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Bibliothèque de Leaw : J'ai lu aussi

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L'Éducation sentimentale L'Éducation sentimentale
Gustave Flaubert   
Ce livre est un désœuvrement… Que raconte-t-il ? Pas grand chose et il ne s’y passe presque rien ! Pourtant, j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ; parce que je me suis peut-être un peu reconnu dans cette vision passive de l’existence. Mais ce qui m’a surtout marqué, c’est la qualité de la langue, le style de l’écriture avec lequel Flaubert est parvenu à me passionner pour un récit fait de petits riens. Les descriptions sont de vrais poèmes et cette éducation est d’une clarté sublime sur les sentiments des personnages, leurs vies, leurs états d’âme et leurs amours.
Flaubert nous offre ici un livre sur la grisaille des amours bourgeois, la grisailles des cœurs inertes et sur la niaiserie des souffrances de gens trop bien naît. C’est aussi un roman de passions. Frédéric Moreau a une passion ardente, sublime mais platonique pour madame Arnoux ; une passion charnelle avec Rosannette, encore une autre, plus intéressée avec madame Dambreuse. D’autres personnages ont eux, des ardeurs pour leur carrière et la gloire comme Deslauriers. Arnoux à lui, l’appétit pour l’argent et les femmes tandis que Pelerin a une adoration pour l’art. Etc. … Ainsi, tous ses personnages (et bien d’autres encore ; ils sont très nombreux dans ce roman) ont pour point commun la recherche vaine d’un idéal et d’une félicité qui semble leurs être promise. Malheureusement, ses exaltations sont éphémères et c’est la vacuité, l’échec de leurs vies (sentimentales et sociales) qui prédomine. Flaubert pourfend ainsi la bourgeoisie de province, incarnée par tous ses jeunes gens séduisants mais décevants. Se sont les rois de l’occasion manquée, les fils d’une révolution trop ambitieuse pour eux. Les occasions se multiplient mais ils n’en saisissent aucunes. Leurs désirs s’étiolent ; leurs projets meurent par manque de volonté… Frédéric Moreau, le personnage central de l’éducation sentimentale est un homme médiocre, influençable, insignifiant, hésitant… Je l’ai même souvent trouvé pathétique ! Sa participation même à des événements politiques bouillonnants, terribles et tragiques comme la fin de la monarchie de juillet, la révolution de 1848 et l’avènement de la seconde république deviennent fade à son contact. Il est si imbu de lui-même et sa personne est si ennuyeuse !
Mais que j’ai apprécié ce très bel ennui…


par RMarMat
L'Odyssée L'Odyssée
Homère   
étudié en 6 eme je ne l'ai pas aimé sur le coup mais j'ai appris a apprécié cette oeuvre incontournable

par anaelle
L'École des femmes L'École des femmes
Molière   
Une comédie vraiment intéressante à lire. On découvre une satire de la société une fois de plus brillante, de la part de Molière, et on comprend bien pourquoi cette pièce a pu par le passé déclencher une si grande querelle. Un sujet original et intéressant, qu'est celui de l'éducation des femmes au XVIIème siècle. On voit la mise en place d'une situation qui restera culte au théâtre et qui inspirera de nombreux dramaturges des siècles suivants, comme Beaumarchais par exemple. En tout cas, il est sur que seul Molière pouvait avoir l'audace de si vivement critiquer et remettre en cause le système éducatif des filles qui peut aujourd'hui paraître comme horrible et injuste.

Les personnages sont tous très particuliers, mais vraiment intéressants à étudier. Arnolphe joue à merveille le rôle de cocu imaginaire, un homme paranoïaque sur les bords, et qui a pour obsession de se croire constamment trompé. Agnès joue quant à elle, à merveille le rôle de jeune ingénue. Les autres sont tantôt moralisateur, tantôt comique, ce qui ne fait qu'apporter des éléments comiques et satiriques à cette pièce.

J'ai donc beaucoup apprécié cette oeuvre, qui pour moi relève du très bon théâtre et qui respecte bien les règles du classicisme. La pièce est courte et ce lit donc relativement vite. On ne s'ennuie pas et le fil de l’histoire est très prenant. On retombe dans une histoire avec une intrigue simple mais qui est belle quand même. Le plus intéressant fut sûrement de voir comment l'amour peut changer radicalement une personne, et comment il peut rendre courageux et téméraire aussi. La beauté de l'amour de la jeunesse est ici très bien exploitée, et c'est un régal à lire. [spoiler]Je dois avouer que même si la fin était complètement attendue , et qu'elle peut sembler un peu invraisemblable, elle reste quand même heureuse, mais j'ai quand même eu un peu de peine pour Arnolphe, qui même si c'est un personnage excessif, jaloux, manipulateur et égoïste, il était un petit peu attachant, et le voir triste à la fin, c'est dommage. Mais bon au moins Horace et Agnès pourront se marier, et cette dernière va enfin sortir de son innocence et de son ignorance.[/spoiler]

Ce fut donc un agréable moment de lecture, une pièce divertissante et amusante mais qui nous en apprend plus sur les mœurs de la société contemporaine à l'auteur.
Le lexique est cependant un peu difficile à comprendre par moments, et on passe pas mal de temps à lire les notes en bas de page aussi... Mais ça reste tout de même abordable et sympathique.
Une lecture que je ne regretterais pas, et qui fait partie de mes pièces favorites.

