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Extrait ajouté par M_gch 2020-10-12T12:09:45+02:00

— Je m’ennuie…

— C’est bientôt à nous, Chouquette.

— Arrête de m’appeler « Chouquette », je suis pas un caniche nain.

— Ok, Chouquette.

— On peut pas sécher ? J’en ai ras le bol de passer ma vie chez la gynéco !

— À ce point ?

Il lève la tête de son journal et me dévisage comme s’il avait été persuadé jusqu’ici qu’un rendez-vous chez la gynéco était l’équivalent d’un concert de Rihanna avec pass VIP. Je m’affale sur ma chaise, soupire à nouveau, mets mes écouteurs et sélectionne une playlist au hasard.

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Extrait ajouté par CrystalM 2020-10-04T22:08:45+02:00

Salut,

C’est moi.

Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vus. Cent deux jours, pour être précise. J’espère que je te manque atrocement, ça t’apprendra. N’en déduis pas que je n’avais pas envie de te voir ou que, vu le chaos intersidéral qu’est devenue ma vie dernièrement, je n’ai plus le temps de penser à toi. Je pense à toi à peu près deux mille fois par jour. Je vois une feuille, une salière, une voiture, un savon, je pense à toi. C’est plus fort que moi. Je relis nos textos quasiment tous les soirs… Il m’arrive même encore de reconnaître ta silhouette à la sortie du lycée ou sous un abribus. Puis la silhouette se retourne et l’espoir s’envole. Évidemment, ce n’est jamais toi.

Le problème, quand ta vie s’effondre, c’est que personne ne t’avertit. Ce serait cool d’avoir une voix off, une lettre, un message WhatsApp, même un télégramme envoyé par pigeon voyageur : « ALERTE ROUGE, jusqu’ici ta vie était normale, mais mets ta ceinture, parce qu’elle va basculer dans la merde la plus totale. »

Bref… En vrai, chialer des baignoires les yeux fixés au plafond en écoutant Adèle à fond n’est pas une solution viable sur le long terme (en tout cas selon Amel). Il faudrait que je passe à autre chose. Comment ? Je ne sais pas. Même Google ne sait pas, c’est dire. J’ai cherché. Ni sur Vinted ni sur eBay on ne trouve de cœur de rechange.

Je te vois sourire d’ici. « Léa écrit des lettres maintenant. » Pour quelqu’un qui n’a jamais réussi à dépasser le 8,7 de moyenne en français, j’avoue, c’est ambitieux, mais je n’ai rien trouvé d’autre. Je sais que ça fait longtemps que j’aurais dû aller te voir, t’expliquer la situation en face, mais je ne peux pas. J’ai trop peur de te décevoir.

Je suis désolée si tu t’es inquiété de mon silence. Avant je pensais qu’on pouvait décider de sa vie, qu’on était maître de son avenir. Mais on ne vit pas dans un film américain avec un happy end à la con. La réalité, c’est que le bonheur et le malheur sont distribués au hasard, par un destin sadique, complètement con, aveugle ou ivre mort.

Voire tout ça à la fois.

C’était la minute philosophie du jour, ne me remercie pas. Il faut dire que j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir depuis les événements.

Bisous et à un de ces quatre, peut-être,

Léa

Source : kobo.com

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Extrait ajouté par A_27 2021-04-17T07:07:52+02:00

« Bonjour, je m’appelle Léa Martin. Je suis la fille d’Alain Martin qui a longtemps enseigné le basket à Tarny et qui est à l’origine de ce projet d’extension, où tous les équipements sportifs seront accessibles aux personnes en situation de handicap. Vous avez tous parlé du coach qui vous a suivis toutes ces années et ma famille et moi avons été très touchés par ces témoignages, mais je ne suis pas venue vous parler du coach. Je suis venue vous parler de mon père.

Je poursuis d’une voix mal assurée, je parle de la photo dans l’escalier, de toutes ces heures de sa vie qu’il a dédiées à la réalisation de mon rêve d’enfant. Et puis je parle des pancakes du dimanche matin, des rendez-vous chez la gynéco, des nuits passées à regarder les playoffs en s’empiffrant de chips et de Nutella. Je parle de Marfan, parce que si le syndrome était un peu plus connu, peut-être qu’il n’en serait pas mort. Je ne m’y attarde pas non plus, parce que ce n’est pas ce que je retiendrai de lui, tout comme je refuse que ce soit ce qu’on retienne de moi.

