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Bibliothèque de Leane-Belaqua : Liste de bronze

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Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au pays des zombies Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au pays des zombies
Gena Showalter   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2013/04/alice-au-pays-des-zombies-1.html

Si je ne suis pas particulièrement fan de zombies, j'aime beaucoup Alice au Pays des Merveilles et c'est ce qui m'a inévitablement attirée vers cette lecture. Cependant, malgré que j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, il faut bien souligner que son rapport avec Alice au Pays des Merveilles est tout simplement inexistant en dehors de son titre et du prénom de son héroïne. Ne partez donc pas dans cette aventure en vous attendant à tomber sur une réécriture ou une adaptation d'Alice, car vous risquez alors d'être déçus.

La première chose à dire sur Alice au Pays des Zombies, c'est que c'est un vrai "page-turner". Il est tout bonnement impossible de le reposer une fois commencé car nous sommes totalement embarqués dans l'histoire, et ce dès les premiers chapitres. De plus, malgré que ce soit un premier tome avec tous les défauts que cela comporte, on s'ennuie très rarement et l'auteure fait un très bon travail pour ce qui est de captiver notre intérêt.

Ce très bon travail concerne surtout les personnages qui sont très attachants et originaux. L’héroïne, Alice, est un personnage auquel il est très facile de s'identifier. Elle est forte, déterminée, sait rester drôle et fraîche malgré les épreuves qu'elle traverse, et sa voix narrative est très accrocheuse. Une héroïne intéressante et attachante est toujours une bonne pierre apportée à l'édifice, mais sans un personnage masculin charismatique pour donner de solides fondations on peut vite se mettre à tourner en rond. N'ayez crainte, l'auteure a pensé à tout et nous offre un parfait contre-balancement à l’héroïne avec le personnage de Cole, un bad boy tout simplement WAOUH ! Tout comme Alice, je suis totalement tombée sous le charme du jeune home dès sa première apparition et ce sans trop savoir pourquoi... Cole est un personnage possédant énormément de charisme dans le roman, et Gena Showalter sait décidément faire transparaître ce charisme au-delà des pages pour qu'il aille cueillir le lecteur. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on se laisse cueillir avec plaisir ! Les personnages secondaires viennent ensuite terminer d'achever ce travail et sont tous intrigants et attachants dans leurs genres respectifs. Mes petits coups de cœur iront aux deux meilleurs amis des héros, Kat et Frosty, que j'ai tout simplement adorés (surtout Kat) et aux grands-parents d'Alice qui apportent une jolie dose d'humour là où les figures parentales sont souvent oubliés dans ce genre d'ouvrages.

Le second point positif pour moi, réside dans l'originalité de ces zombies. Ici vous ne rencontrerez pas les morts-vivants avides de cerveaux habituels, que les fans de zombies soient dont prévenus ! Ces zombies-là ne peuvent pas être vus par tous et ne peuvent être combattus que dans le monde des esprits, ce que j'ai trouvé très original et rafraîchissant. Ces "nouveaux zombies" sont bien amenés et développés dans l'histoire ce qui en fait donc un vrai point fort et met ce livre à part des autres livres traitants de ces créatures.

Ensuite si je dois trouver des défauts à cette lecture, ça serait surtout dans le fait que ce premier tome est très clairement un tome d'introduction. Alice apprend ce que sont les zombies, comment les combattre, qui sont les méchants et après quoi sont-ils, etc... Bref rien de bien innovant et différent d'autres débuts de nouvelles séries. De plus la plupart des clichés du genre Young Adult sont abordés d'une façon ou d'un autre au fil de ce tome, bien qu'il faut préciser que l'auteur les gère plutôt brillamment et évite de tomber dans les pièges classiques qui peuvent vite rendre un roman de ce genre imbuvable.

