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Extrait ajouté par Blandine1 2021-04-07T23:23:08+02:00

Jamais dans la vie ne s’est encore produite une situation à laquelle on n’ait appliquer cette phrase : c’est la vie. Même quand quelqu’un meurt, ne dit-on pas encore : c’est la vie ?

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Extrait ajouté par Blandine1 2021-04-07T23:22:52+02:00

La littérature aussi, c’est l’organisation qui la tue, le copinage, le corporatisme, la critique-maison qui écrit quelques lignes chaleureuses sur l’âne en chef de l’écurie.

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Extrait ajouté par Blandine1 2021-04-07T23:22:40+02:00

Il avait même perdu un ou deux de ses cent vingt kilos, tant l’état général de l’économie était grave. Il était ruiné.

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Extrait ajouté par Blandine1 2021-04-07T23:22:25+02:00

Tenir tête à la titanesque bêtise des gens n’a jamais été dans mes habitudes. Je m’incline devant elle avec humilité, comme devant un formidable phénomène naturel.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:50:22+01:00

Mais la majeure partie de l'humanité se compose d'incorrigibles benêts, pleins de préjugés pédantesques et de pudibonderies. Au bout d'un certain temps, à lui aussi on a cherché à nuire. Les poètes, ce sont eux surtout qui ont intrigué contre lui, ces détraqués vindicatifs qui jouent les bons apôtres, mais qui, dès qu'ils sont deux, en dévorent jusqu'à l'os un troisième, les poètes qui chantent la pureté, la propreté, et qui évitent jusqu'aux abords d'une salle de bain, les poètes qui quémandent à tout le monde, au coin de la rue, même aux mendiants, rien qu'un peu de renom, rien qu'un peu d'amour, rien qu'une petite statue, rien que l'aumône par les mortels de l'immortalité, ces jean-foutre, ces onanistes envieux et blêmes qui vendent leur âme pour une seule rime, pour une seule épithète, qui étalent au marché leurs plus intimes secrets, qui tirent profit de la mort même de leurs parents, de leurs enfants, qui des années plus tard, lors d'une "nuit inspirée", violent leur sépulture, ouvrent leur cercueil et, avec la lanterne sourde de la vanité, cherchent à tâtons les "émotions", comme les pilleurs de tombes les dents en or et les bijoux, pour passer ensuite aux aveux en pleurnichant, ces nécrophiles, ces mères maquerelles. Excusez-moi, mais je les déteste.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:50:09+01:00

Jusqu'ici, sur la terre, tout désordre a résulté du fait que quelques-uns ont voulu mettre de l'ordre et toute ordure du fait que quelques-uns ont voulu balayer. Comprenez-moi, la véritable malédiction, en ce monde, c'est l'organisation, et le véritable bonheur, c'est l'inorganisé, le hasard, le caprice.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:49:56+01:00

Je le répète, le président était un homme plein de noblesse, de bonté, d'indulgence, un homme libéral. Il dormait par libéralisme. Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Il y avait déjà cinquante-sept années que lui, en tant que président, devait écouter ces conférences quotidiennes, et moi, jeune homme de vingt ans, à la santé de fer, aux nerfs à toute épreuve, qui ne les écoutaits que depuis neuf mois, je n'en pouvais plus et je présentais d'inquiétants symptômes. Cette niaiserie nauséeuse, ce blablabla extravagant qu'on nomme en général poésie lyrique, cette ânerie ennuyeuse et vaseuse qu'on nomme en général science, ce salmigondis de théories qu'en général on nomme politique, tout ça, une nuit, dans ma petite chambre d'étudiant, avait déclenché en moi un accès de rage : subitement je m'étais mis à loucher et hurler, et j'ai hurlé à mort deux heures durant, jusqu'à ce que le fidèle Zwestschke, accouru à mon chevet, me fasse une piqûre de scopolamine, qui sert habituellement, comme vous savez, à calmer les fous furieux.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:49:42+01:00

Notre sens de la mesure ne supporte pas le démesuré. Au-delà d'un certain point, la souffrance elle-même devient ridicule. Le "unhappy end" peut-être tout aussi invraisemblable que le "happy end".

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:49:30+01:00

En banlieue, ce qu'on vend le plus souvent dans les librairies, ce sont des cahiers, des gommes, des plumes et dans les pharmacies des brosses à dents, des blaireaux, des crèmes pour le visage. On y trouve un amoncellement de produits de beauté, comme si ce dont souffrait vraiment l'humanité, ce n'était pas la maladie, ce n'était pas du tout les maux innombrables mais la laideur.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-10T17:49:16+01:00

Les frères Goncourt, dans leur journal, parlent d'une femme qui, au cours d'un voyage en diligence, raconte à l'une de ses amies, qu'elle n'a pas vue depuis longtemps, l'histoire poignante de sa famille. Son père avait été abattu à coups de fusil, sa mère s'était noyée, son mari était mort dans un incendie, il ne lui était resté qu'un enfant, qui vivait en Égypte, et dernièrement, cet enfant se baignait dans le Nil, comme tant d'autres fois, tout enjoué et sans méfiance, quand un crocodile a nagé vers lui. Mais la femme n'a pas pu aller plus loin dans son récit. Les passagers, qui jusqu'alors l'avaient écoutée avec une profonde commisération, n'ont pas pu attendre la fin, pas pu attendre que le crocodile ouvre sa gueule horrible et happe l'enfant, et, bien qu'ils aient su, eux aussi, que mot pour mot ce qu'ils entendaient était vrai, ils ont d'un coup tous éclaté d'un rire tonitruant. Mais oui, mes amis. Il y a une limite à tout. Et trop, c'est trop.

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