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Extrait ajouté par RazKiss 2016-02-05T23:04:40+01:00

- Un lecteur vit mille vies avant de mourir, expliqua Jojen. L'homme qui ne lit pas n'en vit qu'une. [...]

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Extrait ajouté par Eilia 2015-09-03T12:39:10+02:00

- Auras-tu également besoin d'une truie à chevaucher ? s'enquit Kasporio.

- Diantre, j'ignorais que ta femme fît partie de la compagnie, répliqua Tyrion. C'est fort aimable à toi de me la proposer, mais je préférerais un cheval.

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Extrait ajouté par SherCam 2019-06-08T10:57:22+02:00

A califourchon sur le dos du dragon, elle avait souvent l’impression de totalement de réapprendre à monter. Si elle fouettait sa jument argentée sur le flanc droit, l’animal partait à gauche, car le premier instinct d’un cheval était de fuir le danger. Lorsqu’elle claquait de son fouet le flanc droit de Drogo, il obliquait à droite, car le premier instinct du dragon l’incitait toujours à l’attaque.

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Extrait ajouté par MaMt 2019-05-09T15:50:04+02:00

Viserys ressemblait exactement à ce qu'il avait été la dernière fois qu'elle l'avait vu. Il avait la bouche tordue de souffrance, les cheveux brûlés, et son visage noir fumait aux endroits où l'or fondu lui avait coulé sur le front, sur les joues et dans les yeux.

"Tu es mort", déclara Daenerys.

"Assassiné". Bien que ses lèvres n'eussent pas bougé, elle entendait quand même sa voix, qui lui chuchotait à l'oreille. "Tu n'as jamais porté mon deuil, ma sœur. Mourir sans être pleuré n'est pas facile."

"Je t'ai aimé jadis."

"Jadis", répéta-t-il, avec tant d'amertume qu'elle en frémit. "Tu aurais dû être mon épouse, me donner des enfants aux cheveux d'argent et aux yeux mauves, pour préserver la pureté de la lignée du dragon. Je me suis occupé de toi. Je t'ai appris qui tu étais. Je t'ai nourrie. J'ai vendu la couronne de notre mère pour continuer à te nourrir."

"Tu m'as fait mal, tu m'as fait peur."

"Seulement quand tu éveillais le dragon. Je t'aimais."

"Tu m'as vendue. Tu m'as trahie."

"Non. La traîtresse, c'était toi. Tu t'es retournée contre moi, contre ton propre sang. Ils m'ont floué. Ton époux chevalin et ses sauvages puants. C'étaient des tricheurs et des menteurs. Ils m'ont promis une couronne en or et m'ont donné ceci." Il toucha l'or fondu qui lui coulait lentement sur le visage, et de la fumée monta de son doigt.

"Tu aurais pu avoir ta couronne, lui dit Daenerys. Le soleil étoilé de ma vie l'aurait remportée pour toi, si seulement tu avais attendu."

"J'ai attendu assez longtemps. J'ai attendu toute ma vie. J'étais leur roi, leur roi légitime. Ils ont ri de moi."

"Tu aurais dû rester à Pentos, avec Maître Illyrio. Le Khal Drogo devait me présenter au Dosh Khaleen, mais tu n'avais aucune raison de chevaucher avec nous. Tu as choisi de le faire. Tu as commis une erreur."

"Veux-tu réveiller le dragon, petite putain sans cervelle?! Le Khalasar de Drogo m'appartenait. Je les lui ai achetés, cent mille hurleurs. Je les ai payés avec ta virginité.

"Tu n'as jamais compris. Les Dothrakis n'achètent rien, ils ne vendent rien. Ils font des cadeaux et en reçoivent. Si tu avais attendu..."

"J'ai attendu. Attendu ma couronne, mon trône, toi. Toutes ces années, et tout ce que j'en ai tiré, c'est un chaudron d'or fondu. Pourquoi t'ont-ils donné les œufs de dragon? Ils auraient dû me revenir. Si j'avais possédé un dragon, j'aurais enseigné au monde ce que notre devise signifie." Viserys se mit à rire jusqu'à ce que sa mâchoire se séparât en fumant de son visage et que le sang et l'or fondu se répandissent hors de sa bouche.