En résumé une lecture a laquelle j'ai beaucoup accrochée, principalement grâce aux personnages avec lesquels j'ai passé un très bon moment. Si vous cherchez un bon livre Young Adult qui ne se targue pas révolutionner le genre, je vous le conseille grandement. En tout cas de mon côté j'ai très hâte d'être en Septembre pour la sortie anglaise du tome 2 : Through the Zombie Glass.

par Althea
Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale
Titiou Lecoq   
http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/11/essai-liberees-t.lecoq.html

Libérées est un essai féministe, écrit par une féministe qui pourrait être bon nombre d'entre nous. Titiou Lecoq est partie de la chaussette qu'elle ramassait systématiquement chez elle. Et elle s'est rendue compte que son féminisme et les principes qu'elle prônait entraient en conflit direct avec son attitude de ménagère à la maison. Elle a alors essayé de comprendre comment elle en était arrivée là et surtout, elle a cherché des solutions.

J'ai trouvé la lecture de cet essai très intéressante. Titiou Lecoq nous livre sans concession la réalité de bon nombre de ménages, en précisant bien sûr qu'elle ne parle que pour les ménages hétérosexuels. Elle part des faits personnels, dans lesquels je me suis malheureusement souvent reconnue. Elle explique qu'ils sont communs à bon nombre de ménage en donnant des statistiques diverses et variées, à travers les âges. Elle précise également les causes historiques de cette réalité actuelle. j'ai appris beaucoup de choses avec cet essai, notamment en ce qui concerne la dévolution des tâches ménagères aux femmes.

Titiou Lecoq fait ici une chose rare : elle parle avec honnêteté et humour de sa vie. Elle part de l'acceptation par défaut qui fait que socialement, c'est à la femme qu'incombe la prise en charge de la tenue du foyer. Puis elle explique sa prise de conscience. D'ailleurs, je trouve amusant que ce changement ait été causé par une chaussette, alors que c'est un élément marquant de la méthode KonMari (Marie Kondo parle dans son guide des chaussettes, décrites comme fragiles...) qui finalement est aux antipodes de la conception de Titiou Lecoq. Et finalement, il y a les actions. Je dois avouer que j'admire cette femme pour la force de caractère dont elle a fait preuve afin d'accéder à une vraie répartition des tâches. Bien que je ne sois pas aussi forte qu'elle, j'ai moi aussi envie de me lancer dans cette révolution ménagère, de lâcher du lest pour partager le maintien de l'ordre au sein de mon foyer.

Conclusion : ♥♥♥♥ Titiou Lecoq a pris la plume pour libérer la parole au sujet des tâches ménagères, expliquer les raisons de la dévolution de ces tâches aux femmes, mais aussi, et surtout, pour parler de son expérience et inviter les lectrices à changer les choses pour être enfin libérées.
A la table du Roi Soleil A la table du Roi Soleil
Marie et Françoise De la Forest   
A la table du Roi Soleil est à la fois un document explicitant la gastronomie française et un livre de recettes. Pour ce qui est des recettes, elles sont inspirées de recettes d'époque, et adaptée aux produits que l'on trouve à l'heure actuelle. J'en ai testé quelques unes (omelette, crème de petit pois, crème au chocolat) qui ont donné de bons résultats. J'ai beaucoup aimé la recette originale qui précède la recette adaptée, qui permet de voir les différences entre les deux versions. J'ai trouvé sympathique de voir que des recettes aussi anciennes sont parfaitement adaptables à nos produits actuels et surtout qu'elles ont traversé les siècles pour arriver dans notre cuisine moderne.

Pour ce qui est de la partie historique, je l'ai trouvée très intéressante. J'ai appris beaucoup de choses. Cette partie est divisée en de nombreux chapitres, explicitant différents éléments et offrant un panel assez complet du sujet. De la genèse de cette nouvelle gastronomie au détail des menus, tout y passe. J'ai aimé comprendre les raisons de ces fastueux repas, qu'elles soient politiques ou pratiques. L'équilibre entre les considérations politiques, économiques et plus simplement culinaires est bien établi. On ne s'ennuie pas. Le bon sens et les grands éléments historiques côtoient des anecdotes moins connues du grand public non spécialisé. Malgré quelques redites, l'ensemble est intéressant et très instructif. Les illustrations, qu'il s'agisse de gravures, de peintures, ou de croquis sont très belles. Je n'ai eu que la version numérique entre les mains mais je ne doute pas que le rendu sur papier soit magnifique.

