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Extrait ajouté par myra44 2012-09-01T09:27:39+02:00

On est aisément dupé par ce qu'on aime.

Et l'amour-propre engage à se tromper soi-même.

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-06-13T12:45:05+02:00

Couvrez ce sein que je ne saurais voir.

Par de pareils objets, les âmes sont blessées,

Et cela fait venir de coupables pensées.

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Extrait ajouté par Biquet 2011-10-24T08:14:16+02:00

SCÈNE IV. - Orgon, Cléante, Dorine.

ORGON.

Ah ! mon frère, bonjour

CLÉANTE.

Je sortois, et j'ai joie à vous voir de retour.

La campagne à présent n'est pas beaucoup fleurie.

ORGON.

Dorine.... Mon beau-frère, attendez, je vous prie :

Vous voulez bien souffrir, pour m'ôter de souci,

Que je m'informe un peu des nouvelles d'ici.

Tout s'est-il, ces deux jours, passé de bonne sorte ?

Qu'est-ce qu'on fait céans ? comme est-ce qu'on s'y porte ?

DORINE.

Madame eut avant-hier la fièvre jusqu'au soir,

Avec un mal de tête étrange à concevoir.

ORGON.

Et Tartuffe ?

DORINE.

Tartuffe ? Il se porte à merveille,

Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.

ORGON.

Le pauvre homme !

DORINE.

Le soir, elle eut un grand dégoût,

Et ne put au souper toucher à rien du tout,

Tant sa douleur de tête étoit encore cruelle !

ORGON.

Et Tartuffe ?

DORINE.

Il soupa, lui tout seul, devant elle,

Et fort dévotement il mangea deux perdrix,

Avec une moitié de gigot en hachis.

ORGON.

Le pauvre homme !

DORINE.

La nuit se passa toute entière

Sans qu'elle pût fermer un moment la paupière ;

Des chaleurs l'empêchoient de pouvoir sommeiller,

Et jusqu'au jour près d'elle il nous fallut veiller.

ORGON.

Et Tartuffe ?

DORINE.

Pressé d'un sommeil agréable,

Il passa dans sa chambre au sortir de la table,

Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,

Où sans trouble il dormit jusques au lendemain.

ORGON.

Le pauvre homme

DORINE.

A la fin, par nos raisons gagnée,

Elle se résolut à souffrir la saignée,

Et le soulagement suivit tout aussitôt.

ORGON.

Et Tartuffe ?

DORINE.

Il reprit courage comme il faut,

Et contre tous les maux fortifiant son âme,

Pour réparer le sang qu'avoit perdu Madame,

But à son déjeuner quatre grands coups de vin.

ORGON.

Le pauvre homme !

DORINE.

Tous deux se portent bien enfin ;

Et je vais à Madame annoncer par avance

La part que vous prenez à sa convalescence.

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Extrait ajouté par EchletiaCadelus 2016-12-04T21:57:49+01:00

Acte IV, scène 5 - Tartuffe

"Le Ciel défend, de vrai, certains contentements ;

Mais on trouve avec lui des accommodements."

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Extrait ajouté par RowlingKing 2013-12-30T14:21:10+01:00

Il est vrai qu’elle vit en austère personne ;

Mais l’âge, dans son âme, a mis ce zèle ardent,

Et l’on sait qu’elle est prude, à son corps défendant.

Tant qu’elle a pu des cœurs attirer les hommages,

Elle a fort bien joui de tous ses avantages ;

Mais, voyant de ses yeux tous les brillants baisser,

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Extrait ajouté par Sara_Mehidi 2017-10-15T15:13:18+02:00

Daphné, notre voisine, et son petit époux

Ne seroient-ils point ceux qui parlent mal de nous ?

