde. Nous avons fait une exception pour vous à la demande de Concepticare, l’employeur de votre père, qui est en liens étroits avec nous. »

Syrine était interloquée. En quoi ça les concernait, son changement de lycée ? C’était déjà assez bizarre qu’ils leur procurent un appart – même si ses parents lui avaient déjà dit que cela se passait ainsi dans les grandes firmes, et qu’ils avaient beaucoup de chance d’en profiter. Mais là, ça n’avait carrément rien à voir ! Avaient-ils aussi déniché le boulot de Lahsen dans une agence de tourisme et le stage en ébénisterie de Jawad ?

« Malgré tout, nous avons pris soin de faire suivre votre dossier scolaire, mademoiselle Kaharib, et nous avons remarqué plusieurs points inquiétants. Vous voyez de quoi je parle ? »

Oh oui, Syrine savait très bien à quoi monsieur Mollard faisait allusion !

« Vous savez, monsieur, ça ne s’est pas du tout passé comme c’est indiqué. Jawad n’est pas un bagarreur et il ne s’est battu que pour me défendre… on m’avait traitée de…

— … de “sale Arabe”, je sais. J’ai appelé votre ancien établissement pour avoir des précisions quand j’ai vu cet… incident », la coupa le conseiller avec une moue agacée.

« Là n’est pas la question. Les insultes sont inadmissibles, particulièrement celles à visée raciste. Toutefois, en venir aux mains est tout aussi inexcusable et je tiens à vous avertir d’emblée qu’un tel comportement ici vous vaudra une exclusion immédiate et définitive. Tout comme les absences injustifiées… »

Là, il parlait de sa fugue, qui n’avait pourtant duré que dix jours, mais lui avait fait manquer les cours trois semaines…

« Nous ne tolérerons pas ce genre de… d’épisode. Quelle que soit la protection dont vous bénéficiez. Est-ce bien clair ? »

Syrine acquiesça, la gorge sèche.

« Mon collègue du lycée Saint-Charles m’a également parlé de vos sautes d’humeur et des problèmes de santé que vous avez semblé avoir eus au cours des dernières semaines de votre cursus… »

La jeune fille sentit une sueur glacée couler le long de son échine.

« D’après lui, vous auriez eu des petits malaises qui vous auraient fait manquer les cours de sport. Des douleurs… féminines, c’est cela ? Toutes les deux semaines ? »

Syrine opina, les mains crispées sur le rembourrage des accoudoirs. Ses règles avaient été un prétexte parfait pour faire sauter l’EPS. Elle n’aurait jamais imaginé que quelqu’un pourrait en remarquer la fréquence et le marquer sur son dossier. Pourvu qu’ils n’aient rien remarqué d’autre… comme le raid qu’elle avait fait dans le réfectoire pour y gober, entre deux services, un plat entier de steaks hachés à peine cuits. Elle ne pouvait y repenser sans avoir envie de vomir… ou d’en manger encore. Le sang, interdit par le Coran, avait eu un goût à la fois écœurant et exquis, assaisonné par le sel de la honte. Même si elle était athée depuis ses treize ans, elle s’était toujours conformée à certains principes de l’Islam, notamment l’interdiction de manger de la viande rouge, plus parce que ça la dégoûtait que par désir de se rattacher à une foi. Dans la famille, seuls son père et ses frères étaient musulmans. Sa mère était catholique non pratiquante et ses sœurs n’avaient pas de convictions religieuses, comme elle. Mais le fait d’avoir ces envies sanguinolentes l’avait forcée à se reposer la question de son identité, et celle la foi. Peut-être parce qu’elle doutait tant d’elle-même, elle avait besoin de pouvoir se rattacher à ses racines, ne seraient-ce que culturelles. Mais elle avait fini par ne plus respecter les préceptes culinaires de l’Islam, trop dévorée par son envie de viande rouge pour pouvoir encore se contenter des préparations halal. De toute façon, elle n’avait jamais porté le voile non plus, à part pendant quelques semaines quand elle avait douze ans, et uniquement par esprit de provocation, car une autre élève, musulmane très pratiquante, avait été expulsée du collège pour avoir refusé d’enlever le sien. Au bout de trois semaines, son propre père lui avait dit d’arrêter : il ne supportait pas qu’elle affiche les signes d’une religion qu’elle ne pratiquait pas. Cela lui aurait pourtant fourni un très bon prétexte pour sauter le sport… Depuis, elle n’avait plus cherché à se conformer à une foi qui n’était pas la sienne.