Conclusion : ♥♥♥♥ Le livre est beau et instructif. Les sous-thèmes sont variés, bien choisis et bien agencés pour ne pas ennuyer le lecteur. Les citations issues d'ouvrages d'époque complètent à merveille les propos des deux historiennes. C'est un régal, parfait pour en apprendre plus sur la gastronomie française et son histoire.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/12/beau-livre-a-la-table-du-roi-soleil-m.f.de-la-forest.html
Livia lone Livia lone
Barry Eisler   
Livia Lone est un roman dur. Il est longtemps resté dans ma pile à lire parce que le premier chapitre m'avait déplu - il laisse présager du pire, et je n'étais pas prête à lire le pire à ce moment-là. Je l'ai finalement repris, et je ne le regrette pas, quoiqu'il m'ait retourné l'estomac et le coeur.

Ce roman raconte donc l'histoire de Livia, une petite fille thaïlandaise vendue avec sa petite soeur par ses parents. Le récit est à deux voix. On y découvre la Livia enfant en parallèle de l'adulte. Ce choix me paraît judicieux. En effet, l'auteur n'épargne rien à la petite Livia. Elle subit l'horreur entre les mains des trafiquants d'humains et ne l'endure que pour protéger sa petite soeur. Quand ensuite elle est recueillie par Mr Lone, on ressent tout de suite, tout comme elle, le caractère pervers de cette nouvelle relation qui n'a rien de filiale. Découvrir en parallèle la Livia adulte, libérée de ses geôliers et maîtresse de son corps et de son destin permet de soulager un peu la lecture.

L'histoire en elle-même n'est pas extraordinaire en ce sens qu'on voit tout venir longtemps à l'avance. Seuls les détails d'exécution sont parfois surprenants. Et la fin, ce dénouement qui dévoile l'avenir de Nason, m'a bouleversée. Pourtant, j'ai apprécié ce roman. Le personnage de Livia Lone n'y est pas pour rien, c'est certain. Elle a une personnalité très intéressante qui interroge. Enfant, elle a été obligée de perdre son innocence pour protéger sa soeur. Lorsqu'elles ont été séparées, elle s'est totalement soumise dans l'espoir d'avoir des informations sur elle. Elle a fini par se rebeller, allant jusqu'à jouir de ses mises à mort. Son attitude et ses réactions questionnent. Elle fait rapidement preuve d'une force et d'une rage qu'on peut difficilement attribuer à une enfant aussi jeune, surtout lorsqu'elle a été élevée dans une relative innocence, loin des villes. Alors je me suis demandée tout au long de ma lecture si son goût pour le meurtre (certes d'individus de la pire espèce !) était latent ou s'il n'a été conditionné que par son besoin de vengeance.

Pour ce qui est du style, il est plutôt agréable, et colle parfaitement à l'ambiance générale du roman. Alors que sont abordés des thèmes durs - pédophilie, abus de confiance, traite d'humain, esclavage sexuel -, Barry Eisler ne tombe pas dans le pathos et se concentre sur la lutte plutôt que sur la souffrance et l’apitoiement.

Conclusion: ♥♥♥♥ Bien que l'histoire soit facile à anticiper, elle est plutôt bien exécutée. La personnalité de Livia Lone est très intéressante et on attend avec impatience de connaître le fin mot de l'histoire, et de savoir si les coupables auront ce qu'ils méritent. C'est un roman dur, sans concessions, mais qui mérite d'être lu, si toutefois vous vous en sentez prêt.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/01/roman-livia-lone-b.eisler.html
Folklore Folklore
Jean-Louis Bouzou   
Folklore prend place après La liseuse. Jean, à court d'idées après sa mésaventure, décide de changer de paysage et part en Irlande. Il y fait des rencontres pour le moins enrichissantes.

