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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T18:06:59+02:00

- Eurêka, dit-il en se rendant compte qu’il avait réussi à chuchoter. J’ai trouvé quelque chose, ajouta-t-il, à voix haute cette fois. On ne peut pas prédire l’avenir.

- De temps à autre, le kafir adore enfoncer des portes ouvertes d’un air méga inspiré.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T17:14:06+02:00

– Lindsey Lee Wells, mets vingt-cinq cents dans le pot à jurons, et tout de suite!

– Merde, dit Lindsey. Con. Merdique, dit-elle, en filant à la cheminée pour glisser un billet d’un dollar dans un pot en verre. J’ai pas de monnaie, Hollis !

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T18:06:42+02:00

La morale de cette histoire est qu’on oublie les choses qui sont vraiment arrivées. Le souvenir les remplace. La deuxième morale de cette histoire, si tant est qu’une histoire puisse avoir plusieurs morales, est que les Largueurs ne sont pas pires que les Largués. Une rupture n’est pas le fait de quelqu’un qui vous l’impose, elle se fait à deux.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T17:54:23+02:00

C’est sympa de passer du temps avec les ancêtres, non? On dirait pas comme ça, mais ils sont trop cool. Avant, j’allais les voir presque tous les jours. La plupart n’étaient pas en maison de retraite. Je me baladais de maison en maison, je me faisais offrir des goûters et on me cajolait. C’était avant que j’aie des copains.

- Ils ont l’air de t’adorer, dit Colin.

- Moi? Les femmes t’ont trouvé trop sexy. Tu rates un gros pourcentage de Katherine en ne prospectant pas la population des plus de quatre-vingts ans.

- C’est marrant qu’ils aient cru qu’on était ensemble, dit Colin en lui jetant un regard de côté.

- En quoi c’est marrant? demanda-t-elle, soutenant son regard.

- Euh...

Oubliant la route, il la regarda lui offrir une version minimaliste de son sourire inimitable.

 

(13)

Le dimanche suivant, Hassan partit « en vadrouille » avec Lindsey, Katrina, LAC, JTS et PQC. Le lendemain soir aussi et, lorsqu’il rentra après minuit, il trouva Colin en train de travailler sur son Théorème, qui fonctionnait désormais dans dix-sept cas sur dix-neuf. En revanche, pas pour Katherine III et, beaucoup plus important, pas pour Katherine XIX.

- 'Lut ! dit Hassan.

- « Lut » n’est pas un mot, répondit Colin sans le regarder.

- Singleton, tu es comme un soleil qui perce les nuages d’un mois de mai en plein frimas.

- Je travaille.

Colin ne parvenait pas à mettre le doigt sur le moment où Hassan avait commencé à ressembler à tout le monde, mais c’était en train de se produire et c’était agaçant.

- J’ai embrassé Katrina, dit Hassan.

Colin reposa son crayon et se retourna sur sa chaise.

- Tu as quoi qui?

- « Quoi » n’est pas un verbe, le parodia Hassan.

- Sur les lèvres ?

- Non, banane, sur son sphincter pupillaire. Oui, sur les lèvres.

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Extrait ajouté par lena220 2015-04-29T14:39:17+02:00

- Où est-ce que tu as trouvé un fusil ?

- Où ? Gros malin, trouver un fusil à Gutshot, Tennessee, c'est plus facile que de choper une chlamydia dans un bordel.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T18:05:35+02:00

- Où est passée ta main?

- Elle est moite.

- Ça m’est ég... Oh, salut.

- Salut.

- Je t’ai dit que j’avais largué une des Katherine?

- Tu as quoi? C’est pas vrai?

- Si, il paraît. Katherine III. Ma mémoire m’a joué des tours sur ce coup-là. Dire que j’ai toujours pensé que ce qu’elle enregistrait était vrai !

- Mince alors.

- Quoi?

