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On pouvait accepter une infidélité en se disant que c’était un écart de conduite sans lendemain, mais Hans l’avait trompée dès le début. Il avait sans doute commencé à sortir avec elle uniquement pour mieux la surveiller.

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Rebecca se demandait souvent si Hans était satisfait de leur vie sexuelle. Il ne se plaignait jamais, mais ils faisaient l’amour à peu près une fois par semaine, ce qu’elle trouvait peu fréquent pour de jeunes mariés. « Tout ce que je veux, c’est une famille à moi, exactement comme celle de ma mère, dans laquelle tout le monde se sente aimé, soutenu et protégé, murmura-t-elle. J’ai cru que Hans pourrait m’offrir cette vie-là.

— Ne te décourage pas. Une liaison, ce n’est pas forcément la fin d’un couple.

— La première année de mariage ?

— Ce n’est pas très bon signe, je te l’accorde.

— Qu’est-ce que tu ferais à ma place ?

— Pose-lui la question. Il avouera peut-être, ou bien il niera, mais au moins, il saura que tu es au courant.

— Et ensuite ?

— Qu’est-ce que tu veux ? Divorcer ? »

Elle secoua la tête. « Je ne le quitterai jamais. Le mariage est une promesse. On ne peut pas tenir une promesse simplement quand ça vous convient. Il faut la tenir même quand on n’en a pas envie. Autrement, ça n’a pas de sens.

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"Une photo des jeux Olympiques de Mexico trônait à la une de son journal. il s’agissait de la cérémonie des remises des médailles du deux cents mètres en athlétisme. La médaille d'or avait été remportée par Tommie Smith, un Noir américain, qui avait battu le record du monde. L'argent revenait à un Australien blanc et le bronze à un autre Noir américain. Les trois hommes arboraient l'insigne des droits de l'homme sur leur blouson. Pendant que résonnait l'hymne américain, les deux athlètes Noirs avaient baissé la tête en brandissant le poing, geste symbolique du Black Power. Ce cliché avait été repris par tous les journaux.

- C'est honteux, maugréa l'homme qui occupait le siège voisin de Dave en première classe. [...] Son voisin poursuivit : - J'ai vu que le président du Comité international olympique les avait exclus des jeux. Il a bien fait.

- Le président s'appelle Avery Brundage, précisa Dave. D'après ce que je lis dans mon journal, il a défendu les Allemands pour qu'ils aient le droit de faire le salut nazi aux jeux Olympiques de Berlin, en 1936.

- Je n’approuve pas ça non plus. Les jeux sont apolitiques. Nos athlètes y participent en tant qu'Américains.

- Ils sont américains quand ils gagnent les courses et quand ils sont enrôles dans l'armée. Mais ce sont des Noirs quand ils veulent acheter une maison près de chez vous.

- Je suis pour l'égalité, mais en général, il vaut mieux que les changements se fassent lentement.

-Dans ce cas, nous devrions peut-être avoir une armée exclusivement blanche au Vietnam, le temps de voir si la société américaine est prête pour l'égalité intégrale."

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"- Les choses changent. Si les Noirs peuvent obtenir l'égalité des droits, pourquoi les femmes ne le pourraient-elles pas?

- Oh, voyons! fit George indigné. Ce n’est pas pareil.

- Tu as raison. Le sexisme est encore pire. La moitié de la race humaine est réduite en esclavage.

- En esclavage?

- Réfléchis au nombre de mère de famille qui s'échinent toute la journée sans salaire! Et dans la plupart des pays du monde, une femme qui quitte son mari risque de se faire arrêtée et ramener chez elle par la police. Travailler pour rien et ne pas pouvoir quitter son poste, ça s'appelle de l'esclavage, George."

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" - Malgré les difficultés que nous devons affronter aujourd'hui et que nous affronterons demain, je fais un rêve.

Jasper sentit que King avait abandonné son texte préparé, car il ne cherchait plus à manipuler les émotions du public. Il semblait au contraire chercher ses mots eu fond d'un puits profond et glacial de douleur et de chagrin, un puits creusé par des siècles de cruauté. [...]