C’est à ce moment-là que je lève la tête pour la première fois pour scanner machinalement l’assistance. Et je m’arrête net. Évidemment, je me doutais qu’Anthony pourrait être là. Mais on est samedi et le samedi, il bosse à la mairie. Sans compter qu’une inauguration de gymnase en l’honneur d’un type qu’il n’a jamais connu, il doit avoir mieux à faire. J’en ai la respiration coupée. Le silence est si pesant que j’ai l’impression que l’assemblée s’est figée, que tout le monde est conscient de notre échange muet. Il a les cheveux plus courts que dans mon souvenir, son regard toujours aussi intense et scrutateur, même à l’autre bout d’un gymnase bondé. Des murmures s’élèvent dans la salle et je réalise que je me suis arrêtée en plein milieu d’une phrase. Je baisse la tête sur mon papier, je n’arrive plus à lire, tout est flou. Je ferme les yeux, je les rouvre et je reprends :

— Il paraît que j’avais un talent pour le basket, malheureusement le français ce n’est pas encore ça, donc j’ai choisi une citation qui illustre mieux que je ne suis capable de le faire la personnalité de mon père. Oscar Wilde a écrit : « Il faut toujours viser la « lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » C’est précisément ce que mon père m’a transmis. Depuis que je suis toute petite, il m’a appris à balayer les doutes, à ne pas me poser de questions, à avoir confiance en moi, à avoir des rêves impossibles et à les réaliser quand même, à toujours faire mon maximum quels que soient les obstacles, quels que soient les jugements des autres… Quand on m’a interdit de jouer pour des raisons de santé et que j’ai compris que je ne réaliserais jamais ce rêve d’enfant, le monde s’est effondré. 

 J’ai mis longtemps à comprendre que toutes ces années passées à m’entraîner, à jouer et à espérer, que tous ces efforts n’avaient pas été vains. Aujourd’hui, je sais que j’ai eu la chance inouïe de vivre une enfance extraordinaire, de me lever la plupart des matins en sachant que j’allais faire la chose que je préférais au monde, avec la personne exceptionnelle qu’était mon père. « Et même si, comme disait quelqu’un que j’aimais bien, « on n’est pas dans un film américain avec un happy end à la con » et que malheureusement, je n’atteindrai jamais la lune, j’ai compris aujourd’hui que grâce à mon père, et à toutes ces années pendant lesquelles j’ai poursuivi ce rêve fou, moi, Léa Martin, j’ai eu cette chance immense de frôler les étoiles. »

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Extrait ajouté par A_27 2021-04-17T06:57:57+02:00

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles »

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Extrait ajouté par versaillesm 2021-04-15T15:30:52+02:00

J'aimerais lui expliquer que le chagrin a ligoté ma langue, paralysé mes pensées, que je hurle, je souffre, je pleure dans mon cœur, mais rien n'arrive jusqu'à l'extérieur.

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Extrait ajouté par dadotiste 2021-03-13T12:36:59+01:00

PKJ., p. 277

« Notre existence aurait pu être tranquille, droite et linéaire, mais la vie fait des destins tout tracés ce que la cuisson fait aux spaghettis : elle les emmêle, parfois elle les rompt sans prévenir et parfois elle entrelace des destinées qui n'auraient jamais dû se croiser. Être plongé dans l'eau bouillante, on va pas se mentir, ça peut faire très mal, mais en regardant bien, au milieu du chaos, on peut vivre de belles surprises, comme le fait de tomber amoureuse d'un garçon qu'on n'aurait jamais dû connaître, comprendre qu'on peut adorer se petite sœur, même sans aucun goût en commun ou qu'on peut réapprendre à être une famille en traversant main dans la main la pire des épreuves. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2021-03-13T12:32:58+01:00

PKJ., p. 117

« [P]arfois quand les bons mots n'existent pas, mieux vaut avoir un langage codé. En tout cas, même si c'est au milieu de la nuit, n'hésite pas : “Les carottes sont cuites.” Je serai là ! »

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Extrait ajouté par dadotiste 2021-03-13T12:31:34+01:00

PKJ., p. 58

« J'ai l'impression que je vais exploser en sanglots, mais les larmes restent bloquées dans ma gorge. Toutes ces années où j'ai appris à les retenir, à ne rien montrer, à prétendre être forte... C'est devenu un réflexe. Peut-être que je ne pleurerai plus jamais et que je me noierai peu à peu de l'intérieur. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2021-03-13T12:29:51+01:00

PKJ., p. 35

« Amel a une relation particulière avec son vélo. C'est un vélo d'occasion, un peu pourri, mais elle y tient comme à la prunelle de ses yeux. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2021-03-13T12:28:54+01:00

PKJ., p. 10

« Avant je pensais qu’on pouvait décider de sa vie, qu’on était maître de son avenir. Mais on ne vit pas dans un film américain avec un happy end à la con. La réalité, c’est que le bonheur et le malheur sont distribués au hasard, par un destin sadique, complètement con, aveugle ou ivre mort. »

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