Quand elle se réveilla, le souffle court, ses cuisses étaient nappées de sang.

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Extrait ajouté par LizzieB 2016-06-14T02:22:56+02:00

« Pouvons-nous nous battre pour tout ceci ? l'interrogea-t-elle.

- Les hommes peuvent toujours se battre, Votre Grâce. Demandez-moi plutôt si nous pouvons gagner. Mourir est aisé, mais vaincre est ardu.

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Extrait ajouté par Lain_se 2015-12-24T08:13:27+01:00

« Je suis ici, confirma Bran, mais je suis brisé. Allez-vous… Allez-vous me réparer… Mes jambes, je veux dire ?

 — Non, répondit le lord pâle. Cela dépasse mes pouvoirs. »

 Les yeux de Bran se remplirent de larmes. Tant de chemin parcouru. La chambre répercutait le grondement de la rivière noire.

 « Jamais plus tu ne marcheras, Bran, promirent les lèvres pâles. Mais tu voleras. »

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Extrait ajouté par MaMt 2019-05-18T18:18:35+02:00

_ Je suis un vieil homme, qui s'est lassé de ce monde et de ses traîtrises. Est-il tellement étrange que je souhaite faire du bien avant le terme de mes jours, en aidant une douce jeune femme à recouvrer ce qui lui revient de droit par la naissance?

_ ("Et vous n'allez pas tarder à me proposer une armure magique et un palais à Valyria.") Si Daenerys n'est qu'une douce jeune femme, le Trône de Fer va la débiter en douces jeunes pièces.

_ Ne craignez rien, mon petit ami. Le sang d'Aegon le Dragon coule dans ses veines.

_ ("En même temps que celui d'Aegon l'Indigne, de Maegor le Cruel et de Baelor le Hagard.") Dites-m'en plus long sur son compte.

Le pansu devint méditatif.

_ Daenerys était à moitié une enfant lorsqu'elle est venu me trouver, et pourtant plus belle encore que ma deuxième épouse, tellement charmante que j'ai été tenté de me l'approprier. Mais une créature si craintive, si furtive, que j'ai su que je ne tirerais aucune joie à m'accoupler avec elle. J'ai plutôt convoqué une chaufferette que j'ai baisée avec vigueur jusqu'à ce que ma folie me passe. A parler franc, je n'imaginais pas que Daenerys survivrait longtemps parmi les seigneurs des chevaux.

_ ça ne vous a pas empêché de la vendre au khal Drogo...

_ Les Dothrakis n'achètent ni ne vendent. Dites plutôt que son frère Viserys l'a donnée à Drogo pour se gagner l'amitié du khal. Un jeune fat, cupide. Viserys guignait le trône de son père, mais guignait tout autant Daenerys, et répugnait à la céder. La nuit précédent les noces de la princesse, il a cherché à s'introduire dans son lit, clamant avec insistance, que, puisqu'il ne pouvait avoir sa main, il revendiquait sa virginité. Si je n'avais pas pris la précaution de poster des sentinelles à sa porte, Viserys aurait pu anéantir des années de plans.

_ A vous entendre, c'est un parfait imbécile.

_ Viserys était le fils d'Aerys le Fol, précisément. Daenerys... D aenerys est tout à fait différente.

Il laissa choir une alouette rôtie dans sa bouche et la croqua bruyamment, avec les os.

_ L'enfant craintive qui s'est réfugiée dans ma demeure est morte sur la mer Dothrak, pour renaître dans le sang et le feu. Cette reine dragon qui porte son nom est une Targaryen authentique. Lorsque j'ai envoyé des navires pour la ramener chez elle, elle s'est tournée vers la baie des Serfs. En quelques jours de temps, elle a conquis Astapor, fait plier le genou à Yunkaï et mis Meereen à sac. Mantarys va suivre, si elle marche vers l'ouest en suivant les anciennes routes valyriennes. Si elle vient par la mer, eh bien... sa flotte devra ravitailler en nourriture et en eau à Volantis.

_ Par terre ou par mer, il y a bien des lieues entre Meereen et Volantis, fit observer Tyrion.

