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Bibliothèque de LeaBabin : Ma PAL(pile à lire)

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Cendrillon et moi : La belle-mère parle enfin Cendrillon et moi : La belle-mère parle enfin
Danielle Teller   
Force est de constater que je suis une des rares lectrices à avoir préféré cette version réaliste de l'histoire de Cendrillon. D'ailleurs, c'est l'histoire de la BELLE-MÈRE, pas celle de Cendrillon, alors ne soyez pas surpris de commencer cette histoire avec Agnès!

Au contraire de la plupart des autres, le récit de Cendrillon version Disney est celui que j'ai le moins apprécié, puisque que tout ce que j'en ai retenu est que la plus belle fille fini toujours par gagner, même si elle est un peu stupide. C'est d'ailleurs un point soulevée dans ce récit: la beauté comme facteur de réussite sociale.

Ce roman mérite qu'on s'y attarde, car il remet en question bien des fondements du conte de Grimm. Ici, pas de marraine fée, de princesse un peu débile ou de belle-mère méchante juste pour le simple fait d'être méchante.

L'histoire prend place dans un moyen-âge bien senti et bien contextualisé. Une Église omniprésente, des gens analphabètes, des classes sociales très peu étanches, la suprématie mâle, la vie de fermier, les vêtements d'époque, la mortalité infantile et les fausses couches courantes...Vraiment, l'autrice a fait du très bon travail sur l'époque.

Observez les personnages avec attention, parce que vus constaterez que Ella (Cendrillon) est loin d'être standard. Au vue de son comportement et de sa manière de percevoir le monde, je pense qu'elle vit avec ce qu'on appelle le syndrome Asperger, un haut degré d'autisme. Ce qui explique comment Agnès peut avoir de la difficulté à vivre avec Ella. Imaginez une femme qui tente d'élevé une enfant autiste au Moyen-Âge, époque où l'on brûlait les épileptiques, démonisait les schizophrènes et déshumanisait la déficience intellectuelle. C'était une dure époque pour la neurodiversité.

Pour ceux et celles qui se demandent ce qui m'a mit la puce à l'oreille concernant cette théorie, voici mes explications:[spoiler][/spoiler] Ella fait de l'enlignement, qui consiste à classer, trier par ordre et couleurs de boutons et autres objets, et ce, durant des heures.Ella ne comprend pas les complexités de langages tels que les sarcasmes, l'ironie, les sous-entendus et les jeux de mots. Ella a des tendances solitaires très marquées. Ella est intelligente comme le sont la majorité des gens vivant avec le syndrome Asperger et comme la plupart, possède des intérêts fixes et une certaine douance dans un domaine ( Mode, dans ce cas-ci) Ella fait des "crises", qui ponctuent sa vie lorsqu'elle ne sait plus gérer ses émotions et peut réagir avec violence. Ella est peut porter sur les rapports sociaux autre que ces figures d'attachement, tels les membres de sa famille. Ella est lunatique, elle peut passer des heures à fixer le plafond et manque de réactivité faciale, manque cruellement de tact, car elle n'a pas filtre, pour ne nommer que ces constats.[spoiler][/spoiler]

Agnès a dû composer avec plusieurs personnages plus ou moins évident, notamment un mari alcoolique, un premier mari coureur de jupons, une maîtresse ayant des problèmes de santé mentale majeurs, un chambellan corrompu, une paysanne narcissique et une lingère tyrannique. On peut dire qu'elle ne l'a pas eu simple.

Les "vilaines belle-soeurs" ne sont pas méchantes, mais l'une est de peau plus foncée et l'autre est défigurée par les cicatrices de la petite vérole. Deux critères esthétiques grandement fuis chez la gente masculine. Comme le disait Agnès: "On ne pardonne pas à une femme d'être laide."

Vous serez étonnés de voir qu'Agnès est plus près du conte de Cendrillon qu'Ella, quand on y pense. Après tout, ici, Cendrillon est une noble de naissance qui a épousé un prince. Inusité, mais pas contre nature. Agnès est passé de domestique à maîtresse de manoir, ce qui constitue ni plus ni moins un changement de classe sociale, une aberration à l'époque, un acte contre-nature.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette version, car on constate que tout ce qui constitue la base de l'histoire de Cendrillon est purement basé sur des impressions, sur un seul point de vue, celui d'Ella, puis mélangé aux rumeurs de la cour. Le récit que nous fait Agnès est beaucoup plus réaliste et beaucoup plus HUMAIN. On ne peut nier qu'elle n'a pas toujours eu raison, mais au fond, et c'est un peu le fond de l'histoire, tout le monde a tort à un moment ou à un autre. Pour une fille sortie de la plèbe, je dois dire qu'Agnès a fait preuve de beaucoup de force, de résilience et d'intelligence.

