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Extrait ajouté par Elena62 2011-07-05T15:34:11+02:00

Je marchais de plain-pied dans les photographies de Max Böhm. Au sein d'une salle de faïence, éclairée par des néons blancs, une véritable forêt de cadavre se déployait. Des corps pendaient à des crochets, dont les pointes acérées, transperçaient les joues, les cartilages faciaux, les orbites pour luire à leur extrémité d'un éclat maléfique. Tous les corps étaient ceux d'enfants indiens. Ils se balançaient légèrement, couinant doucement sur leur pivot, exhibant des meurtrissures démentes : cages thoraciques ouvertes, coupures zébrant les chairs, bouches d'ombre creusées aux articulations, tête d'os saillantes...

Et partout du sang. ...

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Extrait ajouté par Elena62 2011-07-05T15:34:11+02:00

- Chez nous la cigogne appartient à une très ancienne tradition. Jérémie, dans la Bible, a dit :

" Tous retournent à leur course, tel un cheval qui fonce au combat.

Même la cigogne dans le ciel, connait sa saison.

La tourterelle, l'hirondelle et la grue observent le temps de leur migration."

- Qu'est ce que cela signifie?

Sarah haussa les épaules, sans cesser de scruter les oiseaux :

- Cela signifie que moi aussi j'attends mon heure...

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-02T18:35:44+01:00

Le crime, qu'on le pratique ou qu'on l'affronte, est un métier, qui exige intuition et expérience. Il ne suffisait pas d'être suicidaire pour être efficace.

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Extrait ajouté par bioki 2012-02-03T18:33:45+01:00

"Enfin j'ouvris la dernière enveloppe - et restai pétrifié. Devant moi, se déployait le spectacle le plus atroce qu'on puisse imaginer. Des photographies en noir et blanc, représentant une sorte d'abattoir humain, avec des cadavres d'enfants suspendus à des crochets - des pantins de chair, offrant des rosaces de sang à la place des bras ou du sexe; des visages aux lèvres déchirées, aux orbites vides; des bras, des jambes, des membres épars, poussés sur un coin d'étal; des têtes, brunâtres de croûtes, roulées sur de longues tables, vous fixant avec leurs yeux secs. Tous les cadavres, sans exception, étaient de race noire."

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-02T18:35:44+01:00

Dans le nid géant, il avait trouvé sa place. sa chemise débraillée découvrait son ventre blanc, obscène, maculé de terre. Ses yeux n'étaient plus que deux orbites vides et ensanglantés.

J'ignore si ces cigognes apportaient des bébés, mais elles savaient s'occuper des morts .

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-02T18:35:44+01:00

[...] au moindre sourire son expression prenait la beauté ambiguë du couteau.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-02T18:35:44+01:00

J'ignorais que le monde est souvent plus évident qu'on ne pense, et que ses vérités, pour être banales, n'en sont pas moins transparentes et vives.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-02T18:35:44+01:00

L'Inde, l'horreur et l'absolu, réunis dans un baiser d'ombre.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-21T20:50:46+01:00

Je détalai à toutes jambes. Une idée avait surgi dans mon esprit : attendre Sénicier au Marble Palace, et l’abattre sur son propre terrain. Dans son bloc opératoire. J’attrapai un taxi et filai vers Salumam Bazar. Après une demi-heure de foule, de rues étroites, de klaxon bloqué, le taxi s’engouffra dans un véritable souk. La voiture ne passait qu’en accrochant les échoppes ou le sari des femmes. Les injures pleuvaient et le soleil explosait, à coups d’éclats disparates, à travers la multitude. Le quartier semblait se resserrer, s’approfondir, comme le boyau d’une fourmilière. Puis, tout à coup, jaillit un immense parc, où se dressait, parmi un bouquet de palmiers, une vaste demeure, aux colonnes blanches.

— Marble Palace ? hurlai-je au chauffeur.

L’homme se retourna et acquiesça, me souriant de toutes ses dents d’acier.

Je le payai et bondis dehors. Mes yeux refusaient de croire ce qu’ils contemplaient. Derrière les hautes grilles, des paons et des gazelles se promenaient. L’entrée du parc n’était pas même fermée. Il n’y avait ni garde ni sentinelle pour m’arrêter. Je traversai la pelouse, grimpai les marches et pénétrai dans le palais aux Mille Marbres.

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Extrait ajouté par _marion_ 2014-12-20T15:24:09+01:00

" ..Je montai les marches, sous une voûte blanchâtre de déjections d'oiseaux. J'eus l'impression de pénétrer dans le trou du cul d'un pigeon monstrueux. "

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