J'ai trouvé très agréable de retrouver Jean dans une nouvelle plus longue. Il a bien sûr gagné en substance, et j'adore sa capacité à attirer les événements étranges. Dans Folklore, on le suit en Irlande. Entre ses balades à pied ou à vélo, ses sorties dans les pubs du coin et ses visites à la famille qui le loge, il retrouve l'inspiration perdue. Il faut dire que l'Irlande est le pays idéal pour prendre une bouffée d'air frais, se mettre au vert, et, je suppose, peindre. Le regard de Jean nous dévoile les merveilles qu'il découvre avant de faire des rencontres inattendues.

Parmi ces rencontres, Jean-Louis Bouzou s'arrête sur un personnage qui va choisir de conter le folklore irlandais, avec plus ou moins de fidélité et d'imagination. Je ne vais pas m'attarder sur les légendes choisies, je préfère vous laisser les découvrir et vous interroger, vous aussi, sur la part de vrai dans celles-ci. Je peux cependant vous dire que j'ai beaucoup aimé les histoires contées, quoiqu'elles manquaient un peu de détails et de liens à mon goût.

Pour ce qui est de l'écriture, j'ai encore une fois été conquise par la plume de Jean-Louis Bouzou. J'ai retrouvé cette poésie que j'avais adoré dans Entendre le monde même si je n'ai pas eu cette sensation de réel lorsque Jean était en compagnie d'autres personnages.

Mon avis : ♥♥♥♥ Bien que je regrette certains éléments dans la narration des légendes, Folklore est une nouvelle vraiment plaisante qui explore l'Irlande physique mais aussi fantastique avec aisance. Un vrai plaisir !

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/02/nouvelle-folklore-j.l.bouzou.html
Songe à la douceur Songe à la douceur
Clémentine Beauvais   
C'est l'histoire de Tatiana et d'Eugène, qui se connaissent depuis l'adolescence, se sont perdus de vue, et se croisent un jour dans les transports en commun. Pour la petite histoire, c'est une revisite d'une histoire de Pouchkine, écrite en tétramètres iambiques. Clémentine Beauvais a gardé la poésie, en version beaucoup plus libre, pour retranscrire cette histoire. C'est l'idée du roman en vers qui m'a attirée, bien plus que la romance. De ce côté, le contrat est parfaitement rempli. Le style est absolument divin. Je redoutais un peu de m'ennuyer avec un style poétique, mais cela n'a pas du tout été le cas. Il y a tantôt des vers libres, tantôt de la prose, des rimes croisées, embrassées; des allitérations, des alexandrins, des calligrammes, ... Je ne suis pas experte en poésie, mais je pense que ce roman contient un échantillon assez complet de ce qui peut se faire en poésie. Et c'est un régal. Chaque page est différente. Clémentine Beauvais joue avec les allitérations, fait des jeux de mots et se permet de jouer aussi avec les niveaux de langue. Le contraste entre la noblesse du style poétique et les expressions actuelles et parfois même vulgaire offre des surprises intéressantes. J'ai aussi beaucoup aimé l'intrusion du narrateur dans l'histoire, que ce soit pour s'adresser à nous ou pour parler avec les protagonistes. En temps normal, je trouve que c'est une faiblesse, mais pour cette histoire, c'était parfait !

Puisqu'on arrive à l'histoire, je dois dire qu'elle m'a plutôt déçue. C'est une romance inachevée classique, un amour d'adolescence, entre une fille un peu trop naïve et un garçon un peu trop sûr de connaître le monde. Elle l'aimait, il ne voulait pas se prendre la tête. Ils se sont perdus de vue suite à un été qui s'est fini de façon tragique. Et lorsqu'ils se revoient, la passion qu'ils avaient ressenti se réveille. S'en suit alors un jeu du chat et de la souris assez classique, entouré de jalousie, de non-dits et de rancune. Honnêtement, je n'ai pas été emballée. Je n'ai pas réussi à ressentir d'empathie pour Eugène, ni pour Tatiana. J'ai été plus agacée qu'autre chose par leurs actions et leurs réactions. S'il y avait des événements, ou plutôt des pensées, drôles, le reste m'a laissée plutôt froide. Arrivée à la fin, j'ai eu cette très désagréable sensation d'avoir tout lu, et tout attendu, pour peu de choses.