- Si tu l’as larguée, ton histoire est moins bonne. Enfin, moi, c’est comme ça que je me souviens des choses, des histoires. Je relie les éléments entre eux, et il en émerge une histoire. Et les éléments qui ne collent pas avec le reste, je crois qu’ils passent à la trappe. C’est un peu comme quand on repère une constellation. On lève les yeux et on ne voit pas toutes les étoiles. Toutes ensemble, elles sont à l’image de ce qu’elles sont : un vaste foutoir. Sauf qu’on veut voir des formes, des histoires, alors on en choisit quelques-unes dans le ciel. Hassan m’a raconté que, toi aussi, tu réfléchissais comme ça, que tu voyais des liens partout. Conclusion, tu es un raconteur-né.

- Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle. Mais ça se tient.

- Alors, raconte-moi ton histoire.

- Quoi? La totale?

-Oui. Avec l’amour, l’aventure, la morale, tout.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T18:05:04+02:00

- Viens ici.

- Je suis ici.

- Plus ici.

- D’accord. Comme ça?

- Oui. C’est mieux.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T18:03:24+02:00

- Wallahi, kafir, tu as de la chance qu’on ne se soit pas perdus. J’étais à deux doigts de te tuer pour te manger.

Ils dévalèrent la pente douce, puis marchèrent à vive allure en direction du bazar, ce qui revenait à contourner le cimetière. Quand soudain, du coin de l’œil, Colin y surprit à nouveau du mouvement ; il tourna la tête et pila net. Hassan fit la même découverte que lui au même moment.

- Colin, dit Hassan.

- Oui, répondit Colin avec flegme.

- Dis-moi si je me trompe, mais ça ne serait pas ma copine dans le cimetière?

- Sans aucun doute.

- En train de chevaucher un mec?

- Oui, dit Colin.

Hassan pinça les lèvres et hocha la tête.

- Et, afin que les choses soient bien claires, elle est complètement nue?

- Tout à fait.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-25T17:55:20+02:00

- Il ne t’est jamais venu à l’esprit, espèce de sale ingrat, que lorsque je passais avec la voiture-balai après chacune de tes ruptures, que je ramassais ta triste carcasse sur la moquette de ta chambre, que je t’écoutais délirer sur chaque nana avec laquelle tu t’étais éclaté, je le faisais peut-être pour toi et non parce je mourais d’envie de savoir comment tu venais de te faire larguer? Est-ce que tu m’as déjà entendu pleurnicher sur le fait que je suis un gros nase dont le meilleur ami le laisse tomber chaque fois qu’une Katherine ramène sa fraise? Tu ne t’es jamais dit, même une seconde, que ma vie était peut-être aussi nulle que la tienne? Imagine un peu qu’au lieu d’être un génie de mes deux tu sois un moins que rien, seul comme un rat que personne n’écoute. Alors, oui, vas-y, fais-moi la gueule parce que j’ai embrassé une fille. Et moi qui rentre avec cette histoire, surexcité à l’idée de te la raconter parce qu’enfin j’en ai une à moi, après avoir écouté les tiennes pendant quatre ans! Mais tu es trop obnubilé par ta petite personne pour concevoir que ma vie ne tourne pas uniquement autour de l’étoile Colin Singleton.

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Extrait ajouté par SoMiserable 2013-04-21T02:58:15+02:00

– Je saigne, non? demanda Colin.

– Comme un cochon qu’on égorge, dit-elle. Ne bouge pas.

Elle se tourna vers Hassan.

– Passe-moi ton T-shirt.

Hassan dit non, et Colin comprit que c’était à cause de ses seins de mec.

– Il faut comprimer la plaie, expliqua Lindsey.

Mais Hassan réitéra calmement son refus.

– OK! s’écria-t-elle. J’ai compris.

Et elle retira son T-shirt.

Colin tenta de percer le brouillard dû à l’absence de ses lunettes, mais il ne vit pas grand-chose.

– Tu aurais peut-être pu attendre notre deuxième rancard, dit-il.

– Petit pervers, répliqua-t-elle, mais il sut qu’elle souriait.

[...]

– Désolé pour le coup du T-shirt.

-Seins de mec? demanda Colin.

– Oui. Je préfère avoir fait plus ample connaissance avant d’exhiber mes lolos. Où sont tes lunettes?

– J’étais pile en train de me poser la question quand la fille a retiré son T-shirt, dit Colin.

– Tu ne l’as pas vue?

– Elle non, mais j’ai vu que son soutif était violet.

– Et comment! répondit Hassan.

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