par elana55
Quand Hitler s'empara du lapin rose Quand Hitler s'empara du lapin rose
Judith Kerr   
Un très joli livre... pas hors du commun, mais très tendre, très touchant... le point de vue adopté est en lui-même très original...
Du haut de ces neuf ans, Anna ne comprend pas la guerre, ne comprend pas l'exil, mais le vit avec ces mots... ce sont les mots d'un enfant, les problèmes qui la touche sont aussi ceux d'un enfant, et cela fais tout le caractère du livre... les enfants qui ont subi la guerre sans la comprendre... et derrière le ressenti d'Anna, nous devinons l'ombre qui s'étend, et toute l'histoire de la guerre, du nazisme...
Ce n’est pas un livre violent, ce qui m'a agréablement surprit... tant de livres portant sur la même époque sont si sombres... celui-ci sans être joyeux, n'est pas si noir...
Et par ces originalités il gagnerait à être d'avantage connu.


par Mondaye
Cœur d'encre, Tome 3 : Mort d'encre Cœur d'encre, Tome 3 : Mort d'encre
Cornelia Funke   
Un troisième ouvrage très très satisfaisant!!
Une trilogie inoubliable mais je suis déçue qu'il n'y ait pas de quatrième tome.Mais je pense qu'il vaut mieux finir un livre et avoir envie de connaître la suite plutôt que d'être complétement dégoûté.

par lanka85
Sidérer, considérer - Migrants en France, 2017 Sidérer, considérer - Migrants en France, 2017
Marielle Macé   
Sur le quai d’Austerlitz, à Paris, s’est établi pendant quelques mois un camp de migrants et de réfugiés qui a été détruit en septembre 2015, mais où se sont vite réinstal- lées des tentes; un camp discret, mal visible, peu médiatisé. Le quai d’Austerlitz, donc, en bord de Seine, en contrebas de la gare du même nom. Bords en plein centre, bords internes de la ville (de la ville vécue, quoti- dienne, traversée, investie), bords de la visi- bilité, bords du temps, bords du droit; c’est d’ailleurs une multitude de bords qui se sont succédé et même acharnés là-bas, dans une histoire qui est pourtant déjà, sur ces rives, comme submergée et engloutie.
Le camp de migrants d’Austerlitz n’était pas le plus visible à Paris; il y avait pour- tant quelque chose de sidérant dans son emplacement même ; il se tenait en contrebas et en contrepoint, si je puis dire, d’un autre lieu, très voyant celui-ci, la Cité de la mode et du design – sorte de paquebot vert acide, lourd, cru, imposant, assuré, insolent, posé directement sur les rives de la Seine ; le camp s’était établi juste devant, sous l’escalier qui conduisait depuis les rives du euve vers une sorte de discothèque en plein air intégrée à cette Cité de la mode, le Wanderlust, dont les migrants pouvaient capter le réseau wi quelques heures par jour; aux bords de la mode donc, avec son idée à elle du bien, de ce qu’est le bien, en l’occurrence des biens où gît souvent le bien dans notre forme de vie quotidienne (notre forme de vie, à nous, et cela vaccine déjà contre toute tentation de faire le malin, ou le vertueux, puisque cette pénible Cité de la mode dit bien quelque chose de profondément nôtre et partagé). Une sorte d’indi érence réciproque était en tout cas contrainte de s’installer sur ces bords, puisqu’il fallait beaucoup de volonté (ou simplement de gêne, de sidération) pour invisibiliser ici le camp ; et, accessoirement, il fallait beaucoup de force d’âme ou seulement d’épuisement pour réussir à s’endormir sous la piste d’une discothèque. Ce camp, et cette Cité, se situaient également en face du siège de Natixis, la banque de nancement et de gestion de services de la Banque Populaire, une banque de banque, une banque au carré. Un camp de migrants a ainsi vécu pendant plusieurs mois au bord de ce que notre mode de vie et son empire d’échanges et de visibi- lité peut avoir de plus cru.

par Leaw
Broutille Broutille
Claude Ponti   
Un monument de ma jeunesse ! Aujourd'hui encore, je le lis avec les mêmes émotions. Je trouve encore les dessins des cauchemars un peu effrayants, mais j'admire toujours autant l'imagination onirique de l'auteur.

par Sephiria
Le Véritable Saint Genest Le Véritable Saint Genest
Rotrou   
Une très belle pièce baroque mettant en valeur plusieurs thèmes chers à cette esthétique:
- La mise en abyme, avec une représentation théâtrale au sein même de la pièce = Volonté de faire l'apologie à la fois du théâtre et des comédiens
- La vision baroque du theatrum mundi, le "théâtre du monde", vision selon laquelle les hommes ne sont que des marionnettes sur une scène théâtrale divine
- La frontière entre la vérité et l'illusion
De plus, il est amusant de remarquer le paradoxe d'écrire une pièce chrétienne à une époque où la religion chrétienne voit d'un mauvais œil le théâtre, car après tous le théâtre crée un monde illusoire et possède donc des pouvoirs égaux à ceux de Dieu.


par Arya74
Pétronille et ses 120 petits Pétronille et ses 120 petits
Claude Ponti   
Un livre pour enfants, mais si plein de poésie qu'il est difficile de ne pas être touché même étant adulte par ce style si simple et pourtant si plein d'originalité. Les illustrations de Claude Ponti sont magnifiques, comme toujours, et sont indissociables du texte qu'elles accompagnent... à moins que ce ne soit l'inverse ? ;)
Pétronille et ses 120 petits et l'un des Ponti qui m'aura le plus marqué !


par Eywen
L'amour mode d'emploi L'amour mode d'emploi
William Nicholson   
C'est un livre vraiment très bien.
Qui explique à merveille les sentiments et les relations.
C'est une révélation pour moi !
A lire de toute urgence !!!