Le problème vient sûrement du fait que la forme est vraiment supérieure au fond. L'histoire, soit parce qu'elle est datée, soit parce qu'elle est plutôt banale, n'est pas à la hauteur de l'écriture absolument fantastique. Je pense que c'est de là que vient ma déception. Peut-être que pour le public visé, des adolescents à partir de treize ans, le contrat est rempli. Pour ma part, je ressors de cette lecture avec une désagréable insatisfaction.

Conclusion : ♥♥♥ Le style est sublime, la poésie divine, mais l'histoire n'est malheureusement pas aussi magistralement racontée qu'elle le devrait pour faire honneur au texte

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/02/roman-songe-a-la-douceur-c.beauvais.html
Les mystères de Dolyville, Tome 1 : Le secret de la bibliothèque Les mystères de Dolyville, Tome 1 : Le secret de la bibliothèque
Aurore Chatras   
Ce premier tome des Mystères de Dolyville suit l'arrivée de Thomas, un petit garçon féru de lecture, à Dolyville. Il se retrouve plongé en plein coeur d'un mystère, à la bibliothèque municipale.

Ce court roman s'adresse aux jeunes enfants à partir de 9 ans. L'histoire est parfaitement adaptée à cet âge. C'est agréable à lire, le scénario est facile à comprendre et assez linéaire. Le vocabulaire est bien choisi pour optimiser la compréhension. L'intrigue est classique sur la forme mais sa résolution est pour le moins originale. Je ne me suis pas doutée de la nature du mystère de Dolyville, et c'était une très agréable surprise. Je regrette un peu la simplicité de l'enquête, en ce sens qu'elle avance bien, sans accrocs, et qu'il n'y a pas vraiment d'histoire annexe. J'aurais apprécié un peu plus de complications qui auraient pu permettre de mieux connaître et apprécier les personnages, notamment.

Pour ce qui est du style, il est plutôt fluide, malgré quelques petits soucis de mélange de discours direct et indirect qui pourraient gêner un peu les lecteurs les moins à l'aise.

Conclusion : ♥♥♥ Malgré quelques faiblesses, ce premier tome est plaisant, et je suis curieuse de lire la suite des aventures de Dolyville, notamment pour découvrir les autres personnages en héros de leur propre aventure.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/03/jeunesse-les-mysteres-de-dolyville-tome-1-le-secret-de-la-bibliotheque-a.chatras.html
Hex in the City, Épisode 1 : L'Éventreur de San Francisco Hex in the City, Épisode 1 : L'Éventreur de San Francisco
Dorian Lake   
Taylor est une sorcière qui vit chez sa cousine en attendant d'avoir les moyens de s'installer seule. Elle a quitté sa famille et la ville dans laquelle elle vivait brutalement pour échapper à une chose dont on ne sait rien. Serveuse la nuit, elle tient un blog le jour sur lequel elle s'affiche comme militante féministe et pour les droits de la communauté LGBT. Grâce à une amie, elle va apprendre des choses sur un tueur en série qui s'en prend à des femmes lui ressemblant beaucoup et se mêler d'une affaire qui pourrait bien la dépasser.

L'histoire présente en parallèle trois personnages. Il y a tout d'abord Taylor, l'héroïne, puis Jake Sullivan, son oncle, ivrogne notoire, et enfin Lionnel, un vampire qui paye Jake pour ses talents de détective tout en apprenant à Kathy à gérer sa condition vampirique. Si le scénario se déroule de façon assez classique, le mystère qui entoure ces personnages donne au roman une dimension intéressante. C'est ce qui m'a plu dans ce premier épisode.