Beau travail de la part de l'autrice, qui a su faire un roman intelligent avec tous les éléments du conte original, sans tomber dans le cliché , la romance débilitante ou l’imbuvable eau-de-rose. Merci aussi à elle pour les personnages avec des troubles de santé mentale, c'est très rares que j'en vois, surtout chez les femmes de la haute société. Merci de combattre les tabous de société et de mettre de l'avant les femmes.

Assurément à lire.

par Shaynning
Roméo et Juliette Roméo et Juliette
William Shakespeare   
Inspirée d'un conte italien, c'est LA tragédie amoureuse par excellence ! Un classique qu'il faut absolument avec lu au moins une fois dans sa vie, l'histoire de ce couple étant devenue un mythe incontournable aujourd'hui.
J'étais lycéenne à ma première lecture de cette pièce et je me souviens avoir été frappée par l'alternance du comique et du tragique dans un pièce aussi sombre. Ainsi que la dualité entre les images de l'ombre et de la lumière. C'est une pièce profondément riche et poétique (certains passages me font penser aux Sonnets de Shakespeare) et qui m'a énormément touchée et remuée par son histoire d'amour impossible.
Quelques larmes plus tard, je vous recommande chaudement la lecture de cette pièce. A vos mouchoirs !

par Brit
Bilbo le Hobbit Bilbo le Hobbit
John Ronald Reuel Tolkien   
Je ne sais plus combien de fois j'ai lu ce livre, plus de 10 fois.
En attendant je le conseille fortement, notamment aux personnes qui désirent se lancer dans la lecture du Seigneur des anneaux. Pour moi il est indispensable de lire le Hobbit avant, vu que c'est l'histoire de la première rencontre de Bilbo avec Gandalf, Gollum, les Elfes, les Nains, des objets comme l'anneau mais aussi l'origine de Dard, de la cotte de Mithril de Bilbo (devenu Bilbon dans la traduction du seigneur des anneaux).
C'est le début de l'oeuvre Maîtresse de la Fantasy, inégalée à ce jour! C'est le premier pas à faire dans la Terre du milieu, surtout pour une partie du lectorat d'aujourd'hui qui a souvent des difficultés avec les descriptions et la narration du Seigneur, en lisant le Hobbit , le reste passera tout seul...
Les Chiens de Détroit Les Chiens de Détroit
Jérôme Loubry   
"Il était une fois, dans un village reculé, une créature qu'on appelait le Géant de brume. Chaque nuit, lorsque la lune voilée par les nuages n'éclairait qu'à moitié, et que la brume humide léchait les maisons, il venait enlever les enfants qu'on ne revoyait jamais..."

Un tueur en série enlève et tue des enfants dans la ville de Détroit. Malgré une enquête minutieuse, la police n'arrive pas à arrêter de coupable.
15 ans après, les enlèvements reprennent mais on ne retrouve pas de corps. "Le Géant de brume", comme on avait surnommé le tueur à l'époque, est-il de retour ? L'inspecteur qui a enquêté alors en est persuadé. Avec l'aide d'une nouvelle partenaire, il va replonger dans cette affaire qui le tourmente depuis 15 ans.

L'histoire commence par l'arrestation d'un suspect. Puis on reprend le fil de l'enquête depuis le début entre passé et présent.
Cette construction de l'histoire est intéressante, on suit les deux affaires jusqu'à ce qu'elles se rejoignent.

Le rythme est soutenu avec des chapitres courts et de nombreux rebondissements. La plume incisive et percutante de l'auteur est parfaite pour cette histoire. J'ai beaucoup aimé son style.

Les personnages de flics sont désespérés, cabossés par la vie et extrêmement attachants. Ils sont décidés à vaincre leurs propres démons afin de conclure cette affaire et retrouver les enfants disparus en vie.

Et puis il y a Détroit, une protagoniste à part entière. La ville n'est plus ce qu'elle était. Fini le rêve américain. C'est une ville presque fantôme. J'ai appris plein de choses dans ce livre sur le déclin de cette ville.
Les descriptions très visuelles amplifient encore le sentiment de désolation et d'abandon. Je me suis sentie oppressée par la brume, j'arrivais presque à sentir la pluie sur ma peau. On est en immersion totale.
Une ambiance et une atmosphère si bien décrites que ça donne encore plus de force et de puissance à ce roman.

Seul petit bémol, le dénouement qui survient un peu brutalement et qui m'a laissé comme un goût d'inachevé.

Pour un premier roman c'est une réussite. J'ai adoré ! Je vous le recommande vivement. Jérôme Loubry, un nom à retenir.

