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Extrait ajouté par SherCam 2018-11-16T14:38:01+01:00

Si cette maison avait déjà été plus chaude et plus accueillante, si j’avais apprécié davantage la compagnie de quelqu’un, je n’en avais nul souvenir. Je n’avais qu’un désir : être avec lui et lui parler. J’éprouvais un pincement au cœur à l’idée que, lorsqu’il aurait terminé son récit, notre intimité prendrait fin ; rien alors ne serait plus jamais pareil pour moi.

Et rien ne fut plus jamais pareil.

Il commença.

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Extrait ajouté par TommyRollrbox 2018-10-06T06:01:43+02:00

Psaume 137

 

Nous sommes tenus auprès des fleuves de Babylonie, et nous y avons même pleuré, nous souvenant de Sion.

Nous avons suspendu nos harpes aux saules du voisinage.

Quand ceux qui nous avaient emmenés prisonniers nous ont demandé de chanter des cantiques, de les réjouir avec nos harpes, et qu’ils nous ont dit : Chantez-nous un extrait des cantiques de Sion, nous avons répondu :

Comment chanterions-nous les cantiques de l’Éternel dans une terre étrangère ?

Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite s’oublie elle-même.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:34:01+02:00

 Oh oui, je sais. Il sourit d’un air satisfait. Il ne faut pas me prendre pour un écervelé, Jonathan. C’est un défaut qui n’a jamais caractérisé le Serviteur des Ossements. J’ai été conçu comme un esprit fort, ce que les Chaldéens auraient appelé un génie. Quand je surgis, je sais tout de l’époque, de la langue, des manières du monde, proche et lointain – tout ce dont j’ai besoin pour servir mon maître. Je le suppliai d’attendre

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:52+02:00

Il s’enfonça dans son fauteuil. Silencieux, regardant le feu de ses yeux farouches qu’épaississaient des cils recourbés, les os de son front aussi puissants que ceux de sa mâchoire. Au bout d’un long moment, il m’adressa le plus lumineux, le plus innocent des sourires. — Vous voilà rétabli, à présent, Jonathan. Guéri de votre fièvre

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:44+02:00

Oui, c’est bien le fantôme, le Serviteur des Ossements. J’étais visible, alors, dans mon chagrin. Je ne saurai jamais qui m’a appelé. Peut-être était-ce seulement sa mort, l’horrible beauté de sa mort. Je ne le saurai jamais. Mais comme vous le voyez, comme vous le sentez, j’ai la solidité de cette forme qui n’était auparavant qu’une ombre. Dieu m’a enveloppé de mon ancienne chair, à cause de Lui, il m’est de plus en plus difficile de disparaître et de reparaître, de m’évanouir dans l’air et le néant pour me rassembler ensuite. Que va-t-il advenir de moi, Jonathan ? À mesure que je deviens plus vigoureux dans cette enveloppe d’apparence humaine, je redoute de ne pas pouvoir mourir. Jamais

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:37+02:00

Il ouvrit le magazine roulé et mouillé, qui avait pris toutes sortes de faux plis en séchant dans la pièce bien chaude. Je vis la photo d’Esther Belkin, sur la Cinquième Avenue. Je la vis étendue sur la civière avant qu’on ne la mette dans l’ambulance, juste avant sa mort

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:30+02:00

 Je m’appelle Azriel, déclara-t-il en s’asseyant près du lit. On m’appelait le Serviteur des Ossements, ajouta-t-il, mais je suis devenu un fantôme rebelle, un génie aigri et impudent. Il déroula le magazine pour me le montrer. J’avais les idées claires, à présent. Je me redressai, soutenu par le merveilleux luxe d’oreillers propres. Musclé, débordant de vie, avec des poils noirs au dos des mains et sur les bras qui le faisaient paraître encore plus solide et plein de vitalité, il ressemblait aussi peu que possible à un fantôme. En couverture du célèbre magazine Time, Gregory Belkin avait le regard perçant. Gregory Belkin, père d’Esther, fondateur du Temple de l’Esprit. L’homme qui avait fait du mal à des millions de gens

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:23+02:00

C’est avec de l’eau et du bouillon qu’il me ramena lentement à la vie. Pas une seule fois je n’eus la présence d’esprit de mentionner les quelques médicaments de la trousse de secours. Il me rafraîchit le visage avec de l’eau froide. Il me lava tout entier, avec patience, me retournant doucement et glissant sous mon corps des draps frais et propres. — Le bouillon, disait-il. Le bouillon. Allons, il le faut. Et l’eau. L’eau qu’il me donnait perpétuellement. Y en avait-il suffisamment pour lui ? m’avait-il demandé. J’avais presque ri. — Bien sûr, mon ami, au nom du ciel, prenez tout ce que vous voulez

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:16+02:00

Bien au contraire. De loin, marchant dans la neige et le vent, il avait aperçu le feu, là-haut sur la montagne, des étincelles qui jaillissaient de la cheminée et une lumière qui brillait par la porte ouverte. Il s’était hâté vers ce havre. Ma maison était la seule des environs, il le savait. Il l’avait appris par ceux qui lui avaient répliqué, poliment et fermement, que j’étais injoignable pour les mois à venir, que je m’étais retiré du monde. Je le vis à l’instant même où il parut sur le seuil. Je vis le lustre de ses cheveux noirs et l’éclat du feu dans ses yeux. Je vis la force et la vivacité avec lesquelles il referma et verrouilla la porte. Puis il vint droit vers moi

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-01T15:33:09+02:00

Je me rappelle avoir perçu que j’étais en danger. Regagner le lit et la chaleur du feu m’épuisa. Sous les couvertures en laine et les édredons, je me protégeais de la tempête qui envahissait ma maison. Je savais que si je ne me ressaisissais pas, l’hiver entrerait bientôt pour éteindre le feu et m’emporter. Couché sur le dos, les couvertures remontées jusqu’au menton, je tremblais et je transpirais. Je regardais les flocons de neige voleter sous les poutres du toit. Je regardais flamber les bûches. Je sentis la marmite brûler quand la soupe fut évaporée. Je vis la neige recouvrir mon bureau

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