L'héroïne, Taylor, est brisée. Elle se donne des airs de Goliath mais se sent aussi faible et fragile qu'une abeille. Sa personnalité est complexe. Elle a fui sa ville natale à cause d'un décès dont on ne sait pas grand-chose si ce n'est qu'elle pourrait en être la cause. Elle a laissé sa petite sœur derrière elle et ne peut communiquer avec elle. C'est peut-être à cause de cela qu'elle a du mal à se lier à Sienna, l'une de ses rares amies. Elle cache également sa bisexualité à sa cousine et par extension à son oncle. C'est selon moi toute cette souffrance qui la pousse à s'exposer lorsque Sienna lui donne des informations sur le tueur.

Le personnage de l'oncle de Taylor est également très intéressant à mes yeux. C'est un ancien policier, devenu détective privé, ivre en permanence, qui a des problèmes d'argent et qui succombe à sa conscience. Si au départ il paraît assez insipide, son attitude à la fin du roman face à sa nièce lui donne tout à coup du relief. On attend de savoir exactement ce qu'il s'est passé, ce qui l'a poussé à devenir cet ivrogne qui n'a plus de contact avec sa fille.

Quant à Lionnel, on découvre qu'il a eu une relation avec Taylor, et qu'en quelque sorte, il veille sur elle et la surveille. Dans le même temps, il s'occupe d'une jeune vampire qu'il a lui même transformée et qui a un lien étonnant avec Jake, dont vous découvrirez la teneur si vous allez découvrir cette série. Lionnel est le personnage qui m'intrigue le plus.

Vous l'aurez compris, ce roman est nimbé de mystères que le premier épisode ne résout pas. Dorian Lake s'amuse à ne donner que quelques éléments sur chacun d'eux, éclaircissant à peine quelques point d'ombre, les assombrissant parfois plus encore. Ce roman est prenant, parce qu'on attend d'en apprendre plus, ou de savoir ce que Taylor va bien pouvoir faire, et comment elle va s'en sortir. J'ai bien aimé que les créatures magiques mises en scène ne soient pas définies uniquement par leurs pouvoirs et leurs capacités surnaturelles. Elles ont des faiblesses, ne se prennent pas pour des super-héros, quoique Lionnel soit un peu cliché dans le genre vampire, et ont des vies à peu près normales. C'est assez plaisant, et je suis curieuse de découvrir la suite.

Conclusion : ♥♥♥♥ Bien que l'histoire en elle-même ne soit pas d'une originalité folle, les personnages sont à mes yeux intéressants et leurs natures magiques n'est pas au centre du roman. Tout est très mystérieux, on a envie d'aller découvrir la suite.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/04/roman-hex-in-the-city-episode-1-l-eventreur-de-san-francisco-d.lake.html
Spisak: Un cadeau ne se refuse pas Spisak: Un cadeau ne se refuse pas
Maryse Charbonneau   
Graigor Spisak est un homme sans le sou qui souhaite faire vivre sa famille convenablement. Pour cela, il cherche un emploi de professeur de musique notamment. Il est approché par des hommes semblant rechercher un précepteur. Lorsqu'ils reviennent vers lui pour un entretien avec leurs maîtres, ils l'embarquent sans qu'il puisse prévenir sa femme, et ils lui donnent le choix entre une vie immortelle en tant que précepteur sans jamais revoir sa famille, et la mort. Il choisit la vie et devient alors membre du clan d'immortels de Vlad. Il y rencontre Martial, un seigneur immortel qui semble être attiré par lui et par lequel il est attiré, ainsi que Peter, un nourrisson étrange, fruit d'une union entre immortels.