Vous pouvez retrouvez toutes mes lectures sur mon blog
https://www.facebook.com/lecturesnoirespournuitsblanches/

par Armony22
Comme un roman Comme un roman
Daniel Pennac   
J'ai bien aimé ce livre, je ne m'attendais pas à ça. J'aime beaucoup cet auteur pour sa saga de la famille Malaussène et j'ai retrouvé avec plaisir son style, même si le genre est différent. Quand il parle du petit enfant qui découvre la magie de lire, et qui apprend à peine à déchiffrer par lui-même, j'ai vu mon petit frère qui s'illumine quand il comprend un mot tout simple, et quand il a parlé de l'ado renfermé, j'ai vu nombre de mes amis qui se refusent à la lecture. Quand il parlait de lui, je me voyais moi, plongée dans ma lecture, tout en me disant que si j'arrivais à son niveau de connaissance un jour, ou même à la moitié, je serais plus qu'heureuse. Sûre et certaine de retourner grapiller des idées de lecture dans ce livre, pour m'initier toujours plus aux "bons romans".
Daniel Pennac doit être un excellent professeur, et en tout cas, c'est un très bon auteur.
Les Trois Mousquetaires Les Trois Mousquetaires
Alexandre Dumas   
Le roman à lire lorsqu'on est coincé au lit. On vit, on palpite au rythme de l'écriture de Dumas. J'ai ri beaucoup, pleuré, un peu. J'ai vécu des formidables aventures bien qu'étant collé sur ce maudit lit. Merci M. Dumas.
Nana Nana
Émile Zola   
ce commentaire est difficile à réaliser.
On ne peut écrire pour un livre comme Nana "c'est nul" ou "c'est bien" car toute une analyse est nécessaire pour comprendre ce livre aux multiples facettes. Nana est quelqu'un qui détruit tout sur ce passage mais cela n'est pas délibéré : Elle est la cause et la conséquence d'une société corrompue. Elle va sortir de la misère et de l'alcoolisme pour essayer de se faire une place dans le beau monde.
Cependant, comme tous les Rougon-Macquart elle a une tare héréditaire, un vice qui va lui poser de nombreux obstacles sur son chemin.

par myra44
Le Rêve Le Rêve
Émile Zola   
Je continue sur ma lancée, en essayant de lire tous les Rougon Macquart avant d'atteindre l'honorable âge de 20 ans.
J'ai choisi par hasard, une édition commenté. Et cela a été un bon choix car nous plongeons dans le milieu des dentelliers et des brodeurs avec un vocabulaire qui n'est pas courant, et même si les descriptions sont parfois très longues et sans grand intérêt pour l'évolution de l'histoire il est parfois agréable de savoir à peu près de quoi on parle.
Ce roman a en effet des touches de " La faute de l'abbé Mouret" par son côté religieux très présent, cette question de la perfection, l'un par le Paradis et Angélique par la virginité et les Saintes,et aussi par l'histoire d'amour passionnelle et impossible, comme on peut le retrouver également dans " Une page d'amour".
Je me contente pour l'instant de relater des faits, et d'un point de vue personnel, je pensais au fur et à mesure de ma lecture, avoir un déclic comme je l'ai eu pour les deux livres cités au dessus et placer " Le rêve " en diamant comme pour ces deux là. Je ne l'ai malheureusement jamais eu, à cause de la lourdeur de l'écriture que j'avais ressenti dans Germinal, et parce que j'espérais, après la polémique sur la Terre ( que je n'ai pas encore lu) que l'on pourrait avoir enfin un livre qui se termine bien ( hormis le Bonheur des Dames, et encore, je n'en vois aucun). Certes, cela prouve que l'auteur ne se trahit pas et continue dans sa voie, à savoir étudier les méfaits du vice dans l'hérédité, ici l'orgueil, la passion démesuré, et prouver qu'une vie de raison est souvent bien plus sage. Mais déçue, car je suis de celles qui aiment que l'on décrive sous tous les angles les qualités des personnages, qu'on emploie métaphores, pléthore d'adjectifs, de qualificatifs, de descriptifs pour comprendre qui il est ( cela explique sans doute pourquoi mon fantasme absolu n'a jamais été Edward Cullen, de Twilight), et je m'étais vraiment attachée à Félicien, puis à ce qu' Angélique devenait, puis à leur passion.

par Amelie116
Bel-Ami Bel-Ami
Guy De Maupassant   
C'est bien la première fois que j'aime un roman tout en haïssant viscéralement le héros ! Je l'ai maudit tout au long de ma lecture qui fut un régal, tant la plume de Maupassant nous comble et nous plonge au coeur même de Paris vers la fin du XIXe siècle ! Quel bonheur d'explorer le monde du journalisme, ce livre est riche, analysant la gloire et les déchéances qu'elle dissimule, la fortune, les femmes et les relations humaines avec lucidité . Un petit bijou d'intelligence !

par Godeleine
Shirley Shirley
Charlotte Brontë   
j'ai trouvé cela vraiment très très longuet surtout quand l'auteur décide de nous décrire tous ses personnages par le menu, on en a parfois pour trois pages. Je n'ai jamais eu cette impression d'ennui dans Jane Eyre....

par snowgirl