C'est d'une voix frémissante d'émotion que King poursuivit :

- Je rêve qu'un jour, notre pays se lève et vive la vraie signification de son credo : " Nous considérons comme une vérité évidente que tous les hommes ont été créés égaux ".

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je fais un rêve.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice. Je fais un rêve.

Il avait trouvé son rythme, et il emporta l'âme de deux cent mille personnes. C'était bien plus qu'un discours : c'était un poème, un hymne, une prière venue des profondeurs du tombeau. Je fais un rêve, cette phrase à vous briser le cœur, résonnait comme un Amen à la fin de chaque verset.

- Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Animés de cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Animés de cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Animés de cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres.

Regardant autour de lui, Jasper vit que tous les visages, noirs comme blancs, étaient baignés de larmes. Lui-même était profondément ému, alors qu'il s'était cru immunisé contre ce genre de chose.

- Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main...

Il ralentit alors le débit de son discours et la foule fit silence.

La voix de King tremblait sous la violence sismique de sa passion

- ...et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres !

Il s'écarta du micro.

La foule poussa un rugissement tel que Jasper n'en avait jaamis entendu. Les spectateurs se levèrent dans une vague d'espoir extatique. Les applaudissements montèrent et montèrent, sans cesse renouvelés comme les vagues de l'océan."

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"Le grand obstacle qui nous est opposé dans notre lutte pour la liberté, ce n'est pas le Conseil des citoyens blancs ni le Ku Klux Klan. C'est le Blanc modéré plus attaché à l'ordre qu'à la justice, qui répète constamment, à l'instar de Bob Kennedy : Je suis d'accord avec vos objectifs, mais je ne puis approuver vos méthodes. Il croit pouvoir fixer, en bon paternaliste, un calendrier pour la libération d'un autre. [...] Notre génération ne doit pas seulement se repentir des actes et des propos haineux des méchants, mais aussi de l'effrayant silence des justes, reprit King."

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"Plus leur ignorance était grande, plus leurs opinions étaient tranchées."

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" - Regarde ce beau bébé, s'extasia Paz. Un jour, il atterrira peut-être en plein cœur de Miami. Bang!

Cette idée fit frissonner Tania.

- J'espère bien que non.

- Pourquoi?

Avait-il vraiment besoin qu'on le lui explique.

- Ces armes doivent constituer une menace. Elles sont destinées à dissuader les Américains d'envahir Cuba. Si elles servent, cela voudra dire qu'elles n'auront pas rempli leur objectif.

- Peut-être. Mais au moins s'ils nous attaquent, nous pourrons pulvériser des villes américaines toute entières.

Tania était troublée par le plaisir manifeste avec lequel il envisageait cette perspective effroyable.

- Et ça vous avancerait à quoi?

La question sembla l'étonner.

- Il s'agit de défendre la dignité de la nation cubaine, voyons.

Dans sa bouche, le mot espagnol dignidad prenait des connotations sacrées.

Elle avait peine à en croire ses oreilles.

- Tu déclencherais une guerre nucléaire pour une simple question de dignité?

- Évidemment! Tu connais une raison plus importante, toi?

Révoltée, elle répondit : -La survie de l'espèce humaine, par exemple."

Il agita son cigare d'un geste dédaigneux. - Tu te préoccupes de l'espèce humaine. Moi, je me soucie de mon honneur.

- Je rêve! Tu es fou ou quoi?

Paz la regarda.

- Le président Kennedy est prêt à employer des armes atomiques si les Etat-Unis sont attaqués, dit-il; Le secrétaire Khrouchtchev en fera autant en cas d'agression contre l'Union soviétique. De même pour de Gaulle en France et pour le dirigeant de Grande-Bretagne, quel qu'il soit. Si un seul d'entre eux affirmait le contraire, il ne faudrait que quelques heures pour qu'il soit chassé du pouvoir.

Il tira sur son cigare.

- Si je suis fou, conclut-il, ils le sont tous."

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Il y a des hommes qui ne savent pas résister à la tentation.

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Une liaison, ce n’est pas forcément la fin d’un couple.

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