Quelqu’un avait-il également remarqué les crispations qui la forçaient à se courber comme une petite vieille, ou les fréquentes crises qui l’empêchaient de respirer normalement ? Et les cauchemars éveillés qui la faisaient parfois hurler en plein cours – voire en plein milieu d’une conversation – sans qu’elle sache pourquoi ?

« J’imagine que vos parents vous ont amenée chez un médecin, n’est-ce pas ? » Sans attendre la réponse, il continua. « Je vais donc partir du principe que vos… petits écarts de conduite étaient dus à ces problèmes qui appartiennent maintenant au passé. Mais sachez qu’au moindre souci, j’avertirai l’assistante sociale.

Comme vous avez pu le remarquer, nous n’avons pas beaucoup d’élèves… de couleur, ici. Et ceux que nous avons étaient déjà ici en primaire et sont bien intégrés à notre cursus. Vous représentez la nouveauté, en quelque sorte. J’ose espérer que vous serez capable de prouver à tous que la valeur ne prend ni les origines, ni la couleur de peau en compte. Nous souhaitons, en fait, que votre arrivée ici soit pour vous l’occasion d’un nouveau départ, dans un nouvel environnement peut-être plus adapté que le précédent à vos besoins spécifiques. Nous sommes-nous compris ? »

Syrine opina, la gorge sèche. Un nouveau départ, c’était tout ce qu’il lui fallait. Mais sous la menace de l’assistance sociale, de visites médicales et de confrontations avec ses parents, ça n’allait pas être facile !

À l’orée de son champ visuel, un mouvement attira son attention. Elle tourna la tête : rien. Juste un pot de fleurs. Mais elle avait cru voir une ombre noire, palpitante, comme si une chauve-souris s’était posée un instant sur le vase avant de se renvoler. Il n’y avait pas eu de son, juste le noir. Syrine frissonna et se concentra derechef sur son interlocuteur. Le conseiller avait suivi son regard mais, ne voyant rien, poussé un soupir retentissant, sans doute vexé par son apparent manque d’attention. Alors qu’il allait repartir dans un nouveau discours, la cloche retentit, vacarme familier et rassurant.

« Bon, nous n’avons plus beaucoup de temps. Voici votre emploi du temps, un plan de l’établissement, et la liste des professeurs et des livres qu’il vous faudra. À présent, dépêchez-vous d’aller en cours et essayez de ne pas bayer aux corneilles ! »

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Commentaires récents

Argent

Un premier tome intéressant mais le démarrage est beaucoup trop long... Toute la partie de Syrine qui souffre, s'isole, fait des crises, etc, est beaucoup trop longue et il faut attendre la toute fin pour cela se concrétise réellement, que les choses bougent. Du coup j'ai eu du mal à accrocher, néanmoins la fin m'a donné envie de savoir la suite, que je lirai.

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Lu aussi

Déçu.

Il est clair, que je suis déçue par ce roman.

En lisant le synopsis, je m'attendais à une histoire pour ado, mêlant fantastique et une bonne traque.

Bref quelque chose de léger et d'agréable à lire.

Et bien, je n'aurai pas pu, plus déchantée.

Bon, je sens d'ici les avis négatifs pour mon commentaire, mais tant pis j'assume. Après tout, ce site est fait pour exprimer son opinion et je crois encore à la liberté d'expression. Désolé.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas apprécié cette lecture. Dans ce premier tome, nous découvrons Syrine, une jeune adolescente d'origine Arabe et fraîchement débarquée à Rennes avec sa famille. L'histoire commençait bien, jusqu'à ce que sans raison apparente, Syrine, se mette à dos tout le lycée et ce, dès le premier jour de classe. Et quand je dis TOUT le monde, c'est vraiment TOUT le monde. Y compris les professeurs et le conseiller d'orientation. Même dans sa famille ce n'est pas gaie, puisque ses parents en arrivent même à la frapper.

S’ensuive, alors, brimades, insultes, bousculades à longueur de journée. C'est vraiment déprimant. Et encore le mot est faible. A la place de Syrine, j'aurai juste envie de me jeter d'un pont.

Justement parlons-en de son comportement. Au lieu de réagir par la tristesse et la honte, comme une personne normale le ferait ; Syrine, se révèle être une pure psychopathe. Quand une personne se trouve insultante envers elle ; elle ne pense qu'au meurtre, au sang, à la torture et à l'éviscération. Cela vire carrément à l'obsession. On dirait les pensées d'Hannibal Lecter. Difficile, alors, d'avoir de l'empathie pour cette dernière. Moi, je n'en ai pas eu.

Le côté fantastique de l'histoire pourrait expliquer son comportement, même en prenant cet aspect en compte, j'ai du mal.