Ceux de qui la conduite offre le plus à rire

Sont toujours sur autrui les premiers à médire ;

Ils ne manquent jamais de saisir promptement

L'apparente lueur du moindre attachement,

D'en semer la nouvelle avec beaucoup de joie,

Et d'y donner le tour qu'ils veulent qu'on y croie :

Des actions d'autrui, teintes de leurs couleurs,

Ils pensent dans le monde autoriser les leurs,

Et sous le faux espoir de quelque ressemblance,

Aux intrigues qu'ils ont donner de l'innocence,

Ou faire ailleurs tomber quelques traits partagés

De ce blâme public dont ils sont trop chargés.

_Scène 1 , Acte 1

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Extrait ajouté par EchletiaCadelus 2016-12-04T21:56:46+01:00

Acte III, scène 7 - Orgon

"Un bon et franc ami, que pour gendre je prends,

M'est bien plus cher que fils, que femme, et que parents"

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Extrait ajouté par EchletiaCadelus 2016-12-04T21:55:29+01:00

Acte I, scène 5 - Cléante

"Voilà de vos pareils le discours ordinaire.

Ils veulent que chacun soit aveugle comme eux.

C'est être libertin que d'avoir de bons yeux {...}"

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Extrait ajouté par Shanen 2014-04-05T21:02:29+02:00

Elmire

La déclaration est tout à fait galante,

Mais elle est, à vrai dire, un peu bien surprenante.

[...] Un dévot comme vous, et que partout on nomme...

Tartuffe

Ah ! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme.

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Extrait ajouté par Biquet 2011-10-24T08:14:16+02:00

SCÈNE II. - Cléante, Dorine.

CLÉANTE.

Je n'y veux point aller,

De peur qu'elle ne vînt encor me quereller,

Que cette bonne femme...

DORINE.

Ah ! certes, c'est dommage

Qu'elle ne vous ouît tenir un tel langage :

Elle vous diroit bien qu'elle vous trouve bon,

Et qu'elle n'est point d'âge à lui donner ce nom.

CLÉANTE.

Comme elle s'est pour rien contre nous échauffée !

Et que de son Tartuffe elle paroît coiffée !

DORINE.

Oh ! vraiment tout cela n'est rien au prix du fils,

Et si vous l'aviez vu, vous diriez : «C'est bien pis !»

Nos troubles l'avoient mis sur le pied d'homme sage,

Et pour servir son prince il montra du courage ;

Mais il est devenu comme un homme hébété,

Depuis que de Tartuffe on le voit entêté ;

Il l'appelle son frère, et l'aime dans son âme

Cent fois plus qu'il ne fait mère, fils, fille et femme.

C'est de tous ses secrets l'unique confident,

Et de ses actions le directeur prudent ;

Il le choie, il l'embrasse, et pour une maîtresse

On ne sauroit, je pense, avoir plus de tendresse ;

A table, au plus haut bout il veut qu'il soit assis ;

Avec joie il l'y voit manger autant que six ;

Les bons morceaux de tout, il faut qu'on les lui cède ;

Et s'il vient à roter, il lui dit : «Dieu vous aide !»

[C'est une servante qui parle.]

Enfin il en est fou ; c'est son tout, son héros ;

Il l'admire à tous coups, le cite à tout propos ;

Ses moindres actions lui semblent des miracles,

Et tous les mots qu'il dit sont pour lui des oracles.

Lui, qui connoît sa dupe et qui veut en jouir,

Par cent dehors fardés a l'art de l'éblouir ;

Son cagotisme en tire à toute heure des sommes,

Et prend droit de gloser sur tous tant que nous sommes.

Il n'est pas jusqu'au fat qui lui sert de garçon

Qui ne se mêle aussi de nous faire leçon ;

Il vient nous sermonner avec des yeux farouches,

Et jeter nos rubans, notre rouge et nos mouches.

Le traître, l'autre jour, nous rompit de ses mains

Un mouchoir qu'il trouva dans une Fleur des Saints,

Disant que nous mêlions, par un crime effroyable,

Avec la sainteté les parures du diable.

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