_ Cinq cent cinquante, à vol de dragon, à travers les déserts, des montagnes, des marais et des ruines hantées par les démons. Tant et plus périront, mais ceux qui survivront seront plus forts en atteignant Volantis... où ils vous trouveront, avec Griff, à les attendre, avec des forces fraîches et assez de navires pour tous les transporter de l'autre côté de la mer à Westeros.

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Extrait ajouté par MaMt 2019-05-09T15:57:37+02:00

_ Et une fois la mort du prince du Pissat assurée, l'eunuque vous a transféré en contrebande de l'autre côté du détroit chez son ami pansu le marchand de fromanges, qui vous a caché sur une barge et a déniché un lord en exil disposé à passer pour votre père. Voilà qui constitue en effet une splendide histoire et les bardes broderont à loisir sur votre évasion, lorsque vous aurez gagné le Trône de Fer... en supposant que notre belle Daenerys vous prenne pour consort.

_ Elle le fera. Elle le doit.

_ Le doit?

Tyrion fit un petit bruit de reproche.

_ Ce n'est point un mot que les reines aiment à entendre. Vous êtes sont prince idéal, certes, intelligent, hardi et avenant autant qu'une pucelle pourrait le désirer. Cependant, Daenerys Targaryen n'est point une pucelle. C'est la veuve d'un khal dothraki, la mère de dragons et une pilleuse de villes, Aegon le Conquérant avec des nichons. Elle pourrait se révéler pas aussi complaisante que vous le souhaiteriez.

_ Elle m'acceptera.

Le prince Aegon semblait scandalisé. De toute évidence, il n'avait encore jamais envisagé la possibilité que sa future épouse pourrait le refuser.

_ Tu ne la connais pas.

Il prit sa cavalerie lourde et la déposa avec un choc. Le nain haussa les épaules.

_ Je sais qu'elle a passé son enfance en exil, dans la misère, à vivre de rêves et de projets, courant de cité en cité, toujours dans la peur, jamais en sécurité, sans amis sinon un frère qui, selon tout ce que l'on en dit, était à moitié fou... Un frère qui a vendu sa virginité aux Dothrakis contre la promesse d'une armée. Je sais que quelque part dans les herbes ses dragons ont éclos, et elle aussi. Je sais qu'elle est fière. Comment ne le serait-elle pas? Que lui reste-t-il d'autre que l'orgueil? Je sais qu'elle est forte. Comment ne le serait-elle pas? Les Dothrakis méprisent la faiblesse. Si Daenerys avait été faible, elle aurait péri avec Viserys. Je sais qu'elle est féroce. Astapor, Yunkaï et Meereen en apportent assez de preuves. Elle a traversé les prairies et le Désert Rouge, survécu aux assassins, aux conspirations et aux vénéfices, porté le deuil d'un frère, d'un époux et d'un fils, pour fouler de si jolis petons en sandales les cités des esclavagistes et les réduire en poussière. Et maintenant, comment croyez-vous que cette reine réagira quand vous apparaîtrez, sébile en main, et que vous lui direz: Bien le bonjour, ma tante. Je suis votre neveu, Aegon, revenu d'entre les morts. J'ai passé toute ma vie caché sur une barge, mais à présent, j'ai lavé la teinture bleue de mes cheveux et j'aimerais bien avoir un dragon s'il vous plaît... Et, oh, en ai-je fait mention, j'ai sur le Trône de Fer des prétentions plus fondées que les vôtres?

La bouche d'Aegon se tordit de fureur.

_ Je n'irai pas voir ma tante comme un mendiant. J'irai à elle en parent, à la tête d'une armée.

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- Celui qui tue les siens est maudit aux yeux des dieux et des hommes.

- Les dieux sont aveugles. Et les hommes ne voient que ce qui leur sied.

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Extrait ajouté par RazKiss 2016-02-05T22:57:38+01:00

Il avait trop bu, la soirée précédente. Sa tête cognait et même le doux balancement de la litière suffisait à lui mettre le cœur au bord des lèvres. Bien qu'il n'ait pas proféré un mot de plainte, sa détresse avait dû apparaître clairement à Illyrio Mopatis. "Allons, trinquez avec moi, proposa le pansu. Il faut reprendre une écaille au dragon qui vous a brûlé, comme on dit."

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