Pour moi, deux mots résument ce roman : morbide et déprimant.

Pour ce qui est du style de l'auteure, il n'est pas mauvais mais même là, j'ai eu des difficultés à accrocher. Certains paragraphes sont très bien écrit et dans un langage correct et d'un seul coup, l'auteure nous sort du vulgaire. Du bien vulgaire. Je ne comprends pas. Alors on alterne entre les deux langages.

Non, désolé, n'est décidément pas un coup de coeur.

J'ai eu du mal à le terminer.

J'essayerai, quand même, de lire les deux derniers tomes mais je ne suis pas très motivée, je l'avoue.

Ce n'est pas un roman que je recommande.

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Diamant

Un roman sombre et addictif, on plain Syrine tout le long. On voit le malaise d'une fille de seize ans dont le corps change et que tout le monde rejette à cause de sa différence.

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Or

Un roman sombre et addictif, je me jette de suite sur le tome 2 !

Syrine, une jeune fille de 16 ans est envahie d'un coup de douleurs insurmontables, dûes à deux bosses qui poussent dans son dos. Celles-ci s'accompagnant d'hallucinations, de bruits d'ailes et d'une rage et faim de sang inextinguibles, elle n'ose pas en parler à ses parents et amis, préférant s'isoler d'eux en se faisant détester. Mais que lui arrive-t-il ?

Les tourments de cette adolescence, sa souffrance intense tant physique que psychologique, l'évolution de ces bosses... sont parfaitement décrits durant tout le roman et je suis entrée totalement dans l'ambiance et le personnage.

L'écriture de Sophie Dabat est fluide, dure parfois, pleine de rage et de douleur contenues, ce qui sert à l'écriture du roman. On aurait pu croire que 321 pages pour amener à la transformation de cette ado ordinaire à la base auraient été de trop, eh bien non ! L'auteure a en effet cette capacité à amener les choses petit à petit, sans vous ennuyer une seconde. Et le dénouement est particulièrement génial, je n'ai une qu'une seule envie, vite découvrir la suite.

D'autre part, la couverture est totalement digne de cette histoire, Alexandra Bach a encore fait des merveilles :)

Les personnages sont quant à eux très intéressants. J'ai eu souvent envie de baffer la famille de la jeune fille et son entourage, pour n'avoir pas vu ou voulu voir ce qui arrivait à Syrine. Mais j'ai aussi eu très souvent envie de mettre une bonne claque à la jeune fille qui se plaignait qu'on ne s'intéresse pas à elle en faisant tout pour se faire haïr des autres.

Ce récit est très psychologique et loin d'être enfantin, je vous le conseille vivement !

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Or

L’auteur nous entraîne dans une histoire surprenante, où l’on parcourt le chemin de croix de sa jeune héroïne jusqu’à se quelle se découvre. Il s’agit ici non pas de se révéler femme, mais de découvrir cette maladie, cette malédiction qui fait d’elle le monstre que tous repousse, même sa famille, ou recherche afin d’en tirer des avantages dont elle n’a encore aucune idée.

Dans ce parcours initiatique, elle y perdra ses amis, sa famille, en trouvera d’autres, se fera des ennemis. Mais fera-t-elle les bons choix ?

Enfin, bref, je ne me pose qu’une seule question : Pourquoi n’ais-je pas acheté les volumes suivants lorsque j’en ai eu l’occasion ? Surtout quand on sait que l’auteur m’a laissé une très belle dédicace sur ce premier volume. Merci Sophie.

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Argent

http://lireunepassion.blogspot.fr/2013/07/le-sang-des-chimeres-tome-1-mutante.html

Je ne sais pas vraiment par où commencer avec cette chronique (ça faisait longtemps). À vrai dire, j'en ressors assez mitigée. J'ai aimé l'histoire, la trame, l'imagination de l'auteure, sa plume, les personnages mais je ne me suis pas du tout attachée ni identifiée à Syrine. Je n'ai eu aucun attachement, je n'ai pas eu pitié ni mal pour elle quand elle souffrait. Bref, aucun sentiment. Et j'avoue que c'est assez gênant pour moi de ne pas m'accrocher au personnage principal. J'ai même préféré les secondaires comme Gauthier et Agnès (même s'ils sont diamétralement opposés niveau caractère). Tandis que l'un est doux, aimable, près à protéger et aider Syrine, l'autre est méchante, haineuse et l'évite au maximum.

