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Extrait ajouté par LesLecturesDeMelanie 2019-01-25T20:05:24+01:00

Est-il possible que cette femme-là m'ait caressée?

J'en vois la preuve sur cette photo où elle tient ma main dans la sienne. Est-il possible que ma main ait touché sa main un jour et que j'en aie senti la chaleur? Que ses cheveux aient chatouillé ma joue et qu'en riant j'aie appelé cette femme "maman"?

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Extrait ajouté par Tioute 2015-10-19T20:23:48+02:00

Et puis, au bout d'un certain nombre d'années, l'évocation des morts, déjà fugitive, s'entoure de flou. Leurs caractères personnels s'estompent. On se protège, là aussi, on se garde de réveiller le regret d'une personne trop précise avec ses réactions, ses pensées, ce qu'on aimait particulièrement de lui ou d'elle.

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Extrait ajouté par Tioute 2015-10-19T20:21:15+02:00

Tous avaient leur charge de douleur à propos de ce fils, frère, de cette sœur ou cousine perdu et s'employaient à en parler le moins possible, sinon à y penser.

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Extrait ajouté par Lolita-miguelita 2012-12-28T19:14:36+01:00

Et nos propres enfants regardent parfois ces deux grandes bringues qui sont leurs mères s'abandonner sans retenue à leur crise de régression infantile - et que c'est bon, et on se roule dedans !- et ils s'arrêtent de jouer, ébahis. On sort de notre rôle, sa les gêne un peu. Généralement, les mères sont plutôt sérieuses, ou si elles sont gaies, ce n'est pas de cette manière débridée et indécente, les adultes ont une autre manière d'exprimer leur joie. Ils sentent bien qu'il se passe la quelque chose qui surpasse la simple gaieté et qui leur échappe.

<< Arrêtez! Qu'est ce qu'il vous prend ? >>

Il nous prend, chers petits qui n'êtes pas orphelins et qui jouez librement ensemble, que vos mères retrouvent ainsi une part d'enfance qui leur a échappé, et qu'elles se vengent tardivement de tous les fous rires et des complicités enfantines qu'elles n'ont pu avoir.

(...)Pourtant, nous nous appelons toujours l'une l'autre, indiférement, par le même surnom.

Il y a là de quoi faire sourire le moins fin des psychologues...

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Extrait ajouté par Lolita-miguelita 2012-12-28T19:12:05+01:00

Ma soeur ne connaissait pas cette photo de nos parents à l'église, le jour de leur mariage.

En la découvrant, elle eu un recul devant la tristesse qu'elle dégage et me dit :

- Hooo... Qu'est ce que c'est que ça, un enterrement ?

- Non. Leur mariage.

Et on a ri, mais on a rit !!!

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-15T20:09:03+02:00

« On rêve toujours que ce que l’on écrit puisse être utile à quelqu’un , ne serait-ce qu’à une seule personne, que ce que l’on a sorti de soi avec peine ne reste pas un monologue stérile, sinon autant vaudrait prendre ces pages et les enfermer tout de suite dans un tiroir.

Alors, à tout hasard…

Si vous voyez devant vous un enfant frappé par un deuil se refermer violemment sur lui-même, refuser la mort, nier son chagrin, faites-le pleurer. En lui parlant, en lui montrant ce qu’il a perdu, même si cela paraît cruel, même s’il s’en défend aussi brutalement que je l’ai fait, même s’il doit vous détester pour cela mais ce que je dis là est impossible à faire…[…] Une personne aimante a envie d’épargner. Et pourtant…Pourtant, percez sa résistance, videz-le de son chagrin pour que ne se forme pas tout au fond de lui un abcès de douleur qui lui remontera à la gorge plus tard.

Le chagrin cadenassé ne s’assèche pas de lui-même, il grandit, s’envenime, il se nourrit de silence, en silence il empoisonne sans qu’on le sache.

Faites pleurer les enfants qui veulent ignorer qu’ils souffrent, c’est le plus charitable service à leur rendre. »

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-15T20:09:03+02:00

Après avoir si longtemps refusé de souffrir, mes défenses s'amenuisent, tombent les unes après les autres, et plus je m'ouvre plus je ressens vivace la douleur qui me vient d'EUX, même si elle attendait, tapie en moi, que je la reconnaisse pour prendre tout son pouvoir.

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-15T20:09:03+02:00

J'avais découvert la merveilleuse - et très classique - défense de l'humour. L'humour noir. L'humour rageur et ravageur, l'humour qui piétine joyeusement la souffrance pour lui rabattre son caquet, pour la nier. Pour la tuer. L'humour de si mauvais goût, souvent, qu'il laisse les autres pétrifiés alors que l'on se tape sur les cuisses, pliés en deux à propos d'une épouvantable plaisanterie sur les chers disparus. Jouissif. Terrible.

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-15T20:09:03+02:00

Il faudrait à présent - et cette seule pensée m'arrache le coeur - qu'ils deviennent de "vrais morts qu'on n'APPELLE plus". Ils m'ont quittée, il faudrait maintenant que je les laisse partir de moi, décider que cette manière de vivre avec deux morts en filigrane entre moi et toute chose a fait son temps.

Il faudrait arrêter de se battre, faire la paix. Grandir.

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-15T20:09:03+02:00

"Il n'est nulle douleur que le temps n'apaise."

Auteur inconnu et très certainement mort.

Dommage. J'aurais aimé

lui demander :

combien de temps ?

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