J'ai été gênée par le lancement de l'histoire. Je l'ai trouvé assez lent et languissant et j'ai eu du mal à accrocher. Je ne voyais pas sur quelle route l'autrice essayait de me mener, et ça m'a beaucoup déroutée sur le premier quart du roman. Une fois ce cap passé, je me suis laissée emporter par l'histoire. Maryse Charbonneau déroule son scénario en alternant entre les phases d'apprentissages de Graigor, les relations au sein du clan, celles avec le monde des mortels et enfin celles avec les autres clans et le concile. L'univers créé est suffisamment riche pour permettre à une intrigue construite de se dérouler sur presque 600 pages. Une fois lancés, les événements s'enchaînent sans qu'on ait le temps de s'ennuyer. Entre les révélations quant aux différents personnages, les explications sur le fonctionnement des Immortels et les interactions avec les mortels, tout est fait pour qu'on ne s'ennuie pas un instant. Seul bémol pour le dernier acte, si je peux l'appeler ainsi, qui passe selon moi trop rapidement. Je trouve qu'une enquête comme celle-ci aurait mérité qu'on s'attarde plus dessus, d'autant plus que parfois certains moments qui n'ont pas une importance capitale dans le récit sont étirés. De même, j'ai trouvé que les fonctions de précepteur de Graigor était finalement un peu passées aux oubliettes, alors que c'est sur cela que se base le roman. Je suis également frustrée que la capacité de Spisak à voir les esprits ne fasse pas vraiment l'objet de recherches alors qu'elle est plutôt inquiétante et surtout très intéressante. J'aurais apprécié un peu plus de précisions dessus.

J'ai bien aimé l'univers inventé par l'autrice. Je m'attendais à retrouver une histoire de vampires. J'ai été très agréablement surprise que ce ne soit pas le cas. Les immortels le sont à cause ou grâce à l'ambroisie, ils se nourrissent normalement, sortent le jour sans conséquences, ... Certains lieux communs sont repris, comme le fait que la mort d'un créateur entraîne la mort de ses infants. J'aime aussi la notion d'étoilement, qui fait écho à celle des âmes sœurs. Elle est très poétique.

Les personnages sont pensés. Ils sont crédibles et incarnent des idéaux divers. Le gros point positif est leur imperfection et toutes les nuances qu'ils renferment. Certains sont athées, d'autres sont croyants et prennent les ordres des autorités religieuses au pied de la lettre tandis que d'autres encore croient en une vision bien plus épurée de la religion. Quelques uns sont foncièrement gentils, d'autres terriblement cruels. Ils ont parfois une histoire tout ce qu'il y a de plus commune, alors que d'autres fois les personnages ont énormément souffert de leur vivant. Tous doivent s'accommoder avec leur conscience pour faire ce qui est le mieux pour le clan. Point notable, le héros est apparemment bisexuel, et l'un des personnages principaux est homosexuel. De nombreux mystères les entourent et c'est probablement ce qui rend ce roman aussi addictif.

Pour ce qui est du style, il y a des moments où j'ai trouvé les dialogues lourds, mais il faut bien avouer qu'il n'est pas facile d'alléger des propos datant d'un siècle antérieur. De même, certaines tournures m'ont parues bizarres, comme calquées de l'anglais, mais je suis allée fouiller un peu sur le suite Maryse Charbonneau et je me suis rendue compte qu'elle était canadienne, d'où ces tournures étranges pour moi qui suis française. Cependant, cela ne trouble pas trop la lecture, les expressions étant faciles à comprendre.

Conclusion : ♥♥♥ C'est une lecture agréable et addictive. Les personnages sont intéressants et l'univers est riche. Cependant, certains éléments sont trop développés ou alors pas assez, ce qui donne une sensation un peu étrange d'en savoir à la fois beaucoup et trop peu. J'espère que le tome 2 répondra aux questions laissées sans réponses dans ce premier opus.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/04/roman-spisak-tome-1-un-cadeau-ne-se-refuse-pas-m.charbonneau.html
Jeux de mains... Jeux de mains...
Yves Laurent   
Jeux de mains... raconte la traque d'un tueur par le policier qu'il s'amuse à narguer. Sa signature n'est autre qu'une phalange coupée, puis laissée sur le corps de la victime suivante. Ainsi qu'un petit mot à l'attention de l'inspecteur David Corduno. Si le criminel sadique semble jouer avec Corduno, ce dernier ignore tout de lui. Il n'a pas le moindre indice. Lorsqu'au terme de deux ans d'inactivité ce détraqué sévit de nouveau, les nerfs de l'inspecteur et de son équipe sont mis à rude épreuve, et, en l'absence de preuves, tout le monde est suspect.