Pour Syrine, la vie était belle : une famille aimante, des amis, des sorties. Bref, tout allait bien, dans le meilleur des mondes. Évidemment, il fallait bien que quelque chose vienne gâcher ce bonheur. Des excroissances douloureuses lui poussent dans le dos. Elle s'inquiète mais n'ose pas en parler à ses parents. Elle se renferme peu à peu sur elle-même, a mal de voir l'incompréhension de ses parents, l'éloignement de ses amis. Elle sombre de plus en plus dans la tristesse. Lorsque son père est muté à Rennes, elle aspire à une nouvelle vie et espère remonter la pente et se faire de nouveaux amis.

Évidemment, rien ne va se passer comme elle le souhaite. Un nouveau lycées, des élèves qui la prennent de suite pour un monstre, une nouvelle, quelqu'un à éviter. Elle sentira encore plus seule, d'autant plus que sa famille la rejette de plus en plus, ne comprenant pas ses sautes d'humeur. Jusqu'au jour où un jeune garçon va se décider à l'aborder : Gauthier.

J'ai adoré ce personnage dès le début : inquiet de l'état de Syrine, souriant, drôle essayant de dérider le caractère de la jeune fille. Ils deviendront vite amis, même si Syrine restera tout de même sur ses gardes, par manque d'habitude de recevoir autant d'attention de la part d'une personne. Il mettra du temps à découvrir le secret de son amie, mais dès lors, il tentera au possible de l'aider dans ses tâches quitte à se mettre en danger.

D'un autre côté, il y a Agnès : une handicapée depuis un accident de voiture. Elle est taciturne, non serviable, froide et très solitaire. Contre toute attente, et malgré son caractère de cochon, je me suis attachée à elle de suite. Peut-être aussi parce que ça met un peu d'ambiance dans le livre (bien qu'il y en ait déjà!). On se rend compte au fur et à mesure qu'elle prendra une place très importante dans la vie de de Syrine. Pour quoi ? Pour qui ? À vous de le découvrir en lisant ce livre.

Et puis les hommes qui ont embauché son père lui font de plus en plus peur. Elle a la nette impression qu'ils la suivent. Pourquoi ? Elle aimerait bien le savoir, mais elle sent au fond d'elle qu'elle doit éviter de trop les approcher, pour éviter de se mettre en danger. À chaque fois qu'elle les croise, ils restent la fixer, la désorientant encore un peu plus. Elle apprendra plus tard qui ils sont réellement, ce qui n'arrangera pas son côté méfiance vis à vis d'eux.

Bien que je n'ai pas accroché à Syrine, j'ai aimé suivre le déroulement de l'histoire. Sophie Dabat a pris bien le temps de décrire la vie de Syrine, ses habitudes, sa famille, ses proches etc. Elle n'a pas de suite été au cœur du sujet et c'est vraiment appréciable. On voit qu'elle a voulu y aller tout doucement pour le lecteur s'y retrouve et sache apprécier l'histoire en globalité. Bien que les chapitres soient longs et donc peu nombreux (13 en tout), j'ai trouvé que grâce à sa plume légère, la lecture se faisait vite (trop vite!). Je n'ai pas vu les pages défiler et à chaque fin de chapitre, un nouveau rebondissement faisait son apparition, nous faisant ainsi culpabiliser d'arrêter notre lecture. Mais quand la fatigue gagne, on est obligé de reposer le livre ^^

Outre le côté fantastique, l'auteur parle aussi des sujets qui peuvent fâcher: le racisme, l'adolescence, le rejet. Sans être lourds, ils touchent le récit et apportent quelque chose qui nous fait réfléchir sur la réalité de la vie.

Et le prologue m'a... surprise. J'ai adoré la tournure que prend l'histoire et j'ai hâte que le tome 2 sorte afin d'en savoir plus, car il promet vraiment de belles aventures par la suite. Sophie Dabat sait entretenir le suspense et inciter le lecteur a vouloir en savoir plus, au point d'attendre impatiemment la suite !

En résumé, une histoire très bien recherchée, un thème rare, des personnages bien travaillés, même si je ne me suis pas attachée à Syrine, la personnage principale. Des secrets, des horreurs, des démons du passé qui refont surface et étonnent. Bref, une très bonne idée de la part de l'auteure. Une fin qui donne vraiment envie de se procurer le tome 2. Vivement sa sortie !

Justine P.

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Date de sortie

Le Sang des Chimères, Tome 1 : Mutante

  • France : 2013-05-30 (Français)

Activité récente

Elian l'ajoute dans sa biblio or
2017-04-14T22:49:27+02:00

Les chiffres

Lecteurs 44
Commentaires 6
Extraits 2
Evaluations 12
Note globale 6.83 / 10

Évaluations

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