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Le train était à l'heure



Description ajoutée par Diego_1301 2012-01-29T18:08:25+01:00

Résumé

A la fin de La Seconde Guerre mondiale, plusieurs écrivains de langue allemande, profondément traumatisés par ce conflit, ont rendu compte de leur expérience pour comprendre la réalité de cette guerre et dénoncer l'horreur dont ils avaient été témoins.

Cette littérature réaliste, la Trümmerliteratur ou littérature des ruines est illustrée par les œuvres de Anna Seghers, Die Toten Bleiben jung (les mots restent jeunes), de Wolfgang Borchert, Drauben von der Tûr (Devant la porte), 1949, ou encore de Heinrich Böll, Der Zug war pünktlich (le train était à l'heure), 1949. Rassemblés au sein du Groupe 47 créé par Hans Werner Richter, Martin Walser, Gûnter Grass, Heinrich Böll, Siegfried Lenz, entre autres, seront les représentants de cette littérature allemande d'après-guerre marquée par l'expérience, des ruines et de la douleur. Heinrich Böll, né à Cologne le 21 décembre 1917, fut, après ses études secondaires, apprenti en librairie.

La guerre interrompt sa vie pendant six années. En 1947 il publie ses premiers textes, travaille à la rédaction de nouvelles, romans, pièces radiophoniques, traductions et œuvres théâtrales qui le rendront célèbre. En 1972, Heinrich Böll obtiendra le prix Nobel de littérature. Il est mort le 16 juillet 1985. Le récit dont nous proposons aujourd'hui l'édition bilingue - Le train était à l'heure - est le premier libre publié en Allemagne par Heïnrich Böll , en 1949.

Ce récit est très fortement marqué par l'impression immédiate des souvenirs de la guerre. L'histoire commence dans la gare d'une ville du pays de la Ruhr. Un soldat cherche une place dans un train de permissionnaires en partance pour le front. Pour le soldat, C'est son dernier voyage. Il sait qu'il va mourir , qu'il doit mourir. Les hommes que le hasard a rassemblés la jouent aux cartes, boivent, partagent leur pain et leur bière et semblent noyer leur angoisse dans le schnaps.

Andreas, le soldat, se souvient de son village, du regard d'une jeune femme, de son enfance, et il se prend à haïr tous ceux pour qui la guerre n'est que le reflet d'une mauvaise fatalité. Le train s'arrête à Lemberg, Andreas rencontre une espionne polonaise, qui se prostitue avec les soldats pour obtenir des renseignements qu'elle transmet à la résistance en Pologne. Cette jeune femme a pitié du soldat et veut le sauver.

Mais la certitude d'une mort prochaine va plonger Andreas dans un état proche de la folie. Heinrich Bôll a écrit dans ce livre une des plus belles histoires de la mort absurde. Ce court récit, rédigé dans un style réaliste concis est un plaidoyer, un des plus bouleversants réquisitoires contre toute guerre.

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Classement en biblio - 9 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Didie6 2015-01-29T08:54:47+01:00

C'en est fait de l'Allemagne.Le train a quitté l"Allemagne pendant que je dormais.Il y avait quelques part une ligne,une ligne invisible au travers d'un champ ou d'un village,et c'était la frontière,et le train l'a froidement franchie et je n'ai plus été en Allemagne,et personne ne m'a réveillé pour que je puisse une fois encore ouvrir les yeux sur la nuit,et voir au moins un morceau de la nuit,et voir au moins un morceau de la nuit qui couvrait l'Allemagne.Personne ne sait que je ne verrai plus l'Allemagne,personne ne sait que je vais mourir,personne dans ce train.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Pompon 2020-07-12T17:33:29+02:00
Argent

Les ouvrages bilingues allemand/ français sont beaucoup trop rares, comparativement à l'offre anglaise, et j'en suis scandalisée. Ceci dit, au-delà d'un intérêt linguistique, j'ai pris énormément de plaisir à lire cette nouvelle très, très bien écrite par un écrivain que je ne connaissais que très peu jusqu'alors !

Heinrich Böll nous révèle les pensées, et les angoisses surtout, d'Andreas, un soldat allemand qui sait qu'il va mourir, quelque part en Pologne. Le lecteur suit son long voyage en train depuis l'Allemagne et son escale à Lemberg, dans un bordel, dans lequel il rencontre Olina, une espionne polonaise, patriote et meurtrie par le souvenir encore prégnant de la guerre. La technique du "stream of consciousness" est impeccablement maîtrisée dans ce récit, au cours duquel le lecteur s'attache vraiment aux deux personnages principaux.

Au-delà d'un réquisitoire contre la guerre, "Der Zug war pünktlich" est une ode à l'humain, matraqué par le régime nazi et bafoué par le conflit mondial. A ce titre, la relation presque fraternelle entre Andreas et Olina (des jumeaux qui, dans un autre monde, auraient pu être frère et sœur) est très belle et donne lieu à une magnifique scène musicale, où une sonate Beethoven (dont on connaît l'usage qu'en a fait le régime hitlérien) est jouée au piano et retrouve, pour ainsi dire, sa fonction première: celle d'une musique réparatrice et unificatrice.

Une très belle lecture qui semble en annoncer d'autres d'Heinrich Böll !

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Commentaire ajouté par DarkTales 2019-05-15T16:49:43+02:00
Lu aussi

Une nouvelle tellement bien écrite, réaliste que je ressentais l'angoisse d'Andreas pendant tout son voyage. On a qu'une hâte : que toute cette souffrance se termine. Très intéressant de lire une dénonciation la guerre du côté allemand et les abus des supérieurs sur les soldats.

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Commentaire ajouté par Alice0508 2017-03-13T20:22:48+01:00
Lu aussi

Roman terrible mais très intéressant !

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Date de sortie

Le train était à l'heure

  • France : 1993-04-23 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

lecteurs 9
Commentaires 3
extraits 1
Evaluations 3
Note globale 7.33 / 10

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