L'enquête en elle-même est plutôt intéressante. Sans révolutionner le genre, elle propose un déroulement cohérent, plein de rebondissement, sous forme d'un jeu du chat et de la souris dans lequel la souris a toujours deux coups d'avance. J'ai beaucoup apprécié le fait que les indices ne tombent pas du ciel. En général, je suis frustrée quand les tueurs laissent un indice différent à chaque fois dans les romans. Ici, l'enquête ne donne absolument pas l'ombre d'un indice. Les seules pistes proviennent de déduction dues à l'interruption de deux ans des crimes et aux informations que le tueur semble avoir. Les enquêteurs tâtonnent, et on tâtonne avec eux au point de faire porter nos soupçons sur des personnages pour au final les innocenter, ou croire jusqu'au bout que ce sont eux, les vrais coupables. Le mystère est resté entier jusqu'au bout pour moi, ce qui est un excellent point !

Les personnages servent bien le mystère. Ils sont tous très pertinents et participent à la multiplication des suspects potentiels. Les auteurs ont bien pensé les interventions de leurs personnages et se jouent de leurs lecteurs en brouillant les pistes tant et si bien qu'à la fin, on en vient à se dire : "Ah mais oui ! Evidemment !". Pour ce qui est des caractères des personnages eux-mêmes, ils sont assez variés, quoique parfois trop clichés. J'ai eu du mal avec la vision que les personnages masculins ont des femmes, notamment. Par contre, il faut avouer que tous permettent de garder entier le mystère sur l'identité du coupable jusqu'à la fin. Alors cela vaut bien quelques clichés !

Nous en arrivons donc à l'ambiance générale du roman. Dans l'ensemble, l'atmosphère est très tendue et sombre. Le fait que les scènes de crime soient de véritables expositions de cruauté contribue à alourdir l'ambiance, tout comme sa façon de narguer la police. Les jeux de points de vue sont aussi une façon intéressante de modeler l'atmosphère globale. Si le roman est en majorité écrit du point de vue des enquêteurs, on retrouve régulièrement des paragraphes du point de vue du tueur mais aussi d'autres d'un point de vue externe décrivant les victimes avant qu'elles ne soient attaquées. Les moments semblent avoir été choisis avec soin et leur effet est donc optimal.

L'un des points relevé par le communiqué de presse était en rapport avec la nationalité des auteurs. En effet, Yves et Laurent sont belges et ont utilisé l'humour de leur pays ainsi que des expressions de chez eux dans leur roman. La version brochée du roman contient un marque-pages sur lequel figurent les expressions belges et leur signification. Pour ma part, j'ai eu la version numérique, et pour des raisons pratiques, j'ai lu le glossaire avant de commencer le livre. En contexte, on peut deviner le sens global des expressions. L'utilisation d'éléments caractéristiques de la Belgique, qu'il s'agisse de spécialités culinaires ou de surnoms, permet de moduler la tension produite par l'enquête. Bien que n'étant pas particulièrement sensible à l'humour des personnages, j'en ai tout de même aimé le ton.

Quant au style, je n'ai pas grand-chose à dire dessus. On ne sent pas la présence de deux écrivains différents, ce qui pour ce roman est une bonne chose. Le texte se lit bien, la ponctuation permet de rythmer les différents moments du récit de façon adéquate. C'est assez agréable.

Conclusion : ♥♥♥♥ Jeux de mains... est au final un bon roman policier. Les points de vue sont bien gérés et contribuent à rendre l'ambiance lourde et malsaine. Les incursions humoristiques jouent avec les nerfs du lecteur. Les personnages ont tous leur importance dans l'intrigue et permettent de détourner l'attention. Et, le plus important, je n'ai pas vu venir la fin ! C'est une lecture que je vous conseille donc.

http://sweetie-universe.over-blog.com/2018/04/roman-jeux-de-mains.yves-laurent.html
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